Des séances de yoga pour tous !

Les professeurs

Grégory

Il a passé son enfance à Cape Canaveral, effectué ses études en Californie à l'U.C.L.A. et il est "Bachelor of Arts" de l'Université du Pacifique. C'est là aussi qu'il a commencé la pratique du surf qui restera son sport d'élection. Puis il ira en Inde étudier l'art Moghol et pratiquera le yoga pendant huit ans consécutifs auprès de différents maîtres. Il puise aux sources de la tradition indienne, de Varanasi (Bénarès) à Chennai (Madras) au Mandiram de Sri Krishnamacharya (Viniyoga) et terminera son périple à Pondichéry dans l'Ashram de Sri Aurobindo, centre du Pourna yoga (yoga intégral).

Depuis 1980, il enseigne le yoga en France avec le souci de l'adapter à chacun et à tous les publics : sportifs, personnes avec handicap ou problèmes psychologiques, détenus en milieu carcéral. Titulaire du diplôme de "Yoga acharya" de l'Institut de yoga "Dharma Sangh" de Varanasi (Inde), du diplôme de la Fédération Nationale des Enseignants de Yoga et de la Fédération Viniyoga France, il continue l'étude des textes classiques et la pratique régulière du hatha yoga.

Tout en restant fidèle à l'esprit du yoga, Grégory est aujourd'hui élève du maître bouddhiste Thich Nhat Hanh qui vit dans le sud-ouest de la France au village des Pruniers. Il insiste particulièrement sur le fait que, comme le souligne l'enseignement classique du yoga de Patanjali, pour porter ses fruits, le yoga doit être vivant et adapté à chaque individu. 

Par son enseignement, il apporte, dans l'esprit et dans le cœur de ses amis et de ses étudiants, la clarté et la compréhension de la dimension spirituelle de la vie.

Pour prendre un rendez-vous ou vous inscrire à nos cours de yoga,

Louise

A sa majorité, elle vit plusieurs expériences artistiques à Paris : étude le dessin et la publicité avec Paul Colin. Elle suit des cours de théâtre à l'école Charles Dullin.

Elle s'initie aux techniques de gravure à l'eau forte et à la sérigraphie.

Elle suit des cours de sculpture, et perfectionne ses compétences en peinture, gouache, et peinture à l'huile.

Elle approfondit sa maîtrise du dessin avec modèle vivant, chaque après-midi à la Grande Chaumière et tous les soirs au Cours Montparnasse dirigé par Mr Marandé.

Elève aux "Arts Appliqués", elle s'initie au travail de la forge, à la soudure et au martelage du métal. Ces connaissances lui permettent d'obtenir des commandes auprès de la boutique "Lola Prussac" fréquentée par la haute bourgeoisie parisienne.

 Après avoir entendu à la radio une annonce invitant à participer à l'élaboration d'une cité internationale près de Pondichéry, le 15 août 1969, date anniversaire de la naissance de Sri Aurobindo, elle prend contact par téléphone et obtient un rendez-vous dans une rue de Paris.

Une jeune femme souriante l'accueille et lui demande d'attendre son mari.

Ce monsieur dès le premier regard lui décoche une vibration hostile, qui va se renforcer pendant tout le trajet et perdurer à Auroville et à jamais.

Cependant il donne les renseignements nécessaires pour participer à l'expérience.

Des réunions sont organisées pour informer les futurs caravaniers. Certaines réunions sont organisées chez Roger Anger l'architecte d'Auroville, loin de Paris dans son château.

Des séances de projections de diapos sont présentées. Tout paraît idyllique.

On évoque la possibilité d'un parcours allant jusqu'en Russie, afin de diffuser ce projet fabuleux qui tient à inclure des personnes de tous les pays, de toutes les races.

Peu à peu, les ambitions vont se réduire à un trajet plus réaliste en fonctions des moyens disponibles.

Les véhicules disponibles, sont issus de la récupération, restaurés et aménagés par 4 garçons compétents dont l'initiateur du projet.

Qui est-il?

Vincenzo, a vécu à Pondichéry.

Il a géré la création d'un embryon d'expérience, autour d'un bureau de poste non loin de Pondichéry, à la frontière de Madras.

Quatre maisons ont été aménagées pour accueillir les premiers aventuriers d'Auroville.

Un conflit s'est déclenché entre Vincenzo et un ouvrier mettant la vie de Vicenzo en danger.

La Mère un jour l'a convoqué et déclaré:

" Va en France et ramène moi des jeunes pour créer Auroville la Cité du Futur." 

Il a aussitôt été expédié par avion, pour atterrir à Paris, et se mettre au service de Roger Anger.

La caravane est composée de 2 fourgons et de 2 voitures.

Ces véhicules, acquis à bas prix, nécessitent un entretien constant. Les garçons responsables de leur entretien sont tous des mécanos aguerris, aptes à faire face à tous les problèmes mécaniques.

Au fil des réunions, un septuagénaire s'introduit et propose ses services. Il m'accoste et propose de me véhiculer, ajoutant que nous ferons un détour par l'Italie ...Immédiatement je dénonce sa proposition: scandale !, Il est exclu du projet.

Cependant il persistera dans ses intentionns et finira par obtenir gain de cause, en se joignant à la caravane, avec une jeune passagère. Elle est venue un matin frapper à sa porte pour lui vendre des timbres anti-tuberculeux, il a acheté tous ses timbres et proposé de l'accompagner dans un voyage pour l'Inde. Marché conclus. Cette fois Venise est retirée du projet, condition exigée pour qu'il puisse se joindre aux caravaniers. 

Enfin le départ !

Le 15 Août, date anniversaire de la naissance de Sri Aurobindo, à minuit.

Notre première étape se fait en Allemagne, dans un camping au bord d'un lac et d'une forêt.

C'est la première fois que nous nous retrouvons ensemble pour nous restaurer et pour camper.

Le responsable du camping se montre hostile, ce qui crée une impression inconfortable, mais nous sommes tous reliés par la joie de ce début d'aventure hors du commun.

Et voilà que mon adversaire reprend sa position hostile. Il propose à la tablée qu'une personne se désigne pour aller faire les achats pour les prochains repas. Immédiatement je lève la main.

" Non pas toi ! " lance-t-il hargneux.

Silence ...Personne ne prend ma défense. Je suis écoeurée.

Je quitte la table et je m'en vais dans la forêt. Je trouve un arbre où une plate-forme a été créée. Longtemps je reste à écouter les bruits, les chants des hibous, les craquements dans le sous-bois. Enfin, mon émotion est apaisée. Dès que je sors de la forêt, m'approchant de ma tente, quelqu'un vient vers moi dans l'obscurité:

"Je t'ai cherchée partout, autour du lac..." C'est Vincenzo.

Je l'emmène découvrir la plate-forme. Soudain il s'exclame:

"Toi et moi nous savons pourquoi nous sommes là !" nous échangeons notre premier baiser. Nous passons la nuit dans ma tente, le matin notre relation est aussitôt reconnue.

 Ce voyage est riche en péripéties, parfois très périlleuses.

Aucune préparation n'a été organisée pour informer les caravaniers sur les dangers qu'ils vont rencontrer.

La traversée de la Yougoslavie, révèle une culture où les femmes sont occupées aux travaux des champs, gardées par un homme dominateur.

En France c'est la mode des mini-jupes, et les voyageuses circulent ainsi vêtues recevant des violences verbales, parfois confrontées à des gestes aggressifs. Louise prend l'habitude de se couvrir la tête avec une grande serviette de bain dès que le fourgon ralentit dans une rue, gardant un seul oeil découvert.

TURQUIE:  notre seule étape "touristique": Vincenzo a décrété qu'il fallait vérifier les vénicules, ré-organiser les bagages, et prendre un bon repos.

Tout le monde est enchanté. J'ai sympathisé avec un caravanier intéressé comme moi pour faire un peu de "tourisme". Nous sommes entrés dans la Mosquée Bleue, après nous être déchaussés. A l'intérieur les lumières sont magnifiques. Puis marchant dans les ruelles, nous avons pris un café sur une terrasse.

En poursuivant notre promenade, nous sommes arrivés à un vaste espace arboré offrant des emplacements ombragés parfaits pour de nombreuses familles venues pique-niquer. Nous nous installons parmi les familles, face à une estrade spacieuse surélevée. Deux grands haut-parleurs diffusent une annonce en langue turque. Toutes les familles se tournent vers l'estrade. Soudain, une jeune femme en tenue collante et colorée bondit sur la scène, micro en main. Elle entonne un chant rock en anglais tout en se déhanchant suggestivement. Les spectateurs frémissent, tandis que leurs femmes continuent de nourrir leurs enfants.

Après ce numéro très surprenant, nous reprenons notre promenade et regardons pendant un long moment un spectacle de marionnettes. Des enfants accompagnés par leurs mères, s'exclament et rient comme tous les enfants.

Puis nous retournons vers l'entrée, mais un autre spectacle nous interpelle. Deux jeunes hommes vêtus de costumes colorés, esquissent des mouvements de lutte. L'un d'eux découvre notre présence, s'approchant de la clôture il se dirige vers mon camarade, esquissant des gestes pour l'inviter à entrer dans la danse.

Mon camarade se recule effarouché, et de la main, esquisse un mouvement à la hauteur de sa tête, pour décliner l'invitation.

Ce geste déclanche instantanément une violente réaction chez le danseur qui s'élance pour le frapper. Heureusement son partenaire le retient vigoureusement par ses vêtements, tandis que nous quittons les lieux à toute vitesse.

Ouf !!! pour nous réconforter, nous nous installons à une table de restaurant pour y boire un café turc salvateur... 

Nous avons repris notre route turque...

Un soir, nous arrêtons dans un village, devant un restaurant.

La clientèle est uniquement masculine. Nous passons commande.

Je suis assise face à Mzali, et je tourne le dos aux clients.

Près de Mzali sont assis Dany et son flirt.

Elle expose sa poitrine dans un décolleté généreux et se frotte à son compagnon.

Soudain, Mzali ordonne:

"Sortez immédiatement, enfermez vous dans les véhicules ! "

Ce faisant il exhibe son poignard.

Nous nous précipitons dans les voitures, toutes les filles s'enferment dans le

"Fourgon cuisine"

Immédiatement, les clients surgissent hors du restaurant.

S'accrochant au fourgon, ils le secouent afin de le faire basculer sur le sol.

Vicenzo a pris le volant, appuyant à fond sur l'accelerateur, le fourgon bondit et fonce sur la route.

On a roulé toute la nuit, à l'aube seulement nous nous sommes arrêtés, encore terrifiés par notre aventure...

ERZURUM

Nous avons trouvé un terrain de camping à Erzurum, proposé par une station service.

En bord de route, ce Camping est un terrain clos par des barbelés cloués sur 3 étages sur des piquets. Nous disposons d'un accès vers un lavabo et un W C.

Après une nuit de repos, nous reprenons la route.

Dany est au volant, du dernier véhicule sortant.

A partir de chaque véhicule, un guetteur s'assure que tous les véhicules suivent.

Papa Chernet ferme le convoi...Il nous rejoint de façon imprévue:

" Une voiture manque à l'appel: c'est la berline conduite par Dany..."

Elle a fait un tonneau. Dolorès à l'arrière, gémit.

Toute la caravane retourne à son point de départ, dans le terrain de camping.

Dolorèsest emmenée à l'hopital ...: des contusions: rien de cassé...ouf!

Dans le camping on s'organise.

Nous allons y rester plusieurs jours, le temps de récupérer la voiture.

Les pompistes ont informé leurs relations: exclusivement des hommes seniors.

Ces messieurs louent les chaises fournies par les pompistes et s'installent pendant des heures entre chacun de leurs repas.

Ils regardent toutes ces femmes vêtues à l'occidentale, commentent leurs appréciations, gloussent dans leurs barbes. 

En cette culture où le féminin est enveloppé de tissus, découvrir des femmes en mini-jupes est pour eux une expérience jubilatoire!!!

Pour ma part je me suis entortillée dans un drap, et lorsque je dois me rendre aux lavabos, je recouvre ma tête et mon visage.

Toute la journée, je travaille dans le fourgon cuisine, en compagnie de Philou le benjamin de notre groupe.

Nous inventons des opéras tout en préparant les ingrédients des repas, copieux pour les gars qui nous rejoignent affamés.

Alors que nous faisons cuire le déjeuner, nous assistons à une scène brutale.

Un camion de l'armée vient reculer jusqu'au barbelé près de nous.

Deux soldats ouvrent l'arrière, une horde de chiens se précipite à l'extérieur, certains parviennent à atteindre la route, ils y sont aussitôt pourchassés par des camions qui les écrasent en kaxonnant triomphalement, quelques uns échapent au meurtre et disparaissent dans les friches.

Les hommes postés près de nous, sortent des chiots paniqués, et shootent dedans en hurlant de rire. Enfin le cauchemard s'arrête, et le camion regagne la route.

Nous apercevons alors une chienne blottie dans un creux, allaitant ses 2 chiots. Un miracle réconfortant après toutes ces horreurs. Pendant tout notre séjour, nous la nourrissons, à l'insu des pompistes.

Enfin la voiture est de retour, méconnaissable, mais prête pour les milliers de kms prochains. Les mécaniciens, ont fixé des arceaux métalliques sur toute la partie derrière la cabine du conducteur.

Nouvelle règle:

Toutes les filles ont désormais interdiction de prendre le volant.

..Inutile de protester, elles sont minoritaires. La raison du plus fort est toujours la meilleure.

Merci Dany !

Après nous avoir exposées au viol collectif, elle nous condamne à la réclusion, sous la gouverne des garçons, jusqu'à notre arrivée à Pondi.

Nous quittons la Turquie sans regret et pénétrons en Afghanistan.   Du sable, encore du sable, à perte de vue...La piste se divise en deux, l'une surplombant l'autre. Je fais partie de la piste haute, dans le fourgon cuisine où je prépare notre prochain déjeuner. 

Soudain...le fourgon s'immobilise. Pourtant le chauffeur est masculin..

Vincenzo se glisse sous le fourgon...nous avons heurté un roc dissimulé dans le sable. Il va falloir souder la pièce fendue.

Gràce à mes outils, à mon poste de soudure, Vincenzo procéde à la réparation,

et nous pouvons  reprendre notre route.

En pleine nuit, la piste est obstruée par des rocs, un véhicule isolé sera immédiatement attaqué, pillé, détruit, dépecé, les passagers assassinés, les femmes violées puis intégrées dans divers harems perdus dans les sables...

Nous nous regroupons et tous ensemble reprenons notre périple mouvementé.

RESTAURANT LUXUEUX EN PLEIN DESERT

Epuisés affamés nous découvrons sur le bord de la piste à notre gauche, un restaurant tout illuminé, de larges baies vitrées, des tables couvertes de nappes blanches, des serveurs en tenue veste blanche pantalons noirs. Nous sommes ébahis et réjouis, nous pénétrons dans ce restaurant miraculeux. Nos terreurs précédentes nous avaient coupé l'appétit, mais ici nous nous découvrons affamés et réjouis par ce mirage du désert !

Le Maître d'hotel nous accueille, sidéré par notre irruption incompréhensible. Aidé des serveurs, ils assemblent plusieurs tables, jusqu'à ce que notre groupe tout entier puisse s'installer. On consulte le menu et tout le monde opte pour un potage aux légumes, suivi d'un poulet rôti, fromage et dessert.

De l'autre côté de la porte d'entrée, deux clients se font face, de part et d'autre d'une table recouverte d'une nappe blanche. Le client de dos est vêtu à l'afghane, son vis à vis est un occidental très élégant en smoking impeccable.  Il nous observe, tout en répondant en arabe à son interlocuteur. Pendant ce temps, notre dîner s'attarde. Les garçons de la cuisine sont partis dans les villages alentours afin d'y acheter des poules endormies. Un potage bricolé d'épluchures de légumes passées à la moulinette, nous permet de manger enfin en sécurité....

La suite, tarde à venir, je décide d'aller voir l'arrière du restaurant.

Incroyable ! En plein désert, une piscine emplie d'eau bleue, et un plongeoir de 3 mètres. Je grimpe sur le plongeoir et m'allonge à plat ventre, contemplant le reflet des étoiles dans l'eau.

Soudain, la porte du restaurant s'ouvre... le client en smoking s'avance, tournant la tête de tous côtés...Je m'aplatis, immobile. Il n'a pas levé les yeux, dépité, il retourne dans la salle de restaurant....après un long moment, je retourne dans la salle de restaurant, les deux convives sont partis, et notre repas est enfin servi. Nous prenons tout notre temps, plaisantant et retrouvant une ambiance fraternelle oubliée. La durée du repas nous aide à reconstituer nos forces physiques et morales. On aimerait  y passer la nuit entière. Les serveurs totalement sidérés patientent, étouffants leurs baillements derrière leur serviette de service. 

A l'aube, nous nous répartissons dans les véhicules, seuls les chauffeurs sont réveillés, tous les caravaniers dorment dans les sièges, seule la future mère est allongée en comagnie de sa fille. Quand le soleil est très haut, les véhicules font halte, tout le monde sort pour s'étirer, respirer à pleins poumons. Nous sommes tous là et en pleine forme ! Je prépare un café tonifiant, odorant, généreux. Nous sommes tous joyeux... la caravane reprend la route en chantant.

Il est décidé que nous prendrons tous nos dîners de nouveau dans les restaurants.

Mais quelqu'un parmi nous en décide autrement...Il prend la posture de chef et déclare que nous irons au restaurant le midi uniquement et devrons nous contenter d'un seul repas afin d'économiser...

Pourquoi économiser empiétant ainsi sur nos réserves d'énergie?

La réponse sera révélée à notre arrivée à Pondichéry: afin qu'il puisse être félicité par les responsables de l'Ashram...

Qu'importe notre santé, ce qui compte pour lui sera l'orgueil de sa conduite louable.

Iran: traversée sans turbulence, des repas au bord des routes, épicés, immangeables, mais on se force car on a faim, l'eau des carafes emplie de larves de moustiques. Enfin la frontière du Pakistan.

Frontière Pakistanaise, ses superbes gardes enturbannés.

Dolorès installée sur le lit, attire leurs regards luisants de convoitise, elle s'enveloppe dans le dessus de lit en poussant des petits cris lesquels les excitent d'autant plus !

Enfin les contrôles sont terminés et nous pouvons reprendre la route.

Mother INDIA !!!!

Notre arrivée a été signalée auprès des médias indiens. Radios, télévision, présence de la  Première Ministre, proche de l'Ashram, disciple de Sri Aurobindo et de la Mère.

Après ces semaines arrides et périlleuses, les caravaniers filles et garçons, sont hébergés dans des chambres d'hôtel, "avec salle de bain douche" une merveille de bien être! Une nuit réparatrice dans un lit confortable.

A l'heure du  breakfast, je me retrouve en compagnie de ...Alain...

Tous les autres sont restés dans leurs chambres pour une grasse matinée.

La veille, je me suis portée volontaire pour rendre visite aux enfants d'une école mixte, créée par la Mère de Sri Aurobindo Ashram. Cette  école, héberge quelques centaines d'enfants en-dessous de 10 ans.

Dans le réfectoire de l'école, une salle à manger a été aménagée pour les professeurs et invités de marque.

A ma droite s'asseoit un bel Indien, portant sur la tête le petit calot blanc. Je suis intimidée et charmée par ce personnage élégant, lorsque soudain se calant sur une fesse, il laisse sortir un pêt sonore ! Quelle déception...

Mais dès ce jour, je découvrirai les codes traditionnels indiens, libérant les "vents" par tous les orifices, garants d'une bonne santé. Que penser de nos éducations "polies" obstruant toutes les manifestations corporelles sonores, réservées aux seules "toilettes" et autres lieux d' "aisance".

Le breakfast consommé, nous sommes introduits dans la salle de réunion des élèves. On nous fait entrer sur la scène, face à tous les jeunes enfants, sagement installés sur leurs bancs.

Debout derrière le pupitre face à tous ces jeunes visages, je suis soudain prise de timidité - vieux complexe d'infériorité -

" I am Shy ! " seules vocabulaire à la disposition de mon mental épuisé. Rires joyeux et bienveillants de tous les enfants enchantés. Ensuite, ils ont posé leurs questions, et nous avons ainsi passé une matinée très joyeuse et stimulante. Mais, voilà mon "adversaire" avait assisté à ma débacle, et ce ne serait pas à mon avantage. Quoi qu'il en soit, toute situation était pour lui munition pour me détruire.

Notre périple n'était pas encore terminé. Les véhicules ont reprit la route. A chaque arrêt, je sortais de la voiture et je m'allongeais sur la route, afin de détendre mes articulations. 

Nous sommes arrivés à Agra. Aux alentours du Taj Mahal, le fastueux tombeau d'une Maharini, s'étendent de vastes terrains herbeux, où circulent librement les touristes, Indiens, Occidentaux, et les voisins du lieu. Dans les branchages des bois aux alentours, des centaines de chauve-souris sont suspendues bavardant entre elles. La nuit venue, elles prennent leur envol silencieux, capturant leur nourriture.

Dans la matinée, j'ai profité d'un moment de solitude sous la tente, pour y faire une succinte toilette. Alors que je m'apprête à me laver le visage, contre l'ouverture grillagée, je découvre un visage aux yeux concupiscents, appuyés contre la toile. Je pousse un cri, aussitôt, Vincenzo non loin de là accourt, et administre à tour de bras, des giffles magistrales au voyeur.

" Au nom de Mère, ARRÊTE !!! " s'écrie un caravanier. Mais rien n'y fait, les giffles pleuvent et mettent en fuite le voyeur.

Après cette pause, la caravane reprend son périple. Je profite de chaque arrêt pour m'étendre sur la route, pour soulager mes articulations douloureuses. Toutes ces semaines en position assise ont provoqué une inflamation de plus en plus difficile à supporter. 

Enfin, Pondichérry ! Nous sommes attendus par les responsables de l'Ashram. Alain fiérement remet son butin. Epuisée, je m'effondre sur le sol. Courroucé par ma "mise en scène" Alain dénonce cette interruption "malveillante", cette "comédie" inadmissible. Vincenzo interpelle un jeune homme dans la foule. Celui-ci me prend alors en charge, et m'emmène à bord de sa voiture, dans une maisonette à quelques kms de Pondi. Je puis enfin m'étendre sur une couchette, et m'endormir.

Pendant ce temps, Françoise, la petite fille de la Mère, responsable du restaurant " Tout ce qu'il faut" offre aux caravaniers un copieux déjeuner.

Les jours suivants, je suis examinée par les soeurs du dispensaire. On me détecte un début de scorbut, mes articulations sont toutes soignées. Je puis enfin lâcher prise.

 

 

 

Quatre ans plus tard, elle réside à Pondichéry, étudie à l'Institut Français d'Indologie où elle fait la connaissance de Tara Michaël, célèbre indianiste. A la bibliothèque de l'Ashram, elle étudie les écrits de Sri Aurobindo, découvre la Bhagavad Gita, et participe aux activités de l'ashram : audition hebdomadaire des Enseignements de la Mère. Elle vit un an dans une famille ashramite dans le village de Mutialpet. Elle est initiée au hatha yoga par Ambu, dans l'ashram de Sri Aurobindo ; en outre, tous les matins, à l'aube, elle se rend à l'ashram Gitananda pour perfectionner sa pratique. Elle suit les enseignements du Pandit Jaganath, de Madav Pandit et de Nolini (compagnon révolutionnaire de Sri Aurobindo). A partir d'octobre 1969, elle est reçue par la Mère une fois par an.

Après 8 années en Inde, elle revient en France, en compagnie de Gregory. 

Inscrite à la FNEY (Fédération Nationale des Enseignants de Yoga), elle obtient le diplôme de professeur de yoga, et organise des séminaires avec Claude Peltier, présidente de la FNEY. Ensemble elles fondent l'IFEY  avec Jean Yves Leloup, Jacques Blanche, et Tara Michaël.   

Louise organise divers séminaires : avec le Dr Lionel Coudron, en Dordogne, avec Namgyal, moine bouddhiste tibétain au château de Monteton, avec Vandana Directrice d'un Ashram dans les Himalayas au Foyer de Lacépède... Elle anime des séminaires à l'abbaye de Solignac, au "Marchon" près de Port Ste Marie. Avec Gregory, elle anime des séminaires à Hossegor, Biscarosse, ou Seignosse. 

Louise approfondit sa quête spirituelle avec le maître bouddhiste lama Guendun puis avec Thaï Tich Nath Hanh maître zen, et plus tard avec le Swami Shankarananda Giri qui l'initie au Kriya Yoga pendant 5 ans.

Pendant une vingtaine d'années, elle étudie la Bhagavad Gita et le Mahabharata avec le Pandit Vishvanat Shastri.

Amie du cinéaste Lionel Tardif, elle rencontre Mannochaya, universitaire française, spécialiste du Bharat Natyam danse sacrée indienne. Brigitte Châtaigner lui enseigne le chant carnatique et le style de danse Mohini Attam. Avec Michel Lestrehan, elle étudie le Kalari Payat, art martial le plus ancien du Sud de l'Inde.

Depuis 41 ans, elle enseigne le yoga à tous publics et organise des ateliers. Elle est spécialiste du journal spirituel. 

Elle soutient activement des associations œuvrant pour la préservation de la vie humaine et animale, et de l’environnement (Nitassinan, One Voice, Tchendukua, Protection Mondiale de la Ferme, Ferme des Animaux Sauvés de la Mort , Ligue pour la Protection des Oiseaux, WWF…).

Nicole

Professeur de langue retraitée, elle pratique le yoga depuis 1982, suivant assidûment les cours de Louise et de Grégory ; elle a effectué un stage de yoga à l’ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry et un séjour à Auroville, ce qui lui a permis d'approfondir sa pratique du "Purna Yoga" ( yoga intégral)

Pendant une vingtaine d'années, elle a suivi l'enseignement du pandit Shastri (étude des traditions indiennes, des textes de référence : Mahabharata, Bhagavad Gita, Yoga sutras de Patanjali...) Elle a pratiqué le chant dévotionnel (badjan, kirtan) et approfondi sa connaissance des dieux hindous avec son épouse C. Divedi. 

En 2008, après une formation de quatre ans auprès de Bernard Bouanchaud, dans la tradition du "Viniyoga", elle a obtenu le diplôme d'enseignant de yoga de l'IFY (Institut Français du Yoga)

«Intervenante yoga » auprès d’enfants en milieu scolaire pendant plusieurs années, elle enseigne actuellement le yoga dans le cadre de l’association à tout public. Elle est également spécialisée dans le yoga adapté aux personnes âgées et handicapées.

 Cours de yoga Agen Nérac

Annick

Enfant, elle a étudié pendant 9 ans l'accordéon chromatique et a été primée à divers concours régionaux. Adolescente, elle a pratiqué la danse contemporaine et modern'jazz ainsi que les danses traditionnelles.

Elle a débuté le hatha yoga avec Louise et Grégory Cherniak en 1985 au sein de l'association AUMA. Profitant d'une année de disponibilité en 1988, alors qu'elle exerçait le métier de secrétaire de direction trilingue, elle découvre le centre de yoga de "Savitri"  et participe aux activités d'aménagement du lieu ainsi qu'aux stages et ateliers : séminaire avec soeur Vandana, fondatrice d'un ashram à Rishikesh, danse indienne Odissi avec Anil Kumar Lenka et Tara Michaël, danse Bharata Natyam avec Manocchaya, danse Mohini Attam avec Brigitte Châtaigner, art martial Kalari Payat avec Michel Lestréhan, étude (durant 19 étés consécutifs) de la Bhagavad Gita, du Mahabharata, et autres thématiques reliées à la spiritualité indienne, avec le Pandit Vishvanat Shastri de Bénarès.

En outre, elle prend des cours de théâtre et de chant, avant de changer d'orientation professionnelle : après une formation dans l'animation socio-culturelle avec l'association  "Léo Lagrange", elle obtient le Diplôme d'Etat aux Fonctions d'Animateur, alors qu'elle est devenue chef du service "Jeunesse et vie associative" à la mairie de Bergerac en 1995. Elle effectue une formation d'animation à dimension interculturelle au Conseil de l'Europe. Elle fait son premier voyage en Inde en 1996 à Auroville et à l'ashram de Sri Aurobindo à Pondichéry. 

En 1999, elle revient à Agen, s'engage dans un travail social dans les quartiers sensibles puis dans le domaine de l'enfance et de la jeunesse, et s'installe au centre de yoga "Savitri", conjuguant ainsi action sociale et quête spirituelle. Simultanément, elle entreprend en 2002 une formation de professeur de yoga avec Bernard Bouanchaud, participe avec lui à un stage en Inde à  Chennai au Sri Krishnamacharya Mandiram, commence à donner des cours de yoga et obtient son diplôme en 2006. En 2010, elle suspend son activité professionnelle pour s'investir à plein temps dans l'enseignement du yoga et la pratique du "karma yoga" (yoga de l'action) dans le centre de yoga "Savitri".

Elle développe alors des cours de yoga pour tout public dont les enfants, les adolescents, les personnes débutantes ou ayant des difficultés (physiques et autres), dans les entreprises pour aider les salariés à gérer le stress au travail ; elle organise des ateliers "yoga en famille", propose aussi un soutien spirituel ou une guidance lors des grandes épreuves de la vie (décès, maladie ...) .

Elle participe à la création d'un livret de yoga pour débutants et enregistre un CD de relaxation.

Elle suit l'enseignement du maître bouddhiste Thich Nath Hanh lors de plusieurs retraites dans son monastère du "Village des Pruniers".

En 2010, elle se forme également en musicothérapie, participe à un stage de yoga et chant avec Laurence Maman, afin d'approfondir les possibilités qu'offrent la musique, le chant et la danse, en termes d'épanouissement du corps et de l'esprit, associés à la pratique du yoga.

Elle effectue plusieurs séjours en lien avec l'écospiritualité, notamment avec Eric Julien et dans le centre des Amanins inspiré par Pierre Rabhi. Elle propose des activités de yoga en pleine nature (postures, méditation, marche en pleine conscience...), le contact avec sa force et sa beauté apportant une dimension profonde et régénérante. Elle organise aussi des ateliers de cuisine végétarienne qui permettent de découvrir une nourriture non carnée, savoureuse, équilibrée et moins onéreuse, que l'on peut adopter une ou deux fois par semaine, pratiquant ainsi "ahimsa" (la non violence) le premier des principes de base du yoga.

Cette variété d'expériences artistiques, spirituelles et multiculturelles lui permet de proposer une forme d'enseignement originale, qu'elle dispense avec enthousiasme et sincérité, dans le don de soi.

 

 

 

 Cours de yoga Agen Nérac