Des séances de yoga pour tous !

Enseignements spirituels

VIDEO :

DANSE DE SHIVA

KUCHIPUDI: est un art de la danse indienne.


Kuchipudi : danse dédiée à Shiva, filmée par Louise.


VIDEO : cliquez sur la flêche "lecture"
Interprétée par une danseuse de grande qualité, à Agen, invitée par l'Association AUMA. 

 

                                       

 

                    RASA DE LA LUMIERE

Cultiver une aspiration puissante et simple, une puissante et simple ouverture à la conscience supérieure pour qu'elle descende et accomplisse son oeuvre.

Ce qui donne de l'intérêt au yoga c'est

le rasa du Divin

le rasa de la Paix, du Silence, de la Lumière et de la Béatitude intérieures, de la Connaissance et du Pouvoir intérieur qui grandissent, de l'Amour divin qui s'ouvrent à vous en même temps que s'ouvre la conscience intérieure.

Lettres v

SYNTHESE DES YOGA

Principe du yoga intégral:

TRIPLE CLEF

de la Connaissance

des OEuvres

de l'Amour

dans la serrure de l'esprit.

   

MICROBE:

" Ce que les gens prennent pour un microbe, est la matérialisation d'une vibration  ou d'une volonté d'un autre monde "

SRI AUROBINDO :

ENTRETIENS avec la Mère de l'Ashram

à Pondichéry.

Dans toutes les disciplines spirituelles, la première chose que l'on vous apprend est de

ne pas raconter vos expériences spirituelles aux autres.

   S'il vous vient une impulsion dont vous ne voulez pas, la première chose à faire c'est de vouloir qu'elle ne vienne plus, mais si, au contraire, vous ne voulez pas qu'elle disparaisse , alors gardez-la, mais n'essayez pas de faire le yoga.

Il ne faut prendre le chemin que si vous êtes décidé d'avance à surmonter toutes les difficultés.

Il faut que la décision soit sincère et complète.

Pour réussir il faut avoir aussi totalement que possible la volonté de progrès.

Il faut qu'il y ait déjà un commencement de réalisation dans le vital pour qu'il se révolte contre les impulsions qui lui viennent.

Ce qui prend la décison de faire le yoga, ce n'est ni votre corps, ni votre mental, ni votre vital,

c'est la partie supérieure de votre mental   ou votre être psychique.

- comprendre finalement que

c'est un "JE" universel et divin.

Je peux vous garantir que le vital, laissé à lui-même, ne prendra jamais la décision de se transformer.

Apprenez à votre vital qu'il doit obéir.

C'est pourquoi je dis que ce n'est pas facile de commencer le yoga;

si vous n'êtes pas sincère, ne commencez pas.

Le corps est très obéissant.

Les impulsions lui viennent directement du mental, ou du mental revêtu de vital, et il fait ce qu'ils désirent.

Avant que le vital prenne une décision, il faut qu'une lumière commence à naître dans la partie la plus haute du mental, une lumière qui vous mette en rapport avec une conscience supérieure ou avec l'être psychique.  C'est sur cette lumière qu'il faut prendre son point d'appui pour faire comprendre les choses au mental, au vital et finalement au corps.

ENTRETIEN du 14 avril 1929

" L'être extérieur est comme une écorce.

Mais si, fût-ce un moment, l'être intérieur s'est éveillé et a dit :

"Je suis ici et je t'appartiens"

c'est comme si un pont était construit .

Les gens qui ne font pas le yoga sous la direction d'un guide, se servent des notions morales ordinaires

et, parfois, ils se sentent très embarrassés, parce que dans leur bonne volonté, ils n'arrivent pas au résultat espéré ;

c'est parce que, généralement,

ils veulent approuver leur être

au lieu de le transformer,

et que les notions morales sont très mauvaises.

Dans ce travail d'unification de l'être, il faudrait avoir une imagination suffisante pour pouvoir présenter les mouvements que l'on a ,

                         ..................

Par exemple, vous avez l'idée de présenter ce que vous êtes et ce que vous faites à une conscience à la fois infinie et éternelle.

Si vous essayez de vous analyser selon les principes moraux, vous pouvez être sûr d'aller à l'encontre du plan divin. Ce n'est pas que le Divin soit amoral,

mais ce n'est pas le genre de moralité que l'humanité comprend.

.....

Ils ont mis à l'origine de leurs religions, un nombre de miracles qui auraient été faits par les fondateurs.

.....

 

Il est infiniment plus facile de faire des miracles à l'aide de petites entités du monde vital qui sont assez matérielles pour être en contact avec le monde physique et agir sur lui, que de vivre dans la conscience des régions supérieures et d'agir sur la Nature seulement par l'intermédiaire de tous les autres domaines.

On a rabâché à toutes les intelligences humaines que la preuve qu'un être est divin, c'est qu'il peut ressusciter les morts, guérir les malades et beaucoup d'autres choses du même genre ( sauf rendre intelligent un sot.) 

Je garantis que ce n'est pas une preuve;

.........................................................................

Cette volonté humaine d'avoir des preuves n'est pas du tout favorable au développement.

Les hommes s'imaginent, pour la plupart,

de deux choses l'une: ou bien qu'il y a un monde matériel auquel ils appartiennent, que tout vient de là, que tout y retourne et que tout finit là - -c'est pour les incroyants -

La plupart des croyants, pensent qu'il y a quelque chose qu'ils appellent "Dieu" et puis le monde physique, et que ce monde physique est la création de ce Dieu, qui sait ce qu'il fait et fait ce qu'il veut.

La confusion est de dire que tout se passe par une sorte d'arbitraire, naturel ou surnaturel.

Il y a très peu de gens qui savent

qu'il existe dans l'univers une quantité infinie de gradations

........................

c'est un déploiement de conscience

chaque chose a évolué comme un résultat logique de la chose précédente.

Ma conclusion, c'est que chacune de ces innombrables régions possède un déterminisme propre et très logique - tout se produit de cause à effet -,

tous ces mondes, bien que différenciés, ne sont pas séparés les uns des autres

les mondes intérieurs ou supérieurs sont en conctact constant avec les mondes inférieurs ou extérieurs et agissent sur eux.

..... 

Les gens disent "miracle" parcequ'ils sont tout à fait ignorants, inconscients des gradations entre la volonté qui veut s'exprimer et le plan sur lequel elle s'exprime.

Quand ils ont une volonté mentale ou vitale, cela leur paraît tout à fait naturel , mais quand il s'agit d'un monde supérieur - du monde des dieux ou d'une entité supérieure - qui tout d'un coup bouleverse toute votre petite organisation, cela vous paraît être un miracle.

............

Les gens qui veulent voir des miracles, sont des gens qui chérissent leur ignorance! Ils veulent absolument voir des miracles et être ahuris !

Les gens qui font sérieusement un yoga, considèrent que cette attitude est tout à fait funeste.

Il y a "miracle" parce que vous ne laissez pas aux gens le temps de voir les procédés par lesquels vous faites les choses, vous ne leur montrez pas les étapes.

Ainsi, certaines personnes ont atteint des régions mentales supérieures et n'ont pas besoin de suivre pas à pas tous les échelons de la pensée.

Ils peuvent sauter d'une idée à une conséquence très éloignée sans passer par les intermédiaires.

On appelle cela d'ordinaire une "intuition". parce que l'idée, à l'origine, est très élevée et de là, ces personnes en descendant, peuvent voir l'ensemble des choses et des conséquences  sans passer par tous les échelons comme est obligée de le faire la pensée humaine ordinaire.

Quand je parlais avec Sri Aurobindo, jamais nous n'avions besoin de passer par les idées intermédiaires.

Il disait quelque chose et je voyais le résultat très éloigné.

Une personne qui aurait été présente à ce moment là, aurait dit: "De quoi parlent-ils ?"

Pour nous, c'était aussi clair qu'une phrase continue.

Vous pouvez appeler cela un miracle mental - cela n'était pas un miracle:

Sri Aurobindo avait la vision de l'ensemble du phénomène mental et de ce fait nous n'avions pas besoin de perdre un temps énorme à tous les échelons.

Pour une personne capable de suivre la ligne, c'était tout à fait naturel et logique; pour les ignorants, c'est un "miracle".

Si on se sert du pouvoir pour montrer qu'on le possède, il devient si plein de mensonge et de fausseté que finalement il disparaît.

Comment savoir que c'est la volonté divine qui vous fait agir ?

Il faut écouter la petite voix tranquille qui parle dans le silence de votre coeur.

Pour l'entendre il faut être absolument sincère, si vous ne l'êtes pas, vous commencez par vous tromper vous-même, vous n'entendrez que la voix de votre ego et alors vous ferez les bêtises les plus épouvantables.

Si on est sincère, le moyen est sûr.

C'est quelque chose d'extrêmement subtil.

Si vous êtes sincère vous remarquerez une petite tâche noire: une petite idée méchante, un petit mouvement faux, une petite décision arbitraire. C'est là la source de votre malaise.

La petite tâche noire vient de l'ego qui fait ce qui lui fait plaisir.

Les choses qui lui font plaisir sont jugées bonnes celles qui ne lui plaisent pas sont jugées mauvaises.

Il est difficile de juger dans ces conditions.

Si vous persévérez, vous découvrirez que vous êtes tout d'un coup débarrassé de nombreuses mesquineries, de laideurs, d'obscurités. Ces choses vous recroquevillent, elles vous empêchent de vous élargir dans une lumière.

Si vous faites cet effort vous verrez que vous êtes très loin du point où vous aviez commencé. Les choses que vous ne compreniez pas sont devenues claires.

Si on est résolu, on est sûr d'arriver.

Avec mon expérience personnelle je puis vous dire : tout devient tellement intéressant, la moindre chose, la moindre rencontre, la moindre parole échangée, tout devient plein de vie et d'intérêt.

 

10 février 1951

Je voudrais que quelqu'un me dise ce qu'il comprend par "être absolument libre".

La plupart des gens confondent la liberté et la licence.

Être libre, pour la mentalité ordinaire, c'est avoir la possibilité de faire toutes les bêtises que l'on veut, sans que personne n'intervienne.

Je dis qu'il faut être "absolument libre", mais c'est un conseil très dangereux à moins que l'on ne s'entende sur le sens des mots.

Libre de quoi?

Libre d'attachements, évidemment.

C'est l'histoire du Bouddha, qui répond au jeune homme expert dans tous les arts:

" Je suis expert dans l'art de me contrôler moi-même. Si les gens me complimentent ou me félicitent, cela me laisse paisible et indifférent."

Essayez-donc de vous interroger vous-même pour voir dans quelle mesure vous êtes au-dessus de tout blâme et de tout compliment. Non pas que vous deviez vous sentir si supérieur aux autres que ce qu'ils disent vous paraisse sans importance, ce n'est pas cela. C'est que vous avez pris conscience de l'état d'ignorance générale, y compris la vôtre, et quand les autres croient que c'est bien, vous pouvez savoir:

" Ce n'est pas si bien que cela "

et que quand ils croient que c'est mal, vous pouvez dire:

" Ce n'est pas si mal que cela "

Tout est complètement mélangé et personne n'est capable de juger personne. Par conséquent, vous êtes complétement indifférent à tout compliment et à tout blâme.

La conclusion serait ainsi:

Tant que la Conscience divine en moi ou en mon gourou, ne me dit pas " Ceci est à faire", "ceci n'est pas à faire", je suis indifférent à ce que les autres peuvent me dire. Car je considère que la Présence divine en celle ou celui à qui je me suis confié est capable de savoir ce qui est bien et ce qui est mal, ce qu'il faut faire ou ne pas faire.

C'est la meilleure façon d'être libre.

Faites votre soumission au Divin et vous devenez complétement libre.

L'ABOUTISSEMENT SUPRARATIONNEL DE LA VIE

On peut dire de l'homme qu'avec toutes ses facultés supérieures, est assez aveuglément en quête du Divin.

Atteindre en lui-même et dans le monde, l'Eternel, le Divin, et en Lui s'harmoniser avec le monde, mettre son être et sa vie à l'unisson de l'Infini, se révêlent dans ces parties supérieures de sa nature, comme son but secret et sa destinée.

Il se met à la recherche de son moi le plus, haut, le plus vaste et le plus parfait.

Dès qu'il prend le moindre contact  avec ce moi en lui, celui-ci se révèle comme étant un avec le grand Soi - l' Âme - du vrai , du beau et du Bien dans le monde.

Atteindre ce Soi comme une présence spirituelle est le but de la religion; se développer en harmonie avec sa nature éternelle, de lumière, d'amour, de force et de pureté est le but de l'éthique.

Jouir de l'harmonie de sa beaut et de sa félicité éternelles et se modeler sur elle est le but et l'accomplissement de notre vesoin et de notre nature esthétiques; connaître ses principes éternels de vérit et se mettre en accord avec eux, tel est léboutissement de la science, de la philosophie et de tout notre élan persistant vers la connaissance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnel,

il est le Maître du yoga,

tout-puissant et omniscient,

et rien ne peut l'empêcher

de mener le yoga à son but.

Telle est la foi avec laquelle le chercheur doit se mettre en quête et commencer son entreprise;

car dans tous les efforts sur la terre,

mais surtout dans son effort vers l'Invisible,

l'homme mental doit forcément

procéder par la foi.

Quand vient la réalisation,la foi,

divinement accomplie et complète,

se transforme en

 une flamme éternelle de connaissance.  

L'élément inférieur de désir viendra naturellement au début se mêler à notre effort d'ascension.

                 cela sera recherché

avec la passion trouble du désir égoïste,

             Cette force de vie insatiable,

cette âme de désir qui est en nous,

nous devons d'abord l'accepter

pour que nous puissions la transformer.

Dès le commencement

il faut lui apprendre à renoncer aux désirs

et à se concentrer sur l'avènement

- de la haute manifestation,

- sur la Vérité

qui doit être recherchée et vécue pour toujours.

Le plus difficile

est d'apprendre à chercher de la vraie manière,

Elle doit apprendre à accomplir

une Volonté plus large, plus grande.

                     LE DESIR

Ainsi éduqué, le Désir,

ce grand tourmenteur, cet inquiet poursuivant, cette cause de toutes sortes de faux pas,

sera prêt à être transformé

en sa contrepartie divine

Le désir et la passion ont une forme divine.

Il y a une extase pure de l'âme dans sa quête pour dépasser tout appétit et tout chagrin.

Volonté d'Ânanda

Quand notre âme de désir

et les 3 instruments maîtres:

la pensée, le coeur, la volonté

possèdent et sont possédés

par l'objet de la concentration :

- cet achèvement n'est pleinement possible que lorsque l'âme de désir en nous

s'est soumiseà la Loi divine,

la perfection du mental,

de la vie et du corps peut effectivement s'accomplir dans notre nature transmuée. 

Cette perfection ne s'accomplira pas pour la satisfaction personnelle de l'ego,

cette perfection  s'accomplira pour que l'ensemble de notre être puisse constituer un temple convenable de la Présence divine,

un instrument sans défaut du travail divin.

Car le travail ne peut vraiment se faire que lorsque l'instrument, consacré et parfait, est devenu capable d'une action sans égoïsme,

quand le désir et l'égoïsme personnels sont abolis.

Même lorsque le petit ego est aboli,

la vraie Personne spirituelle demeure,

ainsi que la volonté, le travail et la félicité du Divin en elle,

et l'utilisation spirituelle de sa perfection et de son accomplissement.

Alors nos oeuvres seront divines et faites divinement.

LE BUT DE L'AVENTURE TERRESTRE

Notre mental, notre vie, notre volonté

consacrés au Divin seront utilisés pour aider les autres et le monde à accomplir ce que nous avons d'abord réalisé en nous-mêmes.

Toute l'Unité,

l'Amour,

le Pouvoir,

la Liberté

et la Force,

la Splendeur et la Joie immortelle 

que nous pouvons manifester dans corps,

car tel est le but de l'aventure terrestre de l'esprit.

CONCENTRATION TOTALE

  Le yoga doit donc commencer par un effort,           

vers cette concentration totale.

CONSECRATION CONSTANTE

Une volonté de consécration constante, sans défaillance de tout nous-même 

au Suprême est exigée de nous,

une offrande de notre être tout entier et des nombreuses chambres de notre nature à l'Eternel qui est le Tout.

L'intégralité effective de notre concentration sur la seule chose nécessaire

à l'exclusion de tout le reste,

donnera la mesure de notre consécration à l'Un

qui seul est désirable.

EXCLUSIVISME

Finalement, cet exclusivisme n'exclura rien,

sauf la fausseté de notre manière de voir le monde et l'ignorance de notre volonté.

Notre concentration sur l'Eternel trouvera finalement sa perfection dans le mental

quand nous verrons constamment le Divin,

non seulement en lui-même et en nous,

mais en toutes choses,

en tous les êtres et tous les évènements.

Elle trouvera sa perfection dans notre coeur quand toutes les émotions seront rassemblées dans l'amour pour le Divin, non seulement le Divin en lui-même et pour lui-même,

mais l'amour du Divin dans tous ses êtres et tous ses pouvoirs,

toutes ses personnalités,

toutes ses formes dans l'univers.

Elle trouvera sa perfection dans notre volonté quand nous sentirons et recevrons toujours l'impulsion divine et l'accepterons

comme notre seule force motrice;

et ceci signifiera

qu'ayant détruit les impulsions vagabondes

de la nature égoïste

jusqu'au dernier traînard rebelle,

nous nous serons universalisés

et pourrons accepter constamment et avec joie la seule action divine en toute chose.

Telle est la première "siddhi" fondamentale

du yoga intégral.

*Siddhi: Accomplissement, perfection.

C'est cela que nous entendons finalement quand nous parlons de consécration absolue de l'individu au Divin.

Cette totalité de consécration ne peut s'obtenir que par un progrès soutenu

quand s'est achevé sans réticence le difficile et long processus de transformation du désir

et son extirpation de l'existence.

Une consécration parfaite implique une soumission parfaite.

Deux mouvements, deux périodes, se suivent ici dans ce yoga,

et entre les deux,

une étape de transition.

Dans la première période,

l'individu se prépare à recevoir le Divin

dans toutes les parties de son être.

Pendant cette première partie,

il doit encore travailler en se servant des instruments de la Nature inférieure,

mais de plus en plus aidé d'en haut.

Mais avec l'étape de transition

qui termine ce mouvement ,

notre effort personnel

et nécessairement ignorant

se réduit de plus en plus

et c'est une Nature plus haute qui agit;

la Shakti

( Conscience-Force du Divin ) éternelle

descend

dans notre forme mortelle limitée

et progressivement elle la possède

et la transmue.

Pendant la seconde période,

le mouvement supérieur remplace entièrement l'action inférieure du début,

autrefois indispensable ;

mais ceci ne peut se faire que quand notre soumission est complète.

L'ego personnel en nous,

n'a pas le pouvoir de se transformer

en la nature du Divin par sa propre force,

sa propre volonté,

ou sa propre connaissance,

ni par aucune vertu qui lui appartienne en propre;

tout ce qu'il peut faire,

c'est de se préparer à la transformation

et faire de plus en plus sa soumission

à cela qu'il s'efforce de devenir.

Tant que l'ego opère en nous,

notre action personnelle appartient et appartiendra nécessairement et naturellement aux degrés inférieurs de l'existence;

c'est une action obscure ou à demi éclairée dont le champ est limité et le pouvoir très partiellement efficace.

Si une transformation spirituelle

doit vraiment avoir lieu

et non une simple modification illuminatrice de notre nature, 

il faut faire appel à la Shakti divine

pour qu'elle effectue ce travail miraculeux dans l'individu;

elle seule a la force nécessaire, décisive, pleine de sagesse, illimitée.

Mais on ne peut pas entièrement et d'un seul coup remplacer l'action humaine personnelle par l'action divine.

Toutes les interventions d'en bas

qui pourraient falsifier

la vérité de l'action supérieure,

doivent tout d'abord être prohibées

ou réduite à l'impuissance,

et ceci doit se faire par notre libre choix personnel.

Un rejet continuel des impulsions

et des mensonges de la nature inférieure

est exigé de nous 

et un soutien persistant de la Vérité

à mesure qu'elle croît dans les différentes parties de notre être.

Car pour que la Lumière, la Pureté et le Pouvoir qui entrent en nous et nous forment,

puissent s'établir

progressivement dans notre nature,

subsister et se développer

jusqu'à leur perfection finale,

il faut que nous les acceptions librement

et que nous rejetions obstinément

tout ce qui est contraire,

inférieur ou incompatible.

 

Pendant le premier mouvement de préparation   

         ou période d'effort personnel,                               la méthode à employer est                               la concentration de tout l'être sur        le Divin que nous cherchons,

et, par conséquent,

un rejet constant, une expurgation,

katharsis

de tout ce qui n'est pas la vraie Vérité du Divin.

Le résultat de cette persistance  est une 

             consécration  complète                              de tout ce que nous sommes,                      pensons, sentons et faisons.

A son tour,

cette consécration doit culminer en un don de soi intégral au Suprême;                      

car son couronnement,

le signe qu'elle est complète,

est la soumission absolue de toute notre nature et de tout ce qu'elle contient.

Avec la seconde étape du yoga,

ou transition de l'action humaine à l'actiondivine,

viendront une passivité purifiée et vigilante de plus en plus grande, 

       une réponse de plus en plus lumineuse et divine à la Force divine et à nulle autre, et, par suite, l'irruption grandissante d'une vaste action d'en haut, miraculeuse et consciente.     Dans la dernière période, il n'y a plus aucun effort,  aucune méthode établie, aucune sâdhanâ fixe:

l'effort et la tapasya (discipline ascétique) font place à l'éclosion spontanée, simple, puissante et joyeuse, de la fleur du Divin sur le bourgeon  d'une nature terrestre purifiée et perfectionnée. Tel est l'ordre de succession naturel dans l'action du yoga. 

En fait ces mouvements ne se suivent pas toujours dans un ordre absolument strict.

La seconde étape commence avant que la première soit achevée.

La première continue en partie jusqu'à ce que la seconde soit parfaite, et la dernière, l'étape de l'action divine, peut se maniferster de temps en temps comme une promesse avant de s'établir définitivement et normalement dans notre nature. Mais toujours, même dans son labeur et dans effort personnels, l'individu est dirigé par quelque chose de plus haut et de plus grand que lui-même.

Souvent, il peut devenir et rester pelinement conscient pendant un certain temps de cette grande Direction derrière le voile, et même constamment conscient dans certaines parties de son être, et ceci peut se produire longtemps avant que toute sa nature dans toutes ses parties n'ait été purifiée de la direction inférieure indirecte.

Il se peut même qu'il soit conscient dès le commencement; son mental et son coeur, peuvent être dès les premiers pas du yoga répondre avec une certaine totalité initiale à cette Direction saisissante et pénétrante.

     Mais l'action complète, constante et uniforme de la grande Direction directe est ce qui distingue de plus en plus l'étape de transition à mesure qu'elle avance et s'approche de la fin.

     La prédominance de cette Direction plus grande et plus divine qui ne nous est pas personnelle, indique que la nature est de plus en plus mûre pour une transformation spirituelle totale.

 C'est le signe indiscutable que la consécration a non seulement été acceptée en principe, mais qu'elle est un fait accompli en acte et en pouvoir.

Le Suprême a posé sa main lumineuse sur un instrument humain choisi pour manifester sa Lumière, sa Puissance et sa Félicité miraculeuses. 

 

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MIRACLES

Satprem : " je n'ai pas bien compris ce que tu entends par

"  des miracles dans le Mental " :

" Sri Aurobindo faisait des miracles dans le Mental "

Mère:

C'est quand il introduisait dans la conscience mentale qui régit tous les mouvements matériels *

( * c'est à dire : le mental physique, auteur de notre cage médicale, gravitationnelle et mortelle.)

une formation, ou une puissance, ou une force supramentale qui immédiatement, change l'organisation.

Et cela produit des effets immédiats... et en apparence illogiques, parceque cela ne suit pas le cours des mouvements                                      selon la logique mentale.

Il disait: que lorsqu'il était en possession de la Force, quand il pouvait se servir volontairement de la Puissance supramentale,

et qu'il plaçait cette Puisance à un endroit donné, avec un but défini, c'était irrévocable, inévitable: l'effet était absolu.

On peut appeler cela un miracle.

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Mère raconte à Satprem:

" j'avais 9 ou 10 ans, avec des amies je courrais dans la forêt de Fontainebleau. La forêt était épaisse on ne voyait pas très loin devant soi. Dans la rapidité de ma course je n'ai pas vu que j'arrivais au bord de la route.

Où nous étions, cela surplombait la route de 3 mètres et la route était empierrée.

Je courais en avant l'élan était si fort que je n'ai pas pu m'arrêter poff! je suis partie dans l'air.

J'ai senti que quelque chose me soutenait et j'ai été DEPOSEE par terre, sur les pierres.

Je me suis relevée, cela m'a paru tout à fait naturel. Pas une écorchure, absolument intacte.

Je suis tombée très très lentement comme si quelque chose me portait ( geste de chute douce, comme une feuille qui tombe en palier avec de légers arrêts.)

Pas une écorchure, pas une poussière.

Tout le monde s'est précipité, j'ai dit :

"Ce n'est rien! je n'ai rien! "

A ce moment là, l'âme était très vivante, elle résistait de toute sa force à l'intrusion de la logique matérielle * du monde 

( *celle qui gouverne l' "inévitabilité" des accidents, y compris la gravitation, les maladies et la mort.)

simplement je me disais: il ne peut pas m'arriver d'accident.

Je me suis souvenue très longtemps de la SENSATION que j'avais,

quelque chose qui m'a simplement déposée par terre.

Quand j'ai travaillé avec Théon, je me suis souvenue et j'ai vu que c'était une entité; ce que les gens appellent des anges gardiens. Ils ont des ailes - de leur libre choix, parcequ'ils trouvent que c'est joli ! Mme Théon avait toujours vu deux de ces êtres avec moi.

Il y en a un qui a essayé de faire des dessins : il m'a demandé ma main, j'ai vu le dessin, je lui ai dit : "Mes dessins que je fais sans toi sont bien mieux!" alors tout s'est arrêté là !

Que représentaient ces dessins?

C'était des dessins rigolos. Il y avait une mer avec un rocher et un petit personnage. Je prêtais ma main et je ne regardais pas ce que je faisais pour être sûre qu'il n'y avait pas d'action subconsciente. Je sentais très bien sa main qui faisait mouvoir la mienne, au bout d'un moment je me suis dit " je vais aller voir" j'ai regardé  - " Oh! je lui ai dit : ce n'est pas fameux! "   C'était à Tlemcen. Je n'ai jamais été intéressée par ce genre de curiosité. Cela me paraissait tout naturel, mais c'est cela que les gens appellent un miracle.

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On ne nous a pas appris et nous n'avons pas pris l'habitude

de regarder notre corps comme quelque chose

de fluide, plastique incertain malléable

On est habitué à considérer le corps

et ce qu'il sent

comme extrèmement concret, positif.

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POSE TOI CETTE QUESTION :

" Quand est-ce

que j'écoute mon corps? "

    

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Liberté Spirituelle et Règles de Conduite:

L'existence entière est un tout indivisible.

Suivant le besoin de l'âme:

le Guide se manifeste sous la forme d'un être humain.

QUATRE REGLES:  

1) le besoin personnel et la préférence.

2) la loi et le bien de la collectivité.

3) l'idéal moral.

4) la loi la plus haute de notre nature.

L'homme animal:  il ne connaît que ses besoins et ses désirs.

Sa première règle de conduite naturelle est de satisfaire avant tout ses exigences et ses nécessités physiques et vitales...

L'individu identifie partiellement sa vie

à la vie d'autres individus,

auxquels il est associé :

par la naissance, le choix, les circonstances.

Deux impulsions distinctes gouvernent l'homme:

- individualiste et grégaire,

- une vie personnelle et une vie sociale.

                                                   .....

La concentration est la première condition de tout yoga.

Dans le yoga intégral:

c'est une concentration ouverte à tout,

une vaste ouverture.   

QUELQUES APHORISMES:

Les ascètes du Moyen Âge haïssaient les femmes et pensaient qu'elles avaient été crées par Dieu pour tenter les moines.  Il peut être permis d'avoir une plus noble opinion et de Dieu et de la femme.

Si une femme t'a tenté, est-ce sa faute ou la tienne ? Ne soit pas sot et ne te dupe pas toi-même.

Il y a deux manières d'éviter le piège de la femme: l'une est de fuir toutes les femmes, l'autre est d'aimer tous les êtres.

Une fois que j'ai su que Dieu était une femme, j'ai appris quelque chose de très approximatif au sujet de l'amour; mais c'est seulement quand je suis devenu une femme et que j'ai servi mon Maître et Amant que j'ai connu l'amour absolument.

 

 

                                                                                        

 Cours de yoga Agen Nérac

 POSTURE DU CHAT:

Assouplissement de la colonne vertébrale.

Massage de l'abdomen,                 stimulation du transit intestinal.

ORIGINES DE NOS CHATS

Il existerait depuis cinquante millions d'années, peut-être depuis plus longtemps que l'être humain. Ses origines se confondent avec celles des Félidés ou Félins. Mammifères carnivores digitigrades à griffes rétractiles et à molaires peu nombreuses et coupantes.

L'extinction des dinosaures        a permis aux espèces de mammifères, surtout les primates et les félins de se développer.

Le chat est vénéré dans l'Egypte ancienne,

il est craint et calomnié par les fanatiques au Moyen-Age,

il est respecté et apprécié pour ses talents de ratier durant les épidémies de la peste et chéri dans d'innombrables cultures à travers l'histoire.

La lutte contre les "nuisibles" est à l'origine de la "domestication" du chat.

C'est le chat sauvage d'Afrique qui fut alors utilisé.

Le chat se déplace silencieusement,

il est à l'aise dans l'obscurité,

il perçoit des sons inaudibles pour les humains.

Le chat atteint des pointes de 48km/h

il peut survivre à une chute de dizaines de mètres en retournant son corps en vol pour atterrir sur ses pattes.

Il utilise sa fourrure pour abaisser la température de son corps en déposant de la salive sur les poils en se léchant.

Quand il fait sa toillette il dépose du cholestérol avec sa salive

et recueille de la vitamine D fraîchement élaborée sous l'action de la lumière. 

Son champ de vision

est de 180 °,

celui de l'être humain

n'est que de 160°.

La rétine du chat contient 25 fois plus de cellules sensibles à la lumière

que de cellules sensibles à la couleur.

Il a une vision limitée des couleurs.

 France culture 21/09/2020 :

DOC sur les chats.

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URGENT :

Consultez POLLINIS 

du 16/10/ 2020 :

Alerte sur la disparition des abeilles et autre pollinisateurs.

CONSTRUIRE UN HÔTEL A INSECTES

Wolf Richard Gûnzel. Imprimé en 2013

Mais oui cela fait partie du yoga intégral !

Il y a urgence pour sauver la terre.

Les populations d'insectes pollinisateurs et d'abeilles sauvages déclinent

à l'échelle mondiale,

notamment en Europe,

en Amérique du Nord

et en Amérique centrale.

En Allemagne on estime que plus de 7% des espèces d'abeilles sauvages indigènes avaient disparu il y a plus de 25 ans. 

En outre, environ 40% des espèces d'abeilles et de guêpes sauvages étaient alors considérées comme très menacées.

Depuis, la liste rouge des abeilles et des guêpes solitaires menacées s'est allongée.

Or, cette liste ne recense que les espèces que l'on connaît et dont on sait qu'elles sont en danger.

Les spécialistes admettent

que nos connaissances dans ce domaine

sont très lacunaires.

Cela tient notamment au fait que l'on a depuis peu pris conscience de

l'extrême importance des abeilles sauvages

et des guêpes solitaires

dans l'équilibre de la nature.

Bien qu'elles existent depuis des millions d'années,

leur rôle de pollinisatrices et d'auxiliaires a longtemps été sous-estimé.

Comme pour beaucoup d'espèces menacées,

- leur déclin tient à la raréfaction des abris

- et de la nourriture dont elles dépendent.

Presque toutes les espèces d'abeilles sauvages ont besoin de cavités en forme de tube, dans lesquelles elles construisent une enfilade de cellules pour y installer leur progéniture.

Elles utilisent des cavités qu'elles trouvent dans leur environnement

ou creusent elles-mêmes leurs galeries.

Les abeilles solitaires pondent leurs oeufs dans des nids de petite taille,

dans des galeries creusées par des coléoptères,

des fissures de murs,

des tiges creuses de végétaux,

les interstices d'un mur de pierres sèches,

ou bien de minuscules trous qu'elles creusent dans les chemins,

sous des haies,

sur les rives sabloneuses et inclinées d'un cours d'eau,

le sol d'une prairie sèche

ou les murs à base d'argile  d'une vieille grange.

Les espèces d'abeilles qui nichent dans le bois mort ne trouvent plus le vieux bois autrefois disponible

dans les vergers,

les prairies ou les parcs. 

La syviculture moderne,

avec ses méthodes d'exploitation intensive des forêts,

l'élimination des grands arbres morts,

des tas de bois,

des vieilles souches,

détruit les habitats spécifiques des différentes espèces d'abeilles sauvages.

Les prairies sèches,

type d'habitat particulièrement intéressant pour les abeilles solitaires et les bourdons qui nichent dans le sol,

ont presque disparu.

Les buissons de ronces

et les bosquets d'arbrisseaux sauvages,

indispensables aux abeilles qui nichent dans les tiges

se sont raréfiés.

Les façades lisses

des maisons modernes

n'offrent plus de fentes aux abeilles qui y aménageaient autrefois leur nid.

Les murs de soutènement des vignes

sont devenus inhabitables

à cause des insecticides.

Les constructions en argile,

toits en chaume,

abris en bois,

chemins creux

murs de pierres sèches, gravières, glaisières,

jardins plantés d'herbes et de fleurs,

où les insectes trouvaient de la nourriture se sont raréfiés.

Les champs immenses sont cultivés avec des machines modernes,

traités avec des herbicides,

des pesticides,

des engrais chimiques.

Les haies ont été éliminées,

les fleurs des champs ont disparu.

Avec de petits gestes on peut améliorer la vie des abeilles sauvages.

La plupart des insectes butineurs sont

des abeilles à miel.

850 huit cent cinquante

En France et en Corse il existe plus de

huit cent cinquante : 850

espèces d'abeilles sauvages.

De nombreuses abeilles sauvages ont développé des liens particuliers avec les plantes qui n'existeraient plus,

et certains arbres fruitiers ne donneraient plus de fruits sans elles. 

HOTELS A INSECTES

Souvent c'est le seul endroit où les abeilles sauvages peuvent s'installer.

- Petits fagots de roseaux,

- tiges à moelle,

- morceaux de bois dur percés,

- bambou,

- briques creuses,

- souches d'arbres,

- bottes d'herbes entourées de grillage,

- pots de fleur en terre cuite,

- trous de parpaings bouchés avec de l'argile perforée de petits trous.

Les premiers occupants arrivent rapidement.

Les mères aménagent le nid pour leurs petits.

Abeilles sauvages: majoritairement solitaires, chacune construit son nid.

Elles constituent des stocks de pollen et de nectar, puis elles pondent leurs oeufs.

Les larves se nourissent,

la mère laisse la nature faire son travail et ne s'occupe plus de rien.

D'autres espèces ont un début de vie sociale, les femelles nourrissent les larves et s'occupent du nid ensemble.

D'autres abeilles femelles utilisent un nid commun, leur progéniture reste avec elles et les aide à agrandir le nid et à s'occuper de la génération suivante.

PSYCHISME VEGETAL

L'idée de psychisme

suppose l'existence d'un "corps d'énergie "

qui redouble, pénètre

et déborde la forme matérielle vivante.

Ce " corps vital " appelé:

aura, corps énergétique,

est cette luminescence

que l'on disait émaner

de certains êtres humains

depuis les temps les plus reculés.

Cette vision était détectée

- par les médiums,

- certains initiés,

- sensitifs

- ou voyants.

Ce phénomène fut matérialisé par

Semion Kirlian,

chercheur soviétique et porté à la connaissance du monde sous l'appellation:

" Effet Kirlian "

Semon Kirlian inventa un appareil capable de photographier ces luminescences

et le grand public apprit alors que

les plantes possédaient un corps bioplasmique qui leur était propre.

Des années d'observations biologiques ont prouvé que cette aura végétale n'était pas stable et qu'elle dépendait de nombreuses influences.

L'intensité, la couleur et la forme

de l'aura des plantes

ne sont pas uniquement subordonnées

aux phénomènes physico-chimiques.

Une des premières preuves de l'existence d'une certaine identité psychique végétale a été l'influence subie par l'aura,

selon que le champ de force vital

de la plante vibre

- en sympathie

ou

- en désaccord

avec le champ psychique humain.

DES EMOTIONS DES PLANTES PROCHES DES EMOTIONS HUMAINES.

Les plantes possèdent une identité psychique mise en évidence par une "activité mentale " qui leur ouvre une vie affective intense.

En 1966 cette vision stupéfiante sur le monde végétal est consacrée par la science moderne.

Cleve Backster, ancien membre de la CIA,

est l'un des plus grands spécialistes mondiaux du détecteur de mensonges.

Le polygraphe enregistre les états émotionnels des individus et les rend lisibles à l'aide d'un traceur courant sur une bande de papier graphique.

Le corps et le cerveau humain recèlent un potentiel électrique, celui-ci se modifie, augmente ou diminue, lorsque la pensée ressent ou déclenche des sensations.

En principe une faculté uniquement humaine, or Sir Chandra-Bose avait découvert

que les plantes possédaient

un tel potentiel électrique.

Backser prouva que ce potentiel électrique réagissait au physique et au psychisme;

cela permet aux plantes de réagir à tous les sentiments humains:

haine, amour,

dépression, exaltation.

Un jour Backser brancha son polygraphe sur les feuilles d'une plante.

Il l'arrosa , la plante aurait dû mieux conduire le courant ,

en fait elle manifestait une réaction similaire à celle d'un être humain soumis à un bref stimulus émotionnel.

Il voulut alors brûler la feuille reliée au détecteur, à l'instant précis où la lueur de la flamme se dessinait dans son mental, la courbe du tracé dessina une courbe allongée vers le haut,

la plante avait une réaction de peur.

La plante avait-elle deviné sa pensée?

Pour s'en assurer il décida de faire semblant de la brûler, sachant qu'il n'en ferait rien. La plante n'émit aucune réaction.

Les plantes sont capables d'une véritable lecture subtile de la pensée,

et de distinguer entre les intentions réelles et celles simulées.

Backers effectua des centaines d'expériences reprises par les centres de recherche du monde entier.

Partout, les résultats concordèrent:          

les plantes possèdent une sensibilité proche de l'intelligence qui les fait réagir aux activités mentales humaines.

LES PLANTES ONT BESOIN D'ÊTRE AIMEES

La douleur, l'hostilité, l'indifférence fait dépérir les plantes,

l'attachement les fait prospérer et contribue considérablement à leur croissance.

L'agrochimiste Washington-Carver, un des plus grands hommes de science de son temps avait soigné et guéri des centaines de plantes par la parole et la persuasion.

Plus tard le célèbre horticulteur Burbank créa de nombreuses et étonantes espèces de plantes.

Il réussissait ses prodiges

par la parole

et l'amour qu'il leur portait. 

Il réussit plusieurs fois à faire pousser des cactus sans piquants en les assurant de son amour, et en leur répétant qu'ils n'avaient pas besoin de moyen de défense puisqu'il les protégeait.

Robert Miller, professeur de chimie à l'Ecole technologique de Georgie démontra qu'une plante qui grandissait de un millimètre et demi par heure pouvait pousser de 1 demi cm dans le même laps de temps, si on l'assurait de son affection par la pensée et par le verbe.

Franklein Loer, chef de l'Eglise épiscopale de San Francisco démontra que

le taux de croissance des plantes pouvait être accéléré de 20% et plus par l'effet de la prière.

Il le démontra sur plus de 30 000 plantes. 

La fidélité des plantes.

Chaque plante s'attache plus ou moins directement à un individu.

A partir du moment où elle s'accorde avec un être humain, elle reste liée à lui intimement, quel que soit son éloignement.

Si une plante a établi des relations étroites avec un être humain et que celui-ci a été renversé par une voiture, elle manifeste par l'intermédiaire du polygraphe une vive réaction négative au moment de l'accident.

Au contraire, elle réagira de façon positive si cette personne revient vers elle. 

Paul Sauvin, électronicien du New Jersey, étudia des applications de cet étrange atttachement. Il montra comment faire avancer ou reculer un train électrique par le seul commandement mental transmis à une plante reliée à un commutateur. De façon similaire, il fait voler des modoèles réduits d'avions.

Il éduqua certaines de ses plantes de manière à ce qu'elles répondent à des sollicitations sélectives.

Il mit au point un procédé antivol à la porte de son garage, laquelle ne s'ouvrait que sur un ordre donné mentalement à l'une de ses plantes, placée à l'intérieur et qui ne réagissait qu'à ses pensées.

 

 

 

 

 

 

 

 

SRI AUROBINDO :

BONNES HABITUDES CONCERNANT LES ENFANTS :

" Dans tous les cas un enfant doit avoir un nombre d'heures de sommeil suffisant .

Au berceau: les bébés doivent dormir plus longtemps qu'il ne restent éveillés. Jusqu'à maturité, ce nombre ne devra pas être inférieur à  8 h dans un endroit tranquille et bien ventilé.

Ne jamais faire veiller un enfant inutilement.      

Les heures avant minuit sont les meilleures pour le repos des nerfs.

Certains parents font faire des travaux ménagers à leurs enfants, au détriment de son repos ou de son délassement. 

Rien n'est plus mauvais pour un système nerveux en formation qui ne pourra résister  à la tension d'un effort trop soutenu ou d'une activité imposée et non librement choisie.                    

Au risque de froisser bien des préjugés, j'affirme qu'il n'est pas juste d'exiger les services d'un enfant, comme s'il était de son devoir de servir ses parents.

Si l'enfant choisit librement de travailler pour sa famille et qu'il fait ce travail comme un amusement alors la chose est acceptable, tout en veillant à  ce que cela ne diminue pas les heures d'un repos absolument indispensable  pour le bon fonctionnement de son corps. "

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Le JAPON en 1914

"Agenda 1963"

Entretien entre Satprem et la Mère:

" Au Japon, ils n'ont jamais d'épidémie, en 1914 ils ont été pris tout d'un coup,c'était un terrain pas du tout préparé. On n'osait plus sortir sans un masque sur la bouche. Les gens mouraient par milliers. Quelqu'un m'a dit "Vous êtes capable de savoir ce que c'est" Je suis allée en tramway voir une amie à l'autre bout de Tokyo. Je suis rentrée avec la maladie.

L'atmosphère donnait la maladie à des milliers de gens par jour...quand j'ai su ce que c'était, j'ai rassemblé toute l'énergie occulte, j'ai commencé à travailler dans l'atmosphère...J'avais une fièvre formidable qui est tombée peu à peu. Au bout de quelques jours j'étais guérie."

Généralement quand le corps est convaincu qu'on lui a donné les conditions dans lesquelles il doit bien se porter: il prend la décison de bien se porter et il guérit.

J'ai connu des gens que l'on guérissait en 5 minutes, même d'une chose considérée comme très sérieuse, et d'autres qui n'avaient pas de maladie mortelle, mais qui la gardaient avec tant de persistance qu'elle devenait mortelle. Impossible de convaincre leur corps de laisser partir la maladie. C'est là qu'il faut se regarder avec beaucoup de discernement pour découvrir en soi la partie qui adhère... il y a des gens qui sont malades par dépit, d'autres par rancune,  d'autres par désespoir. C'est un tout petit mouvement dans l'être.

Alors il y a deux choses à faire:

Premièrement apporter la paix, la détente dans une confiance totale dans cette partie du corps.

Ensuite trouver la cause du désordre, et par une pression de lumière, de connaissance, de force spirituelle, vous rétablissez cette harmonie, ce bon fonctionnement.

Quand vous avez découvert le désordre, la première chose à faire c'est apporter la tranquillité, dans une confiance totale, dans ce petit coin, pas nécessairement dans tout le corps.

Trouvez la cause du désordre:   Il y a beaucoup de causes, tachez de la trouver, et par une pression de connaissance, de force spirituelle, vous rétablissez cette harmonie. Si la partie malade est réceptive  et n'oppose pas une résistance, au bout d'un certain temps la Force agit : en quelques minutes, ou quelques heures, ou quelques jours, et on guérit.

Si cela ne suffit pas il faut y ajouter la Force de purification spirituelle. Avec cela la maladie est guérie, et la possibilité d'un retour de la maladie est éliminée.

Si vous avez en vous cette confiance intérieure, comme chez la majorité des enfants, il y a une confiance dans la vie, ils ont l'impression qu'ils ont toute la vie en face d'eux, ils ont peu de choses derrière eux, tout est en avant alors cela leur donne une sorte de confiance.

LA VOIX DE LA FORÊT

Chef Raoni:

" L'homme blanc est étrange. Il ne prend pas le temps de rêver, de méditer, de célébrer la beauté de la terre, la naissance de l'aube...

Notre mode de vie est le résultat d'une longue tradition qui nous a conduits vie après vie à connaître chaque plante et chaque animal de la forêt. Et par là, à les respecter.

La nature est comme l'homme:     

le sol est sa peau, les forêts sont ses cheveux  et les rivières sont ses veines....

Le Grand Esprit, qui est le même pour tous, est venu me rendre visite dans mes rêves. Il m'a dit:

" La terre va devenir  sèche. Il n'y aura plus d'eau."

Nous respirons tous un seul air. 

Nous buvons tous une seule eau.

Nous vivons tous sur une seule terre.

Nous devons tous la protéger.

Aidez-nous.

Aidez-vous avant qu'il ne soit trop tard."

Les peuples Amérindiens sont maintenant décimés par le Covid transmis par leurs envahisseurs. Une richesse inestimable est en train de disparaître.

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Bienfaits des plantes :

BASILIC Ocimum basilicum. Originaire de l'Inde. C'est une plante sacrée pour  les Hindous.

Famille des Labiacées. Le Basilic fut autrefois l'Herbe royale.

Pline l'Ancien le recommandait contre l'épilepsie

On dit que son pouvoir anti-infectieux est si grand que, mêlé aux salades crues, il enlèverait tout danger possible de contamination.

INFUSION: 3 à 5 g par tasse, prendre après chaque repas.

CAROTTE  Daucus carota.

Famille des ombellifères.

C'est par l'amélioration de la carotte sauvage au cours des siècles que l'on a obtenu la carotte de nos potagers. Au temps des Gaulois la carottte était déjà notre légume national.

Pline l'appelait: Pastinaca gallica = " Nourriture de Gaulois."

Au Moyen Age, la carotte est sur toutes les tables.

La carotte est considérée depuis longtemps comme l'amie du foie. La carotte est bénéfique en cas d'irritation gastro-hépatique. Elle régularise les fonctions intestinales : constipation, diarrhée. Elle traite la diarrhée des nourrisson. On la consomme en purée ou en soupe.

Elle a une action urinaire, c'est pourquoi elle est recommandée contre les rhumatismes, l'arthritisme, la goutte.

Elle est riche en vitamines, et une notable proportion de vitamine A, carotène.

La carotte accélère la croissance, élève la résistance aux infections, atténue les troubles visuels.

Le Pr Binet et le Dr Strumza ont démontré l'action du carotène sur la régénération des globules rouges. La carotte est est un remède de l'anémie, elle est recommandée aux adolescents fatigués et aux enfants convalescents.

La carotte rajeunit la peau et atténue les taches cutanées.

LES PLANTES ONT- ELLES UNE ÂME ?

Hermès Trismégiste, père de toutes les sciences, de la magie et de la religion, est censé avoir déclaré le premier que les plantes sont des êtres vivants dotés d'intelligence et d'une âme.

Aristote et de nombreux poètes après lui affirmèrent l'existence d'une "âme végétale" et d'une identité propre à chaque plante. Il aura fallu des siècles pour qu'enfin péniblement la science s'ouvre à la prémonition de ces visionnaires et accepte l'idée que les végétaux éprouvent des émotions.

Le terme "vie végétale" symbolisait l'absence de totale de réaction, d'émotions, de mouvements, de personnalité, est une des graves erreurs que l'humanité a entretenues au cours de son histoire. 

Aujourd'hui, la grande majorité des scientifiques admettent que la souffrance et l'amour des végétaux est un fait scientifiquement enregistré.

Les plantes sont pourvues d'une sorte d'âme végétale, forme de conscience psychique, douées d'une intense affectivité.

Cette découverte, jusqu'alors gardée secrète par la nature, restera la plus fantastique révélation de notre siècle.

REVELATIONS STUPEFIANTES: Des expériences refaites des centaines de fois ont prouvé que les plantes sont pourvues d'un système nerveux qui leur permet d'être en sympathie ou en désaccord avec leurs propriétaires, d'aimer ou de haïr certains d'entre nous, de souffrir et même de s'évanouir lorsqu'elles sont victimes de brutalités.

Jean Barry parapsychologue français affirme :            " Qui donc aujourd'hui pourrait contester le psychisme des plantes alors que les plus grands physiciens émettent l'hypothèse d'une conscience des particules?"

Les plantes ne cessent de surprendre les chercheurs qui se consacrent entièrement, à découvrir et dévoiler l'existence de facultés inconnues  jusqu'ici chez les végétaux.

Aujourd'hui, toutes ces découvertes sont admises et chacune devient l'une des pièces de ce puzzle qui bientôt guidera les relations de l'homme et de son environnement dans un univers aux dimensions nouvelles.

Le biologiste Raoul Francé émit l'idée choquante à l'époque que les plantes faisaient des mouvements aussi librement que les plus souples des hommes et des animaux.

Seul leur rythme très lent nous empêchait de leur reconnaître cette faculté. 

Aujourd'hui, des instruments permettent d'observer en les amplifant des milliers de fois, ces mouvements et on a constaté que la croissance des plantes se fait essentiellement à partir d'une série de mouvements variès.

Elles décrivent continuellement des cercles précis, se courbent, se plient, se balancent. Leurs fleurs se referment à l'approche de l'obscurité, leurs feuilles frissonnent, les tiges forment des boucles et grimpent parfois avec des contorsions inouïes. Une vrille, qui fait un tour sur elle-même en plus d'une heure, peut opérer la même rotation en vingt secondes, lorsqu'elle trouve un support.

La survie des plantes dépend souvent de leur rapidité. De modestes luzernes sont capables d'étendre en un temps record leurs racines jusqu'à douze mètres sous terre pour trouver de l'humidité.

Le mimosa peut brusquement se redresser et replier ses feuilles pour effrayer un assaillant qui escalade sa tige.

Parmi les 500 variétés de fleurs carnivores, ceraines se tournent vivement et saisissent leur proie promptement.

Plus extraordinaire encore est le myscomycète, de la famille des champignons. Afin de se déplacer, il déploie un pseudopode, c'est à dire un prolongement, grêle d'abord, puis augmentant de volume, pour progressivement supporter le champigon entier.      

Le myscomycète rampe ainsi à la surface du sol, entraînant dans sa marche les corps étrangers qu'il rencontre et qui sont susceptibles de lui servir de nourriture.

Allium sativum : AIL famille des Liliacées. 

Originaire des steppes de l'Asie centrale. Probablement apporté par les hordes mongole. connu depuis la plus haute Antiquité il se répandit aurtour du bassin méditeranéen. Tous les peuples ont chanté les louanges de cette plante , alimentaire, condimentaire et médicinale.

Egyptiens, Hébreux, Grecs, Romains, Arabes, avec eux les médecins de la Renaissance et ceux des siècles suivants ont constaté ses réelles vertus.

Les Anciens considéraient l'Ail comme une panacée. Deux qualités éssentielles lui étaient attribuées: d'abord fortifiant puissant ( l'Ail était distribué aux ouvriers constructueurs des pyravmides de Gizeh) et préservatif contre la peste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LIVRE TIBETAIN

DE LA VIE ET DE LA MORT.

Avant-propos par Sa Sainteté le

Dalaï-Lama.

" Comment comprendre le sens véritable de l'existence,

comment accepter la mort,

comment aider les mourants

et les morts?  "

La mort fait partie du cours naturel de la vie,                          et tôt ou tard,                                                                          nous devons tous inévitablement l'affronter.

Tant que nous sommes en vie, nous pouvons l'envisager de deux manières:

- Soit nous choisissons de l'ignorer,

- soit nous faisons face à la perspective de notre propre mort

et essayons par une réflexion  lucide, d'atténuer la souffrance qu'elle peut entraîner.

Cependant, aucune de ces deux solutions ne nous permet, en fait, de triompher d'elle.

En tant que bouddhiste, j'envisage la mort comme un processus normal, une réalité que j'accepte, aussi longtemps que je demeure dans cette existence terrestre.

Sachant que je ne peux y échapper, je ne vois aucune raison de m'inquiéter à ce sujet.

" Prends soin de tes pensées parcequ'elles deviendront Actions.

  Prends soin de tes actions parcequ'elles deviendront des Habitudes.

  Prends soin de tes habitudes parcequ'elles formeront ton Caractère.

  Prends soin de ton caractère parcequ'il formera ton Destin et ton destin sera ta Vie.

   Il n'y a pas de religion plus grande que la Vérité."

THICH NHAT HANH :

" Je vois que ce corps fait des quatre éléments n'est pas vraiment moi et que je ne suis pas limité par ce corps.

Je fais partie d'un courant d'ancêtres spirituels et génétiques qui se déverse dans le présent depuis des milliers d'années et qui continuera encore.

Je suis un avec mes ancêtres.

Je suis un avec tous les êtres, paisibles et sans peur ou vivant dans la souffrance et la peur.

En ce moment même, je suis présent partout sur cette planète.

Je suis aussi présent dans le passé et dans l'avenir.

La désintégraétion de ce corps ne me touche pas, de même que la chute des fleurs de prunier ne signifie pas que le prunier va mourir.

Je me vois comme une vague à la surface de l'océan.

Je me vois dans toutes les autres vagues et je vois toutes les autres vagues en moi.

Je vois ma présence avant que mon corps ne se manifeste et après la désintégration de mon corps.

Pratiquez le regard profond et vous verrez que la naissance est une notion,

- la mort est une notion,

- venir est une notion,

- partir est une notion.

Je vais continuer sous de nombreuses autres formes.

Mes amis devraient me voir dans des formes autres que ce corps visible.

Cette pratique les aidera à ne pas pleurer quand cette manifestation actuelle disparaîtra,

car lorsqu'elle disparaîtra,

elle fera place à d'autres manifestations.

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Au moment de la mort,

les sens fusionnent dans l'organe interne manas,

le souffle vital prâna ,

l'âme et les éléments subtils.

L'âme de l'homme du commun cherche à se réincarner de suite.

La sortie peut s'effectuer par n'importe quel canal .

L'âme libérée

monte vers le soleil

par un rayon de lumière qui subsiste toujours.

A la mort, le Soi qui est éternel continue sa transmigration dans un autre corps.

Tout ce qui est né périra,

tout ce qui meurt, renaîtra.

Tous les êtres viennent de l'invisible et retournent à l'invisible, avyakta.

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ENTRETIEN AVEC LA MERE :

LES FLEURS :

C'est en grande partie le parfum qui m'a fait donner la signification des fleurs ...Ces études sont très intéressantes.

Cela correspond à quelque chose de TOUT A FAIT VRAI dans la Nature.

Une fois quelqu'un ma' apporté sans rien me dire une branche de tulasi

( Ocimum Sanctum ) Basilic,

Je l'ai sentie et j'ai dit: "Oh ! dévotion!" Après on m'a dit que c'est justement la plante de la dévosion à Krishna, elle est consacrée à Krishna.

Une autre fois, on m'apporté de ces grandes fleurs qui ressemblent un peu à du maïs, des grands épis qui sentent très fort.

Kéora ou Pandanus tectorius 

Je l'ai sentie et j'ai dit: "Oh ! pureté ascétique! " comme cela rien qu'à l'odeur. Après on m'a dit que c'était

la fleur de Shiva

quand il fait sa tapasya *            

(* discipline ascétique ou yoguique. )

Ces gens ont gardé la vieille connaissance védique.

C'est quelque chose de

CONCRETEMENT VRAI:

cela ne dépend pas du tout du mental, de la pensée, ou même des sensations

- c'est une vibration.

Les serpents aiment fantastiquement l'odeur de la fleur de Shiva.

Ils viennent faire leur nid dans ces buissons, attirés par cette odeur.

Le serpent c'est le pouvoir de l'évolution,

c'est l'animal de Shiva :

il se met toujours des serpents sur la tête  et autour du cou, parceque c'est le pouvoir d'évolution, de transformation.

Les serpents aiment cette fleur ;

elle pousse souvent près des rivières, quand il y a un bouquet de Kéora, il y a toujours des nids de serpents dedans. Ce n'est pas NOUS qui avons décidé que c'était comme cela :

ce sont des vibrations conscientes dans la Nature.

Le parfum, la couleur, la forme, tout cela, c'est l'expression spontanée d'un mouvement vrai. 

 

LE VEDA

OM BHUR BHUVAH SWAH

TAT SAVITUR VARENYAM

BHARGO DEVASYA DHIMAHI

DHIYO YO NAH PRACHODAYAT

" Ô Seigneur, toi qui imprègnes la terre,

le monde intermédiaire et le monde de lumière

nous méditons sur la lumière suprême du dieu Soleil

qui nous illumine, afin qu'il meuve notre mental."

BHURLOKA : le monde matériel

BHUVARLOKA : le monde vital

DYAULOKA : le monde du mental

SWARLOKA : la région supérieure du monde mental.

Les Rishis préféraient utiliser un langage concret plutôt qu'un discours abstrait.

Pour eux BHU signifiait la conscience physique et non pas seulement la terre.

Le Gayatri mantra, est la formule de prédilection de l'antique quête védique.

Il est adressé à Surya, le soleil,

"en tant que Dieu de la connaissance révélatrice,

dont l'action a le pouvoir

de nous faire accéder à la plus haute vérité."

Sri Aurobindo :

" Cette formule védique sacrée a été répétée pendant des milliers d'années par chaque brahmane dans sa méditation quotidienne.

C'est un vers tiré du Rig-Véda ,

d'un hymne du Rishi Vishvamitra"

Dans les années vingt, Sri Aurobindo dit à quelqu'un désireux de faire partie de ses disciples :

"Connaissez-vous la signification                                  du Gayatri mantra ?"

- C'est un grand pouvoir, mais j'en ignore le sens."

Sri Aurobindo :

" Cela veut dire : 

"Nous choisissons la Lumière suprême du Soleil divin ; nous aspirons à ce qu'il meuve notre mental."

Le Soleil est le symbole de la Lumière divine qui descend,

et le Gayatri exprime l'aspiration qui monte vers la Lumière divine et lui demande de venir et de donner une impulsion à toutes les activités du mental.

Dans ce Yoga aussi nous voulons faire descendre ce Soleil divin afin qu'il gouverne non seulement le mental, mais aussi le vital et l'être physique.

C'est un effort très difficile.

Tout le monde ne peut pas supporter la Lumière du Soleil lorsqu'elle arrive.

Le Gayatri choisit la Lumière divine de la Vérité

et lui demande de descendre et de gouverner le mental.

C'est la capacité de soutenir la Lumière qui détermine l'aptitude pour ce Yoga. "

Selon Sri Aurobindo, SWAR, le monde solaire par-delà le ciel et la terre, est le monde de la Vérité et de la Félicité divines -

" le quatrième monde, le supramental "

après ceux du mental, de la vie, et du corps. 

 

           OBJET DU YOGA

       Sortir du cycle du karma,

quitter la ronde mécanique de la Nature

dans laquelle                                            on est un instrument impuissant, pour

monter à un autre plan

où l'on devient un participant conscient

et un agent dynamique

dans l'édification

d'une plus haute destinée.

    Le yoga est la pratique

            de la Vérité

              SATYA.

                   

"Yoga de la            Bhagavad Gîtâ"                                  Sri Aurobindo

" C'est seulement au terme de maintes existences

- après être entré en possession de la

connaissance intégrale

après l'avoir élaborée en soi-même

au fil de vies nombreuses,

que l'on peut enfin atteindre

au Transcendant.                          

La connaissance que le Divin est tout ce qui existe  est difficile à atteindre.

Rares sur la terre sont les grandes âmes :

" Mahâtma",

capables de Le voir aussi pleinement

et d'entrer en Lui de tout leur être,

dans toutes les voies de leur nature "

SARVA-VIT  SARVA-BHAVENA. GITA II

Langage de la Gîtâ

on y trouve

un mouvement d'idées, large, ondoyant,

qui révèle un vaste esprit

et une riche expérience synthétiques.

C'est une de ces grandes synthèses

où abonda la spiritualité de l'Inde,

comme elle abonda aussi dans la création de mouvements intenses et exclusifs de connaissance et de réalisation religieuse qui poursuivent jusqu'au bout, en absolue concentration, un fil directeur, une voie, jusqu'à son issue dernière.

Cette oeuvre ne tend pas à séparer et à opposer,

mais à concilier et à unifier.    

         OM TAT SAVITUR

      VARAM RUPAM JIOTY

            PARASYA DIMAHI

   YANAHA SATYENA DIPAYËT

     La partie de l'humanité,

de la conscience humaine,

qui est capable de s'unir au supramental

et de se libérer,

sera complètement transformée

- elle avance vers une réalité future,

qui n'est pas encore exprimée dans sa forme extérieure; 

la partie qui est toute proche de la simplicité animale, de la Nature, sera réabsorbée dans la Nature et étroitement assimilée.

Mais la partie corrompue de la conscience humaine, qui permet la perversion  par son mauvais usage du mental, sera abolie.

 Cette sorte d'humanité fait partie d'un essai infructueux - à supprimer 

- comme il y a eu d'autres espèces qui ont disparu au cours de l'histoire universelle.

 

L'être subira un changement  

dans sa constitution mentale,       émotive et sensorielle

et dans une grande mesure        un changement dans la conscience corporelle et le conditionnement physique de la vie et des énergies.

Le changement de conscience sera le facteur principal,

le mouvement initial.

La modification physique sera une conséquence.

Cette transmutation de la conscience restera toujours possible                        si la flamme de l'âme devient puissante dans le coeur et le mental.

L'aspiration spirituelle est innée chez l'être humain, il est conscient des imperfections et des limitations,    

il sent qu'il faut

atteindre autre chose                          

au-delà de ce qu'il est maintenant.

La condition mentale humaine

existera toujours,  mais elle sera

une étape tournée vers                            

la condition spirituelle

et supramentale.

Sri Aurobindo "The Life Divine"

Ce qui caractérise spécialement l'humanité, c'est cette capacité mentale de se regarder vivre.                       

Avec l'être humain a commencé ce souci perpétuel de ce qui va arriver.

Ce souci est la cause principale de son tourment.         

Il est trop conscient pour être indifférent,                        

il n'est pas assez conscient pour savoir ce qui se passera.

Le pas de plus c'est de faire face au problème avec le calme et la certitude d'une confiance absolue en la Puissance suprême qui sait,

et qui peut vous faire agir.

Alors on peut agir dans une paix supérieure forte et active.                                                                             

C'est un nouvel aspect de la réalisation spirituelle.

L'action de la Nature évolutive dans un type d'être et de conscience

consiste à développer le type au maximum de ses capacités par un affinement et une complexité croissante,

jusqu'à ce qu'il soit prêt à ce que la Nature fasse éclater la coquille,  

mûr pour l'émergence décisive,             le renversement,                                        le retournement de la conscience         sur elle-même                                              qui marque une nouvelle étape             de l'évolution.

Si on suppose que

cette prochaine étape sera

l'être spirituel et supramental,

l'importance donnée à la spiritualité dans l'espèce peut être considérée comme un signe que telle est bien l'intention de la Nature,                            le signe aussi que               

l'être humain est capable

d'opérer la transition en lui-même

ou d'aider à son accomplissement.

La méthode que suivra la Nature pour créer dans l'évolution un être spirituel et supramental consistera:                           à produire dans l'être humain:

l'apparition d'un type spirituel

ressemblant à l'humanité animale

et mentale,

mais déjà marqué du sceau

de l'aspiration spirituelle.

Sri Aurobindo. The Life Divine.

 

 

 

 

LA SYNTHESE DES YOGA

Règles de conduite et Liberté Spirituelle

Le progrès dans le yoga, est une perception de plus en plus concrète de l'unité,

L'existence entière est un tout indivisible.

Nos oeuvres font partie

d'une action cosmique 

Action mondiale: l'Un  se manifeste dans le cosmos.

Notre action émerge, comme nous-mêmes, d'une universalité dont nous ne sommes pas conscients.

Tous les points de vue et toutes les règles d'action humaines sont aux yeux de la Vérité spirituelle une loi de l'Ignorance.

Notre ego et sa volonté sont les marionnettes et les créations des forces cosmiques.

Quand nous nous retirons de l'ego pour entrer dans la conscience de la Connaissance-Volonté de l'Eternel  alors nous pouvons être leur maître.

L'emprise de l'ego sur toute notre existence est difficile à secouer :

pour entrer dans l'unité et l'universalité, dans la conscience cosmique .

...................................................................................................

Quatre règles principales gouvernent la conduite humaine, suivant une échelle ascendante.

1) besoin personnel et préférence, le désir de l'individu.

2) la loi et le bien de la collectivité.

3) l'idéal moral.

4) la loi divine la plus haute de notre nature.

Quand l'homme se met en route pour le long voyage de son évolution, il ne possède que les 2 premières règles pour s'éclairer et se conduire ; elles constituent la loi de son existence animale et vitale,

- car c'est en tant qu'animal-homme, animal vital et physique qu'il commence son progrès.

La vraie besogne de l'homme sur la terre est d'exprimer dans le type humain, une image grandissante du Divin.

Qu'il le sache ou non, c'est à cette fin que la Nature travaille en lui sous le voile épais de ses processus intérieurs et extérieurs.

Mais l'homme matériel (ou animal) ignore le but intérieur de la vie;

il ne connaît que ses besoins et ses désirs; son seul guide pour accomplir ce qui est attendu de lui, est la perception de ses propres besoins   et les vibrations de son propre désir.

Sa première règle naturelle de conduite est de satisfaire avant tout ses exigences et ses nécessités physiques et vitales, et accessoirement tous les besoins émotifs ou mentaux, toutes les imaginations ou les notions dynamiques qui s'éveillent en lui.

La seule loi qui vienne contrebalancer ou :   dominer, atténuer, contredire cette impérieuse revendication naturelle, est l'obligation que lui imposent les idées,             

- les besoins et les désirs de sa famille, 

- de sa communauté ou sa tribu,

- le troupeau ou la bande dont il est membre.

le Divin se manifete toujours sous une double forme:

- une existence séparative : vyashti

- une existence collective : samashti

Le groupe résulte de la formation d'une entité collective dotée d'une vie et d'un mental collectifs.

Cette loi apparemment plus large, n'est qu'un prolongement du principe vital et animal qui gouverne l'individu élémentaire

c'est la loi de la bande ou du troupeau.

Ce besoin social est l'obscure matrice de la moralité et de l'impulsion éthique dans l'homme.

Les Quatre Aides

C'est par l'action combinée de 4 grands auxiliaires que la perfection qui vient du yoga peut être le plus aisément atteinte.

- En premier lieu: la connaissance des vérités des principes, des pouvoirs et des procédés qui gouvernent la réalisation shâstra.

- Ensuite un travail patient et persévérant suivant les lignes tracées par la connaissance, c'est la force de l'effort personnel : outsâha.

- Pour soulever notre connaissance et notre effort et les faire entrer dans le domaine del'expérience spirituelle, interviennent la suggestion directe, l'exemple et l'influence de l'Instructeur: gourou

- le concours du temps, car pour toute chose il est un cycle d'action et une période de mouvement divin: kâla.

LES TROIS MODES: "gouna".

sattva - radjas - tamas

Sattva: force d'équilibre, qualitativement elle se traduit par le bien, l'harmonie, le bonheur, la lumière.

Radjas : est la force de mouvement et se traduit qualitativement par: la lutte, l'effort, la passion, l'action.

Tamas : force d'inconscience et d'inertie, se traduit par l'obscurité, l'incapacité, l'inaction.

Généralement utilisées par l'analyse psychologique, ces distinctions sont également valables pour la Nature physique.

Chaque chose et chaque existence dans la Prakriti inférieure, les contient , et le fonctionnement de la Nature, sa forme dynamique sont le résultat de l'interaction de ces 3 pouvoirs qualitatifs.

    Le Don de Soi dans les OEuvres.

                La voie de la Guîtâ.

L'objet central de ce yoga est de transformer notre manière humaine superficielle, étroite et fragmentaire, de penser, de voir, de sentir et d'être, en une conscience spirituelle vaste et profonde, en une existence intérieure et extérieure,

et notre vie humaine ordinaire, en une manière divine de vivre.

Tout doit être donné au Tout universel et au Suprême transcendant.

Une concentration absolue de notre volonté, de notre coeur et de notre pens, sur ce Divin unique et innombrable, une consécration sans réserve de tout notre être, tel est le mouvement décisif, le retournement de l'ego vers Cela qui est infiniment plus grand que lui, son don de soi et son indispensable soumission.

La vie de la créature humaine telle qu'elle est ordinairement vécue, se compose d'une masse à moitié fixe et à moitié fluide, de pensées, de perceptions, de sensations, d'émotions, de désirs et de jouissances très imparfaitement réglés, d'actes en grande partie habituels et répétitifs qui ne sont que partiellement dynamiques et perfectibles, et tout est centré autour d'un ego superficiel.

La somme du mouvement de ces activités aboutit à une croissance interne en partie visible et opérante en cette vie, en partie retenue comme un germe de progrès pour les vies futures.

Cette croissance de notre être conscient, l'expansion, l'expression progressive, le développement de plus en plus harmonisé des diverses parties qui nous constituent, sont le sens même et la sève de l'existence humaine.

C'est pour ce développement significatif de la conscience par la pensée, la volonté, les émotions, le désir, l'action et l'expérience, aboutissant à la suprême découverte de soi, que l'Homme, être mental, s'est revêtu d'un corps matériel.

Tout le reste est accessoir et subordonné ou accidentel et superflu; seul importe ce qui soutient et aide l'évolution de sa nature et l'éclosion progressive, la découverte de son esprit.

 

 

 

 

 

 

 

Tantôt Sattva l'emporte,                           en dominant Rajas et Tamas,

 tantôt c'est rajas qui domine           sattva et tamas,

 tantôt c'est tamas qui domine         sattva et rajas

Quand par toutes les portes du corps rayonne la lumière de la connaissance, on peut comprendre que sattva prédomine.

L'âme, attachée à la jouissance des guna et de leurs résultats, concentre sa conscience sur les activités inférieures et extérieures de la vie, du mental et du corps dans la Nature.

Elle s'emprisonne dans leurs formes et ignorante du libre pouvoir  et du libre domaine du Purusha libérateur, elle oublie sa propre conscience plus grande, qui se tient derrière ces formes dans l'esprit.

Si nous voulons être libérés et parfaits nous devons quitter tout cela, abandonner les guna et nous élevant au-dessus,

retrouver la puissance de la libre conscience spirituelle

qui domine la Nature.

 YOGA DE LA BHAGAVAD GITA             Sri Aurobindo 

" Pour nous rendre heureux nous courons après toutes choses;           nous poursuivons notre folle chevauchée dans le monde extérieur de nos sens."

     Le monde n'est pas réel.

Il n'est pas non plus illusoire ou trompeur;

il est seulement imparfait ou relatif.

     Il doit exister une réalité qui lui soit sous-jacente.

     Il doit y avoir un substratum à cette imagination.

     Ce substratum, c'est la Réalité transcendente, c'est Brahman.

     Cette Réalité existe en soi, au-delà du temps, immuable.

     Le monde n'est que phénoménal et temporel.

     Le Réel est , simplement;              mais nous essayons de le caractériser par la connaissance

et nous nous ne trouvons pas de prédicat qui lui convienne.

     La Réalité éternelle se manifeste      vis à vis du monde

sous la forme du Moi, âtman,                 et du Seigneur Îshvara.

Îshvara, par sa mâyâ , son pouvoir de création phénoménale, construit le monde en tant que phénomène temporel.  

Le Réel, l'Absolu, est sans relations.

C'est par l'artifice de mâyâ que la Réalité, inconditionnée et dénuée de relations, revêt l'apparence du monde des relations phénomènales.

Mâyâ est ce qui limite et délimite.

C'est elle la créatrice du monde des apparences finies.

Le fini est l'infini qui nous est partiellement voilé.                    

 

Sauvons notre Planète!!

Paroles d'enfants:

28/03/2019

 " Bonjour, je suis Severn Suzuki                                       et je représente l' E.C.O. :

" Organisation des Enfants pour la Defense de l'Environnement ".

Nous sommes un groupe d'enfants canadiens âgés de 12 à 13 ans. Nous avons réuni l'argent nécessaire pour faire 8000 kms afin de vous dire, à vous, adultes, que vous devez changer votre façon de faire.

En venant ici, je me bats pour mon avenir. Perdre mon avenir n'est pas la même chose que perdre des élections, ou quelques points à la Bourse.

Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés du monde entier dont les cris passent inaperçus.

Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent partout sur la planète parce qu'ils n'ont plus aucun endroit où aller.

J'ai peur d'aller au soleil maintenant à cause des trous dans la couche d'ozone. J'ai peur de respirer l'air car je sais quelles substances chimiques il contient ...

Nous entendons parler de plantes et d'animaux qui s'éteignent tous les jours, perdus à jamais.

J'ai rêvé de voir de grands troupeaux d'animaux sauvages,des jungles, des forêts tropicales pleines d'oiseaux et de papillons.

Mais aujourd'hui je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir.

Etiez-vous obligés de vous préoccuper de ces choses lorsque vous aviez mon âge ?

Toutes ces choses se passent devant nos yeux et pourtant nous agissons comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions.

Je suis seulement une enfant, et je n'ai pas toutes les solutions, mais j'aimerais que vous réalisiez que vous non plus !

Vous ne savez pas comment réparer les trous dans la couche d'ozone.

Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les rivières mortes.

Vous ne savez pas comment ramener à la vie des animaux désormais éteints,

et vous ne savez pas ressuciter les forêts qui existaient là où maintenant il y a le désert.

Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s'il vous plaît, arrêtez la casse ! 

Vous pouvez être ici en tant que délégués de gouvernements, hommes d'affaires, PDG, journalistes ou politiciens,

mais en réalité vous êtes des pères, mères, frères, soeurs, oncles, tantes, et vous êtes tous, sans exception, l'enfant de quelqu'un.

Je suis seulement une enfant, et pourtant je sais que nous faisons partie d'une famille forte de 4 milliards de personnes, forte de 30 millions d'espèces, et que les frontières et les gouvernements ne changeront jamais ça.

Je ne suis qu'une enfant, et pourtant je sais que le problème nous concerne tous et que

nous devrions agir comme un seul monde dans un seul but.

Au Canada, nous menons une vie privilégiée, avec plein de nourriture, de l'eau et un abri. Nous avons des montres, des bicyclettes, des ordinateurs, des télés, ...etc... je pourrais continuer pendant deux jours.

Ici, au Brésil, voici ce qu'un enfant des rues nous a dit :

" J'aimerais être riche et si je l'étais, je donnerais à tous les enfants des rues, de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l'amour et de l'affection."

Si un enfant qui n'a rien est prêt à partager, pourquoi nous, qui avons tout, sommes-nous toujours si avares ?

Le lieu où l'on naît fait une énorme différence ; je pourrais être un de ces enfants vivant dans les bidonvilles de Rio, être un enfant mourant de faim en Somalie, victime de la guerre au Moyen-Orient, ou mendiante en Inde.

Je ne suis qu'une enfant, pourtant je sais que si tout l'argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d'environnement, à en finir avec la pauvreté, à chercher des accords, quel endroit merveilleux serait la Terre ! N'oubliez pas pourquoi vous participez à ces conférences, pour qui vous le faites !

Nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel genre de monde nous sommes en train de grandir. les parents devraient pouvoir consoler leurs enfants en disant :

" Tout ira bien, ce n'est pas la fin du monde, et nous faisons du mieux que nous pouvons." .

Mais je ne pense pas que vous puissiez nous dire encore cela.

Sommes-nous dans votre liste de priorités ?

Mon père me dit :" Tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis ".

Ce que vous faites me fait pleurer la nuit.

Vous, les adultes, vous dites nous aimer, eh bien je vous mets au défi :

" S'il vous plaît, faites que vos actions reflètent vos paroles ! ".

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2020: L'amérique envoie un message:                        aux formes de vie existant dans l'univers, en les invitant à prendre contact avec les Terriens. Ce faisant ils leurs proposent sur un DVD des échantillons de sportifs et un discours attractif pour lier connaissance. Ce qui sous-entend que les extra-terrestres possèdent le moyen d'utiliser ces DVD...Wait and see...

" Maison, téléphone Maison !!! "

 

POLLUTIONS MARITIMES PRINCIPAL FLEAU DU XX è SIECLE

" La terre est vivante et il appartient à chacun de la protéger, de la respecter ".

Edouard Bonnefous : " L'environnement en péril "                              Propos recueillis par Elisabeth Zana. 2001.

     " Ayant réussi dans certains domaines à dominer la nature, l'homme du XXe siècle a tendance à négliger la revanche parfois brutale, que la nature peut prendre" , écrit-il dans un de ses ouvrages. C'est ce combat, celui d'une vie attachée à la nature et à ses bienfaits que le Président Edouard Bonnefous a désiré évoquer dans les pages qui vont suivre. Dans l'espoir d'empêcher que par l'Homme devenu son prédateur " la civilisation périsse par la civilisation". Dans l'espoir de contribuer à " sauver l'espèce humaine et sauver la vie sur la terre de la catastrophe finale"

     Pour  " faire comprendre que la terre est vivante et qu'il appartient à chacun de la protéger, de la respecter ".

LES FONCTIONS ECOLOGIQUES

La préservation des fonctions écologiques des forêts tropicales est absolument prioritaire du point de vue social et économique. 

Bien que les forêts tropicales ne couvrent qu'un sixième de la surface de la terre, elles reçoivent la moitié de toutes les pluies qui tombent sur la terre. Des millions de tonnes d'eau traversent ces forêts dans un cycle sans fin de transpiration, évaporation et précipitation.

Au fur et à mesure que les forêts sont détruites, leur capacité de réguler la température et l'humidité se perd, ce qui affecte sérieusement les climats locaux et régionaux.

Les forêts tropicales sont un gigantesque réservoir d'eau qui protègent les zones en aval contre les inondations et la sécheresse.

Des études menées en Côte d'Ivoire sur les perturbations du régime de l'eau ont démontré que le niveau des rivières venant du parc national Tai est trois à cinq fois supérieur à la fin de la saison sèche à celui de rivières venant de zones voisines où les forêts du bassin fluvial ont été détruites pour les besoins de plantations de café. Tout au long de l'année, et plus encore pendant la saison sèche, ces eaux jouent un rôle essentiel pour l'agriculture en aval.
En Amazonie, sont cent cinquante fois supérieurs à ce qu'ils sont dans les forêts intactes.

Dans ces régions:

la plupart des communautés humaines sont installées le long des rivières et adaptent leur agriculture au cycle régulier des flots. La perturbation des forêts du bassin fluvial a entraîné d'importantes pertes pour les communautés  paysannes en aval.

 la production agricole en aval de la rivière a notablement souffert de l'accroissement des crues.

Dans les forêts tropicales intactes, seule une partie des précipitations atteint le sol, le reste étant absorbé par la végétation.

Des études menées en Asie du Sud-Est démontrent que:

la canopée d'une forêt vierge intacte est capable d'absorber jusqu'à 35% des pluies.

Après défrichement, ce taux tombe à moins de 20%.

Dans les plantations de caoutchouc, la canopée absorbe en règle générale seulement 12% des pluies.

La plus faible absorption des pluies par la végétation engendre une très forte progression dans l'érosion du sol.

Des plantations d'huile de palme, par exemple, peuvent perdre jusqu'à 11 fois plus de terre que les forêts naturelles.

Le taux d'érosion des terrains tropicaux agricoles peut être 34 fois supérieur à celui des zones forestières naturelles.

Les conséquences sont, entre autres:

inondations, érosion, envasement,

pollution de l'eau potable

diminution sérieuse des populations de poissons.

Les conséquences écologiques de la dégradation et de la destruction des forêts tropicales affectent bien plus de monde que les 200 millions d'habitants de ces forêts.

40% des paysans des pays en voie de développement vivent dans des zones agricoles qui dépendent des eaux de la forêt.

Ce n'est pas sans raison que les populations rurales de Thaïlande, Malaisie, Indonésie et des Philippines s'opposent activement à la déforestation. 

La catégorie de réfugiés la plus nombreuse dans le tiers monde est en 1994: constituée des millions de personnes qui ont été déplacées  par suite de la destruction du milieu naturel.     

Assurer les fonctions écologiques de la forêt revient à assurer la survie de ceux qui en dépendent.

REDUIRE LA DEMANDE EN EAU

Nous pouvons y parvenir en utilisant beaucoup plus efficacement l'eau dont nous disposons, tâche que les techniques existantes peuvent nous aider à accomplir sans diminuer notre qualité de vie.

Sandra Postel de l'institut WorldWatch : " Le potentiel de la conservation est immense et à peine exploité. C'est la dernière oasis de l'humanité."

Les économies susceptibles d'être réalisées sont effectivement considérables, particulièrement en raison du gaspillage extraordinaire qu'impliquent les méthodes existantes. ..

Ceci constitue un objectif accessible par l'emploi de techniques efficaces.

D'après tous les sondages, 80% de la population considère le changement climatique  comme le plus grave problème écologique.

Mais, dans leurs comportements individuels, les défenseurs les plus engagés de l'environnement mettent volontiers leurs inquiétudes en sourdine pour s'acheter une voiture, monter la climatisation ou partir en vacances à l'autre bout du monde.

 

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LA MER EN DANGER

LES POLLUTIONS MARITIMES, PRINCIPAL FLEAU DU XXè SIECLE.

 Un centième des masses aquatiques de notre planète est directement utilisable par l'homme. Ce centième est de plus en plus menacé par les pollutions de toute nature et par une consommation impressionnante.

Soixante et onze pour cent de la surface du globe occupée par la mer sont régulièrement menacés par toutes les formes de pollutions qui peu à peu perturbent tout le cycle de l'eau.

Les pollutions commencent avec les rejets et les déversements des eaux usées dans les rivières, lacs et fleuves.

Ces derniers se jetant naturellement dans la mer entraînent tous les rejets dans leur sillage et provoquent des conséquences inévitables sur tout le cycle de l'eau, donc de la vie terrestre.

( Méditerranée:  2020 Actuellement, des scientifiques explorent le fond de la méditerranée, ( consultez Arte ) et découvrent, heureusement surpris, l'existence de formes inattendues de vie.)

 "Devenue l'égout des terres qui l'entourent avec l'explosion démographique des riverains, elle reçoit 37 milliards de mètres cubes de déchets urbains !"

- Dans L'Homme ou la Nature ? vous écriviez: 

" Non, la mer, par l'immensité de son volume, n'est pas une poubelle géante purificatrice."  Ne pensez-vous pas qu'aujourd'hui hélas ce soit le cas?

- J'ai fréquemment, pour ma part, dénoncé les centaines de milliers de tonnes de plomb qui gisent au fond de nos océans, sans compter les milliards de particules toxiques qui, sur terre, pénètrent peu à peu la nappe phréatique. Ainsi c'est tout le cycle de l'Environnement que j'ai souhaité préserver en dénonçant à la tribune de l'Assemblée Nationale puis au Sénat, les accidents dramatiques et les répercussions non moins dramatiques qu'entraînent les dégâts occasionnés par l'homme.

" Tous les polluants déversés en provenance des continents, que ce soient les métaux lourds tels que le cadmium, les hydrocarbures aromatiques polycycliques - molécules organiques cancérigènes - ou microbiotiques - virus, bactéries... affectent l'environnement côtier.

La vie marine est brutalement attaquée dès lors que rejets industriels ou domestiques ne peuvent plus éviter le lent empoisonnement de l'écosystème  tout entier.

Aux déchets industriels "classiques"' sont venus s'ajouter les détergents. Aujourd'hui, leur fabrication est sous haute surveillance et la biodégradabilité un argument publicitaire de poids. Cependant, ils participent à la réduction du pouvoir épurateur du milieu marin auquel il convient d'ajouter les nombreux pesticides encore employés dans l'agriculture. L'énorme gaspillage créé par certaines techniques d'irrigation massive qu'il conviendrait de supprimer vient augmenter les risques constants de désastre écologique.

LA SYMBOLIQUE MER D'ARAL

La mer d'Aral est un des symboles les plus parlants des ravages que peut faire l'humain quand il décide de dominer les éléments . Dans les années 1950, il est décidé d'accroître la production de coton dans le désert d'Ouzbékistan. Il fut ordonné de détourner la quasi-totalité des 55 milliards de mètres cubes d'eau que les rivières Amu-Dar'ya et Syr-Dar'ya déversaient chaque année dans la mer d'Aral. Il en résulta une catastrophe écologique que tout le monde connaît aujourd'hui. La mer d'Aral était jadis le quatrième plus grand lac d'eau douce du monde... Le fond du lac s'est transformé en 150 millions de tonnes d'un mélange toxique, composé de terre, de sel et de résidus de pesticides. Emportés par les vents ils sont dispersés sur les terres agricoles voisines ...ils contaminent l'air et l'eau potable sources de maladies endémiques...

IMPACT SUR LA BIODIVERSITE

Les fleuves et les rivières jouent un rôle vital dans le maintien de la biodiversité. Ils offrent un habitat aux poissons et à une grande variété d'autres êtres aquatiques. Ils protègent les zones humides, préservent la fertilité des deltas et alimentent la mer en substances nutritives.

Or plus de la moitié de la totalité de l'eau accessible est aujourd'hui détournée pour l'usage de l'homme, ce qui crée des dommages graves et parfois irréversibles.

Ce fragile équilibre est menacé par le surpompage de l'eau des fleuves et des rivières, mais aussi des nappes aquifères.

L'eau des nappes souterraines remonte pour alimenter les fleuves, les rivières et les lacs afin de les maintenir à niveau en permanence.

Ces nappes sont le fournisseur en eau de base de certains des plus grands fleuves du monde,

comme le Mississippi, le Yang-Tseu-Kiang et le Niger.

Par ailleurs, elles repésentent souvent la seule source d'alimentation en eau de nombreuses zones humides, habitats essentiels d'une abondante faune.

ZONES HUMIDES UN DES BIENFAITS DE LA PLANETE DETRUIT A TOUR DE BRAS.

On appelle zones humides les petits étangs, les marécages, les marais, les oasis du désert ou les gigantesques marais comme les Everglades en Floride, les deltas côtiers comme la Camargue en France, et les vastes deltas intérieurs comme l'Okovango en Afrique. 

Ce sont des habitats essentiels pour la faune et la flore: en Europe, 25% des oiseaux et 11% des mammifères ont fait des zones humides d'eau douce leur principal terrain de procréation et d'alimentation.               

Ces espaces sont particulièrement importants pour les oiseaux migrateurs, qui y trouvent une halte vitale lors de leurs longs voyages.

CURIBITA: HISTOIRE D'UN SUCCES:

La ville brésilienne de Curibita a accompli des progrès considérables en matière de réduction de la pollution de l'air. Peuplée de 2,2 millions d'habitants, Curibita a effectué sa révolution sous l'administration de son maire Jaime Lerner, en adoptant un design urbain intelligent. son centre est devenu piétonnier et a été décoré de milliers de fleurs. Des habitations pour familles à faibles revenus ont été construites à proximité des centres commerciaux, de loisirs et d'affaires

Des écoles, des cliniques et des boutiques ont été bâties dans les faubourgs afin de réduire les trajets. De nouveaux autobus, ainsi que des couloirs de bus supplémentaires ont été mis en service, offrant un système de transports publics hautement performant, fiable, confortable, rapide et entièrement autofinancé. Ce moyen de transport est aujourd'hui utilisé par les trois quarts des banlieusards. Les cyclistes disposent de 150 km de pistes cyclables bien conçues et séparées des voitures.

Résultat: Curibita n'a pas de problèmes de circulation et économise 30 millions de litres d'essence par an.                   De plus, 16 nouveaux grands jardins publics ont été créés, des centaines de milliers d'arbres ont été plantés.

Des réglementations et des taxes incitatives ont été mises en place dans le but de protéger et de développer les jardins privés et les terrains boisés.

L'espace vert public de la cité s'est multiplié par plus de cent, passant en 25 ans de 5 à 581m² par personne, les terrains boisés couvrant un sixième de la ville. Il résulte de toutes ces mesures que l'air de Curibita est le plus sain du Brésil. La ville est à la fois formidablement vivable et probablement plus écologiquement viable qu'aucune autre ville du monde.

TERRE , MATIERE VIVANTE

La bonne terre est un mélange de matières organiques, de granules naturels, d'air et d'organismes vivants.

Parmi ces derniers, des millions de microbes comme les bactéries et les organismes fongiques, ainsi que les amibes, les nématodes, les lombrics, les mille-pattes, les scolopendres, les fourmis, les araignées et les coléoptères.

Ensemble ils forment la partie la plus importante du sol, sa couche supérieure, la couche arable, essentiellement composée d'humus.

C'est là que les plantes puisent la plupart des nutriments dont elles ont besoin pour pousser et rester vivaces.

C'est également l'humus qui contribue à maintenir l'homogénéité du sol et lui procure cette nature friable lui permettant de s'imprégner d'air et d'eau.

L'humus est formé par les résidus décomposés des plantes et les excréments des organismes vivants dans le sol.

Parmi ces derniers, le lombric est essentiel. Il va chercher des matières végétales mortes ou mourantes  à la surface du sol, les digère sous terre et les transforme en un humus riche qu'il redépose à la surface sous forme d'une parfaite couche arable, tout en aérant au gré de ses déplacements le sol situé au-dessous d'elle.

LA PRINCIPALE SOLUTION, REDUIRE LA DEMANDE EN EAU.

" La conservation de l'eau: Sandra Postel de l'intitut WorldWatch: "                                                                                         Le potentiel de la conservation est immense et à été à peine exploité. C'est la dernière oasis de l'humanité"

ACTIONS INDIVIDUELLES

Chacun de nous peut contribuer à empêcher le changement climatique et la pollution de l'air. Nous participons tous au problème: 20% des émissions humaines de CO2 viennent des foyers domestiques, 25% des voitures.

° Recourir aux prédateurs naturels, comme les coccinelles, aux plantes répulsives comme le basilic, la ciboulette, la menthe, les soucis et les chrysanthèmes dans son jardin, ainsi qu'au compost et au paillis. Pratiquer la plantation alternée des cultures ou répandre de la cendre ou des coquilles d'oeuf écrasées sur le sol pour dissuader escargots et limaces.

EDGAR MORIN:

" Il faudrait, à la faveur de la civilisation mondialisée, que surviennent de grands progrès de l'esprit humain, non tant dans ses capacités techniques et mathématiques, non seulement dans la connaissance des complexités, mais dans son intériorité psychique. Il est clair à nos yeux ( à nos yeux seulement) qu'une réforme de la civilisation occidentale et de tous les systèmes d'éducation est nécessaire, et il est non moins clair que règne l'inconscience totale et profonde de la nécessité de cette réforme."

REDONNER DU PRIX ET DE LA VALEUR A NOS OBJETS

Recycler et réutiliser

40% des déchets domestiques peuvent être recyclés ou réutilisés, remis à neuf, réparés ou remanufacturés

Les sacs en plastiques sont devenus un problème d'ampleur planétaire.

Incinérés, ils envoient des émanations toxiques dans l'air. ...

Ils jonchent les rues, les routes, les rivières, les mers du monde.                                                                              

En Inde des milliers de vaches meurent après en avoir mangé.

COUCHE D'OZONE

Extrait du discours du Président Jacques Chirac

à l'occasion du 2ème Sommet de la Terre de Johannesburg, août 2002.

" Nous nous comportons collectivement comme si nous avions à notre disposition une planète de rechange sur laquelle nous pourrions aller nous installer le moment venu en conservant nos habitudes de vie."

1974    En Californie, des savants firent une 1ère mise en garde au monde. Ils attiraient l'attention sur les dangers des CFC  (chlorofluocarbones) au moment où ils atteignaient la stratosphère.

A chaque printemps polaire, ces CFC, en se combinant au froid intense et à la lumière solaire, réagissaient en détruisant des milliers de molécules d'ozone,

créant un amincissement de l'ensemble de la couche d'ozone qui protège la terre.

La découverte, en 1985,

d'un énorme trou dans la couche d'ozone au-dessus de l'Antarctique

confirma la réalité irréfutable du phénomène aux Etats du monde entier.

En 1987, ceux-ci signèrent le Protocole de Montréal interdisant les CFC  dans les pays industrialisés.

LA VOIX DE LA FORÊT

Chef Raoni est le leader du mouvement pour la défense de la forêt amazonienne.                                                   

Pour cette cause, il a risqué de nombreuses fois sa vie.

" Mon pays est un territoire immense. Il est plein de gibier, de fleurs et de fruits. C'est la plus belle des forêts.

Mais elle est menacée et je suis inquiet.

Tout autour de la réserve, là où le soleil se lève et là où il se couche, la forêt brûle.

A partir du mois d'août, un halo bleu envahit le village et les enfants toussent et attrapent des maladies pulmonaires. Des halos illuminent la nuit.

Les fermiers blancs mettent le feu à la jungle.

Dans l'épaisseur du ciel, les flammes illuminent le manteau vert et l'horizon disparaît sous un voile noir.

Alors, les perroquets se mettent à voler entre les cimes des arbres, les serpents se cachent dans les racines des orchidées, les jaguars, les tapirs, les pécaris fuient le brasier en longeant les berges des rivières, les arbres partent en fumée et avec eux les papillons, les oiseaux, les plantes.                    

La forêt meurt de la folie des hommes blancs.

En principe, notre territoire est protégé par la loi, mais il est très difficile de le contrôler. 

Les bucherons, les chercheurs d'or et les fermiers blancs ne respectent pas la loi.                              

Il leur faut de la terre, encore de la terre, toujours de la terre. Ils la fouillent comme des cochons              

Ils veulent la transformer en prairie pour élever des vaches. Ils souillent l'eau pour en extraire l'or.    

Ils tuent le gibier pour le plaisir et le laisse mourir sur place. Si on faiblit, ils nous écrasent.

Pour contourner les lois, certains Blancs sans scrupules achètent à bas prix de grandes étendues de forêt et s'assurent qu'aucune tribu n'y vit, en engageant des pistoleros, des nettoyeurs qui attirent les Indiens avec des cadeaux et les massacrent.                                                                        

On a découvert des charniers contenant des dépouilles d'hommes et de femmes, et même de chiens.

Dans les années 1980, nous avions fait confiance aux Blancs qui avaient délimité notre réserve. Et puis sans prévenir, ils ont construit une route au milieu. Elle a apporté la maladie. Les enfants ont commencé à mourir de la grippe. Ils tombaient comme des mouches et les femmes ne voulaient plus avoir d'enfants pour ne plus les voir mourir.

Des vêtements infectés de variole ont même été jetés au-dessus des villages en avion. Ils voulaient nous éliminer.

Nous avons décidé de montrer notre détermination.

Aujourd'hui on ne tue plus les Blancs qui violent notre territoire. On les déshabille et on les renvoie à la ville.

Avant l'arrivée des Blancs, il y avait 5 millions d'Indiens.

Aujourd'hui, il en reste à peine 250 000 ...

Lorsque nous avons commené à faire entendre nos voix dans les années 1980, des indiens ont été renvoyés  de Brasilia où ils étaient venus demander un audience au président.

On leur a dit qu'il ne pouvait pas les recevoir parce qu'ils ne portaient pas de cravate.

L'homme blanc est étrange.

Il ne prend pas le temps de rêver, de méditer, de célébrer la beauté de la terre, la naissance de l'aube, la douceur de la rivière lorsqu'on s'y baigne au crépuscule. Il ne regarde pas les étoiles.

Il lui faut de l'argent, toujours de l'argent."

DESTRUCTION DE LA COUCHE D'OZONE

ET ATTEINTES A LA SANTE HUMAINE ET A LA BIODIVERSITE

La destruction de la couche d'ozone laisse filtrer des niveaux accrus de rayons ultraviolets (U V) partout dans le monde. L'exposition à ces rayons est directement liée à l'augmentation des taux de cancers de la peau.

En 2001 déjà, on a diagnostiqué une forme ou une autre de cancer de la peau chez 1,3 million d'Américains. 

10 000 d'entre eux étaient prédestinés à y succomber dans l'année.

Certains spécialistes du cancer  classent désormais cette maladie parmi les épidémies, particulièrement en Australie où dans les Etats comme le Queensland, quatre personnes sur cinq souffriront d'un cancer de la peau au cours de leur vie.

Les scientifiques avertissent que, d'ici à 2060, nous devons nous attendre à un accroissement global de 10% des cancers de la peau.

L'exposition à des niveaux plus élevés de rayons ultra-violets affaiblit également notre système immunitaire et endommage nos yeux par des cataractes, la principale cause de cécité dans le monde.                 

La diminution de la couche d'ozone est également nuisible à la culture du riz.

Elle ralentit la croissance d'une grande variété de plantes et d'arbres.

Enfin, elle tue, dans les océans, le plancton qui est à la base de la chaîne alimentaire marine et joue un rôle important dans l'absorption du dioxyde de carbone, le principal gaz à effet de serre.  

L'anthropologue  Marita von Bieberstein Koch-Weser rappelle:

Au Moyen Âge on mettait des siècles pour bâtir une cathédrale.

La construction de la cathédrale de Cologne, par exemple, a pris cinq cents ans. 

Les gens payaient des impôts spéciaux et charriaient des pierres en sachant fort bien que la cathédrale ne serait pas terminée de leur vivant, que ne viendraient y prier que leurs lointains descendants.

Si on devait transposer pareil tableau à notre époque, cela voudrait dire que nous devons aujourd'hui nous soucier de ce qu'il adviendra en l'an 2500. Aux yeux de cette anthropologue, cet exemple illustre le principe de développement durable, qui est l'exacte antithèse de l'adage latin carpe diem.

Il nous faut bâtir une nouvelle civilisation

qui refléterait le même souci de la nature que celui de la philosophie traditionnelle des Amérindiens:

" Nous n'héritons pas de la terre de nos parents,

  nous l'empruntons à nos enfants."

Nous devons nous transformer de telle sorte que

la valeur de la notion d' " être " l'emporte en chacun de nous sur le désir d' "avoir".

Le sens profond de la vie réside dans la conscience de ce que

l'humanité ne vit pas seule en ce monde,

que l'être humain n'est pas le roi, mais une partie de la nature. 

Cette idée doit s'intégrer dans nos principes éthiques.

Traduction: Galina Ackerman et Paul Lequesne.

Toute vie sur notre planète a besoin de nutriments, minéraux ou composés de phosphore et d'azote. Ils déterminent la vigueur avec laquelle la plante grandit, croissance dont dépendent les animaux. Nous sommes éminemment impliqués dans ces cycles, nos ancêtres l'ont observé à grande échelle. Les forêts furent abattues pour libérer de l'espace et en tirer du matériel de construction. Sur les sols dénudés, les villageois ont pratiqué l'agriculture.

Au début, le sol recelait des milliers de tonnes de CO2 sous forme d'humus. La masse brune se mit alors à se décomposer lentement, car sans l'ombre rafraîchissante des arbres, la terre se réchauffa et les bactéries et champignons purent s'activer . Il se produisit une sorte de superamendement qui aidèrent à surmonter la famine et se prolongèrent jusqu'à l'épuisement de la glèbe.

Comme la terre était bonne à faire pousser de l'herbe, les parcelles furent utilisées comme pâtures.

Avec la découverte de l'engrais chimique, il fut possible de répandre des nutriments à volonté.

L'eau est un solvant dans lequel se dispersent toutes les substances majeures que les végétaux absorbent par leurs racines.

L'humidité s'infiltre dans les couches inférieures de la terre, jusqu'à atteindre la nappe phréatique.

 

 Cours de yoga Agen Nérac

Le yoga est la pratique de la vérité dont la connaissance donne la vision,

et cette pratique a pour force motrice un esprit de dévotion illuminée, de calme,

ou de fervente consécration à Cela que la connaissance voit comme étant le Suprême.

Asatya (destruction de la Vérité.)

produit un destin néfaste.

Satya (Vérité) protège la destinée. 

Sri Aurobindo

PERFECTION DE L'EGALITE

Un coeur libre est un coeur délivré des rafales et de l'orage des affections et des passions; les assauts du chagrin de la colère, de la haine, de la peur, l'inégalité de l'amour, le trouble de la joie, l'angoisse de la douleur, quittent le coeur égal et le laissent large, calme, apaisé, lumineux, divin.

Ces choses ne sont pas obligatoires pour la nature essentielle de notre être, ce sont des créations de la fabrique  actuelle de notre nature extérieure active, mentale et vitale, et ses transactions avec l'entourage.

C'est le sens de l'ego qui est responsable de ces aberrations, il nous pousse à agir comme des êtres séparés qui font de leurs exigences et de leurs expériences  isolées le critère des valeurs de l'univers.

Quand nous vivons en unité avec le Divin en nous-mêmes et avec l'esprit de l'univers, ces imperfections nous quittent et disparaissent dans la calme puissance et la félicité égale de l'existence spirituelle intérieure. 

Toujours, cette existence est là, au-dedans de nous, et elle transforme les contacts extérieurs avant qu'ils ne la touchent, elle les fait passer par une âme subliminale, psychique en nous qui est l'instrument caché de sa félicité d'être.

Par l'égalité du coeur, nous échappons à cette âme de désir troublée qui règne à la surface, nous ouvrons les portes de cet être plus profond, nous ramenons  ses réponses et imposons leurs vraies valeurs divines à tout ce qui sollicite notre être émotif.

 Le résultat de cette perfection est un coeur de sentiments spirituels, libre, heureux, égal, qui embrasse tout.

Nos oeuvres font partie d'une action cosmique indivisible ; elles se mettent d'elles-mêmes à leur place dans le tout d'où elles émergent, et leur résultat est détermniné par des forces qui nous dépassent .

Cette action mondiale, dans sa vaste totalité  et en chacun de ses plus infimes détails, est l'indivisible mouvement de l'Un qui se manifeste progressivement dans le cosmos.

De même l'être humain devient progressivement conscient de sa propre vérité e de la vérité des choses à mesure qu'il qu'il s'éveille à la présence de l'Un au-dedans de lui et en dehors de lui, et qu'il prend conscience du processus occulte et miraculeusement significatif des forces de l'Un dans la marche de la Nature.

Cette action, ce mouvement, ne se limite pas à nous-mêmes ni à ceux qui nous entourent, ni à la petite portion fragmentaire des activités cosmiques que nous percevons dans notre conscience superficielle.

Ce mouvement est soutenu par une immense existence environnante et sous-jacente qui est subliminale ou subconsciente par rapport à notre mental,

ce mouvement est soutenu par une immense existence transcendante qui est supraconsciente par rapport à notre nature.

Notre action émerge - comme nous-mêmes - d'une universalité dont nous ne sommes pas conscients ;

nous lui donnons une forme selon notre tempérament personnel,  notre mental personnel et la volonté de notre pensée,

ou selon la force de nos impulsions et de nos désirs.

Mais la vraie vérité des choses, la vraie loi de l'action, dépasse ces formations humaines et personnelles.

Tous les points de vue et toutes les règles d'action humaines qui ignorent la totalité indivisible du mouvement cosmique, sont aux yeux de la Vérité spirituelle une vue imparfaite et une loi de l'Ignorance,

quelle que soit leur utilité pratique extérieure.

SYNTHESE DES YOGA

Poème de Sri Aurobindo :

LE LABEUR D'UN DIEU

J'ai ramassé mes rêves dans un air argenté

     Entre l'or et le bleu

Et les ai enveloppés là doucement et laissés là,

     Mes rêves et mes bijoux de vous.

J'avais espéré bâtir un pont d'arc-en-ciel

     Pour marier le sol au ciel

  Et semer dans cette planète dansante

     Les humeurs de l'infiitude.

 Mais nos cieux étaient trop brillants, trop lointains,

     Trop frêle leur substance éthérée,

Trop splendide et subite notre lumière ne pouvait pas rester;

     Les racines n'étaient pas assez profondes.

 Celui qui voudrait apporter ici les cieux

     Doit descendre lui-même dans l'argile

Et porter le fardeau de la nature terrestre

     Et marcher le chemin douloureux.

Forçant ma divinité je suis descendu 

     Ici sur cette terre sordide,

Ignorante, laborieuse, produit humain

     Entre les portes de la mort et de la naissance.

 J'ai creusé longtemps et profond

     Dans une horreur de fange et de boue

Un lit pour la chanson de la rivière d'or*

     Une demeure pour le feu qui ne meurt pas.

* L'or est le symbole du Supramental.

" Entrez en communion avec la Nature

vous sentirez s'élever l'aspiration d'un amour intense.

Life must blossom like a flower offering itself to the Divine. "

There is a mental projection  when you give a precise meaning to a flower.

It can answer, vibrate to the contact of the projection, accept the meaning, but a flower has no equivalent for the mental consciousness.

In the vegetal kingdom

there is a begining of the mental consciousness.

In the animal it is different:

the mental life begins to form

and for them things have a meaning.

But in the flower it is something like the movement of a baby

- it is neither a sensation nor a feeling, but something of both; it is a spontaneous movement, a very special vibration.

If you are in contact with it, if you feel it, you can get an impression which may be translated as a thought.

That is how I give a meaning to flowers and plants.

There is a kind of identification with a vibration, a perception of the quality that it represents.

Little by little, through a kind of approximation that sometimes comes all of a sudden and on other occasions needs time,

there occurs a close approach between these vibrations,

that are of the vital-emotional order,

and the vibration of mental thought.

If there is sufficient accord,

you have a direct perception of what the plant may signify.

IDENTIFICATION WITH FLOWERS

A deep concentration seized on me, and I perceived that I was identifying myself with a single cherry-blossom,

then through it all cherry-blossoms;

and as I descended deeper in the consciousness,

following a stream of bluish force,

I became suddenly the cherry-tree itself,

stretching towards the sky like so many arms

its innumerable branches laden with their sacrifice of flowers.

Then I heard distinctly this sentence:

     " Thus hast thou made thyself one with the soul of the cherry-trees

and so thou canst take note  

that it is the Divine who makes the offering of this flower-prayer to heaven."

When I had written it, all was effaced;

but now the blood of the cherry-tree flows in my veins and with it flows an incomparable peace and force.

What difference is there between the human body and the body of a tree?

In truth, there is none:

the consciousness which animates them is identically the same.

Then the cherry-tree whispered in my ear:

" It is in the cherry-blossom

that there lies the remedy for the disorders of the spring."

Flowers in Our Life and Dreams

" How can flowers help us in our lives, in our yoga ?"

Flowers teach us the charm of silence

and thus the self-giving which demands nothing in retour.

" What do flowers and gardens in our dreams signify ?

Sometimes in dreams one sees flowers which don't exist.

This happens undoubtedly in the subtle physical.

But it may also be possible that these flowers exist physically on the earth

in a place you don't know.

This symbols are most often individual

and different people have different significances.

It may happen that certain people have written books

and those who read it adopt their symbology.

But then it is a purely mental question.

You give a certain meaning to a flower,

for instance,

to a rose - we have a certain meaning for the rose.

As we have given this meaning,

in your dreams you see the same symbolism.

A flower must spontaneously tell you something,

then that would be symbolic for you.

But that may be what we have already decided.

" What is the best way of opening ourselves to the deep influence of flowers ?"

To love them.

If you can enter into psychic contact with flowers,                that would be perfect.

When one is in conscious with one's own psychic,

one becomes aware of an impersonal psychic behind the whole creation

and then one can enter into contact with flowers

and know the psychic prayer they represent.

Love of flowers is a valuable help for finding

and uniting with the psychic.

Flowers, being the manifestation of the psychic in the vegetal kingdom,

love of flowers would mean that one is drawn by the psychic vibration

and consequently by the psychic in on's own self.

When you are receptive to the psychic vibration,

that puts you in a more intimate contact with the psychic in your own self.

Perhaps the beauty of flowers too is a means used by Nature

to awaken in human beings the attraction for the psychic.

The Psychic Prayer of Flowers

You spoke of an " impersonal psychic" behind the creation.

What is this impersonal psychic you spoke of?

By impersonal psychic I mean the psychic region which does not belong to any individual in particular,

- the psychic region which is in the creation,                            as air is in the earth's atmosphere.

What is this psychic prayer that flowers represent?

The psychic, when it manifests in a plant,

in the form of a flower, is in the form of a wordless prayer ;     it is the élan of the plant towards the Divine.

We have flowers with such significances as ' Greed for money',  'Passion ' , ' Vanity', Chatter', etc. How do these flowers represent a psychic prayer?

These flowers offer their bad vibrations for transformation.

In plants there is a great vital force.

And this vital force acts to a large extent.       

And there is also the genius of the species, which is a consciousness.                

There is an active consciousness already working in plants.

And in the genius of the species there is a beginning

- quite embryonic, but still -

there is a beginning of response to psychic influences,       and certain flowers are clearly the expression of a psychic attitude and aspiration in the plant;

not very conscious of itself,

but existing like a spontaneous élan.

It is quite certain that if you have special affection for a plant, for instance, if, in addition to the material care you give it,   you love it, if you feel close to it, it also feels this:

its blossoming is much more harmonious, happy,                   its growth the best possible, its life prolonged.

All this means a response in the plant itself.

Consequently,

there is the presence of a certain consciousness;

and surely the plant has a vital being.

Can you imagine plants having vanity!

That is to say, plants you have reared yourself.          Supposing you pay them compliments, by words or through feeling, supposing you admire them, well, they straighten up their heads - in vanity !

Does a plant has its own individuality and does it reincarnate after death?

This may happen, but it is accidental.

There are trees which have lived long

and can be the home of a conscious being, a vital being.

Generally it is vital individualities which take shelter in trees, or often certain beings of the vital plane which live in forests

- as certain beings of the vital live in water.

There were od legends like that, but they were based on facts.

Plants serve as home and shelter,

but the being is not created by the plant itself.

Beings and Forces     

Are there subtle beings who are in an intimate relation               with flowers ?

That is probable,

there are children who have experienced this and related it.

Is it possible to become conscious of these beings and work in harmony with them?

Yes. It is a question of nature and capacity.

Is it possible to develop this capacity and how can one do it ?

Certainly one can develop the capacity if one takes sufficient interest in this

to put in the time and necessary effort.

It will be more or less difficult according to each one's nature.

To become conscious of one's dreams helps to do this.

A silent and still concentration helps also.

- Are insects a manifestation of these forces ?

- Are there forces directly hostile to vegetal nature?

There do not seem to exist forces

consciously and voluntarily hostile to the vegetal kingdom.

Insects do harm because they feed on plants,

but in this way they serve them also;

both things are there, good and bad,

without any conscious will.

- How to develop our consciousness

in order to work in a better way with plants and flowers ? "

First you must learn to be silent,

then note carefully what happens in the consciousness.

- Why do plants fall ill and what can we do to help them ?

When man does not meddle,

the illness of plants seems to be accidental.

But man's action has upset the life of plants,

even as that of animals.

Men have upset  the life of plants and animals,

and supermen have upset the life of men.

There are many plants we are trying to grow here which suffer because of our climate.

How can we help them to grow and blossom here ?

Naturally, plants which like cold climates would grow in greenhouses.

Also by planting forests

one could have a regulating action on the climate.

Growth of consciousness in the atmosphere

will surely have an effect

which is difficult to describe beforehand.

THE NEW CREATION

What effect will the light of the New Creation have on flowers and plants ?

The whole creation will become more conscious ;

thus the vegetal kingdom will participate in this progress

in accordance with its own nature.

THE FRAGRANCE OF FLOWERS :

Scientists explain that flowers have perfume in order to attract insects.

What do you think about that?

Some plants have flowers with an unpleasant odour; others have leaves with an unpleasant smell, but their flowers are sweetly scented.

It is men who see and find reason for everything - but I doubt if the Supreme has such preoccupation.

Is there a relation between the perfume of a flower and its significance ?

Certainly there should be one; but so far I have not studied it.

You said that there certainly was a relation between the scent and the significance of a flower.

How can one begin to study this relation? What is the first step?

Study and experience.

You take a flower with a strong and definite perfume.

You breathe in this perfume,

trying to find what thought or image it evokes.

If you find something,

you compare it with the significance given to the flower.

It is a long and detailed work.

After hundreds of experiences one may arrive at a conclusion.

In the study of perfumes of which you spoke, one observes that some perfumes seem to be made up of several perfumes. Must one then study each ' sub-perfume' separately?

Certainly yes. If one wants to study this, it is terribly complicated, for not only are there differences between flowers but even similar flowers must differ among themselves, which means that the study can never come to an end and cannot reach anything final and complete.

There is the influence of climate, the influence of the hour  - day and night -

the influence of the time of the year, the inflence of seasons...

Do the strong-scented flowers represent a more ardent psychic prayer than the unscented ones ?

Their nature gives itself more generously and more integrally.

Have flowers a power in the occult world ?

Yes, they have an occult power;

they can even tranmit a message if one knows how to charge them with it.

Can the flower transmit other messages apart from the significance you have given it ?

It is possible, but the person who sends the message must have a great power of formation.

Is the power of formation purely occult or can a mental or vital power of formation also transmit messages?

The mental power of formation can certainly transmit messages.

But for these messages to be received and understood,

the person to whom they are sent

must heself be very receptive mentally and particularly attentive.

When we offer flowers, with what attitude should we offer them?

Does it matter if we do not know the significance ?

This depends completely on the person who gives the flowers and on his state of consciousness.

The same answer may be given to both questions.

According to the degree of consciousness of people,         what they do has a deep significance.

When you give us a particular flower, do you give us a chance of acquiring that quality or virtue?

When I give flowers it is always along with the capacity they represent.

Each one receives according to his receptivity.

I can transmit a state of consciousness more easily to a flower than to a man:

the flower is very receptive, though it does not know how to formulate its experience to itself because it lacks a mind.

But the pure psychic consciousness is instinctive to it.

When therefore, you offer flowers to me, their condition is almost always an index to yours. 

There are some persons who never succeed in bringing a fresh flower to me

- even if the flower is fresh it becomes limp in their hands.

Others always bring fresh flowers and even revitalise drooping ones.

If your aspiration is strong your flower-offering will be fresh.

And if you are receptive you will also very easily be abble to absorb the message      

I put in the dlower I give to you.

When I give the flowers, I give you states of consciousness ;

the flowers are the mediums and it all depends on your receptivity whether they are effective or not.

 

 

 

 


 

 Cours de yoga Agen Nérac

2 juin 1929

« Quel rapport y a-t-il entre l'amour humain et l'amour divin? L'amour humain est-il un obstacle à l'amour divin?

Ou la capacité d'aimer humainement n'est-elle pas un indice de la capacité d'amour?

De grandes figures spirituelles, telles que le Christ, Ramakrishna et Vivékananda n'avaient-elles pas une nature remarquablement aimante et affectueuse?»

L'amour est une des grandes forces universelles.

Cette course à l'amour de tous les êtres,

cet irrésistible élan,

cette recherche du cœur du monde

et de tous les cœurs,

sont le résultat de l'impulsion donnée par l'amour divin caché derrière les passions humaines.

Il touche des millions d'instruments, essayant toujours, toujours déçu;

mais par ce contact constant, les instruments sont préparés,

et soudain, un jour, s'éveillera en eux la capacité du don de soi, la capacité d'aimer.

Le mouvement de l'amour n'est pas limité aux êtres humains,

et peut-être est-il moins déformé en d'autres mondes

que dans le leur.

Prière des arbres et des fleurs

Regardez les fleurs, regardez les arbres. Au soleil couchant, quand tout devient silencieux, asseyez-vous un moment sous les arbres et entrez en communion avec la Nature; vous sentirez s'élever de la terre, des racines les plus profondes des arbres, pour monter à travers les fibres jusqu'aux branches qui s'étendent le plus haut, l'aspiration d'un amour et d'un besoin intenses, le besoin de quelque chose qui apporte la lumière et donne le bonheur, de la clarté qui est partie et dont le retour est imploré.

Cela monte comme une action de grâces où la gratitude la plus vibrante s'unit à la plus fervente prière.

Cet élan est si pur et si spontané que si vous pouvez vous mettre en rapport avec ce mouvement dans les arbres, votre propre être aussi s'élèvera dans une ardente invocation à la paix, la lumière et l'amour qui ne sont pas encore manifestés ici.

Le végétarisme repose sur la volonté de s'abstenir de nuire aux formes de vie les plus conscientes afin de satisfaire l'estomac.

Au Bengale lorsque l'on s'apprête à abattre un animal pour le consommer, les gens s'écrient:

" Ne le tuez pas c'est un Jîva de  Krishna !!"
 

 Cours de yoga Agen Nérac

MAHABHARATA

The Mahabharata is not a mere epic;

it is a romance, telling the tale of heroic men and women and of some who were divine.

It is a whole literature in itself, containing a code of life, a philosophy  of social and ethical relations, and speculative thought on human problems that is fard to rival; but, above aoo, it has for its core the Gita, which is, as the world is beginning to find out, the noblest of scriptures and the grandes of sagas the climax of which is reached in the wondrous Apocalypse in the Eleventh Canto.

" What is not there is nowhere to be found ".

Smt. Subramaniam has rendered great service to the English-knowing public which has neither the time nor the ability to read the original.

I congratulate her on the conscientious labour that she has put in in preparing this volume.

BOMBAY: May 26, 1965.                                                        K.M. MUNSHI

 

MAHABHARATA

  If you sacrifice this child for the good of humanity, the evil can be averted."

Vyaasa said :

     " Mother, the happy days are over. There will be nothing but annihilation. "

    JEALOUSY : ITS FIRSTS SPROUTS

For the first time in their lives the Pandava princes tasted the life of luxury that was theirs by birthright.

The palace gardens were filled with the voices of the boys at play, and Bheeshmaspent a few days of happiness listening to the voices of his grandsons.  

     It was then that evil was born in the heart of Duryodhana. Bheema was a wild lad. He enjoyed teasing the other boys. He was the strongest of the lot. In any kind of fight he would be the winner. In boxing, in wrestling, in any game of strength, he was able to defeat the sons of Dhritarashtra. If they were on top of a tree, his favourite game was to shake the tree by the roots and make the boys fall from the tree like so many fruits. They resented this.

Bheema was bubbling over with the energy, or rather the excess of energy, that was his inheritance from his father.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                        

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

 

 

Vyasa said :

" Terrible, dreadful times are in store for the House of the Kurus. 

Sin will prevail There will be nothing but annihilation. 

PREFACE
My aim, is to bring out the dramatic significance of the many scenes.

May I say that my book is just a guide into
the vast ocean called the Mahabharata.

 Kamala Subramaniam

FOREWORD
«The Mahâbhârata is not a mere epic; it is a romance, telling the tale of heroic men and women and of some who were divine; it is a whole literature in itself, containing a code of life, a philosophy of social and ethical relations, and speculative thought on human problems that is hard to rival; but above all, it has for its core the Gita,
which is, as the world is beginning to find out, the noblest of scriptures and the grandest of sagas the climax of which is reached in the wondrous Apocalypse in the Eleventh Canto. Through such books alone, the harmonies underlying true culture, I am convinced, will one day reconcile the disorders of modern life.»

Smt. Subramaniam has rendered great service to the English-knowing public which has neither the time nor the ability to read the original.I congratulate her on the conscientious labour that she has put in preparing this volume.

K.M. Munshi Bombay 

The Rishis said:

Then comes the third parva called Aranyaka (relating to the forest) 

After the departure of Vyasa, the removal of the Pandavas to the forest of Kamayaka.

The wanderings of Arjuna of immeasurable prowess in search of weapons ; his battle with Mahadeva in the guise of a hunter. His journey to the regions of Indra for arms and the consequent anxiety of Dhritarashtra. The acquirement by Yudhishthira of the mysteries of dice from the great sage Brithadaswa.


 

Universal consciousness and universal force are one.

" I the knower am the consciousness which knows"

Cosmic force is the operation of cosmic consciousness.

"The Life Divine" chapter XV

The Supreme Truth-Consciousness

Ce que Sri Aurobindo est venu accomplir, d'autres poètes, les Rishis védiques, l'avaient annoncé il y a des milliers d'années, dans la pré-histoire:

Tissez une oeuvre inviolable,

devenez l'être humain, créez la race divine...

Ô voyants de la Vérité,

aiguisez les lances lumineuses,

frayez la voie vers cela qui est Immortel;

connaisseurs des étendues secrètes,

formez les degrés par lesquels

les dieux atteignirent à l'immortalité.

Rig-Véda X

 Cours de yoga Agen Nérac

« I the knower am the consciousness which knows...»

But the Supermind possesses and acts always, fundamentally, on this truth of unity which to the mind is only secondary or acquired possession and not the very grain of its seeing.

Supermind sees the universe and its contents as itself in a single indivisible act of knowledge, and act which is its life, which is the very movement of its self-existence.

Therefore this comprehensive divine consciousness in its aspect of Will does not so much guide or govern the development of cosmic life as consummate it in itself
by an act of power which is inseparable from the act of knowledge and from the movement of self-existence, is indeed one and the same act.

For we have seen that                                                           universal force and universal consciousness are one,

cosmic force is the operation of cosmic consciousness.

So also divine Knowledge and divine Will are one,

they are the same fundamental movement or act of existence.

This indivisibility of the comprehensive Supermind which contains all multiplicity without derogating from its own unity, is a truth upon which we have always to insist, if we are to understand the cosmos and get rid of the initial error of our analytic mentality.

A tree evolves out of the seed in which it is already contained, the seed out of the tree; a fixed law, an invariable process reigns in the permanence of the form of manifestation which we call a tree.

The mind regards this phenomenon, this birth, life and reproduction of a tree, as thing in itself and on that basis studies,classes and explains it.

It explains the tree by the seed, the seed by the tree ;

 it declares a law of Nature. But it has explained nothing; it has only analysed and recorded the process of a mystery.

Supposing even that it comes to perceive a secret conscious force as the soul, the real being of this form and the rest as merely a settled operation and manifestation of that force,
still it tends to regard the form as a separate existence with its separate law of nature and process of development.

In the animal and in man with his conscious mentality this separate tendency of the Mind induces it to regard itself also as a separate existence, the conscious subject, and other forms as separate existence, the conscious subject, and other forms as separate objects of its mentality.

This useful arrangement, necessary to life and the first basis of all its practice, is accepted by the mind as an actual fact and thence proceeds all the error of the ego.

VEDIC SYMBOLISM

PROFESSOR SATYA PRAKASHSINGH

Senior Fellow and In-charge, Vedic Resarch Centre, New Delhi.

Formerly Professor of Sanskrit and Dean, Faculty of Arts, Aligarh Muslim University, Aligarh.

Maharshi Sandipani Rashtriya Veda Vidya Pratishtan

                              New Delhi

Dedicated to Rishis who discovered the Supreme Light                       and gave the message of immortality.

 

That the Vedic language is symbolic has been recognised throughout the long history of development of the Vedic knowledge. The Vedic symbolism continued to be used to a considerable degree in the Upanishads. The spirit of symbolism is constantly alive in the Puranic and Tantric literature. Vaishnavite poetry, too, bristles in symbolism. The important question, however, pertains to values of symbols used in this great Vedic tradition, and these values can be meaningfully uncovered only if the symbols used in the Veda are correctly unveiled. This is a very difficult task, particularly because we are today very much removed from the modes of Vedic thought, while preponderance of the ritualistic interpretation of the Veda has tended to weaken our occult and spiritual sensibility, which is of supreme importance for getting to the heart of the Vedi hymns and their symbolism. 

Vamadeva, whom the fourth mandala of the Rigveda is devoted to, declares that Vedic words are secret words and reveal themselves only to seers. These secret words are, however, not entirely secret, and the veil that they cast is not always thick; their transparency is often decipherable, and in the hands of the seers they reveal their secret, just as

-- to use the Vedic expression ---, the woman reveals herself to her husband. It is because of this reason that the task of unveiling the secrecy of the Vedic symbolism is not as impossible as it might seem. Nonethe less, the task is very difficult and painstaking labour has to be coupled with occult and spiritual sensibility.

 

LE VEDA ET LA DESTINEE HUMAINE

Il y a un Secret,

toutes les traditions en témoignent,

qu'il s'agisse des Rishis

ou des Mages de l'Iran,

des prêtres de Chaldée

ou de Memphis

ou du Yucatan,

des hiérophantes d' Eleusis

ou de nos Celtes.

Nous avons oublié. Nous avons perdu le Mot.

" J'ai perçu la Loi

Le Vrai, le Vaste

D'où nous étions venus et que nous sommes.

J'ai entendu les âges passés

Murmurer leur histoire, et j'ai su le Mot. "

Collected Poems. V. 303

 

                                       *****                                        
By the Word Brahma creates the forms of the universe. Moreover, human speech at its highest merely attempts to recover by revelation and inspiration

an absolute expression of Truth which already exists in the Infinite above our power of mental construction.             All creation is expression by the Word. 5– 169

.....

THE UPANISHADS
Comprising six Upanishads namely the Isha, Kena, Katha, Mundaka, Prashna, Mandukya." Svalpamapyasa dharmasya trãyate mahato bhayãt" Bhagavad Gita. Even a little bit of this Law delivereth one out of great fear. "Que ch'ella par quando un poco sorride, Non si po dicer né tenere a mente, Siè novo miracolo e gentile." Dante.

What she appears when she smiles a little, cannot be spoken of, neither can the mind lay hold on it,​​​​​ It is so sweet and strange and sublime a miracle.                                             (First page, typewritten by Sri Aurobindo of the manuscript containing the above Upanishads.)

The phrase from the Rig Veda -Rta-cit means the consciousness of essential truth of being (satyam), of ordered truth of active being (Rtam) and the vast self-awareness ( Brhat) in which alone this consciousness is possible. By the Names of the Lord and hers they shaped and measured the force of the Mother of Light; wearing might after might of that Force as a robe.The lords of Maya shaped out Form in this being.The Masters of Maya shaped all by the Fathers who have divine vision set Him within as a child that is to be born. RigVeda III.38.7; IX          

The Sanskrit aesthetic term, rasa, means at once sap or essence of a thing and its taste.That universal attitude through which one Soul sees harmony and beauty.The full liberation can come to us only by the universal detachment from all things. In the aesthetic reception of things as represented by Art and Poetry... we enjoy there the Rasa or taste of the sorrowful, the terrible, even the horrible or repellent* ;

(* so termed in Sanskrit Rhetoric, the karuna, bhayânaka and bibhatsa Rasas)

and the reason is because we are detached, disinterested, not thinking of ourselves or of self-defence ( jugupsã) but only of the thing and its essence. 

The triple vibration of pleasure, pain, indifference...

The nervous being in us is accustomed to a certain fixedness, a false impression of absoluteness in things.

The inner mental being is master, if he wills, of the nerves and the body. The world is from the point of view of the individual a play and complex shock of multitudinous forces.

Pain is in the nature of a nervous and physical recoil
from a dangerous or harmful contact ; it is a part of what the Upanishad calls jugupsã...the destined conquest of the soul over subject on to Matter and egoistic limitation in Mind.

"For who could live or breathe if there were not this delight of existence as the ether in which we dwelt ? 

From Delight all these beings are born, by Delight they exist and grow, to Delight they return."

Taittirya Upanishad.

Who created or why or whence was created that moral evil which entails the punishment of pain and suffering ?

Sachchidananda of the Vedanta is one existence without a second.

The ethical impulse and attitude...

Material Nature is not ethical.

Animal or vital Nature is also non-ethical.

Self-blame and self-condemnation are the beginning of true ethics.

 

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La partie de notre nature dont nous sommes normalement conscients à l'état de veille est notre personnalité de surface, constituée du corps, du vital (superficiel). Mais, derrière cette conscience superficielle existe une conscience plus profonde, beaucoup plus vaste et plus puissante. Cette conscience cachée nous influence et nous gouverne à notre insu.

 Le subconscient contient, en puissance, toutes les réactions primitives de la vie ; il conserve l'impression de nos expériences passées.Il les contient et il les conserve, non comme des perceptions, des réactions, des souvenirs, des pensées, mais comme la substance fluide de ces choses,comme des impressions à la fois obscures et obstinées.

 Ces impressions peuvent à tout moment remonter 

sous forme de rêves, de répétitions mécaniques,

de complexes, qui explosent en actions ou en évènements.  

"Hanuman ou le chemin du vent"

    contes et légendes de l'Inde

 

 

Agni le feu emportant les prières et les offrandes des hommes.

Dans l'épopée du Ramayana, Hanuman, le Dieu-Singe, fils de Vayu, est le messager fidèle du roi Rama, l'idéal de la dévotion la plus ardente.

 Cours de yoga Agen Nérac

Tel l'Aigle Divin, Hanuman parcourait le chemin du vent, région fréquentée par les oiseaux et des musiciens célestes, où passaient souvent, comme des météores, les véhicules aériens emmenés par des lions ou des serpents. Parfois c'était Indra qu'il apercevait, monté sur son éléphant blanc, parfois c'étaient de pures âmes, brillantes et dures comme le diamant. Et puis il y avait aussi Agni, le feu, qui, emportant avec lui les prières et les offrandes des hommes, traversait ces régions pour monter jusqu'aux êtres de lumière.

On voit ainsi qu'en Hanuman se combinent deux éléments majeurs de la recherche spirituelle indienne : Shakti et Bhakti puissance et amour mystique. Les extraits présentés ici tentent de mettre en lumière ces deux aspects complémentaires du personnage de Hanuman.

" Hanuman ou le chemin du Vent "

Finalement Rama tuera le Démon-à-Dix-Têtes et, accompagné de Sita, regagnera son royaume pour y être enfin couronné. Valmiki raconte que lorsque les singes prirent congé du roi et de la reine, Hanuman s'approcha humblement de Rama et lui fit cette seule demande:

" Faites que mon amour pour vous soit constant, faites que ma dévotion ne s'adresse qu'à vous seul et permettez que j'écoute sans cesse l'histoire de votre vie !"

Sita retira de son cou un collier de perles que lui avait offert Rama et le passa au cou de Hanuman. Le fils du Vent, orné de ce bijou, scintillait " Comme le sommet d'une montagne auréolée des rayons de la lune ". Le roi Rama le serra contre son coeur et lui promit :

" Aussi longtemps que mon Histoire sera contée, Ô Prince des Singes,  la vie ne quittera point ton corps, et la gloire t'accompagnera."

Encore aujourd'hui on dit en Inde que partout où est racontée l'histoire du Ramayana, il faut laisser une place vide pour Hanuman, car infailliblement celui-ci se joindra à l'assemblée et, invisible, les mains jointes, le visage extatique de bonheur, des larmes roulant sur ses joues, il écoutera ce récit comme il l'a déjà fait depuis des milliers et des milliers d'années, absorbant  chacune des paroles avec délice, vibrant de concentration et d'adoration, jamais rassasié d'entendre prononcer le nom de Rama.   (Contes et Légendes de l'Inde)

L'univers est comme un cercle. On le représente par le serpent qui se mord la queue. Cela signifie que la hauteur suprême touche la Matière la plus matérielle, sans intermédiaire. La hauteur la plus haute touche la profondeur la plus profonde.

" Il faut préserver les forêts et la vie sauvage."

As the tree grows by a subconscient or inconscient assimilation and of an action of sun and rain and wind and absorption of earth-elements,

so the being grows by a subliminal or intra-conscient assimilation and absorption of its results of past becoming and an out-put of potentialities of future becoming.

Rebirth Vol XIX -819-

 " Les animaux sont beaucoup plus proches des humains qu'on ne le suppose.               Ils ont autant d'intelligence que les humains,                                                                       la différence c'est qu'ils n'ont pas développé le mental. "

Sri Aurobindo janvier 1939. «A l'écoute du monde animal»

Réflexions sur le destin des animaux et la communication avec les règnes non humains.

Boris Cyrulnik
Dans son ouvrage particulièrement documenté,                                                                                                                            «La fabuleuse aventure des hommes et des animaux»,                                                      Boris Cyrulnik note que, dès le paléolithique, les animaux représentés par les peintures «se situent dans l'espace intermédiaire entre la proximité de soi et l'infini de l'au-delà... Comme pour nos œuvres d'art et nos premières sépultures,ils sont devenus les représentations vivantes d'un monde impossible à percevoir réellement et pourtant éprouvé.Ils ont incarné l'imagerie de l'angoisse,de la mysticité et de la métaphysique. En devenant les représentants des dieux et plus simplement en les dessinant,ils nous ont aidés à nous faire une image de nous-mêmes et à nous distinguer.( livre cité pp 52 et 53)

Pionnier de l'éthologie (science des comportements) en France, il note que nous partageons avec les animaux tout un héritage biologique et comportemental :c'est en les observant que nous comprenons et repensons notre place dans le monde. C'est ainsi que dans de nombreuses cultures, un échange s'instaure entre l'homme et l'animal, l'un venant peupler l'imaginaire de l'autre. Cette dimension est particulièrement présente lorsqu'il s'agit de la mort et de son au-delà. L'idée selon laquelle les animaux pourraient accompagner les défunts dans leur "voyage" a sans doute permis aux hommes de lutter contre l'angoisse de la mort.             

Boris Cyrulnik dit qu'à l'époque paléolithique entre 100 000 et 35 000 ans avant J C, on a découvert des corps enterrés dans une mise en scène funéraire ; ils étaient alignés,entourés d'armes, de bijoux et d'outils sculptés de formes animales. De nombreuses traditions associent le chien au monde de la mort. Dans l'antiquité Cerbère en Grèce était un chien à trois têtes et veillait sur l'Achéron: fleuve conduisant aux enfers. Il a son correspondant chez les Aztèques et en Chine. En Égypte, Anubis le dieu des morts a une tête de chien et préside à la momification qui prépare les corps à l'éternité. Incontestablement, les animaux ont aidé les hommesà percer le mystère du monde et à exprimer leurs croyances. 

France Inter :7/03/2015 "Réduisez votre consommation de viande... Les animaux sont découpés vivants!" Lu dans un communiqué 9/ 03/ 2015: Des animaux sont transportés pendant des milliers de kilomètres, par terre et par mer, pour être égorgés sans étourdissement. Communiqué 02/06/2015 :" La fin de vie des animaux d'élevage, cachée derrière les murs des abattoirs, est le moment où ces animaux sont le plus vulnérables, et ont le plus besoin d'être protégés contre les abus, la cruauté, la négligence. "

Mahabalipuram fresque dans le rocher. Cette scène représente la vache sacrée de l'Inde. Elle illustre le principe de "ahimsa" la non violence.

Toute la Vie est un Yoga.

LE YOGA EST UNE NOUVELLE NAISSANCE A UN ÊTRE PLUS VASTE.

Essentiellement, le yoga est une nouvelle naissance.

C'est une sortie de la vie ordinaire de l'être humain - la vie matérielle mentalisée -

et une naissance à une conscience spirituelle plus haute, à un être plus vaste et plus divin.

Aucun yoga ne peut être entrepris ni poursuivi avec succès sans un puissant éveil à la nécessité d'une existence spirituelle plus large.

L'âme appelée à ce vaste et profond changement peut arriver par divers chemins au point de départ initial.

Elle peut y parvenir par son propre développement naturel qui inconsciemment la conduisait à l'éveil ;

elle peut y arriver sous l'influence d'une religion ou attirée par une philosophie;

elle peut s'en approcher par une lente illumination ou y toucher d'un bond par un contact ou un choc soudains;

elle peut y être poussée ou conduite sous la presion des circonstances extérieures ou par une nécessité intérieure, par un seul mot qui rompt les sceaux du mental

ou par de longues réflexions, par l'exemple éloigné de celui qui a parcouru le chemin ou par une influence et un contact quotidiens. Suivant la nature et les conditions de chacun, l'appel viendra.  


Nous appelons " Nature" la vérité spirituelle de notre être.

" Toute la Vie est un Yoga ". Synthèse des Yoga." Yoga de la Perfection de Soi" Chapitre XVI : La Shakti Divine

" Il se pourrait bien que la poussée évolutive procède à un changement des organes eux-mêmes et de leur fonctionnement matériel et leur usage, et que la nécessité de leur emploi, ou même de leur existence, soit ainsi grandement diminuée.

Les centres du corps subtil, soûkshma sharirâ, dont on deviendrait conscient au point de percevoir tout ce qui se passe dans le corps subtil,déverseraient leurs énergies dans les nerfs, les plexus, les tissus matériels, et irradieraient le corps matériel tout entier

Dans cette nouvelle existence, toute la vie physique et ses indispensables activités pourraient être maintenues et actionnées par ces instruments supérieurs, et ceci d'une manière plus libre et plus ample, et par une méthode moins encombrante et moins restrictive.

Ce changement pourrait aller si loin que

les organes eux-mêmes pourraient cesser d'être indispensables

et que l'on pourrait même sentir qu'ils sont trop obstructifs: la force centrale aurait de moins en moins recours à eux et finalement rejetterait complètement leur usage.

Si ceci se produisait, ils pourraient dépérir par atrophie, être réduits à un minimum insignifiant, ou même disparaître.

La force centrale pourrait les remplacer par des organes subtils

d'un caractère tout différent, ou si quelque agent matériel était nécessaire,

par des instruments qui seraient des formes de dynamisme ou des transmetteurs plastiques

plutôt que des organes tels que nous les connaissons.

Tout ceci pourrait faire partie d'une transformation totale et suprême du corps, bien que ce ne soit pas non plus le dernier mot. 

Pour envisager de tels changements, il faut regarder loin en avant,

et le mental attaché à la forme présente des choses sera peut-être incapable d'ajouter foi à de telles possibilités.

Mais aucune limite et aucune impossibilité de changement, s'il est nécessaire, ne peut être imposée à la poussée évolutive [ ... ]

Tout ce qui doit être dépassé, tout ce qui n'a plus d'emploi ou qui est dégradé, tout ce qui ne peut plus aider ou qui retarde, doit être rejeté et abandonné sur le chemin.

C'est ce que montre clairement l'histoire de l'évolution des corps depuis leurs premières formes élémentaires jusqu'au type le plus développé: l'humain;

il n'y a aucune raison que ce procédé ne se poursuive pas non plus dans la transition du corps humain au corps divin.

Pour que se manifeste ou se construise un corps divin sur la terre,

il faut que se produise une transformation initiale,

l'apparition d'un type nouveau plus élevé et plus développé,

et non une simple continuation sans grand changement de la forme physique actuelle et de ses possibilités limitées.

 La Manifestation Supramentale. Chap. II

RENVERSEMENT DE LA CONSCIENCE

Dans la conscience transformée,

la connaissance est le point de départ,

on avance de connaissance en connaissance.

Ce n'est qu'un commencement,

car la conscience extérieure,

les différents plans et parties de l'être extérieur et actif se transforment lentement, graduellement comme une conséquence de la transformation intérieure.

Il y a un changement partiel de la conscience qui vous fait perdre tout intérêt dans les choses autrefois désirables.

C'est un changement de conscience,

pas la transformation, celle-ci est fondamentale et absolue, ce n'est pas seulement un changement,

c'est un renversement de la conscience,

l'être se retourne et se place dans une position entièrement différente.                                                                               Alors l'être se tient au-dessus de la vie et des choses et de là s'occupe d'elles.

C'est cette apparence mécanique de Prakriti qui a préoccupé le mental scientifique moderne et a façonné toute sa perspective de la Nature, au point que la science espère encore et s'efforce (avec de maigres succès) d'expliquer tous les phénomènes de la vie par des lois de la matière et tous les phénomènes du mental par la loi de la matière vivante. 

Là, l'âme et l'esprit n'ont point de place et la nature ne peut pas être considérée comme un pouvoir de l'Esprit.

Et puisque toute notre existence est mécanique, physique, liée par le phénomène biologique d'une brève conscience vivante, et que l'être humain est une créature et un instrument de l'énergie matérielle, l'évolution spirituelle de soi-même par le yoga ne peut être qu'une illusion, une hallucination, un état anormal du mental ou une sorte d'auto-hypnose.

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LES ENIGMES DE L'UNIVERS

Jacques Marcireau

Editions Robert Laffont 1974

LES REFLEXES

Naguère, dans la formation littéraire des jeunes Français, une phrase revenait d'une génération à l'autre : " Racine montre l'homme tel qu'il est. Corneille le montre tel qu'il devrait être."

Que sont les réflexes et quelle est leur origine? 

Le réflexe est héréditaire.

Les polyglottes naissent sur les bords du Danube et là où étaient les grandes voies de communication des tribus marchandes au premier et au second millénaire av. J.C. ( et non point dans les coins écartés de la Bretagne).

Là où furent pratiqués avec le plus de furie la    Kabbale, l'astrologie, l'alchimie et le Talmud, apparurent depuis le début du XIX° siècle quelques-uns des esprits les plus géniaux (penseurs et savants) des temps modernes.

Rites étranges dans le monde:

Réflexes psychiques :

Les rites qui nous semblent étranges sont des réflexes.   Leurs survivances dans les temps modernes démontrent leur universalité aux époques préhistoriques. Ils sont donc pour nous une aide précieuse pour comprendre l'homme dans le passé le plus éloigné, son âme ancienne !

L'HOMME MAGIQUE

" Une tribu indienne, dans les régions où l'on trouve des bisons, exécute des danses pendant des jours entiers, jusqu'au moment où un bison se montre, et la magie, c'est le lien entre la danse des Indiens et l'apparition du bison."

Rudolph Kassner, après avoir vu tout cela, s'est posé la question de savoir pourquoi et en quoi ces hommes différaient des Européens.

Et voici sa réponse : " Ils n'ont pas d'individualité, ils vivent de la vie collective de leur groupe, la tribu."

Au lieu de parler de primitifs comme les ethnologues, Rudolph Kassner les appelle les hommes magiques.

"L'homme magique fait partie de son groupe, de sa caste, de sa tribu, de sa corporation, comme l'enfant fait partie de sa famille. Il n'a ni l'idée ni le désir d'une individualité indépendante. Il manque de cette forme d'imagination qui porte l'intellectuel civilisé à découper, à délimiter, à diviser le monde qui l'environne.                                                               L'homme magique ne se détache pas du monde où il baigne. Le monde de l'homme magique, purement spatial, est diamétralement opposé à la vie européenne, où l'oeil est fixé sur la montre."

ORIGINE DES CULTES

Il y a des aérodromes, et des tours de contrôle dans des îles d'Océanie habitées par des tribus tout à fait primitives.

Quelque fois les indigènes viennent rôder derrière les grillages qui, pour des raisons de sécurité, entourent l'aérodrome. Fascinés, ils contemplent ce monde si différent du leur.         Puis, retournés dans leurs montagnes, ils construisent un avion avec des morceaux de bois, ainsi qu'une tour en branchages.

Après quoi, ils s'accroupissent autour de l'appareil et attendent La nuit ils allument des feux...et continuent d'attendre patiemment.

Cet avion en bois aide à comprendre la pensée primitive ( ou magique) pensée à deux temps qui a précédé la pensée rationaliste à trois temps.

La pensée moderne rationaliste et scientifique, c'est l'introduction  d'un troisième temps : le moteur.

Une longue période de pensée à deux temps a été nécessaire pour préparer la raison ou pensée à trois temps.

L'histoire de l'homme a consisté en imitations, jusqu'à l'apparition du rationalisme ( et de l'expérimentation ).

     Voyageurs, missionnaires, explorateurs, ethnologues, ne se sont pas fait faute de questionner les "primitifs"  sur l'origine et le motif de leurs coutumes, mais toutes les réponses qu'il ont obtenues pourraient se résumer en une seule que voici dans sa grandiose simplicité:

" Ainsi ont fait nos ancêtres...Ainsi nous devons faire...Ainsi feront nos enfants..."

     La religion consiste dans le respect des choses anciennes, vénérables et respectées parce qu'elles sont anciennes, et le but des cérémonies religieuses est de les transmettre, par les rites, d'une génération à l'autre.

     Mais l'Histoire, qui est une formidable réaction en chaîne de réflexes, trouble à chaque instant l'observation formaliste du rite antique en y associant de nouvelles images et de nouvelles notions, inlassablement.

LES CEREMONIES

Les cérémonies et les fêtes antiques racontent l'histoire des origines humaines. Car toute cérémonie est commémoration. Dans la fête, le motif de la commémoration est oublié, mais il est possible de le découvrir.

Les femmes arabes ont l'habitude de se teindre les cheveux au henné. Pour les filles, la couleur doit être rouge. Pour les femmes mariées, elle est noire, le henné étant mélangé avec de la noix de galle. Cet usage porte bonheur parce que Mahomet en a usé ainsi avec ses enfants. Mahomet avait la barbe rouge et pour lui ressembler les musulmans pieux se teignaient autrefois la barbe avec du henné.

RITES FUNERAIRES

Les rites funériares ne proviennent pas du respect des morts et de la croyance à leur survie, mais du désir d'empêcher le retour du revenant par un traitement approprié du corps. 

OFFRANDES ET AUTRES MYSTERES

Le plus souvent, les savants parlent des coutumes funéraires préhistoriques en ces termes :

" Dès que les idées religieuses se font jour, les pratiques funéraires apparaissent" (Mortillet )

" La religion, en tant qu'activité du groupe, se manifesta d'abord au néolithique. Précédentes populations de chasseurs avaient professé leurs croyances dans les valeurs spirituelles, et l'homme du Néanderthal enterrait parfois ses morts d'une façon qui indiquait le souci d'une vie future ."

"Les Néanderthaliens inhumaient leurs morts. Ils creusaient des tombes, et dans ces tombes il y avait des offrandes : os taillés, silex. " C'est la preuve de culte des morts, de sentiment religieux, de croyance à la survie etc.

D'autres savants donnent une interprétation toute différente de ces pratiques.

" Le culte rendu aux morts ordinaires est inspiré surtout par le désir d'empêcher leur retour. "                                                                                                  P.Schmidt " Origine et histoire de la religion."

" L'incinération répondait au même but que l'inhumation dans la terre ou sous un tumulus.                                                     C'était une précaution contre le Vampire"

Henri Hubert, "Les Celtes"

Asie Mineure

Les peuple d'Asie mineure avaient un dieu dont le culte offre de la ressemblance avec le culte de Jésus.

En Mésopotamie, Tammouz meurt et descend aux enfers, où il est retenu prisonnier par une déesse. Une autre déesse, Isthar, entreprend de le délivrer.

En Syrie, Adonis est émasculé par un sanglier. Un fleuve de sang s'écoule de sa blessure.

En Phrygie, Attis, s'inflige lui-même la castration, dont il meurt. Il répand tout son son sang sous un pin.

Les paysans d'Anatolie célébraient sur le sommet du mont Ida, où poussaient des pins, le culte d'Attis et de Cybèle.

La déesse, trainée dans un char, se lamentait sur la mort d'Attis, et ses fidèles l'escortaient en poussant des cris, avec accompagnement de flûtes, tambourins, castagnettes et cymbales de cuivre.

Vers le commencement de notre ère, on célébrait à Antioche la mort et la résurrection du dieu Tammouz.                           En voici le scénario:

Tammouz subit une mort cruelle et descend aux enfers dont il revient pour monter au ciel.

Le jour de sa mort, on préparait un mannequin pour les funérailles:  ce mannequin était lavé et oint. Le lendemain, sa résurrection était fêtée par de grandes réjouissances.

L'Ascension en présence des fidèles était l'acte final de la fête.

A Rome, sous l'empereur Claude ( 10 av.J.C. - 51 ap.J-C) époux de Messaline et d'Agrippine, les fêtes d'Atis avaient lieu du 15 au 27 mars.

Le 15, un cortège de porte-arbre commémorait la découverte d'Atis exposé enfant sur les bords du Sangarios en Phrygie.

Le 22 mars, un pin était abattu; on y accrochait une image du dieu et l'arbre était transporté dans le temple du Palatin. Le pin était enveloppé, comme un cadavre, de bandelettes de laine, avec des guirlandes de violettes.

Le lendemain était un jour de tristesse. Les fidèles jeûnaient et faisaient entendre des lamentationsà côté du Pin.

Le 24 mars, un prêtre personnifiant Attis faisait jaillir du sang de son bras. C'était le jour où les Galles se flagellaient, se meurtrissaient jusqu'au sang, tandis que les néophytes, au comble de la frénésie, sacrifiaient leur virilité à l'aide d'une pierre tranchante.

Pendant toute la nuit, le sépulcre d'Attis était illuminé à l'intérieur, pour montrer qu'il était vide. Les prêtres y entraient.

C'était une nuit de veillée pendant laquelle les plaintes funnèbres sur le dieu défunt continuaient.

Le 25, la résurrection attendue était proclamée par un prêtre. C'était le jour des Hilaries. On passait de la tristesse à une joie délirante. La résurrection du dieu était fêtée par un repas, des baptêmes, et une promotion d'Initiés.

Après vingt-quatre heures de repos, les fêtes se terminaient le 27 mars par une procession du clergé, des autorités, de soldats, de musiciens, et une foule immense.

La statue d'argent de Cybèle était promenée dans un char jusqu'au ruisseau de l'Almo où elle était baignée.

Le sanctuaire d'Attis s'élevait sur la colline du Vatican, là où fut construit Saint-Pierre de Rome.

Le culte de Cybèle et d'Attis  continua pendant plusieurs siècles après l'avènement du christianisme.

Au IV° siècle, le char de la déesse était traîné par des boeufs.     Le pin sacré était porté dans les fêtes du printemps.

Les bûcherons ou charpentiers, qui coupaient l'arbre divin, étaient chargés, dans les incendies, de faire tomber les poutres des maisons en flammes.

Cybèle, trônant sur son char au son d'une musique entraînante, était conduite par des prêtres aux costumes éclatants, surchargés d'amulettes, précédés des initiés et des membres des confréries, pieds nus avec leurs insignes.

On célébrait à Séville, à l'époque chrétienne, les fêtes d'Adonis.  La statue de la déesse Salambô était promenée en char.                 Des femmes dansaient tout autour et d'autres faisaient la quête.

La grande procession, que les fidèles suivaient nu-pieds, se terminait au moment où l'on jetait des poupées ressemblant          à Adonis mort, dans un puits sacré.

LA CROIX

La Croix comme instrument de supplice, a pris la suite de l'Arbre, et à l'origine l'Arbre et la Croix ont été confondus.

     La "suspension sur le bois" (dont il est question dans la Bible) consiste à exposer sur la croix aussi bien qu'à pendre à un arbre jusqu'à ce que mort s'ensuive.

     En grec, le mot pendu est souvent employé pour désigner un crucifié. Ce supplice n'est pas une torture; il est sanglant.

     La victime est "exposée" .                                                        L'exposition n'a pas le caractère infamant qu'elle a pris par la suite.                                                                                              La victime exposée, dans les temps anciens, a un caractère divin.

     La croix a été utilisée à Babylone, par les Perses, les Phéniciens, les Carthaginois, les Gaulois. A Rome, c'était le genre de mort réservé aux esclaves et aux criminels d'une condition inférieure.

     La croix n'était pas très haute et les pieds de la victime reposaient sur une saillie ; ils n'étaient pas cloués.

     Les bras étaient généralement attachés sur la traverse, parfois on plantait un léger clou à travers les paumes, ce qui ne causait pas de blessures sérieuses.

     Le corps était soutenu par une cheville passée entre les jambes, et enfoncée dans le poteau.

     Une coutume voulait que, en même temps que la victime principale, d'autres fussent mises à mort à ses côtés.

     Le culte du crucifix a remplacé ce culte de l'Arbre.

     Mais la croix est autre chose qu'un instrument de supplice.

     Au pays des Khasias ( sur les rives du Bramapoutre, en Inde) il y a beaucoup de pierres levées, toujours accompagnées d'un banc horizontal ( table, autel ).

     La Pierre Levée et l'autel de sacrifice forment une Croix, ce qui explique que la Croix représente, annonce ou symbolise un lieu de culte.

   La Pierre Levée (ou l'Obélisque, le Pieu sacré, le Mât, etc ...) indique la présence d'un lieu de culte dans le monde entier.

     Ce qui, à l'origine, distinguait les églises chrétiennes des édifices ordinaires, c'était la présence d'un mât qui, plus tard, fut incorporé dans le bâtiment et devint le clocher.

     La Croix est entrée tardivement dans le christianisme dont elle est devenue l'emblème.

L'EAU

L'eau figure dans les cérémonies funéraires

La raison doit en être que les peuples vivant près de la mer ou d'un fleuve y jetaient des cadavres, au lieu de les enterer, de les incinérer, ou de les exposer.

     Les Pygmées du Gabon installaient les défunts debout dans un fossé creusé dans le lit d'une rivière dont ils détournaient momentanément le cours.

     Au Brésil, les Salivas jetaient dans l'Orénoque leurs morts et tout ce qui lui appartenait.

     En Océanie, le capitaine Cook vit le corps d'une femme flotter sur l'eau, près de la rive d'une île.

" Selon la coutume, on avait attaché une pierre au cadavre et on l'avait jeté à la mer, mais le corps s'était détaché."

     A tout instant, l'eau se trouve associée aux rites funéraires.

     Les Palaungs de Birmanie orientale jetaient des morceaux de cercueils dans l'eau.

     Chez les Romains, un prêtre faisait, sur les assistants, une triple aspersion d'eau avec une branche d'olivier ou de laurier.

     Au Mexique, les Maya-Quichés broyaient quelques os du défunt et les délayaient dans une eau qu'ils buvaient ensuite, tandis que les Chortis buvaient l'eau qui avait servi à laver le cadavre.

     Très souvent l'usage est d'entretenir à côté de la sépulture un petit réservoir d'eau ( que nous retrouverons sous forme de piscine funéraire chez quelques grands de ce monde.)

     Les Nagas creusaient, près des tombes, une fosse capable de retenir l'eau.

     Les Brahmanes Bishnois ( sud de l'Inde) plaçaient une jarre d'eau près de chaque tombe.

     Au Japon, on creuse à côté du tombeau une petite fosse dans laquelle on verse de l'eau fraîche.

     Un Européen moderne ne fait aucun rapprochement entre le lavement du cadavre et son immersion.

     Laver un mort, aux yeux des anciens, c'était faire bénéficier le défunt du rite de l'immersion, qui s'ajoutait au rite de l'enfouissement lorsque le corps était enterré.

     De même, la présence de flambeaux à des funérailles peut être interprétée comme un substitut de l'incinération. Un mort lavé puis enterré aux flambeaux bénéficie donc de trois rites: l'eau, le feu, la terre.

     Le lavement du cadavre a été pratiqué dans le monde entier :

     Les Circassiens lavaient les corps des défunts. Une exception : quand un guerrier succombait en combattant, il était enterré avec son équipement, sans être lavé.

     En Balobédie ( Afrique), les corps des reines défuntes étaient lavés tous les jours, indéfiniment. A la fin, la peau était conservée dans un vase à pluie. Les résidus de tous ces bains étaient gardés.

     La toilette du mort était en usage chez les Mincopies.

 

 

La peur

Les neuf dixième du danger dans une maladie proviennent de la peur.

La peur peut vous donner les symptômes apparents d'une maladie ; elle peut même vous rendre malade, tant ses effets sont puissants.

Il faut une discipline sévère pour pour guérir le corps de la peur. Les cellules elles-mêmes tremblent.

" quelle différence y a-t-il entre la peur mentale, vitale et physique ?"

Le Mental : ce sont des pensées.

Le vital: On sent dans les sensations. Soudain ça vous fait chaud, ça vous fait froid, il vous arrive toutes sortes de phénomènes désagréables.

Pysiquement : C'est une petite vibration qui entre dans les cellules qui se mettent à trembler.

LES BONNES HABITUDES:

Une grande régularité dans le sommeil, l'alimentation, l'exercice et toutes les activités.

Etablir un programme général par une étude scrupuleuse des besoins particuliers de son corps, car ils varient suivant les individus. Une fois le programme établi, il faut s'y tenir rigoureusement. Pour atteindre ce but idéal, on s'interdira strictement les excés et vices, petits ou grands.

Se refuser l'usage des poisons lents : tabac, alcool, etc, qui abolissent peu à peu la volonté et la mémoire. Nourriture: développer une connaissance des besoins du corps. Sommeil: savoir comment dormir.                  Le sommeil ne doit pas être une chute dans l'inconscience qui alourdit le corps.

Manger modérément, et s'abstenir de tout excès, diminue la nécessiter de passer de nombresuses heures à dormir.

Qualité du sommeil : se clarifier l'esprit, tranquiliser ses sentiments, apaiser l'effervescence des désirs et des préoccupations qui les accompagnent. 

Si on a beaucoup parlé ou eu une conversation animée, si on a lu un livre excitant ou d'un intérêt intense, il faut prendre quelque temps de repos sans dormir, afin de calmer l'activité mentale, pour que le cerveau ne se livre pas à des mouvements désordonnés tandis que seuls les membres seront endormis. Ceux qui pratiquent la méditation feront bien de se concentrer quelques minutes sur une idée élevée et calmante, dans une aspiration vers une conscience plus haute et plus vaste. Leur sommeil en bénéficiera grandement et ils éviteront dans une large mesure le risque de tomber dans l'inconscience pendant qu'ils dorment. 

CE MONDE EST

TOUT CE QUE NOUS AVONS

" Savoir écouter pour comprendre et comprendre pour aimer."

Thich Nhat Hanh

Maître zen vietnamien, fondateur du Village des Pruniers.

     Les cloches de la Pleine Conscience se sont mises à sonner.

Tout autour de la Terre surviennent inondations, sécheresses et gigantesques incendies .

Les glaces fondent dans l'Arctique, et des typhons, des vagues de chaleur emportent des gens par milliers.

Les forêts disparaissent à un rythme effréné, les déserts s'étendent et chaque jour des espèces s'éteignent.

Néanmoins, nous continuons à consommer de la même manière irréfléchie.

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Si ce qui s'élève en nous est le désespoir, il nous faut le reconnaître et agir immédiatement.

Une infinie variété d'espèces vivantes existe sur notre planète Terre, et la manifestation et la continuation de chaque espèce dépend de toutes les autres.  Il est très important de préserver cette belle planète et toutes les espèces qu'elle nourrit.

Le soutra du Lotus mentionne Dharanimdhara :

" Celui qui soutient, qui protège et préserve la Terre."

L'harmonie n'est possible que si nous avons une éthique globale. Et l'éthique globale que le Bouddha a proposée s'appelle: Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience.

Ils sont une pratique de fraternité, de compréhension et d'amour qui nous protège, nous et notre planète.                   Ils sont des applications concrètes de la conscience éveillée.

  LES CINQ ENTRAÎNEMENTS A LA PLEINE CONSCIENCE

   Premier entraînement: Protection de la vie

Conscient (e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé (e) à cultiver ma compréhension de l'Inter-être et ma compassion, afin d'apprendre  comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et de la Terre. Je m'engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. 

Je m'entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour oeuvrer à transformer la violence et le dogmatismatisme qui demeurent en moi et dans le monde.

     Second entraînement : Bonheur véritable

Je suis déterminé (e) à choisir des moyens d'existence justes afin de réduire la souffrance et de contribuer au bien-être de toutes les espèces sur Terre, notamment en agissant pour inverser le processus du réchauffement planétaire.    

     Troisième entraînement: Amour véritable

     Conscient(e) de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irresponsable, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité et à apprendre à protéger l'intégrité et la sécurité de chaque individu, des couples, des familles et de la société.

Je sais que le désir sexuel et l'amour sont deux choses distinctes, et que des relations sexuelles irresponsables, motivées par l'avidité, engendrent toujours de la souffrance et part et d'autre.

Je ferai tout mon possible pour protéger les enfants des abus sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels irresponsables.

Je m'engage à apprendre les moyens appropriés de gérer mon énergie sexuelle. Je m'engage à développer la bonté aimante, la compassion, la joie et la non-discrimination en moi, pour mon propre bonheur et le bonheur d'autrui.

    Quatrième entraînement : Parole aimante et écoute profonde

     Conscient (e) de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l'incapacité à écouter autrui, je suis déterminé(e) à apprendre à parler à tous avec amour et à développer une écoute profonde afin de soulager la souffrance et d'apporter réconciliation et paix entre moi-même et autrui, entre les groupes  ethniques et religieux, et entre les nations. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je m'engage à apprendre à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi, qui nourrissent la joie et l'espoir, et qui oeuvrent à l'harmonie et à la compréhension mutuelle. Je suis déterminé(e) à ne rien dire lorsque je suis en colère. Je m'entraînerai à respirer et à marcher alors en pleine conscience, afin de reconnaître cette colère et à regarder pronfondément ses racines, tout particulièrement dans mes perceptions erronées et dans le manque de compréhension de ma propre souffrance et de celle de la personne contre laquelle je suis en colère. Je m'entraînerai à dire la vérité et à écouter profondément, de manière  à réduire la souffrance, chez les autres et en moi-même, et à trouver des solutions aux situations difficiles. Je suis déterminé(e) à ne répandre aucune information dont je ne suis pas certain (e) et à ne rien dire qui puisse entraîner division, discorde, ou rupture au sein d'une famille ou d'une communauté. Je m'engage à pratiquer la diligence juste afin de cultiver ma compréhension, mon amour, mon bonheur et ma tolérance, et de transformer jour après jour les semences de violence, de haine et de peur qui demeurent en moi.

Cinquième entraînement: transformation et guérison

Conscient (e) de la souffrance provoquée par une consommation iréfléchie, je suis déterminé (e) à apprendre à nourrir sainement et à transformer mon corps et mon esprit, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m'intoxiquer, je m'entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourriture: les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volonté et la conscience. Je m'engage à ne pas faire usage d'alcool, ni d'aucune forme de drogue et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites d'internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines, ou encore certaines conversations. Je m'entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant le futur. Je suis déterminé(e) à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l'anxiété. Je m'entraînerai  à regarder profondément dans la nature de l'interdépendance de toute chose, afin de consommer de manière à nourrir la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience, que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

Par le premier entraînement, nous faisons le voeu de cherir toute vie et de ne soutenir aucun acte meurtrier.

Par le deuxième entraînement, nous nous engageons à pratiquer la générosité et à ne contribuer ni à l'injustice, sociale ni à l'oppression.

Par le troisième entraînement, nous prenons l'engagement d'être responsables dans nos relations et dans notre conduite sexuelle.

Avec le quatrième entraînement, nous nous engageons à pratiquer la parole aimante et l'écoute profonde afin d'alléger la souffrance d'autrui. 

REGIME POUR SAUVER NOTRE PLANETE

Nous avons fait violence à la planète où nous vivons et nous devons désormais faire face au réchauffement planétaire et à des changements climatiques catastrophiques.

L'obésité est devenue un énorme problème de santé dans la société occidentale alors que dans les pays pauvres, des milliers de gens souffrent malnutrition.*

( * Food first policy brief  ( Premier abrégé de politique alimentaire) Eric Holt Gimenez et Isabelle Kenfield, Mars 2008 : " Les multinationales qui dominent l'agriculture industrielles sont largement responsables de l'instauration d'un système pervers de politique alimentaire globale où un milliard d'êtres souffrent d'obésité et 840 millions de malanutrition, foodfirst.org/en/node/ 2064 )

L'une des solutions les plus efficaces pour lutter contre la faim dans le monde et contre le réchauffement planétaire pourrait bien être de devenir végétariens.

     L'élevage intensif du bétail pour la viande a contribué à créer quelques uns des pires problèmes environnementaux sur la planète et est responsable pour un quart, des émissions de gaz à effet de serre. *

* Livesock's long shadow: environemtal issues and options.

Le point noir de l'élevage intensif: questions et options environnementales,       FAO, 29 nov 2006:

" Le secteur de l'élevage intensif émerge comme l'un des 2 ou 3 facteurs les plus significatifs contribuant aux problèmes environnementaux les plus graves, que ce soit à l'échelle locale ou mondiale...                           La contribution de l'élevage intensif aux dommages environnementaux est si massive que les solutions potentielles apportées à ce secteur auront un immense impact également important. L'impact est si sévère que des solutions sont à trouver d'urgence."

     Nos habitudes alimentaires et nos modes de production font souvent violence aux autres espèces, à nos propres corps et à la Terre.

 La Terre, notre mère à tous, souffre énormément du fait de nos choix alimentaires. Le bétail élevé pour la viande est la plus grande source de pollution des eaux potables ; les résidus des fermes d'élevage et des abatoirs s'infiltrent dans nos rivières, nos fleuves et nos nappes phréatiques.                                                                                                   Dans les seuls Etat-Unis :  des centaines de milliers d'hectares de forêts ont été rasés pour faire pousser le fourrage destiné au bétail.                                                                                                                    Les forêts tropicales humides, si précieuses pour conserver la fraîcheur terrestre et qui hébergent la plupart des espèces végétales et animales de la planète, sont brûlées pour fournir des zones de pâturage.    

    En mangeant de la viande, nous partageons la responsabilité du changement climatique, de la destruction de nos forêts et de l'empoisonnement de notre air et de notre eau. La simple décision de devenir végétariens peut amener une différence dans la santé de la planète. Et si vous ne vous sentez pas capables de vous passer de viande, vous pouvez toujours décider d'en manger moins.

     Les aliments comestibles ne sont pas notre seule nourriture et notre vigilance doit s'appliquer à tout ce que nous consommons d'autre. Dans le Discours sur les Quatre Sortes d'Aliments, le Bouddha parle des aliments comestibles comme étant 

 - La première des quatre sortes d'aliments que nous consommons.

- La seconde sorte est constituée par les impressions sensorielles.

Nous consommons par les yeux, les oreilles, le nez, le corps et la conscience.

Quand un enfant américain atteint l'école primaire, il a déjà ingurgité 8000 meurtres et plus de cent mille actes de violence à la télévision. Cela représente une bien grande quantité de toxines dans un corps d'enfant !

Nous avons besoin, de l'éveil collectif de la race humaine toute entière.                  Il n'y a que cet éveil qui puisse sauver notre planète.

NATURE ET NON-VIOLENCE

C'est le grand Eveil que nous devons réaliser pour le salut de notre planète.

Nous, les humains, nous nous sommes toujours considérés comme à-part du reste du monde. Nous faisons une distinction entre nous-mêmes et " la Nature " ( les animaux, les plantes et les minéraux) et nous agissons comme si nous en étions totalement séparés.

Mais à la question :

" Comment gérer notre environnement naturel ?"

Le mal que nous faisons à notre environnement, c'est à nous-même que nous le faisons, et réciproquement.

Soit nous vivons tous ensemble, soit nous mourrons tous ensemble.

Typhons, tornades, sécheresse, inondations, éruptions volcaniques, prolifération d'insectes nuisibles sont pour nous des dangers mortels.    

  Les pesticides tuent indistinctement les insectes, les oiseaux et ils

détruisent l'équilibre écologique.

     L'harmonie et l'équilibre interne des individus, des sociétés et de la nature sont en voie de destruction.

Les gens sont malades, la société est malade, la nature est malade.

Nous devons ramener l'harmonie et l'équilibre.

Pour notre équilibre psychique, nous devons retrouver l'humanité en nous.

     Retrouver un équilibre ne signifie pas simplement à s'adapter à la croissance économique rapide du monde moderne.

 " Le monde a-t-il un avenir ? "  nous voyons nos millions de frères humains  mourant autour de nous.

     Dans le monde entier, nous sommes bouleversés par la pandémie.

 " Pourquoi Dieu a-t-il permis une chose pareille, pourquoi ces gens sont-ils morts ? " Alors j'ai pratiqué le regard profond, j'ai vu que nous sommes morts avec ces gens car eux et nous inter-sommes.

Si nous avons un peu de compréhension et de compassion,

quand d'autres personnes meurent, même des étrangers à l'autre bout du monde, nous souffrons et nous mourons avec eux.

En regardant profondément, nous découvrons que leur mort est notre mort.

Aussi, devons-nous vivre pour eux. Nous devons vivre de manière à garantir l'avenir de nos enfants et des leurs.

C'est par notre manière de vivre que nous pourrons donner un sens à leur mort.

C'est la vision profonde de l'inter-être : ils sont nous et nous sommes eux.

Quand ils meurent, nous mourrons, et quand nous continuons à vivre, ils continuent à vivre aussi.

Si vous avez cette vue pénétrante, vous souffrez moins et vous savez comment continuer à vivre.

Ils font tous partie de nous.

Grâce à cette vision profonde, nous pouvons nous engager à aimer et à prendre soin de la Terre et de chacun de nous, pour très longtemps.

LA PEUR SURMONTEE

Chaque jour dans notre corps, des nouvelles cellules naissent et de vieilles cellules meurent, mais nous ne célébrons jamais ni leurs funérailles, ni leur naissance.

     Le Bouddha a enseigné que tout est impermanent, qu'il n'existe aucune entité absolue et immuable. Avec cette vision éclairée, nous pénétrons plus profondément dans la nature de la réalité et nous ne sommes plus prisonniers de l'idée selon laquelle nous sommes seulement ce corps, pendant cette durée de vie.

     La vie d'une civilisation est identique à la vie d'un être humain. Elle a une naissance et une mort. Ainsi notre civilisation actuelle devra finir un jour. Mais nous avons un rôle prépondérant  à jouer quant à la rapidité de sa fin. si la race humaine continue de vivre au rythme actuel, la fin de notre civilisation arrivera plus tôt que prévu. Nos manières de conduire, de consommer, la façon dont nous exploitons et détruisons les ressources naturelles planétaires accélèrent la fin de notre civilisation. Le réchauffement global est peut-être un signe avant coureur de cette mort.

      Si nous continuons à consommer comme nous le faisons, il est problable qu'un très grand nombre d'habitants de la planètre mourra et que l'écosystème sera détruit à un point tel que la vie que nous connaissons aujourd'hui ne sera plus possible. Le monde a connu de nombreuses civilisations avant la nôtre et, parmi celles que nous connaissons, beaucoup ont déjà péri. Tout est impermanent.

     Tout est en constante transformation et rien n'a de soi séparé. Nous pouvons comprendre cela intellectuellement, mais, dans la réalité, nous avons beaucoup de mal à accepter l'impermanence. Nous voudrions que les choses et les gens, que nous aimons, ne changent jamais.

     Comprendre l'impermanencen'est pas une question de mots ou de concepts. C'est une question de pratique. Ce n'est que par une pratique quotidienne de l'arrêt et du regard profond que nous pouvons faire l'expérience de la vérité de l'impermanence et l'accepter. 

     Faisons l'exercice suivant: " En inspirant, je regarde profondément cet objet. En expirant, j'observe la nature impermanente de cet objet."

     L'objet observé peut être une fleur, une feuille ou un être vivant. En examinant très attentivement cet objet, nous pouvons nous apercevoir les changements qui s'y produisent à chaque instant.

nous pouvons apercevoir les changements qui s'y produisent à chaque instant.

     La peur de mourir est toujours profondément enfouie au fond de notre conscience.    

     Quand les gens réalisent qu'ils vont mourir, leur première réaction est parfois la révolte.

     J'ai connu des personnes atteintes de cancer qui ont pu survivre 10, 20 et même 30 ans parce qu'elles ont pu accepter leur maladie  et vivre paisiblement.

     A Hanoi, capitale du Vietnam, vit une moniale chez qui on a diagnostiqué un cancer. Son médecin ne lui donnait que quelques mois à vivre. Elle décida alors de venir vivre quelque temps avec nous au Village des Pruniers avant de retourner mourir chez elle. Elle avait totalement accepté sa fin prochaine. Lorsqu'elle arriva au Village des Pruniers, une soeur lui proposa de consulter un médecin, pour avoir un nouvel avis sur son cancer. Mais elle refuse, disant: " Non, je ne suis pas venue voir un docteur, je suis venue pour vivre quelques mois avec vous."

     Elle vécut en plénitude chaque instant des trois mois qu'elle passa avec nous. Elle apprécia de tout son coeur la marche méditative, la méditation assise, les partages du Dharma et les enseignements. Au bout des trois mois, son visa allait expirer et elle allait devoir retourner au Vietnam, une soeur lui suggéra d'aller consulter un médecin, juste pour savoir où en était son cancer. Cette fois-ci, elle accepta la proposition. Le médecin déclara qu'il n'y avait plus de métastase et que le cancer avait pratiquement disparu. Il y a aujourd'hui plus de quatorze ans qu'elle a quitté le Village des Pruniers, et elle ne s'est jamais si bien portée. Ceci nous montre combien il est important des savoir accepter. Accepter la mort vous apportera la paix, et cette paix vous permet parfois de prolonger votre vie.

     Une vague qui s'élève éprouve beaucoup de joie. Quand elle retombe, il se peut qu'elle s'inquiète de sa fin. Pourtant, ce qui s'élève retombe toujours. Une naissance est toujours suivie d'une mort. Et si  la vague pratique la méditation, elle réalise qu'elle est l'eau, alors c'est avec joie qu'elle retombe et disparaît. Elle est peut-être morte en tant que vague, mais elle sera toujours vivante en tant qu'eau. L'enseignement du Bouddha nous aide à entrer en contact avec notre véritable nature et à engendrer la vision profonde qui dissipe nos peurs. Il est possible de mourir en souriant, sans peur, sans colère. 

Une goutte de pluie qui tombe sur le sol disparaît immédiatement. Mais elle est toujours là, même si le sol l'a absorbée. Simplement elle a pris une autre forme. Si elle s'évapore, elle est toujours là, dans l'air sous forme de vapeur. Vous ne voyez plus la goutte de pluie, mais cela ne veut pas dire qu'elle qu'elle n'est plus là. Un nuage ne peut jamais mourir. Un nuage peut devenir de la pluie, de la neige ou de la glace, mais il ne peut jamais devenir rien. L'idée que nous avons de la mort, c'est devenir rien, à partir de quelque chose, passer de l'être au non-être. Mais la méditation nous permetde comprendre notre vraie nature de non-naissance et de non-mort.

Un nuage avant de se manifester sous forme de nuage, a d'abord été l'océan et la vapeur d'eau , il n'est donc pas venu à l'être à partir du non-être. Notre vision de la naissance est juste une notion. Notre vision de la mort n'est aussi qu'une notion.

     La vision profonde de la non-naissance et de la non-mort est capitale: elle dissout toute  peur. Lorsque nous comprenons que nous ne pouvons pas être réduits à rien, nous sommes libérés de la peur. C'est un soulagement immense. Débarrassés de la peur, nous pouvons connaître le vrai bonheur et la paix et en faire profiter notre civilisation alors que, si nous paniquons, nous accélérons sa fin. Avec la paix en nous, il est beaucoup plus facile de trouver des solutions aux situations difficiles.

Le Bouddha nous a enseigné à regarder directement dans les graines de notre peur, au lieu de les fuir ou de les enfouir dans notre inconscient. Cette graine de peur est en nous: nous avons peur de tomber malades, d'être abandonnés et de mourir. Nous essayons de l'oublier. Nous multiplions nos activités pour nous rassurer. Mais le fait est qu'un jour nous tomberons malades, nous mourrons et devrons tout laisser. C'est pourquoi le Bouddha pressait ses disciples de s'entraîner chaque jour à reconnaître leurs graines de peur afin de les transformer.

La pratique des Cinq Contemplations a pour but de nous permettre de reconnaître notre graine de peur et de nous asseoir avec elle.

Voici cette pratique:

" Il est dans ma nature de mourir. Je ne peux échapper à la mort". 

Il faut du courage pour regarder la vérité en face. Vous amenez la racine de la peur de mourir devant vous et vous l'embrassez avec votre Pleine    Conscience. Cela affaiblira la graine de la peur de mourir en vous et la  transformera. Cette pratique nous permet d'accepter la vieillesse, la maladie et la mort comme des réalités, de simples faits que nous ne pouvons éviter. Cette acceptation nous rend beaucoup plus sereins. Lorsque nous sommes frappés par une maladie comme le cancer ou le sida, généralement, nous nous révoltons, nous ne comprenons pas pourquoi cela nous arrive. Notre première réaction est le déni. Nous refusons que ce soit vrai, nous refusons la vérité. Ensuite nous traversons de longues périodes de désespoir, de révolte et de lutte contre nous-mêmes.

Mais c'est seulement lorsque nous acceptons ce qui nous arrive que nous trouvons la paix.

En paix avec nous-mêmes, nous pouvons nous détendre et nous donnons une chance à notre corps de surmonter la maladie. Apprenons aussi à accepter la fin de notre civilisation. Cette acceptation nous rendra sereins.    Acceptond notre propre mort et la mort de notre civilisation. Touchons la vérité de l'impermanence et nous trouverons la paix. Avec la paix, l'espoir renaîtra et nous pourrons faire bon usage de la technologie d'aujourd'hui pour sauver la planète. Si nous sommes submergés par la peur et le désespoir, même avec la technologie actuelle, nous ne pourrons rien arranger. Mais si nous avons la vision profonde de l'inter-être et savons comment toucher notre véritable nature de non-naissance et de non-mort, alors il nous sera possible de mourir paisiblement, dans l'amour.

Les Cinq Contemplations

Il est dans ma nature de vieillir. Je ne peux échapper à la vieillesse.

Il est dans ma nature de tomber malade. Je ne peux échapper à la maladie.

Il est dans ma nature de mourir. Je ne peux échapper à la mort.

Tout ce qui m'est cher et tous ceux que j'aime aujourdhui, Je ne peux éviter d'en être un jour séparé.

J'hérite du fruit des actions de mon corps, de mes paroles et de mes pensées.

C'est la seule chose que je puisse emmener avec moi dans le futur.

     La pratique de la respiration consciente peut vous aider à regarder profondément  dans la nature et les racines de votre peur. C'est pourquoi je vous recommande de pratiquer les Cinq Contemplations comme un exercice de respiration consciente.

J'inspire, je sais qu'il est dans ma nature de vieillir. J'expire, je sais que je ne peux échapper à la vieillesse.

J'inspire, je sais qu'il est dans ma nature de tomber malade. J'expire, je sais que je ne peux échapper à la maladie.

J'inspire, je sais qu'il est dans ma nature de mourir . J'expire je sais que je ne peux échapper à la mort.

J'inspire, je sais qu'un jour je devrai abandonner tout ce qui m'est cher et tous ceux que j'aime. J'expire, je ne peux les emmener avec moi.

J'inspire, je sais que je n'emporterai avec moi que le fruit des actions de mon corps, de mes paroles et de mes pensées. J'expire, seul le fruit des actions de mon corps, de mes paroles et de mes pensées me suivra.

   Cette pratique nous aide à accepter la réalité de la vieillesse, de la maladie et de la mort comme des faits auxquels nous ne pouvons échapper.

L'acceptation de ces vérités nous donne la paix intérieure et notre compassion peut alors embrasser tous les êtres et nous-même. Notre manière de vivre ne fait plus souffrir personne.

     Si nous acceptons la mort de notre corps, nous pourrons accepter la mort éventuelle de notre civilisation.

    Cette civilisation n'est qu'une parmi d'autres et un jour elle devrea mourir pour permettre la manifestation d'une autre.

     De nombreuses civilisations ont déjà existé et disparu. Le réchauffement planétaire est peut-être le signe avant coureur de cette mort prochaine.

     Si nous ne trouvons pas le moyen de stopper notre surconsommation, nous accélérerons la mort de notre civilisation. 

     Mais nous ne déciderons de nous arrêter, et de ralentir le processus engagé, que si nous acceptons le fait que cette civilisation est mortelle, comme notre corps.

     Nous sommes capables d'accepter la mort seulement lorsque nous réalisons notre vraie nature de non-naissance et de non-mort.

 

     J'inspire, je sais que cette civilisation mourra un jour.

     J'expire, je sais qu'elle ne peut échapper à la mort.

     Une fois que nous aurons accepté cela, nous ne réagirons plus dans la colère, le refus ou le désespoir. Cette acceptation nous apportera la paix, et si nous sommes paisibles, notre civilisation aura la chance d'être en paix.

     Pour que cette compréhension ne soit pas seulement une notion, mais une véritable vision profonde, il nous faut pratiquer l'arrêt et le regard profond dans l'assise, la marche, la réflexion et tous nos actes quotidiens. Ce discernement va engendrer en nous les énergies de pleine conscience, de paix, d'acceptation et de non-peur et nous permettre d'apporter une réelle contribution au monde.

     Les scientifiques disent que nous avons la technologie nécessaire pour sauver la planète. Nous savons utiliser les énergies renouvelables comme le vent, le soleil, les marées, la force géothermique et il existe déjà des véhicules hybrides marchant à l'électricité ou à l'huile de friture recyclée. 

Mais nous ne tirons pas profit de ces nouvelles technologies. Nous restons dans le désespoir, la colère, la division et la discrimination. Nous manquons de paix et de perspicacité. Nous manquons de temps car nous sommes trop occupés. Nous sommes incapables de travailler ensemble. La technologie doit être sous-tendue  par la fraternité entre hommes et femmes, la compréhension et la compassion. Elle doit travailler main dans la main avec la spiritualité.

Notre vie spirituelle peut engendrer les énergies de paix, de calme, de fraternité, de compréhension et de compassion, sans lesquelles notre planète n'a aucune chance de survivre.

La sagesse que nous propose le Bouddha est l'acceptation de l'impermaence, de notre propre mort et de la mort inévitable de notre civilisation.

Cette acceptation nous apportera la paix, la solidité et la sagesse nécessaire pour nous unir.

Plus de haine, plus de discrimination, nous aurons alors les conditions nécessaires pour utiliser la technologie moderne afin de sauver notre chère planète.

En tant que membres d'une même race humaine, si nous pratiquons la méditation, nous pouvons transcender la peur , le désespoir et l'oubli.

Méditer n'est pas fuir.

C'est l'acte courageux de regarder profondément la réalité avec pleine conscience et concentration.

Méditer est essentiel à notre survie, à la paix et à notre protection commune.

En fait, notre souffrance vient de nos perceptions erronées et de nos vues fausses.

Rectifier ces vues fausses est la chose la plus importante, la plus urgente qui soit.

Notre monde a besoin de sagesse et de vue juste, ou de vision profonde.

Que vous soyez enseignant, parent, journaliste, cinéaste, ou autre, vous pouvez partager vos réalisations profondes pour éveiller votre pays et vos concitoyens.

Si les citoyens s'éveillent, leur gouvernement devra agir ne fonction de leur vue juste.

Si nous pratiquons, nous pouvons nourrir en nous la dimension de non-peur et de fraternité.

Nous n'avons pas besoin d'aller chercher à l'extérieur l'objet de notre méditation: c'est tout ce qui survient dans notre vie quotidienne.

Ce que le Bouddha propose pour nous aider, nous et notre entourage,

c'est de regarder très profondément dans les notions qui sont à la base

de notre haine,

de notre peur

et de notre violence,

afin de les transformer et de nous en libérer. 

C'est de cette façon qu'un changement pourra avoir lieu dans la consciece collective.  

  NOTRE ACTION EST NOTRE MESSAGE

             UNE BELLE CONTINUATION

Lorsque vous regardez un oranger,  vous voyez que, saison après saison, il produit de jolies feuilles vertes, des fleurs odorantes et des oranges délicieuses.

Cest ce que l'oranger peut produire de meilleur au monde.  

Nous aussi, les êtres humains, nous faisons à chaque instant des offrandes au monde sous la forme de nos pensées, de nos paroles et de nos actions.

Nous avons envie d'offrir nos pensées les plus belles, nos paroles les plus inspirées et nos actions les meilleures, parce qu'elles sont notre continuation dans le futur, que nous le voulions ou non.

Nous passons notre temps avec sagesse.

Nous inspirons autrui par notre énergie d'amour et de compréhension, notre capacité à pardonner, nos paroles aimantes et nos actions qui protègent et qui aident les autres sur la planète Terre.                           De cette façon notre continuation sera belle.

     Le philosophe français Jean-Paul Sartre a dit que l'homme est la somme de ses actes. C'est très semblable à la quatrième Contemplation :

il nous faudra abandonner tout ce qui nous est cher et tous ceux que nous aimons.

Ce qui nous suivra est le fruit des pensées, des paroles et des actes produits tout au long de notre vie. C'est notre karma, notre continuation.

Quand un nuage est pollué, la pluie aussi est polluée. Purifier nos pensées, nos paroles et nos actes nous assure une belle continuation.

Dans le bouddhisme nous employons le mot "karma", ce qui signifiel'action, à la fois l'action comme cause: 

                                  "karmaetu"

et l'action comme effet:

                                  "karmaphala"

Nos pensées, nos paroles et nos actes vont avoir un effet sur notre santé physique et mentale ainsi que sur la santé du monde.

Cet effet, qui peut être doux ou amer, salutaire ou néfaste, est le karma en tant que fruit. L'effet de nos pensées, de nos paroles et de nots actes est notre continuation dans le futur.

     Penser et parler sont des formes d'action. Lorsque nous produisons une pensée pleine de colère, de peur ou de désespoir, elle a un effet immédiat sur notre santé et sur la santé du monde.

Des pensées négatives peuvent être très puissantes et affecter nos corps, nos esprits et le monde entier.

Nous devrions faire l'effort de ne pas produire ce genre de pensées.

Si hier, nous avons prononcé des paroles indignes de nous, disons des choses aimables aujourd'hui et tout sera transformé. Une pensée positive nous apportera l'équilibre physique et mental et améliorera le monde.

Le Bouddha nous recommande d'employer

la Parole Juste, c'est à dire d'utiliser des mots qui inspirent la compréhension, la joie, l'espoir, la fraternité. Notre façon de parler peut exprimer l'amour bienveillant, la non-discrimination, le désir de soulager la souffrance. De telles paroles nous rafraîchissent et nous rendent plus légers de corps et d'esprit. Les employer plusieurs fois par jour guérira notre esprit, nous transformera, et le monde entier en profitera.

Le Bouddha nous conseille l'Action Juste parce qu'elle a un effet sur notre équilibre et sur celui du monde. Nous pouvons décider de tuer: une personne, un animal, ou un arbre, mais nous pouvons aussi chosir de les protéger. Nous devons nous assurer que nos actes vont dans la direction de l'Action Juste.

Lorsquenous posons un acte qui a le pouvoir de soutenir, de protéger, de soulager ou de sauver, cet acte apporte un élément de guérison à l'ensemble du monde comme à nous-mêmes.

Quand notre compassion est grande, même si nous ne passons pas à l'action, notre compassion agit sur nous.

La compassion, du fait de sa nature même, engendre l'action juste.

     Par nos pensées, nos paroles et nos actions, nous créons un karma à chaque instant de notre vie.

     Chaque pensée, chaque parole et chaque action porte notre signature.  Elles sont notre continuationet ne se perdent jamais.

     Il est naïf de penser qu'après la désintégration de notre corps, il ne restera plus rien.

     Quand nous observons profondément, nous voyons que rien ne naît vraiment, ni ne meurt réellement. Notre vraie nature est la nature de non-naissance et de non-mort.

Si nous pratiquons la méditation, nous réaliserons cela clairement.

     Le Bouddha ainsi que beaucoup d'autres penseurs ont parlé de l'impermanence de toute chose. 

     Au sixième siècle, le philosphe grec Héraclite a déclaré que nous ne pouvons nous baigner deux fois dans la même rivière. Rien ne reste identique pendant deux moments consécutifs. Toute vue qui n'est pas fondée sur l'impermanence est une vue erronée. Quand nous avons la vision profonde de l'impermanence, nous souffrons moins et nous créons davantage de bonheur autour de nous.

     L'impermanence n'est pas simplement un concept philosophique; c'est la réalité des choses.

     Quand vous êtes en colère contre votre ami ou sur le point de vous disputer avec lui, le Bouddha vous conseille:

     " Ferme les yeux et imagine-toi dans trois siècles. Où serez-vous tous les deux ?"

     Quand vous vous imaginez trois siécles plus tard, vous comprenez tout de suite qu'il n'est pas sage de vous quereller.

     Aussitôt que vous entrez en contact avec l'impermanence de la vie, votre colère s'apaise et la seule chose qui vous semblera sensée en ouvrant les yeux, sera de serrer votre ami dans vos bras et de l'embrasser.

     Même si vous concevez intellectuellement que les choses sont impermanents, dans votre vie quotidienne vous continuez à agir comme si elles étaient permanentes.

     L'impermanence n'est ni une théorie, ni une philosophie, c'est une pratique. Entraînez-vous à vous  concentrer sur l'impermanence. En regardant une fleur, voyez qu'elle est périssable. en voyant une personne voye-la mortelle. Tout au long de la journée, où que vous regardiez, quoi que vous entendiez ou voyiez, restez concentrés dans cette vision de l'impermanence. C'est cette concentration qui va vous sauver, et non pas l'idée de l'impermanence. Avec cette pleine conscience, vous pouvez garder vivante la vision profonde de l'impermanence qui vous empêchera de produire des pensées ou des paroles néfastes.

Notre karma, nos actes, sont notre continuation. Notre karma a déjà commencé à se manifester dans notre vie et il nous appartient de l'embellir, de lui doner du sens et un impact positif  sur d'autres manifestaions aujourd'hui et dans le futur. Si nous sommes capables d'engendrer l'énergie d'amour, de compréhension, de compassion  et de beauté, nous pouvons apporter beaucoup au monde et influencer positivement d'autres manifestations. 

Nous n'avons pas à attendre que nos corps se décomposent pour que notre continuation commence. Si les manifestations qui surviennent dans le moment présent sont belles et bonnes, leur continuation sera aussi belle et bonne.

Si nous scrutons profondément notre corps et notre conscience, nous voyons que nous sommes un organisme complexe, fait d'un grand nombre d'espèces et d'éléments différents.

Dans chaque cellule nous pouvons voir l'histoire entière de l'humanité, de la Terre et du cosmos.

Chacune de nos cellules contient toutes les données et les informations sur le cosmos. 

Une seule cellule peut nous renseigner sur nos ancêtres ; non seulement nos ancêtres humains, mais aussi nos ancêtres animaux, végétaux et minéraux.

Chaque fois que nous faisons un pas pendant la marche méditative, c'est un organisme qui marche, mais c'est aussi tout le cosmos, te tous nos ancêtres marchent et avancent avec nous. Nos enfants et leurs propres enfants marchent aussi avec nous.

L'un contient le tout.

Quand nous faisons un pas dans la paix  et la joie, tous nos ancêtres et nos descendants font le même pas au même instant.

Nous savons que nos parents, nos ancêtres et nos maîtres attendent de nous que nous vivions de manière à protéger notre planète.

Nous devons laisser nos ancêtres, nos maîtres et le Bouddhas agir en nous . Restons continuellement en conversation avec nos ancêtres spirituels et génétiques, afin d'approfondir sans cesse notre compréhension et notre détermination sur la Voie du service, de l'amour et de la protection de la vie. Notre chemin de vie doit, sans perdre de temps, satisfaire les espoirs de os ancêtres spirituels et génétiques.

Vivre et pratiquer ainsi nous apportera beaucoup de joie et nous pourrons transmettre le meilleur de ce que nous avons reçu de nos ancêtres à nos enfants et nos petits-enfants.

PRENDRE SOIN DE L'ECOLOGISTE

Un jour, un étudiant m'a demandé:

" Il y a tant de problèmes urgents à régler, par lequel dois-je commencer?"

Beaucoup de personnes ont conscience que notre monde souffre et leur coeur est rempli de compassion. Sachant ce qu'il faut faire pour remédier à ces soufrances, ils s'engagent en politique, dans le social ou dans l'écologie.

Mais au bout d'un certain temps d'intense contribution, ils sont souvent pris de découragement car ils n'ont pas la force d'âme nécessaire pour continuer à se battre toute leur vie.

Une prise de conscience intellectuelle n'est pas suffisante pour soutenir toute une vie d'actions compatissantes.

Si nous voulons influencer efficacement le futur du monde, il nous faut faire quelque chose de plus.

La vraie force ne peut venir ni du pouvoir, ni de l'argent, ni des armes, mais seulement d'une véritable et profonde paix intérieure.

Quand nous avons suffisamment de sagesse, nous ne sommes plus prisonniers des situations difficiles. Nous pouvons en sortir très facilement. Si nous changeons nos habitudes de vie, nos manières de penser, de parler, d'agir, nous transformerons le monde. Il faut que notre manière de vivre nous permette d'être pleinement vivants, profondément en contact avec notre véritable nature à chaque instant, qu'elle nourrisse la vision profonde de l'inter-être en nous.

Sans paix ni bonheur, comment pourrions-nous prendre soin de nous-mêmes, des autres espèces ou de la planète?

C'est pourquoi le meilleur moyen de s'occuper d'écologie, c'est de s'occuper d'abord de nous, l'écologiste.

Il existe de nombreux enseignements bouddhistes qui peuvent nous aider à comprendre notre relation d'interdépendance avec la Terre, notre mère à tous.

L'un des plus profonds est le Soutra du Diamant.

C'est aussi le plus ancien texte traitant d'écologie.

Sous forme d'une conversation entre le Bouddha et l'un de ses plus éminents disciples, Subhuti, il débute par cette question de Subhuti:

" Si les fils et les filles de bonne famille veulent faire naître l'esprit le plus élevé, le plus accompli et le plus éveillé qui soit, sur quoi doivent-ils s'appuyer et que doivent -ils pratiquer pour maîtriser leurs pensées?"

Cette question équivaut à demander:

" Si je veux me donner corps et âme à protéger la vie, quelles méthodes dois-je utiliser et quels principes devrai-je suivre?"

Voici ce que le Bouddha répond:

" Nous devons faire toute ce qui est en notre pouvoir pour aider chaque être vivant à traverser l'océan de la souffrance. Mais quand tous les êtres vivants ont atteint la rive de la libération, aucun être, en vérité, n'a été conduit sur l'autre rive. Si vous êtes pris dans l'idée d'un soi, d'un être humain, d'un être vivant ou d'une durée de vie, vous n'êtes pas un authentique bodhisattva".

Le soi, l'être humain, l'être vivant et la durée de vie sont quatre notions qui nous empêchent de voir la réalité telle qu'elle est.

     La vie est une réalité, pourquoi la découper en morceaux et appeler "soi" tel ou tel morceau?

     Ce que nous appelons "soi" n'est fait que d'éléments non-soi.

     Quand nous regardons une fleur, par exemple, nous la considérons comme différente des choses                  " non-fleurs". Mais en regardant plus en profondeur, nous voyons que tout le cosmos est présent dans cette fleur. Sans tous les éléments non-fleur, le soleil, les nuages, la terre, le jardinier, les minéraux, la chaleur, les rivières et la conscience, la fleur ne pourrait pas exister.

C'est pourquoi le Bouddha nous enseigne que le soi n'a pas d'existence propre.

Nous devons abandonner toute distinction entre soi et non-soi.

Comment une personne pourrait-elle travailler à protéger l'environnement sans avoir cette sagesse de la non-discrimination?

     La seconde notion que le Soutra du Diamant nous invite à abandonner est la notion d'être humain.

Ce n'est pas trop difficile à faire.

Quand nous regardons profondément l'être humain, nous voyons qu'il est fait d'éléments non-humains.

Nous reconnaissons des ancêtres humains, animaux, végétaux et minéraux.

D'habitude, nous faisons une distinction entre humain et non-humain, nous pensons que l'espèce humaine est supérieure aux autres espèces.

Mais puisque nous, les humains, sommes faits d'éléments non-humains, si nous voulons protéger notre existence, nous devons protéger aussi tous les éléments non-humains.

C'est le seul moyen.

Si vous croyez que Dieu a créé l'homme à Son image et que tout le reste de la création, il l'a créé pour l'usage de l'homme, vous êtes dans cette discrimination qui pense que l'homme est supérieur au reste de la création.

Quand on voit que les êtres humains n'ont pas de soi séparé, on comprend que prendre soin de l'environnement (les éléments non-soi), c'est prendre soin de toute l'humanité.

Nous devons respecter et protéger les autres espèces afin d'avoir une chance de survivre.

Le meilleur moyen d'apporter vraiment la santé et le bonheur aux êtres humains est de prendre soin des autres êtres vivants et de notre environnement.

     Je connais des écologistes qui ne sont pas heureux dans leur vie de famille. Ils se donnent à fond pour améliorer l'environnement, mais c'est en partie pour échapper à leurs insatisfactions familiales. Comment une personne qui n'est pas foncièrement heureuse, pourrait venir en aide à son environnement ?

     Prendre soin des éléments non-humains, c'est protéger les humains; et prendre soin des humains, c'est protéger les éléments non-humains.

     La troisième notion dont nous devons nous débarrasser, c'est la notion d'être vivant.

     Nous pensons que nous, êtres vivants, sommes différents des objets inanimés. Or selon le principe de l'inter-être, les êtres vivants sont formés d'éléments non-vivants.

     En nous observant attentivement, nous découvrons en nous  des minéraux et d'autres éléments " non-vivants ".

L' Aube symbolique

A nouveau, c'est l'aube sur la Terre

après beaucoup d'autres Terres...

disparues et naufragées

dans l'éternelle quête

de ce qu'est la Terre et de son But.

   Savitri aussi s'éveille, fille du Soleil,

le jour où Satyavane, l'âme de la Terre, doit mourir.

La sauvera-t-elle cette fois-ci ?

Le poème SAVITRI nous offre 23 813 vers, unissant le Bas avec le Haut, afin d'arracher la Terre à la Mort.

Venu de l'autre côté de l'immensité

Le regard d'une divinité perçait les gouffres mornes;

Au milieu de l'épais repos cosmique,

Emprisonnés dans notre forme humaine transitoire.

Tout lui revenait:

la Terre et l'Amour et le Destin,

Les anciens adversaires l'encerclaient

Son âme se levait

pour affronter le Temps et le Destin.

C'était le jour où Satyavane devait mourir.

                          L'Enjeu

Et cette septième Terre

 - la nôtre -

s'est allumée une fois de plus...

Son esprit-témoin, debout, examinait le Temps.

Tout ce qu'elle avait espéré, rêvé, été autrefois

Volait devant elle sur ses ailes d'aigle par les cieux de la mémoire.

                              .............

 

Seul le pouvoir sans temps de l'esprit sans naissance

 

Peut lever le joug imposé par l'enfantement dans le temps.

Et garde, toujours tapie derrière nos actes conscients,

 

La piste des vieilles pensées et des actes oubliés,

 

Seul, il peut refuser l'héritage de nos moi enterrés,

                          ......................

Une histoire autrefois vivante,              a préparé et fait

Notre fatalité présente, enfant des énergies passées.

Un sursaut soudain est venu laisser une trace frémissante,

Ouvrant la porte d'un vieux besoin usé, jamais comblé

Assoupi dans le subconscient de sa caverne sans lune

L'obligeant à redresser la tête, appeler la lumière absente,

Forçant les yeux clos d'une mémoire évanouie

Comme celui qui cherche un moi d'autrefois

Et trouve seulement le cadavre de son désir.

Il semblait que même dans cette Nullité profonde,

Même dans cet ultime fond de dissolution,

Se cachait une entité oublieuse

Survivante d'un passé détruit et enterré

Condamnée à reprendre l'effort et la douleur

Et à revivre encore une fois dans un monde échoué.

Insensiblement, quelque part, une déchirure commençait,

Troublant la rive lointaine du sommeil noir de la vie.

Venu de l'autre côté de l'immensité

Le regard d'une divinité perçait les gouffres mornes;

Envoyé du soleil en reconnaissance

Au milieu de l'épais repos cosmique,

Il semblait chercher un esprit solitaire et déserté

Trop déchu même pour se rappeler la félicité perdue.

Intervenant dans un univers amnésique,

Son message se glissait à travers le silence récalcitrant:

L'appel à l'aventure de la conscience et de la joie

Gagnait le coeur désillusionné de la Nature,

L'obligeant à renouveler son consentement à voir et à sentir.

Une pensée était semée dans le Vide insondé

Un sens naissait dans les grands fonds aveugles

Une mémoire trésaillait au creux du Temps,

Longtemps morte, une âme semblait poussée à vivre;

Mais l'oubli qui suit la chute

Avait recouvert les tablettes combles du passé,

Tout ce qui avait été détruit devait être rebâti

Et la vieille expérience, labourée, et taillée une fois de plus.

Tout peut se faire si le toucher de Dieu est là.

Un espoir furtif se glissait dans ce qui à peine osait être

Au sein de l'indifférence de la Nuit en dérive.

Alors, comme sollicitée dans un monde é-tranger

Une grâce timide s'est hasardée instinctivement,

Orpheline abandonnée en quête d'une demeure,

Merveille errante sans lieu pour vivre,

Et d'un coin perdu des cieux

Vint un lent geste miraculeux tel un signal caché.

Le trésaillement persistant d'une note transfiguratrice

Persuadait la noire quiétude inerte,

Et la beauté et l'étonement troublèrent les champs de Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

The Symbol Dawn

It was the hour before the Gods awake.

Across the path of the divine Event

The huge foreboding mind of Night, alone

In her unlit temple of eternity,

Lay stretched immobile upon Silence' mage.

Almost one felt, opaque, impenetrable,

In the sombre symbol of her eyeless muse

The abysme of the unbodied Infinite;

A fathomless zero occupied the world.

A power of fallen boundless self awake

Between the first and the last Nothingness,

Recalling the tenebrous womb from which it came,

Turned from the insoluble mystery of birth

And the tardy process of mortality

And longed to reach its end in vacant Nought.

As in a dark beginning of all things,

A mute featureless semblance of the Unknown

Repeating for ever the unconscious act,

Prolonging for ever the unseeing will,

Cradled the cosmic drowse of ignorant Force

Whose moved creative slumber kindles the suns

And carries out lives in its somnambulist whirl.

Athwart the vain enormous trance of Space,

Its formless stupor without mind or life,

A shadow spinning throuth a soulless Void,

Thrown back once more into unthinking dreams,

Earth wheeled abandoned in the hollow gulfs

Forgetful of her spirit and her fate.

The impassive skies were neutral, empty, still.

Then something in the inscrutable darkness stirred;

A nameless movement, an unthought Idea

Insistent, dissatisfied, without an aim,

Something that wished but knew not how to be,

Teased the Inconscient to wake Ignorance.

A throe that came and left a quivering trace,

Gave room for an old tired want unfilled,

At peace in its subconscient moonless cave

To raise its head and look for absent light,

Straining closed eyes of vanished memory,

Like one who searches for a bygone self

And only meets the corpse of his desire.

It was as though even in this Nought's profound,

Even in this ultimate dissolution's core

There lurked an unremembering entity,

Survivor of a slain and buried past

Condemned to resume the effort and the pang, Reviving in another frustrate world.

An unshaped consciousness desiered light

And a blank prescience yearned towards distant change.

As if a childlike finger laid on a cheek

Reminded of the endless need in things

the heedless Mother of the universe,

An infant longing clutched the sombre Vast.

Insensibly somewhere a breach began :

A lone line of hesitating hue

Like a vague smile tempting a desert heart

Troubled the far rim of life's obscure sleep.

Arrived from the other side of boundlessness

An eye of deity pierced through the dumb deeps;

A scout in a reconnaissance of the sun,

It seemed amid a heavy cosmic rest,

The torpor of a sick and weavry world,

To seek for a spirit sole and desolate

Too fallen to recollect forgotten bliss.

Intervening in a mindless universe,

Its message crept through the reluctant hush

Calling the adventure of consciousness and joy

And, conquering Nature's disillusioned breast,

Compelled  renewed consent to see and feel.

A thought was sown in the unsounded Void,

A sense was born within the darkness' depths,

A memory quivered in the heart of Time

As  if a soul long dead were moved to live;

But the oblivion that succeeds the fall,

Had blotted the crowded tablets of the past,

And all that was destroyed must be rebuilt

And old experience laboured out once more.

All can be done if the God-touch is there.

A hope stole in that hardly dared to be

Amid the Night's forlorn indifference. 

As if solicited in an alien world 

With timid and hazardous instinctive grace,

Orphaned and driver out to seek a home,

An errant marvel with no place to live,

Into a far-off nook of heaven there came

A slow miraculous gesture's dim appeal.

 

Qu'est-ce qu'un microbe ?

Une chose commence à être reconnue par tout le monde et même par le corps médical, c'est que les mesures d'hygiène, par exemple, ne sont efficace que si l'on a confiance en elles. Prenons le cas d'une épidémie. Il y a de nombreuses années, nous avons eu ici une épidémie de choléra - elle était mauvaise - mais le médecin chef de l'hôpital était très énergique: il a décidé de vacciner tout le monde. Quand il renvoyait les gens vaccinés, il leur disait:

" Vous êtes vacciné, il ne vous arrivera rien, mais si vous n'étiez pas vacciné, vous seriez sûr de mourir ! "

Il leur disait cela avec beaucoup d'autorité. Généralement, une telle épidémie dure longtemps et il est difficile de l'arrêter, mais en une quinzaine de jours ce médecin a réussi à l'enrayer.

Mais il savait très bien que le meilleur effet de sa vaccination était la confiance qu'elle donnait aux gens.  

Dernièrement ils ont découvert que pour chaque maladie, il y a un microbe qui guérit. Ce qui est extraordinaire, c'est que ce "microbe" est extrêmement contagieux, plus contagieux que le microbe de la maladie. Il se développe généralement dans deux conditions: chez ceux qui ont une bonne humeur naturelle, de l'energie, et ceux qui ont une grande volonté de guérir - tout d'un coup ils attrapent le "microbe" et ils guérissent. Si il y en a un qui guérit dans une épidémie, il y en a trois qui guérissent immédiatement, et ce "microbe" se trouve sur tous les gens qui guérissent.

Mais je vais vous dire quelque chose : ce que les gens prennent pour un microbe est la matérialisation d'une vibration ou d'une volonté d'un autre monde.

Quand j'ai appris leur découverte, je me suis dit: " La science fait des progrès, on pourrait dire, avec plus de raison " la matière fait des progrès." Elle devient de plus en plus réceptive à une volonté supérieure. Ce qui se traduit dans leur science par des "microbes", si on va au fond des choses, on s'apercevra que c'est un mode vibratoire. Si vous êtes capable d'amener cette puissance, cette vibration ( appelez cela comme vous voudrez) dans certaines circonstances, non seulement elle agit en vous, mais elle agira autour de vous par contagion. ( mars 1951) 

 

 

 

PLANS ET PARTIES DE L'ÊTRE

L'âme d'une plante ou d'un animal n'est pas complètement latente: simplement, ses moyens d'expression sont moins développés que ceux d'un être humain.

Il y a beaucoup de psychique dans une plante, beaucoup de psychique dans l'animal.

Dans la forme de la plante, seul le vital-physique est évolué,

donc elle ne peut pas s'exprimer;

l'animal a un mental vital et le peut,

mais sa conscience est limitée et ses expériences sont limitées, aussi la conscience et l'expérience de l'essence psychique sont-elles moins développées que dans l'homme ou du moins que ce n'est possible dans l'homme.

Les animaux ont une âme et répondent  au psychique en l'homme.

Quand l'âme ou " étincelle du Feu divin" commence à élaborer une individualité psychique, cette individualité psychique est appelée être psychique.

L'âme est quelque chose du Divin qui descend dans l'évolution.  Elle  croît de vie en vie, elle utilise le mental, le vital et le corps comme ses instruments.

 L'âme est immortelle, alors que le reste se désintègre;                                 - - l'âme passe de vie en vie,                                                                              -elle transporte l'essence de son expérience et la continuité de l'évolution de l'individu.

C'est toute la conscience

- mentale, vitale et aussi physique  - qui doit s'élever et rejoindre la conscience supérieure et,

une fois que la jonction est faite, la conscience supérieure doit descendre en eux.

Le psychique est derrière tout cela et le soutient.

Le Supramental est la Conscience-de-Vérité;  

au-dessous intervient le Surmental.

Le principe du Surmental consiste à recevoir les pouvoirs du Divin et à essayer de les mettre en oeuvre séparément.

Chaque pouvoir agit de son propre chef et travaille à réaliser un monde à lui.

Le principe de l'Individualité vient de là.

Encore consciente tout d'abord de son origine divine, l'âme s'en sépare à mesure qu'elle descend et l'oublie de plus en plus, étant dirigée par le principe de division et de l'ego.

Le Mental est beaucoup plus éloigné de la Vérité que le Surmental.

La Nature vitale est absorbée dans la réalisation de forces ignorantes.

Dans la Matière tout cela entre dans - ce qui semble - une Inconscience originelle.

C'est la Mâyâ du Surmental qui gouverne ce monde:

mais dans la Matière elle s'est épaissie en une Inconscience

d'où la conscience ressort pour monter de nouveau

et faire descendre dans la Matière la vie et le mental,

pour ouvrir le mental à de plus hauts sommets  -

qui gardent encore un contact plus ou moins direct avec la Vérité

(intuition, surmental, supramental ).

Toutes les âmes ne sont pas évoluées ni actives;                                          

elles ne sont pas toutes tournées vers le Divin avant la pratique du yoga.                                                                                                                         Pendant longtemps l'âme ne cherche pas le Divin directement mais plutôt à travers les hommes et les choses.

L'âme est toujours pure, mais la connaissance et la force qui sont en elle sont involuées,

elles sortent seulement à mesure que le psychique évolue et se fortifie.

L'être psychique est l'âme,

il évolue au cours des naissances et des renaissances.

L'âme est une parcelle du Divin.

Avec l'âme il y a toujours le Divin voilé :  

Hrishikesha le Seigneur des sens, un des noms de Krishna.

Le Divin est toujours dans le coeur intérieur et ne le quitte pas.

Le Psychique est le support de l'évolution individuelle;

il est relié à l'universel à la fois par contact direct

et par l'intermédiaire du mental, du vital et du corps.

Voici ce que l'être psychique apporte à la sâdhanâ:

1) l'amour et la bhakti ; un amour qui n'est pas vital, qui n'est pas exigeant ni égoïste, qui ne pose aucune condition, qui ne réclame rien, qui existe en soi.

2) Le contact ou la présence de la Mêre au-dedans.

3) Des indications intérieures infaillibles.

4) Un apaisement et une purification de la conscience mentale, vitale et physique par leur soumission à l'influence et à la direction psychiques.

5) L'ouverture de toute cette conscience inférieure à la conscience spirituelle supérieure au-dessus pour qu'elle descende dans une nature pérarée à la recevoir avec une complète réceptivité et une attitude juste;                                                                                                                       car le psychique apporte en toutes choses:

une pensée juste,

une perception juste,

un sentiment juste,

une attitude juste.

     On peut faire monter sa conscience à partir du mental et du vital et faire descendre le pouvoir, l'Ânanda, la lumière, la connaissance d'en haut; mais c'est beaucoup plus difficile et le résultat est incertain, et c'est même dangereux si l'être n'est pas préparé ou pas assez pur.

S'élever avec le psychique est de loin la meilleure méthode d'ascension.   Si vous vous élevez ainsi à partir du centre psychique, c'est bien.

     Ce que vous dites indique que les centres psychique et mental sont en communication et, à travers eux, vous pouvez faire descendre ce qui vient de la conscience supérieure.

     Mais vous vous situez encore dans le centre de la tête et non dans le centre au-dessus de la tête, ou dans l'immensité au-dessus de la tête.

     Cela vient habituellement  par une ascension progressive des parties conscientes vers le sommet de la tête et ensuite au-dessus.

     Mais il ne faut ni tirer ni forcer dans ce sens; cela viendra de soi-même.

                                                 

   Règles de Conduite et Liberté Spirituelle

La clef de voûte de la connaissance

sur laquelle doivent reposer l'action et le progrès du travailleur dans le yoga,

- est une perception de plus en plus concrète de l'unité,

- un sentiment vivant de l'Un qui imprègen tout.

Le travailleur doit se mouvoir avec la conscience grandissante que:

l'existence entière est un tout indivisible.

Son action personnelle et les résultats de son action ne peuvent plus être, ou sembler être,

un mouvement séparé et entièrement ou principalement déterminé par le " libre " arbitre égoïste d'un individu, lui-même séparé dans la masse.

Nos oeuvres font partie d'une action cosmique indivisible ;

elles se mettent d'elles-mêmes à leur place dans le tout

d''où elles émergent, et leur résultat est déterminé

par des forces qui nous dépassent.

Cette action mondiale,

dans sa vaste totalilé et en chacun de ses plus infimes détails, 

est l'indivisible mouvement de l'Un

qui se manifeste progressivement dans le cosmos.

De même, l'homme devient progresivement conscient

de sa propre vérité et de la vérité des choses à mesure qu'il s'éveille à la présence de l'Un au-dedans de lui,

et qu'il prend conscience du processus occulte et miraculeusement significatif  des forces de l'Un dans la marche de la Nature.  

Cette action, ce mouvement, ne se limite pas à nous-mêmes

ni à ceux qui nous entourent,

ni à la petite portion fragmentaire des activités cosmiques que nous percevons dans notre conscience superficielle.

Ce mouvement est soutenu par une immense existence environnante

et  sous-jacente qui est subliminale ou subconsciente

par rapport à notre mental,

et il est soumis à l'attraction d'une immense existence transcendante

qui est supraconsciente par rapport à notre nature.

Notre action émerge, comme nous-mêmes,

d'une universalité dont nous ne sommes pas conscients.

Nous lui donnons une forme selon notre tempérament personnel

et selon la volonté de notre pensée, 

ou selon la force de nos impulsions, et de nos désirs.

Mais la vraie vérité des choses, la vraie loi de l'action,

dépasse ces formations humaines et personnelles.

Tous les points de vue et toutes les règles d'action humaines qui ignorent

la totalité invisible du mouvement cosmique,

sont aux yeux de la Vérité spirituelle:

une vue imparfaite et une loi de l'Ignorance,

quelle que soit leur utilité pratique extérieure.

Le sommeil ne peut pas être remplacé par autre chose,

mais il peut être changé :

vous pouvez devenir conscient dans votre sommeil.

Ainsi la nuit peut être employée à une activité supérieure - pouvu que le corps ait le repos dont il a besoin.

Le but du sommeil est le repos du corps et le renouvellement de la force vitale physique.

On doit donner au corps ce dont il a besoin pour l'efficacité de son fonctionnement.

Une nourriture modérée mais suffisante, un sommeil suffisant mais non d'un genre lourd et tamasique, telle devrait être la règle. ( tamas: inertie obscure. )

Le soir, il faut passer de la concentration au sommeil.

La concentration doit s'approfondir jusqu'au sommeil :

c'est à dire que le sommeil doit devenir une intériorisation concentrée qui s'éloigne de l'état extérieur de veille.

Vous pouvez rester assis pendant un moment ensuite couchez-vous en maintenant la concentration jusqu'à ce que l'intériorisation se fasse.

¨Pour devenir conscient pendant le sommeil:

concentrez vous avec toujours une volonté ou une aspiration particulière. La volonté ou l'aspiration peut mettre un certain temps à atteindre le subconscient,

mais si elle est sincère, forte et imperturbable, elle le rejoint au bout d'un moment,

si bien qu'une conscience et une volonté s'établissent automatiquement durant le sommeil et font le nécessaire.

L'être mental au-dedans surveille et juge tout ce qui se passe en nous.

Le psychique ne surveille pas et n'observe pas de la sorte, comme un témoin, mais il sent et il sait spontanément

d'une manière beaucoup plus directe et plus lumineuse,

par la nature même de sa propre nature et par l'instinct divin qui est en lui,

et ainsi, dès qu'il passe au premier plan, il révèle immédiatement les mouvements justes et les mouvements faux de notre nature.

L'être humain est composé des éléments suivants:                                        

en arrière le psychique qui soutient tout;

puis le mental, le vital et le physique internes;

et à l'extérieur, l'instrument par lequel ceux-ci s'expriment:

la nature tout à fait extérieure du mental, de la vie et du corps.

Mais au-dessus de tous ces éléments, se tient l'être central

- jîvâtman - qui les utilise tous pour se manifester

- c'est une parcelle du Moi divin;

or, cette réalité de lui-même reste cachée à l'homme extérieur

qui remplace cette âme, ce moi profond par l'ego mental et vital.

Seuls ceux qui ont commencé à se connaître eux-mêmes, prennent conscience de leur être central véritable,

et pourtant il est toujours là, présent derrière l'action du mental, de la vie et du corps, et c'est le psychique qui le représentele plus directement ,

car le psychique est lui-même une étincelle du Divin.

C'est par la croissance de l'élément psychique en nous

que nous commençons à entrer consciemment en contact avec notre être central au-dessus.

Quand ce contact se produit et que l'être central fait usage d'une volonté consciente pour contrôler et organiser les mouvements de la nature,

alors on possède une maîtrise de soi réelle, spirituelle,

au lieu d'une maîtrise partielle, purement mentale ou morale.


Le repos suprême.

Certains rayons du soleil sont encore actifs dans l'atmosphère jusqu'à minuit,

d'autres rayons deviennent actifs après,

les uns vous donnent de la force, les autres vous la retirent.

Etapes du sommeil: 

avant de s'endormir profondément,

juste quand on commence à se détendre, quand on détend tous ses nerfs,

alors il faut détendre avec grand soin toute l'activité mentale, la laisser aussi tranquille que possible, endormez vous que lorsque votre mental est bien tranquille.

Alors vous échappez à toute une période d'excitaiton inutile très fatigante.

Si vous pouvez faire que le mental se détende et entre dans une paix complète avant de dormir, votre sommeil sera de suite très paisible et rafraîchissant.

Si votre vital est en ébulition, il vous amènera dans toutes sortes de domaines, il vous fera faire toutes sortes de bêtises,

résultat: vous vous réveillez plus fatigué que lorsque vous vous êtes endormi.

 

 

         " Ces bêtes que l'on torture inutilement."

              EXPERIMENTATION ANIMALE:

                            HANS RUESH   

" Il faut répéter inlassablement, car l'erreur aussi est prêchée sans cesse, et non pas dans quelques cas isolés, mais par la masse.

Dans les journaux et dans les encyclopédies, dans les écoles et dans les universités, partout l'erreur  règne, satisfaite et béate, sachant avoir la majorité de son côté. "

GOETHE

" Une mode domine chaque époque, sans que la plupart des gens soient capables de voir les tyrans qui imposent leur volonté. "

EINSTEIN dans une lettre adressée le 10 avril 1938 au physicien roumain Maurice Solovine.

La vivisection insensibilise ceux qui la pratiquent ou qui l'acceptent à la souffrance animale puis, tout naturellement, à celle de l'homme.

Elle tue le respect de la vie, déshumanise la médecine et conduit à l'expérimentation humaine.

Les embryons, les enfants abandonnés, les handicapés, les vieillards, les internés, les prisonniers sont les premières cibles de scientifiques désabusés et sans scrupules, voués à la recherche pour la recherche. L'homme est capable de grande cruauté et l'expérimentation animale entretient ce déséquilibre mental.

Du point de vue de l'inutilité.

Bien que moralement suffisant, l'argument éthique ne réussit pas  à sensibiliser une société qui a perdu le sens des valeurs. Il faut donc souligner l'inutilité de l'expérimentation animale. On ignore généralement que chaque espèce a ses propres réactions, ce qui signifie qu'aucune extrapolation d'une espèce à l'autre n'es scientifiquement fondée, sans même parler des réactions différentes d'individus appartenant à une même espèce.

De nombreux médicaments ont été longtemps écartés à cause de résultats négatifs sur les animaux. En revanche diverses plantes toxiques voire mortelles pour l'homme sont inoffensives pour certains animaux.

Les expériences animales ne sont donc pas applicables à l'homme qui est, de surcroît, doté d'un psychisme développé ayant une influence prépondérante sur l'organisme. On peut comparer des maladies provoquées chez des animaux alors qu'il n'y est naturellement pas sujet (tabagie, alcoolisme, etc ) avec un état pathologique humain résultant d'un mode de vie déséquilibré.

Claude Bernard, tête de file de la vivisection moderne et d'une médecine inhumaine, cuisait des animaux vivants pour étudier la fièvre humaine, inversant la cause et l'effet.

La fierté avec laquelle le corps médical brandit son nom à chaque occasion, en dépit des atrocités auxquelles il s'est livré et des nombreuses ereurs et contradictions de ses travaux, donne une idée des références débiles qui sont présentées aux jeunes médecins.

Certains défendent l'utilité de la vivisection dans l'apprentissage de la chirurgie, mais de grands chirurgiens l'ont formellement démentie : non seulement les organes ne sont pas situés exactement au même endroit, mais la texture des tissus est différente; qui plus est, la grande résistance de l'animal leurre l'apprenti médecin quant à son habileté réelle sur l'homme.

La vivisection est inutile, enfin, parce qu'il existe des méthodes substitutives qui donnent des informations ou résultats plus fiables: culture de cellules ou tissus humains, par exemple, études cliniques, expériences pratiques lors d'accidents, etc. En URSS 90% des vaccins sont déjà testés par des méthodes alternatives. En France, alors que certains laboratoires se mettent déjà à untiliser ces nouvelles méthodes, la plupart continuent de faire appel aux animaux; c'est lamentable, surtout de la part de fabricants de cosmétiques qui n'ont pas l'obligation de tester leurs produits finis sur les animaux.

Du point de vue de la nocivité.

L'inutilité n'est pas encore un argument suffisant dans notre société habituée au gaspillage des ressources minérales, végétales et animales, et qui ne réagit qu'à la menace à son confort personnel. Hans Ruesch relève alors la nocivité pour l'homme de l'expéritmentation animale: de nombreux médicaments testés avec succès sur les animaux ont entraîné des effets secondaies graves sur l'homme, paralysies, atrophies des membres, malformations du foetus, atteintes cardiaques et respiratoires, et même plusieurs fois la mort. Les médecins intègres reconnaissent que les tests sur l'animal ne peuvent être concluants pour l'homme. Pourquoi donc les perpétuer, dans ce cas? Quel sérieux peut-on alors accorder à une méthode dont les protagonistes eux-mêmes reconnaissent l'invalidité scientifique ?

Les laboratoires multiplient les produits pour déjouer les statistiques retirant un médicament pour en commercialiser un ou plusieurs autresde composition proche. Pour un produit dont on fait occasionnellement le procès mais rarement la condamnation, des centaines d'autres continuent d'être prescrits malgré les risques connus. Quant aux médicaments retirés d'Europe, nous les retrouvons dans les pays du Tiers-Monde, vendus sous un autre nom et sans mention des effets secondaires qui leur ont valu leur retrait.

Il est impossible actuellement d'évaluer tous les torts attribuables à des médicaments mal testés. Et si certains opposent à cette incertitude les glorieux résultats de certains soins en chirurgie ou en en chimiothérapie, c'est en prenant soin de ne pas mentionner au prix de quelles souffrances certains êtres sont maintenus en vie, ni la courte durée de rémissions qui figurent dans les statistiques, avant lamort due aux effets secondaires des traitements, évidents aux yeux du praticien honnête.

L'expérimentation animale contribue à maintenir l'homme dans son ignorance et dans une forme de sadisme dangereux; elle est le marchepied de la torture humaine que lon condamne mais contre laquelle il est inutile de se battre aussi longtemps qu'existent de tels traitements envers les animaux. Tolstoï insistant en disant:

" Tant qu'il y aura des abattoirs, il y aura des champs d'abattage."

La vivisection est condamnée par de plus en plus de médecins, non seulement en raison de son inutilité et de son manque de rigueur scientifique, mais également pour le non-respect de la vie qu'elle entretient contre toute logique dans cette profession.

Les bizutages débiles et écoeurants des écoles de médecine, les jeux sadiques auxquels s'y livrent certains étudiants avec des animaux, sont des signes parmi d'autres d'une dégénérescence morale et d'une déshumanisation de la recherche et de la médecine.

Dans ce milieu , la sensibilité est encore considérée domme un signe de faiblesse et ceux qui parviennent à rester humains, au sens noble du terme, sont souvent réduits à faire leur possible pour le cacher.

A ceux qui pensent qu'il est impossible d'abolir la vivisection, rappelons que la même affirmation fut énoncée à Lincoln quand il décida de mettre fin à l'esclavage: pourtant l'industrie américaine ne s'en est que mieux portée et, de la même façon, la médecine a tout à y gagner.

S'engager dans l'abolition de l'expérimentation animale n'est pas une utopie car s'il y a utopie, c'est bien celle qui consiste à croire que l'être humain vivra un jour heureux, en santé et en paix, tout en continuant à massacrer la vie animale pour préserver la sienne, ou encore celle  qui, tout en se faisant l'instrument de la souffrance et de la mort, laisse croire que la recherche médicale puisse découvrir ce bénéfice de la vie qu'est la santé.

   

 

LE YOGA ET LA SANTE.

UN DESEQUILIBRE DE L'ÊTRE

Maladie : désharmonie de l'être intérieur.

Sri Aurobindo :

« Les maladies se prolongent inutilement et se terminent par la mort plus souvent qu'elles ne le devraient car le mental du malade soutient la maladie du corps et s'appesantit sur elle »

« Toute maladie du corps est toujours l'expression extérieure et la traduction d'un désordre, d'une désharmonie de l'être intérieur ; à moins que ce désordre intérieur ne soit guéri, la guérison extérieure ne saurait être complète ni définitive. »

« Chercher les causes intérieures de la désharmonie est beaucoup plus important que d'en chercher les causes extérieures. C'est l'intérieur qui gouverne l'extérieur. »

« Enseigné par une personne compétente (guidée par SATYA),  le yoga aide à bâtir une santé solide, inaltérable »

La peur et la pression du yoga

16 juin 1929

Les neuf dixièmes du danger dans une maladie proviennent de la peur. La peur peut vous donner les symptômes apparents d'une maladie; elle peut même vous rendre malade, tant sont puissants ses effets.

 Il y a, une certaine pression sur la tête que beaucoup éprouvent, spécialement dans les commencements quand quelque chose en eux est encore fermé et doit s'ouvrir.

Une fois que vous avez choisi la voie, vous devez hardiment accepter toutes les conséquences de votre choix.

  LA PEUR DE LA MORT

En tout cas c'est l'usage d'une conscience plus profonde qui s'impose.

Dans un cas, le remède consiste à se dire que c'est une chose qui arrive à tout le monde et par conséquent, tôt ou tard cela arrivera et il n'y a pas de raison d'avoir peur, c'est tout à fait normal.

Quand on doit mourir on meurt, et quand on ne doit pas mourir on ne meurt pas. Même si vous êtes en danger mortel, si ce n'est pas votre moment de mourir, vous ne mourrez pas, et même si vous êtes hors de tout danger.

Par conséquent, la peur n'a pas de sens. Ce que vous pouvez faire, c'est d'arriver à un état de conscience où vous direz:

"  je n'ai pas besoin de me tourmenter, comme cela m'arrivera inévitablement, il vaut mieux que je n'aie pas peur de la mort; au contraire il faut accepter ce qui est tout à fait naturel." 

Eh bien l'être psychique a pris ce corps parce qu'il avait besoin de s'en servir pour faire son travail, mais quand le moment est venu de quitter le corps, quand on doit le laisser parce qu'il n'est plus bon à rien pour une raison ou une autre, on le laisse, on n'a pas peur.

MAUVAISES VOLONTES

Il y en a des petites: elles proviennent de l'ignorance et de la stupidité.

les grandes : proviennent de la méchanceté

les formidables : elles sont le résultat des forces antidivines.

Les petites entités sont le produit de la désintégration des êtres vitaux - elles pullulent - elles font des choses désagréables. Elles aiment faire des méchantes petites farces, la plupart du temps elles sont derrière les accidents. Elles aiment le tourbillon de forces qui arrivent quand il y a un accident. Cela leur donne de la nourriture, parcequ'elle se nourrissent de la vitalité humaine projetée hors du corps par les émotions, les excitations.

Origine des microbes : ces petites entités peuvent se cogner, lutter, se détruire, et c'est l'origine des microbes. Ce sont des forces de désintégration. Elles restent vivantes dans leurs formes divisées, c'est l'origine des germes et des microbes. La plupart des microbes ont derrière eux une mauvaise volonté, c'est cela qui les rend si dangereux.

Le microbe est une expression très matérielle de quelque chose qui est vivant dans un monde physique subtil et c'est pour cela que ces mêmes microbes, tout d'un coup vous rendent malade.

Si vous avez la Force de purification spirituelle, vous la mettez sur l'endroit et la force adverse généralement s'enfuit immédiatement. Non seulement la maladie est guérie, mais la possibilité du retour de la maladie est éliminée.  

 

Vous ne lirez pas ce texte car il faut prendre le temps et du temps vous n'en n'avez que pour l'essentiel.

" L'Essentiel c'est le Principal " et votre principal se trouve dans le matériel quotidien nécessaire pour maintenir votre corps physique en vie...

" CHANGEMENT IMMINENT "

" Un souffle ou presque et un monde disparaît, un autre se crée...

Un changement de cet ordre est maintenant imminent partout dans le monde, et dans tous les pays ont lieu des évènements dont les acteurs ne prévoient pas le résultat final.

Des incidents mineurs apparaissent à la surface de grands pays, certains d'entre eux ne font que passer et tombent dans l'oubli, d'autres précipitent le futur."

Sri Aurobindo.

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JNÂNA - YOGA

Swâmi Vivekânanda

De la nature réelle de l'homme

Un jour que des enfants passaient un examen l'examinateur posait des questions assez difficiles, entre autres celle-ci : " Pourquoi la terre ne tombe-t-elle pas?" il voulait provoquer des réponses sur la gravitation. La plupart des enfants étaient incapables de trouver la réponse, mais quelques-uns répondirent que c'était la gravitation, ou donnèrent quelque autre raison. Une petite fille à l'esprit éveillé répondit par une autre question: "Où est-ce qu'elle tomberait? " La question qu'on lui avait posée était absurde. Où la terre tomberait-elle? Pour la terre, il n'y a ni chute ni ascension. Dans l'espace infini, il n'est ni haut ni bas; cela n'existe que dans le domaine du relatif. Pour l'infini, qu'est-ce que l'éloignement? D'où viendrait-il et où irait-il? "

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Hubert Reeves, astrophysicien, directeur de recherches au CNRS, enseigne la cosmologie à Montréal et à Paris.

" Notre terre s'est formée il y a plus de quatre milliards d'années. Gagnant de la masse à chaque apport météoritique, elle a rapidement atteint le seuil où son champ de gravité lui a permis de retenir des nappes d'eau et de matières gazeuses: les océans et les atmosphères. La vie pourra dès lors s'y développer."    

OISEAUX MERVEILLEUX OISEAUX Les dialogues du ciel et de la vie  

Les oiseaux, leurs prouesses, leurs migrations, offrent l'un des plus émouvants témoignages de la prodigieuse richesse de notre univers. Comment le vol gracieux des hirondelles a-t-il pu émerger de la chaotique matière primordiale? Les oiseaux seront ici nos guides dans la recherche des ferments du levain cosmique.

Dans son évolution créatrice, la nature met en jeu toutes ses forces, elle fait feu de tous bois, lève la pâte du cosmos : dans les débris d'étoiles éclatées, les atomes d'hydrogène et d'oxygène s'associent pour donner l'eau vitale, et les cellules se fédèrent en organismes au sein de l'océan primitif de la Terre. Il y a soixante cinq millions d'années, la chute d'une météorite au Mexique fait disparaître les dinosaures, et les mammifères se développent; dans cette lignée évolutive à succès, apparaissent l'Homme et la pensée. Ce levain cosmique nous le portons en nous. C'est lui qui nous incite à poursuivre, à notre modeste échelle et pendant notre brève existence, la fabuleuse odyssée  de la complexité cosmique. "

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Faites le bien. Le mobile qui inspire les actions des hommes devrait être la charité envers les hommes, la charité envers tous les animaux.

                                                        MÂYÂ ET L'ILLUSION

                                                                Conférence faite à Londres.

La plus ancienne idée de Mâyâ que nous trouvions dans la littérature védique a le sens de délusion; mais à cette époque on n'était pas encore parvenu à la véritable théorie. Nous trouvons des passages comme celui-ci:

     " Indra, par sa Mâyâ, revêtit diverses formes."

Il est exact qu'ici le mot Mâyâ désigne quelque chose comme la magie, et nous trouvons plusieurs autres passages où il est pris dans la même acception. Puis le terme Mâyâ fut complètement perdu de vue - pendant ce temps l'idée se développait. Plus tard on posa la question suivante:

     " Pourquoi ne pouvons-nous pas connaître le secret de l'univers?"

Voici la réponse, qui est très significative:

     " Parce que nous parlons en vain, parce que nous nous contentons des objets des sens, parce que nous poursuivons nos désirs; c'est pourquoi nous recouvrons pour ainsi dire la Réalité d'un brouillard."

Vous savez tous, naturellement, qu'il y a une théorie selon laquelle la vie est venue d'autres planètes ; c'est pour certains philosophes védiques une doctrine bien arrêtée que la vie est arrivée ainsi, de la lune.

 Le monde tout entier va vers la mort. Tout meurt.

Tout notre progrès, nos vanités, nos réformes, nos luxes, notre richesse, notre science, tout a cet aboutissement unique, la mort. C'est la seule chose qui soit certaine.

    Les animaux vivent aux dépens des plantes, les hommes aux dépens des animaux et, bien pis aux dépens les uns des autres, le fort au dépens du faible. Cela se passe partout. Et cela c'est Mâyâ.

       Si tous les hommes parviennent à être bons, les animaux qui auront pendant ce temps-là évolué seront devenus des êtres humains; ils devront passer par les mêmes étapes, et il en sera de même des plantes.

L'essence même de la vie est la marche vers la perfection.  

Nous ne sommes pas nés pour seconder notre nature, mais pour entrer en rivalité avec elle.

Mâyâ et l'évolution de la notion de Dieu

                                              Conférence faite à Londres le 20 octobre 1896.

Mâyâ n'est pas une théorie,

c'est la simple constatation de faits concernant l'univers tel qu'il existe.

La plupart d'entre vous, lorsqu' ils lisent les anciennes Ecritures, que ce soit celles des Grecs ou des Hébreux, ou des Perses, ou celles d'autres nations, sont horrifiés de voir que les anciens dieux faisaient parfois des choses qui nous répugnent fort. Mais lorsque nous lisons ces livres, nous oublions tout à fait que nous sommes des gens du XIX° siècle et que ces dieux existaient il y a des milliers d'années.

Nous oublions aussi que les gens qui adoraient ces dieux ne voyaient rien de déplacé dans leur caractère, n'y trouvaient rien qui les effrayât, car eux-mêmes étaient fort semblables à ces dieux.

Pourtant à travers toutes ces conceptions diverses, court le fil d'or de l'unité,

et le but du Védanta est justememnt de découvrir ce fil:

" Je suis le fil qui court à travers toutes ces idées diverses, dont chacune est comme une perle "                                                   * dit le Seigneur Krishna. (* Bhagavad Gîtâ VII)

Et c'est la tâche du Védânta de démontrer le lien d'unité de ces idées, si incongrues ou repoussantes qu'elles nous semblent, d'aprés nos conceptions d'aujourd'hui.

La grande erreur que l'on fait, c'est de reconnaître que les adorateurs évoluent et de ne pas admettre que l'Objet de leur adoration évolue également.

Il vous semble peut-être quelque peu bizarre que Dieu puisse grandir; il ne le peut pas; Il est immuable. Dans le même sens, l'homme réel ne grandit jamais.                                                                                                                                      Mais l'idée que l'homme se fait de Dieu est constamment en train de changer et de se développer.

Si l'on veut décrire toutes les religions du monde, on voit que la question qu'elles se proposent de discuter est la suivante:

     - Pourquoi l'inharmonie est-elle dans l'univers?

     - Pourquoi dans l'univers y a-t-il le mal ?

L'homme primitif était fait d'impulsions. Il faisait ce qui lui venait à l'esprit et il essayait d'exécuter avec ses muscles les idées qui se présentaient à lui ; il ne s'arrêtait jamais pour se faire une opinion  et n'essayait que rarement de mettre un frein à ses impulsions.

Il en est de même des dieux ; eux aussi sont faits d'impulsions.

Indra arrive et détruit les forces des démons. Jéhovah est content d'une personne et mécontent d'une autre sans que nul sache pourquoi ou demande pourquoi.

Il naquit en l'homme un certain sens, il eut le pouvoir d'arrêter les impulsions naturelles de l'homme.

Nous avons dans notre esprit une série d'idées qui luttent continuellement pour se manifester par le canal des sens; et derrière cela, il y a une voix infiniment petite qui, toute grêle et faible qu'elle soit, nous dit: " Ne sors pas de toi-même. "

Les deux beaux termes sanskrits qui désignent ces phénomènes sont : prakriti et nivritti

décrire un mouvement circulaire en avant et décrire un mouvement circulaire vers l'intérieur.

Ce sont les cercles décrits vers l'avant qui déterminent généralement nos actions.

La religion commence avec les cercles décrits vers l'intérieur.

La religion commence avec : " Tu ne feras pas." .

La spiritualité commence avec : " Tu ne feras pas."

Tant que le " Tu ne feras pas. " n'est pas là, la religion n'a pas commencé.

" Tu ne feras pas " est venu, a fait se développer les idées des hommes, malgré les dieux batailleurs qu'on avait adorés.

  Un peu d'amour s'éveilla dans le coeur de l'homme. Il y en avait très peu tout d'abord, et maintenant encore il n'y en a pas beaucoup plus.

Cet amour était d'abord réservé à une tribu et en embrassait peut-être tous les membres; ces dieux aimaient leurs tribus, chacun d'eux était le dieu, le protecteur d'une tribu.

Parfois les membres de la tribu se considéraient comme les descendants de leur dieu, de même que dans plusieurs nations les clans se considèrent comme la descendance de l'homme qui a fondé le clan.

     Il y avait autrefois - et il y a même encore maintenant  - des gens qui prétendent descendre non seulement de ces dieux de tribu, mais du dieu du Soleil et du dieu de la Lune.

     On lit dans les anciens livres sanskrits l'histoire des grands empereurs  héroïques de la dynastie solaire.

      Ils étaient d'abord des adorateurs du Soleil et de la Lune, et peu à peu ils en vinrent à se considérer comme des descendants du dieu du Soleil, du dieu de la Lune, etc...

     Lorsque ces notions de la tribu commenèrent à se développer, il y pénétra un peu d'amour, une faible idée de devoir envers autrui, un peu d'organisation sociale. 

     Puis, naturellement, l'idée nous vint :

" Comment pouvons-nous vivre ensemble si nous n'avons pas de patience et d'indulgence les uns pour les autres? "

Comment un homme peut-il vivre avec un autre sans devoir un jour ou l'autre réfréner ses impulsions, se contraindre, se retenir de faire des choses auxquelles son esprit le pousse?

C'est impossible. Ainsi naît l'idée de la contrainte sur soi-même. L'organisation sociale toute entière est assise sur cette idée de retenue, et nous savons tous que l'homme qui n'a pas appris cette grande leçon - qu'il faut être patient et indulgent - mène une vie extrêmement malheureuse.

Lorsque ces idées de religion apparurent, une lueur de quelque chose de plus élevé, de plus éthique, pénétra dans l'intellect de la race humaine.

Les anciens dieux furent trouvés incongrus, ces dieux turbulents, batailleurs, buveurs, mangeurs de viande de boeuf, que les anciens adoraient, ces dieux qui trouvaient leur plaisir dans l'odeur de la chair brûlée, dans les libations d'alcool.

Parfois Indra buvait tellement qu'il tombait et prononçait des paroles inintelligibles.

On ne pouvait plus tolérer ces dieux là. On avait conçu l'idée d'examiner les mobiles des actions, et à cet examen les dieux aussi durent se soumettre, comme les hommes.

On exigea de connaître les raisons de telle ou telle action, et on n'en trouva aucune.

C'est pourquoi l'homme abandonna ces dieux-là, ou plutôt acquit d'eux des conceptions plus élevées.

On fit un inventaire de toutes les actions et de toutes les qualités des dieux, on rejeta celles qu'on ne pouvait pas mettre en harmonie, on conserva celles que l'on pouvait comprendre, on les groupa, et on les baptisa  d'un seul nom:       

Déva-déva, le dieu des dieux.

Le dieu qu'on allait adorer n'était plus seulement un symbole de puissance ; il fallait quelque chose de plus. C'était un dieu moral ; il aimait l'humanité et il faisait du bien à l'humanité. Mais l'idée de dieu subsistait. Cela avait pour effet d'accroître aussi son pouvoir. Il devint l'être le plus moral de tout l'univers, et presque omnipotent.

     Mais tout ce rafistolage ne pouvait suffire. Au fur et à mesure que l'explication prenait de plus grandes proportions, la difficulté qu'elle cherchait à résoudre en faisait autant.

     Si les qualités du dieu augmentaient selon une progression arithmétique, la difficulté et le doute augmentaient selon une progression géométrique. Jéhovah ne présentait pas beaucoup de difficultés, sinon celles que soulève le Dieu de l'univers - et cette question reste posée encore aujourd'hui:

     Pourquoi est-il permis sous le règne d'un Dieu de l'univers, qui est tout-pouvoir et tout-amour, que des actes diaboliques se perpétuent ?

     Pourquoi tellement plus de malheur que de bonheur,

     pourquoi tellement plus de perversité que de bonté ? 

Nous pouvons fermer les yeux à toutes ces choses, mais le fait subsiste que ce monde-ci est un monde affreux.

En mettant les choses au mieux, c'est un supplice de Tantale.

Nous sommes là avec de violentes impulsions, et une soif plus violente des jouissances sensuelles, et nous ne pouvons pas les satisfaire.

Une vague s'élève qui nous force à aller de l'avant, contre notre propre gré, et dès que nous faisons un pas, nous sommes frappés brutalement.

Tous nous sommes condamnés à vivre ici comme Tantale.

Des idéaux se présentent à notre esprit qui sont bien au-delà des limites de nos idéaux sensuels, mais lorsque nous cherchons à les exprimer nous ne pouvons pas le faire.

Au contraire, nous sommes écrasés par la masse qui déferle sur nous.

Et pourtant si je renonce à tout idéalisme, et si je me cramponne simplement à la vie dans ce monde, je mène une existence de brute, je dégénère, je m'avilis.

Ni une solution ni une autre ne donne le bonheur.

Le malheur est donné en partage à ceux qui se contentent, puisqu'ils y sont nés, de vivre dans ce monde.

Mais une misère encore mille fois plus grande est donnée en partage à ceux qui osent se dresser pour la vérité et pour des choses supérieures, qui osent demander quelque chose de plus élevé qu'une simple existence de brute ici-bas.

Ce sont des faits pour lesquels il n'y a pas d'explications. Il ne peut pas y en avoir, mais le Védânta nous montrera comment  sortir de l'impasse.

     Il faut vous rappeler que je dois vous dire des faits qui vous effraieront quelquefois,

mais si vous n'oubliez pas ce que je vous dis, si vous y pensez, si vous l'assimilez,  cela deviendra votre propriété,

cela vous élèvera davantage, vous rendra capables de comprendre, et de vivre dans la vérité.

     Or c'est une constatation de fait que la vie en ce monde est un supplice de Tantale, que nous ne savons rien de cet univers, et que pourtant  en même temps nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas. Je ne peux pas dire que cette chaîne existe quand je pense que je ne le sais pas. C'est peut-être entièrement une délusion de mon cerveau.

Il se peut que je rêve tout le temps. Je rêve que je vous parle et que vous m'écoutez. Personne ne peut prouver que ce n'est pas un rêve.

Il se peut que mon cerveau lui-même soit un rêve, et quant à cela, personne n'a jamais vu son propre cerveau. Nous l'admettons en théorie et il en est de même de tout ; mon propre corps aussi je l'admets à priori. Et en même temps je ne peux pas dire que je ne sais pas.

     Cette position entre le savoir et l'ignorance, cette pénombre mystique, le mélange de vérité  et de fausseté, le point où l'une et l'autre se rencontrent, personne n'en sait rien. Nous marchons au milieu d'un rêve, à demi assoupis, à demi éveillés, passant toute notre vie dans une brume ; tel est le sort de chacun de nous.

Tel est le sort de tout savoir  qui vient des sens. Tel est le sort de toute philosphie, de toute science tant vantée, de tout le savoir humain dont nous sommes si fiers. C'est l'univers. 

     Ce que vous appelez matière, ou esprit, ou mental, ou de tout autre nom, nous ne pouvons pas dire que cela existe, nous ne pouvons pas dire que cela n'existe pas. Nous ne pouvons pas dire qu'ils sont un, nous ne pouvons pas dire qu'ils sont plusieurs. Ce jeu confus et éternel des ténèbres et de la lumière, indiscernables l'un de l'autre, inséparables, est toujours là.

C'est un fait et pourtant en même temps ce n'est pas un fait; éveil et sommeil sont tout en un. Cela est la constatation de faits, et c'est cela que l'on appelle Mâyâ.

Nous naissons dans cette Mâyâ, en elle, nous vivons, nous pensons, nous rêvons. En elle nous sommes philosophes ; en elle nous sommes des êtres humains spiritualisés; dans cette Mâyâ aussi nous voyons des démons, et dans cette Mâyâ nous sommes des dieux.

Donnez à vos idées autant d'extension que faire se peut, élevez-les encore et toujours, appelez-les infinies ou de telle autre épithète qu'il vous plaira, et ces idées-là elles mêmes seront encore dans cette Mâyâ. Il ne peut pas en être autrement ; tout le savoir humain est une généralisation de cette Mâyâ, et cherche à la connaître telle qu'elle apparaît.

C'est l'oeuvre de - nâma rûpa - le nom et la forme. Tout ce qui a forme, tout ce qui éveille une idée dans votre esprit, est dans Mâyâ, car tout ce qui est lié par les lois de temps, d'espace et de causalité est compris en elle.

     Revenons un peu en arrière, à ces anciennes idées de Dieu, et voyons ce qu'il en est advenu.

Nous voyons immédiatement que l'idée d'un Être qui nous aime éternellement - qui est éternellement généreux et tout-puissant, et qui gouversne cet univers, ne pouvait pas satisfaire l'homme.

     " Où est le Dieu juste et miséricordieux ? " demandait le philosophe?.

Ne voit-Il pas des millions et des millions de Ses enfants qui périssent, sous la forme d'hommes ou d'animaux ?

qui peut en effet vivre ici un instant sans tuer d'autres êtres ?

Pouvez-vous respirer une fois sans détruire des milliers de vies?

Vous vivez parcequ'il y a des millions d'êtres qui meurent. Chaque instant de votre vie, chaque respiration, apporte la mort à des milliers ; chaque mouvement que vous faites apporte la mort à des millions ; chaque bouchée que vous mangez apporte la mort à des millions. Pourquoi faut-il qu'ils meurent ? 

Un vieux sophisme nous dit que ce sont des êtres inférieurs.

Supposons que ce soit vrai - ce qui est discutable : qui sait si la fourmi est plus grande que l'homme, ou l'homme que la fourmi? Qui pourrait faire la preuve de l'une ou l'autre assertion ? En dehors de cette question, et même en admettant que ce soient des êtres très inférieurs, pourquoi faut-il qu'ils meurent  ?                                                                 S'ils sont inférieurs, ils ont d'autant plus de raisons de vivre.

Pourquoi? puisqu'ils sont davantage dans le monde des sens, ils ressentent le plaisir et la douleur mille fois plus intensément que vous et moi ne pouvons le faire.

Lequel d'entre nous mange son repas avec le même enthousiasme qu'y apporte un chien ou un loup ?

Personne, parce que notre énergie ne se situe pas dans nos sens ;

elle est dans notre intellect, dans notre esprit.

Mais chez les animaux l'âme toute entière est dans les sens, et ils s'affolent et ils jouissent de choses dont nous autres, êtres humains ne rêvons même pas, et la douleur est pour eux proportionnée au plaisir.

Le plaisir et la douleur sont distribués en égales mesures.

Si le plaisir qu'éprouvent les animaux est tellement plus vif que celui éprouvé par les hommes, il s'ensuit que le sens de la douleur est aussi vif , sinon plus vif chez les animaux que chez l'homme.

Ainsi c'est un fait que la douleur et la souffrance éprouvées par l'homme quand il meurt, sont mille fois plus grandes chez les animaux.

Et pourtant nous les tuons sans nous préoccuper de leur souffrance. 

Cela c'est Mâyâ.

Si nous supposons qu'il y a un Dieu Personnel comme un être humain, qui a fait toutes choses, ces prétendues explications et théories, qui essaient de prouver que du mal naît le bien, ne sont pas suffisantes.

Qu'il se produise vingt mille  bonnes choses ; mais pourquoi faut-il qu'elles soient produites par du mal?

Avec ce principe, je pourrais couper la gorge d'autrui sous prétexte que je veux jouir pleinement de mes cinq sens. Ce n'est pas une raison.

Pourquoi faut-il que le bien nous arrive par l'intermédiare du mal ? La question attend toujours une réponse ; on ne peut y répondre. La philosophie de l'Inde fut obligée de le reconnaître.

     Le Vêdanta a été - et il reste - le système religieux le plus audacieux. Il ne s'est arrêté nulle part, et il a eu un avantage : il n'a pas eu de clergé cherchant à étouffer tous ceux qui essaient de dire la vérité ; il laissa toujours une liberté religieuse absolue. 

Dans l'Inde, l'esclavage de la superstition se fait sentir dans le domaine social; ici par contre, en Occident, la vie dans la société est très libre.

Au point de vue social, en Inde, on est très strict, mais on jouit de la liberté d'opinion en matière de religion.

En Angleterre un homme peut s'habiller comme il veut, manger ce qu'il veut - personne ne s'y oppose ; mais qu'il ne fréquente pas l'église, et aussitôt on le censure !

Il doit  en premier lieu se conformer à ce que la société dit de la religion, et ensuite seulement il peut penser à la vérité.

Dans l'Inde par contre, si un homme dîne avec quelqu'un qui n'appartienne pas à sa caste, le bras de la société s'abat sur lui, avec toute sa terrible puissance, et l'écrase sur-le-champ.

S'il veut s'habiller de façon un peu différente de celle qui habillait jadis son ancêtre, c'est un homme fini.

J'ai entendu parler d'un homme qui a été frappé d'ostracisme par la société parce qu'il avait fait plusieurs kilomètres pour aller voir le premier chemin de fer, mais supposons même que cette histoire ne soit pas vraie !

En matière de religion au contraire, nous voyons vivre côte à côte des athées, des matérialistes et des bouddhistes ; des croyances, des opinions, des théories de tous genres et de toutes sortes, dont certaines sont absolument renversantes.

Des prédicateurs de toutes  les sectes vont prêchant et catéchisant, et aux portes mêmes des temples des dieux, les brahmanes - disons-le à leur honneur - permettent même aux matérialistes de venir exposer leurs idées.

     Bouddha est mort à un âge fort avancé. Je me rapelle un de mes amis, un grand savant Américain, qui aimait à lire sa vie, mais à qui la mort de Bouddha ne plaisait pas parce qu'il n'avait pas été crucifié. Quelle idée fausse ! Pour qu'un homme soit un grand homme il faudrait qu'il fut assassiné !

De telles idées ne sont pas répandues en Inde. Ce grand Bouddha a voyagé dans toute l'Inde, en a repoussé les dieux, et même le Dieu de l'univers, et pourtant il a pu vivre très vieux. Il a vécu quatre-vingts ans et il a converti la moitiè du pays.

     Il y eut aussi les chârvâkas, qui prêchèrent des choses horribles, le matérialisme le plus grossier et le plus effronté, comme le XIX ° siècle n'oserait pas le faire. On laissa ces chârvâkas prêcher de temple en temple, de ville en ville, que la religion n'était qu'absurdité et machinations de prêtres, que les Védas étaient les paroles et les écrits d'imbéciles, de canailles et de démons, et qu'il n'existait ni Dieu ni âme éternelle. S'il y avait une âme, pourquoi ne revenait-elle pas après la mort, attirée par l'amour de son épouse et de ses enfants?  Ils pensaient que s'il existe une âme, elle doit encore aimer, même après la mort, elle doit désirer de bonnes choses à manger et de beaux habits. Et pourtant personne ne fit de mal à ces chârvâkas.

     Ainsi l'Inde a toujours eu cette idée magnifique de la liberté religieuse, et il faut vous rappeler que la liberté est la condition première du développement. Ce que vous ne rendez pas libre ne grandira jamais.

L'idée que vous pouvez faire croître les autres, et aider à leur croissance, que vous pouvez les diriger et les guider, en réservant toujours pour vous-même la liberté de l'instructeur, est une absurdité, un mensonge dangereux, qui a retardé dans ce monde la croissance de millions et de millions d'êtres humains. Que les hommes aient la lumière de la liberté. C'est la seule condition du développement.

     Nous autres, dans l'Inde, nous laissons toute liberté dans les questions spirituelles, et nous avons dans la pensée religieuse encore aujourd'hui, une puissance spirituelle formidable.

     Vous accordez la même liberté dans les questions sociales et ainsi vous avez une organisation sociale splendide.

Nous n'avons accordé aucune liberté pour le développement des choses sociales, et nous avons une vie sociale étriquée.

Vous n'avez jamais donné aucune liberté dans les choses religieuses, vous avez imposé vos croyances par le fer et par le feu, et le résultat c'est que la religion n'a eu dans l'esprit européen qu'une croissance abâtardie et rabougrie.

Dans l'Inde, il nous faut libérer la société de ses entraves , en Europe il faut enlever les boulets qui sont aux pieds du progrés spirituel. Et alors se produiront chez l'homme une croissance et un développement merveilleux. Si nous découvrons qu'il est une unité au travers de tous ces développements spirituels, moraux et sociaux, nous trouverons que la religion, au sens le plus complet du mot, doit pénétrer  dans la société et dans notre vie de tous les jours.

A la lumiière du Védânta, vous comprendrez que toutes les sciences ne sont que des manifestations de la religion, et qu'il en est de même de tout ce qui existe dans ce monde.

     Nous voyons ainsi que c'est grâce à la liberté que les sciences se sont édifiées ; et dans ces sciences nous trouvons deux groupes d'opinions : les unes matérialistes et agressives, les autres positives et constructives.

     C'est un fait fort curieux qu'on les trouve dans toutes les sociétés. Dès qu'il y a dans la société une faute, vous voyez immédiatement un groupe se dresser et la dénoncer avec une haine qui dégénère souvent en fanatisme.

     Il existe des fanatiques dans toutes les sociétés, et les femmes, à cause de leur nature impulsive, se joignent fréquemment au tollé des accusateurs. Tout fanatique qui se dresse pour dénoncer quelque chose trouvera des gens pour le suivre.

     Il est très facile de tout jeter à terre; un fou peut abattre tout ce qu'il veut, mais il lui serait difficile de construire quoique ce fût. Ces fanatiques peuvent faire quelque bien, selon la manière dont ils comprennent les choses, mais ils font beaucoup plus de mal encore, parce que nos institutions sociales ne se construisent pas en un jour, et que pour les corriger il faut faire disparaître la cause du mal. Supposons une imperfection ; ce n'est pas en la dénonçant qu'on s'en débarrassera ; il faut s'attaquer à la racine même du mal.

     Trouvez d'abord la cause, et puis faites-là disparaître ; l'effet disparaîtra également. Pousser des cris ne produira aucun effet - à moins en vérité cela ne cause des malheurs.

     Il y a eu des hommes dont le coeur était plein de sympathie et qui comprennaient que nous devons approfondir les causes ; c'étaient des grands saints. Il faut vous rappeler que tous les grands instructeurs du monde ont déclaré qu'ils sont venus non pour abolir mais pour accomplir. Bien souvent cela n'a pas été compris et, leur indulgence a été prise pour un indigne compromis avec les opinions populaires du moment.

Maintenant encore, vous entendez dire parfois que ces prophètes et ces grands instructeurs étaient plutôt timorés et n'osaient pas dire et faire ce qu'ils estimaient juste ; mais ce n'est pas exact.

Les fanatiques ne comprennent guère la puissance infinie de l'amour dans le coeur de ces grands sages qui considéraient les habitants de monde comme leurs enfants.

Ils étaient les véritables pères, les véritables dieux, remplis d'une sympathie et d'une patience infinie pour chacun ; ils étaient prêts à comprendre et à pardonner.

Ils savaient comment devait croître la société humaine et, patiemment, lentement, sûrement, ils continuaient à appliquer leurs remèdes, non pas en dénonçant et en effrayant, mais en les guidant doucement et affectueusement, pas à pas , toujours plus haut.

Ceux qui ont écri les Upanishads étaient des hommes de cette espèce.

Ils savaient fort bien que les anciennes conceptions de Dieu étaient inconciliables avec les idéaux moraux avancés de leur époque.

Ils savaient fort bien que ce que prêchaient les athées contenait une bonne part de vérité, contenait même de grands joyaux de vérité, mais en même temps, ils comprenaient que ceux qui voulaient couper le fil qui reliait les perles, ceux qui voulaient construire en l'air une société nouvelle, échoueraient complètement.

Nous ne construisons jamais à nouveau, nous ne faisons que déplacer ce qui existe ; nous ne pouvons rien avoir de neuf, nous changeons simplement les choses de place.

La graine devient un arbre patiemment et doucement ; nous devons orienter notre énergie vers la vérité et réaliser la vérité qui existe et non pas essayer de faire des vérités nouvelles.

Ainsi, au lieu de dénoncer ces vieilles notions de Dieu comme impossibles pour les temps modernes, les anciens sages se mirent à rechercher la réalité qui y était contenue.

Le résultat fut la philosophie du Védânta. Des vieilles divinités, du Dieu monothéiste qui gouverne l'Univers, ils tirèrent des idées de plus en plus hautes dans ce qu'on appelle l'Absolu Impersonnel ; ils trouvèrent l'Unité dans tout l'univers.

   Celui qui voit dans ce monde de multiplicité, l' Unique qui pénètre tout ; celui qui trouve dans ce monde  de mort, la Vie Unique ; celui qui trouve dans ce monde d'insensibilité et d'ignorance, la Lumière et Connaissance Unique  - à celui-là appartient la paix éternelle. A nul autre, à nul autre.

                                  CONFERENCE FAITE A LONDRES le  22 OCTOBRE 1896

                                                        Mâyâ et la liberté

" Nous venons chevauchant de glorieuses nuées " a dit le poète Wordsworth. Et pourtant nous ne sommes pas tous capables de chevauher de glorieuses nuées ; certains d'entre nous viennent plutôt sur de sombres brouillards. Cela ne fait pas de doute. Mais chacun de nous arrive dans ce monde pour combattre, comme sur un champs de bataille. Nous venons ici, les larmes aux yeux, pour nous tailler un passage dans cet océan sans bornes de la vie ; nous marchons de l'avant , avec de longs siècles derrière nous et une immense étendue qui s'ouvre devant nous.

Et ainsi nous allons jusqu'à ce que la mort vienne nous enlever de ce champ de bataille, peut-être victorieux et peut-être vaincus. Et cela c'est Mâyâ.

     L'espoir règne dans le coeur de l'enfance.

Le monde entier est une vision dorée pour l'enfant dont les yeux s'ouvrent ;

il croit que sa volonté est toute puissante, mais à mesure qu'il va , à chaque pas, la nature se dresse devant lui comme un mur adamantin et lui interdit toute nouvelle avance. Il peut se jeter sur le mur, à maintes et maintes reprises, pour essayer de l'enfoncer , mais plus il grandit, plus l'idéal s'éloigne de lui, jusqu'à ce que vienne la mort ; alors c'est la délivrance - peut-être. Et cela c'est Mâyâ.

     Un homme de science apparaît, assoiffé de savoir. Pour lui, aucun sacrifice n'est trop grand, aucune lutte trop desespérée. Il va de l'avant, découvrant l'un après l'autre les secrets de la nature, fouillant pour lui arracher ses secrets les plus intimes. Et pourquoi? A quoi tout cela sert-il ? Pourquoi devrions-nous chanter sa gloire? Pourquoi faut-il qu'il devienne célèbre? Est-ce que la nature ne fait pas infiniment plus que ne peut faire n'importe quel être humain? 

    Et pourtant la nature est inerte et insensible. Pourquoi y aurait-il de la gloire à imiter ce qui est inerte et insensible ? La nature peut lancer la foudre à n'importe quelle distance et avec n'importe quelle force. Si un homme peut faire la millième partie de ce que fait la nature, nous chantons ses louanges, nous le portons aux nues. Pourquoi? Pourquoi nous faut-il le louer pour ce qu'il imite de la nature, ce qu'il imite de la mort, ce ce qu'il imite de l'inertie, de ce qu'il imite l'insensible?

La force de gravité peut mettre en pièces la masse la plus énorme qui ait jamais existé ; et pourtant elle est insensible. Quelle gloire y a-t-il à imiter l'insensible? Et pourtant c'est ce que nous efforçons tous de faire. Et cela c'est Mâyâ.

     Les sens tirent l'âme humaine vers l'extérieur.

Comme des papillons qui se jettent sur la flamme, nous nous jetons, encore et toujours dans les plaisirs des sens, espérant y trouver une satisfaction.

Toute la vie humaine, par conséquent toute la nature, lutte pour atteindre la liberté. Le soleil progresse vers ce but, de même que la terre qnad elle tourne autour du soleil , de même que la lune quand elle tourne autour de la terre. c'est vers ce but que sont dirigés le vent qui souffle, la planète dans son orbite. Chaque chose lutte pour y arriver. Le seint se dirige vers cette voix ; il ne peut pas s'en empêcher, il n'apas à en tirer gloire. Et le pécheur aussi. L'homme charitable va droit vers cette voix et rien ne peut l'arrêter; l'avare progresse aussi vers la même destination. Celui qui travaille le plus pour le bien entend la même voix au-dedans de lui, il ne peut pas y résister, il faut qu'il se dirige vers elle. Et il en est de même du paresseux le plus invétéré. L'un trébuche plus que l'autre; celui qui trébuche davantage nous l'appelons mauvais, celui qui trébuche le moins nous l'appelons bon. Le bien et le mal ne sont jamais deux choses différentes, ils sont une seule et même chose; la différence n'est pas de nature, mais de degré. 

Si la manifestation de ce pouvoir de liberté gouverne en réalité tout l'univers, en appliquant cela à la religion  qu nous étudions tout particulièrement , nous verrons que cette idée est celle qu'on affirme depuis le commencement. Prenons la forme la plus inférieure de la religion, celle où l'on adore les ancêt res disparus ou bien certains dieux puissants et cruels; quelle est l'idée saillante sur les dieux ou sur les ancêtres morts?

Qu'ils sont supérieurs à la nature, qu'ils ne sont pas limités par ses restrictions. L'adorateur conçoit sans doute la nature avec beaucoup de limitations. Lui-mêm ne peut pas passer au travers d'un mur, ni s'envoler dans les cieux, mais les dieux qu'il adore peuvent le faire.

Qu'est-ce que cela signifie du point de vue philosophique? Que l'affirmation de la liberté existe, que les dieux qu'il adore sont supérieurs à la nature telle qu'il la connaît. Il en est de même de ceux qui adorent des êtres encore plus élevés. Au fur et à mesure qu'l'idée de la nature se développe, l'idée de l'âme qui est supérieure à la nature se développe aussi , jusqu'à ce que nous arrivions à ce que nous appelons le monothéisme - qui enseigne que la nature est Mâyâ et qu'il existe un Être qui gouverne cette Mâyâ.  

     C'est là que commence le Védânta, lorsque apparaissent pour la première fois ces idées monothéistes. Mais la philosophie du Védânta demande davantage d'explications.

     Cette théorie, qu'il existe un Être au-delà de toutes ces manifestations de Mâyâ, qui est supérieur à Mâyâ et indépendant d'elle, qui nous attire vers Lui, et vers qui nous allons tous, cette théorie, nous dit le Védânta est fort bonne, mais pourtant la perception n'est pas claire, la vison est floue et obscure, bien qu'elle ne soit pas en contradiction directe avec la raison.

     Dans votre cantique on chante:

" Plus près de Toi, mon Dieu

     Ce même cantique conviendrait très bien au védântiste, seulement celui-ci y changerait un mot et dirait:

" Plus près de moi mon Dieu."

Cette idée que le but est très loin, bien au-delà de la nature, et nous attire vers lui, est une idée qu'il faut rapprocher de nous de plus en plus, sans qu'elle se dégradeni qu'elle se dégénère.

Le Dieu du ciel devient le Dieu dans la nature ; le Dieu dans la nature devient le Dieu qui est la nature; le Dieu qui est la nature devient le Dieu dans le temple de notre corps, et le Dieu qui habite le temple de notre corps devient enfin ce temple lui-même, devient l'âme et devient l'homme - et là l'idée du but parvient au dernier mot de ce qu'il peut enseigner. Celui que les sages ont cherché dans tous ces lieux est dans notre propre coeur; la voix que vous entendiez avait raison dit le Védânta, mais la direction dans laquelle vous avez cru l'entendre était erronée.

 

     Une légende raconte qu'un jour Nârada demanda à Krishna :

" Seigneur montrez-moi Mâyâ. "

Quelques jours passèrent, puis Krishna emmena Nârada se promener avec lui dans un désert. Après qu'ils eûrent marché pendant plusieurs kilomètres, Krishna dit:

" Nârada, j'ai soif; peux-tu aller me chercher un peu d'eau? "

 " J'y vais Seigneur, je vous rapporterai de l'eau. " Nârada partit. A une petite distance de là se trouvait un village ; Nârada y entra pour demander de l'eau et frappa à une porte. Une jeune fille extrêmement belle vint lui ouvrir ; à sa vue Nârada oublia tout aussitôt que son Maître attendait de l'eau, qu'il mourrait peut-être de soif. Il oublia tout et lia conversation avec la jeune fille. De toute la journée il ne retourna pas vers son Maître. Le lendemain il était revenu à cette maison et causait avec la jeune fille. Ces entretiens virent naître l'amour. Nârada demanda au père la main de la jeune fille, ils se marièrent, vécurent là et eurent des enfants. Ainsi passèrent douze années, pendant lesquelles le beau-père mourut et Nârada hérita de ses biens. Il menait, à ce qu'il semblait croire, une vie très heureuse avec sa femme et ses enfants, ses champs et son bétail. Puis il se produisit une inondation. Une nuit la rivière monta, elle passa par-dessus les berges et envahit tout le village. Des maisons s'écroulèrent, des hommes et des animaux furent emportés et noyés, tout était balayé par le courant. Nârada dût fuir. D'une main il tenait sa femme et de l'autre deux de ses enfants, tandis qu'un autre enfant était sur ses épaules ; il essaya ainsi de traverser à gué ces terribles flots. Au bout de quelques pas, il vit que le courant était trop violent ; l'enfant qui était sur ses épaules tomba et fut emporté. Nârada poussa un cri de désespoir. En essayant de sauver cet enfant, il lâcha l'un des autres, qui disparût aussi. Enfin, sa femme, qu'il retenait de toute sa force, fut arrachée par le torrent, et lui-même fut rejeté sur la rive, sanglotant, se lamentant amèrement.

Alors derrière lui se fit entendre une voix très douce:

" Mon enfant où est l'eau ? Tu es allé chercher une cruche d'eau, et je t'attends ; voilà une bonne demi-heure que tu es parti.

-Une demi-heure, s'écria Nârada ! "

Douze années entières s'étaient écoulées dans son esprit, tandis que toutes ces scènes s'étaient passées en une demi-heure!

Et cela c'est Mâyâ. Sous une forme ou une autre, nous y sommes tous plongés.

Toutes choses se précipitent vers ce but unique: la destruction. 

Notre savoir, nos arts, nos sciences, tout s'y précipite. Personne ne peut endiguer la marée, personne ne peut l'arrêter, ne fut-ce qu'une minute. Nous pouvons essayer de l'oublier, de même que dans une ville où sévit la peste, les gens cherchent l'oubli dans la boisson, la danse, ou d'autres vaines tentatives, et dans l'hébétude qu'ils y trouvent.

De même nous essayons d'oublier, nous essayons de créer l'oubli par toutes sortes de plaisir des sens. Et cela c'est Mâyâ. 

     On a proposé deux solutions. Une méthode que tout le monde connaît, qui est très courante, consiste à dire:

" C'est peut-être très vrai mais n'y pensons pas. Profitons de l'heure présente. tout cela est vrai c'est un fait, mais ne nous en préoccupons pas. Profitons de l'heure présente. Tout cela est vrai, c'est un fait, mais ne nous en préoccupons pas. Saisissons les quelques plaisirs que nous pouvons prendre, accomplissons le peu que nous pouvons, ne regardons pas le sombre côté du tableau, ayons toujours devant les yeux le côté positif, le côté de l'espérance."

Cette doctrine n'est pas sans quelque vérité, elle n'est pas non plus sans quelque danger.

En réalité, elle nous stimule utilement ; l'espoir et un idéal positif sont dans notre vie de très bons stimulants, mais ils comportent un certain risque.

Le danger c'est de désespérer et d'abandonner la lutte.

...

Nous pouvons essayer de recouvrir nos vieilles plaies purulentes avec des tissus d'or fin, mais un jour arrivera où, l'étoffe enlevée, la plaie reparaîtra dans toute son horreur. 

Le fait que nous sommes tous misérables, que nous sommes tous en réalité enfermés dans ce monde, que même la prétendue beauté que nous traînons après nous n'est qu'une geôle, que même nos esprits et nos intelligences sont des prisons, ce fait est connu depuis des éternités. Il n'y a jamais eu d'homme, il n'y a jamais eu d'âme humaine, qui n'ait senti cela à un moment ou à un autre, quoiqu'il puisse dire. Et ce sont les vieillards qui le sentent le mieux parce qu'ils ont en eux l'expérience accumulée d'une vie entière, parcequ'ils ont en eux l'expérience accumulée d'une vie entière, parcequ'ils ne se laissent pas facilement prendre aux mirages de la nature. N'y a-t-il pas d'issue?

     Avec tout cela, avec ce fait terrible devant nous, au milieu de la douleur et de la souffrance, même dans ce monde où la vie et la mort sont des synonymes, nous trouvons la petite voix silencieuse qui résonne à travers tous les siècles, dans tous les pays, dans tous les coeurs.

     " Cette Mâyâ à Moi est divine, elle est faite de qualités, elle est très difficile à traverser. Et pourtant ceux qui viennent à moi traversent la rivière de la vie" Bhagavad Gitâ " VII, 14.

     " Venez à moi, vous tous qui peinez et qui êtes lourdement chargés, et je vous soulagerai " St Mathieu XI, 28.

     C'est cette voix-là qui nous conduit en avant. L'homme l'a entendue et l'entend à travers tous les siècles. Cette voix-là vient à l'homme quand tout semble perdu, quand l'espoir s'est envolé, quand la confiance de l'homme en sa propre force a été écrasée, quand tout semble fondre entre ses doigts, et que la vie n'est plus qu'une ruine désolée. Alors il l'entends. C'est ce qu'on appelle la religion. 

     D'un côté il y a par conséquent cette déclaration audacieuse que tout ceci n'est que sottise, que tout est Mâyâ, mais par ailleurs il y a cette autre déclaration pleine d'espérance, qu'au-delà de Maya existe une issue.

     Les gens pratiques nous disent par contre:

   " Vivez, dans l'hypocrisie et le mensonge, une vie de fraude continuelle, dans laquelle vous dissimulerez vos plaies aussi bien que vous le pourrez. Continuez à raccomoder et à rapiécer, jusqu'à ce que tout soit perdu et que vous ne soyez plus qu'un assemblage de pièces et de morceaux.."

     C'est ce qu'on appelle la vie pratique. Ceux qui se contentent de ce rapiéçage ne viendront jamais à la religion. La religion commence par un mécontentement intense de l'état actuel des choses et de notre vie, par une haine, une haine violente de ce rapetassage de la vie, avec un dégoût sans bornes pour ce qui est fraude et mensonge.

     Celui-là seul peut être religieux qui ose parler comme le puissant Bouddha l'a fait une fois sous l'arbre de la sagesse, alors que cette notion du pratique se présentait à lui, qu'il voyait qu'elle n'était que sottise, et que pourtant il ne trouvait pas de solution. Lorsque la tentation lui vint de renoncer à sa recherche de la vérité de retourner dans le monde et de reprendre la vieille vie de tromperies, où l'on donne aux choses des noms qui ne sont pas les leurs, où l'on ment à soi-même et à tous les autres, lui, le géant triompha de cette tentation et dit:

" Mieux vaut la mort qu'une vie ignorante et végétative; mieux vaut mourir sur le champ de bataille que vivre une vie de défaite. " 

C'est là, la base de la religion.

Cette détermination doit être la première impulsion qui nous pousse à devenir religieux.

     L'homme qui est aujourd'hui beau, jeune, plein d'epérance, demain sera vieux.

Les espoirs, les joies, les plaisirs périront comme des fleurs sous la gelée de demain.

C'est un des aspects; de l'autre côté, il y a le charme puissant de la conquête, des victoires remportées sur tous les maux de la vie, des victoires sur la vie elle-même, de la conquête de l'univers.

De  ce côté-là, les hommes peuvent tenir bon. Par conséquent ceux qui osent lutter pour la victoire, pour la vérité, pour la religion, sont sur la bonne voie, et c'est ce que prêchent les Védas.

" Ne soyez pas dans le désespoir; le chemin est très difficile, comme si l'on devait marcher sur le tranchant d'un rasoir. Malgré cela, ne désespérez pas, levez-vous, éveillez-vous, et trouvez l'idéal, le but."

     Or toutes ces manifestqtions diverses de religion, quels que soient l' aspect ou la forme sous lesquels elles se sont présentées à l'humanité, ont en commun cette base centrale:

     Elles prêchent la liberté, elles prêchent comment se dégager de ce monde. Elles ne sont jamais venues réconcilier le monde et la religion, elles sont venues pour trancher le noeud gordien, pour installer la religion dans son propre idéal, et non pas pour faire avec le monde des compromis. c'est ce que prêche toute religion, et le devoir du Védânta est d'harmoniser toutes ces aspirations, de mettre en évidence le terrain qui est commun à toutes les religions du monde, à la plus élevée, comme à la plus basse.

Ce que nous appelons la superstition la plus insigne et ce que nous appelons la philosophie la plus haute ont en réalité un but commun, en ce sens que l'une et l'autre essaient de nous montrer la voie pour sortir de la même difficulté; dans la plupart des cas la solution est fournie par un être qui n'est pas lui-même lié par les lois de la nature, en un mot par quelqu'un qui est libre.

En dépit de toutes les difficultés et de toutes les divergences d'opinions sur la nature de l'être libre, qu'il soit un Dieu personnel, ou un être sensible comme un homme, qu'il soit masculin ou féminin ou bien ni l'un ni l'autre, l'idée fondamentale reste la même. En dépit des contradictrions presque insolubles entre les différents systèmes, nous retrouvons le fil d'or de l'unité qui les réunit touts; or, dans cette philosophie-ci, le fil d'or a été retrouvé, a été révélé peu à peu à nos yeux, et le premier pas vers cette révélation est la donnée commune, que  tous nous avançons vers la liberté.

     Un fait curieux, qui subsiste au milieu de toutes nos joies et de toutes nos couleurs, de nos problèmes et de nos lutte, c'est que nous progressons certainement vers la vérité.

     Pratiquement, la question était celle-ci:

" Qu'est cet univers ? De quoi provient-il ? Que deviendra-t-il ?"

Et la réponse était:

" C'est dans la liberté qu'il s'élève, c'est dans la liberté qu'il repose,                            c'est en la liberté qu'il se dissout."

Cette idée de liberté, vous ne pouvez pas y renoncer ; sans elle vos actions, vos existences mêmes seraient perdues.

A tout moment, la Nature prouve que nous sommes esclave, et non pas libre. Et pourtant l'autre idée, que malgré tout nous sommes libre, jaillit en même temps.

A chaque pas nous sommes jetés à terre, pourrait-on dire, par Mâyâ, qui nous montre que nous sommes lié.

Néanmoins, alors même que ce coup nous frappe, en même temps que cette sensation d'être lié vient cette autre sensation que nous sommes libres, une voix intérieure nous dit que nous sommes libres.

Mais si nous essayons de réaliser cette liberté, de la rendre manifeste, nous trouvons que les obstacles sont presque insurmontables.

Et pourtant, en dépit de cela, cette liberté persiste à se déclarer intérieurement :

" Je suis libre, je suis libre. "

Si vous étudiez toutes les différentes religions du monde, vous verrez que la même idée s'y exprime.

Non seulement la religion  (ne prenez pas le terme dans son sens étroit ), mais toute la vie de la société est une affirmation de ce seul principe de liberté.

Tous nos mouvements sont une assertion de cette seule liberté.

Cette voix a été entendue par chacun de nous, que nous ayons conscience ou non, cette voix qui déclare:

" Venez à moi, vous tous qui peinez et qui êtes lourdement chargés" (St Mathieu)

Ce n'est peut-être pas dans la même langue, ce n'est peut-être pas dans les mêmes termes, mais sous une forme ou sous une autre, cette voix qui appelle la liberté nous a accompagnés.

Oui, nous sommes liés ici à cause de cette voix; chacun de nos mouvements a ce même but. Nous nous précipitons tous vers la liberté, nous sommes tous en train de suivre cette voix, que nous le sachions ou non; de même que les enfants de Hamelin étaient attirés par la musique du joueur de flûte, de même nous suivons tous, sans le savoir, la musique de cette voix.

Nous sommes moraux quand nous obéissons à cette voix. Non seulement l'âme humaine, mais toutes les créatures, de  la plus vile à la plus noble, l'ont entendue et se précipitent à son appel; et dans cette lutte elles s'allient les unes avec les autres ou se bousculent pour passer. C'est ainsi que naissent les rivalités, les joies, les luttes, la vie, le plaisir et la mort. Et l'univers tout entier n'est pas autre chose que le résultat de cette lutte folle pour arriver jusqu'à la voix. C'est la manifestation de la nature.

Que se produit-il alors? La scène commence à changer; dès que vous reconnaissezla voix et que vous comprenez ce qu'elle est, toute la scène change. Ce même monde qui était le sinistre champ de bataille de Mâyâ est maintenant transformé en quelque chose de beau et de bon.

Nous ne maudissons plus la nature, nous ne disons plus que le monde est horrible et que tout est vanité; nous n'avons plus besoin de pleurer et de nous lamenter.

Dès que nous comprenons la voie, nous voyons pourquoi il faut que cette lutte existe ; cette bataille, cette rivalité, cette difficulté, cette cruauté, ces petites joies et ces petits plaisirs, nous voyons qu'ils sont dans la nature des choses, parce que sans eux on ne se rendrait pas à l'appel de cette voix qu

SWÂMI VIVEKÂNANDA

L'arche de Manou

Ce ne sont pas nos seuls mouvements et activités physiques que l'on entend par oeuvres, par karma notre existence mentale aussi est une grande action complexe, elle est même la plus grande part et la plus importante des oeuvres de l'inépuisable énergie - la cause subjective et l'élément déterminant de l'existence physique.

Sois libre de l'obscurcissement et de l'égarement dus aux trois gounas car rien alors ne touche le Pourousha.

L'âme possède le naïshkarmya.

Manou, un grand sage de l'antiquité, priait au bord du Gange, lorsqu'un petit poisson, un vairon, vint lui demander protection: ll le mit dans un vase d'eau qu'il avait devant lui. " Que veux-tu ? " demanda Manou. Le petit vairon répondit qu'il était poursuivi par un gros poisson et qu'il avait besoin d'être protégé. Manou porta chez lui le petit poisson. Le lendemain matin, celui-ci était devenu aussi gros que le vase; il dit à Manou : " Je ne peux plus vivre dans ce vase" Manou le mit dans un bassin; le lendemain le vairon était devenu aussi gros que le bassin et déclarait ne plus pouvoir y rester. Alors Manou dut le porter à la rivière; dès le matin suivant le poisson remplissait la rivière. Alors Manou le mit dans l'océan...

Le poisson lui déclara:

" Manou, je suis le Créateur de l'Univers. J'ai pris cette forme pour t'avertir que je vais inonder le monde. Tu construiras une arche, tu y metras un couple de chaque espèce d'animaux, et tu feras entrer dans l'arche toute ta famille: alors ma corne surgira de l'eau. Amarre-s-y ton arche, et lorsque les eaux se retireront, sors et peuple la terre".

Ainsi le monde fut submergé, et Manou sauva sa propre famille, un couple de chaque espèce d'animaux, et des graines de toutes les plantes. Lorsque les eaux se furent retirées, il sortit et peupla le monde. Nous sommes tous appelés des hommes (en anglais "man" , en sanskrit "mânava") parce que nous sommes les descendants de Manou.

LA MAISON CONSACREE

Mirra était assise à son bureau, elle écrivait dans son journal que nous connaissons sous le titre de

Prières et Méditations de la Mère.

C'était le 3 mars 1914. Elle était sur le point de se mettre en route pour rencontrer Sri Aurobindo.

C'était avec une profonde affection que Mirra disait au revoir à la maison de la rue du Val-de-Grâce. Car c'était là sous ce toit, que son intimité avec le Divin intérieur avait grandi. Elle épanchait son coeur avec Lui :

" Tout me paraît beau, hamonieux, silencieux malgré le tapage extérieur. Et dans ce silence, c'est Toi Seigneur que je vois; et je Te perçois de telle façon que je ne puis exprimer cette perception que comme celle d'un invariable sourire."

7 mars 1914 A bord du Kaga Maru.

     Tu fus avec nous hier comme la plus merveilleuse des protections; Tu permis que Ta loi pouisse trimplher jusque dans la manifestation la plus extérieure. A la violence il a été répondu par le calme, à la brutalité par la force et la douceur; et là où aurait pu prendre place un irréparable malheur, Ta puissance a été glorifiée. Ô Seigneur ! avec quelle fervente reconnaissance j'ai salué Ta présence. Ce fut pour moi le signe certain que nous aurions la force d'agir, de penser, de vivre en Ton nom et pour Toi; non pas seulement dans l'intention et la volonté, mais effectivement, dans la réalisagtion intégrale.

    Ce matin ma prière monte vers Toi dans une aspiration toujours identique : vivre Ton amour, rayonner Ton amour si puisamment, si efficacement que tous se sentent fortifiés, régénérés, illuminés à notre contact. Pouvoir guérir les maux, soulager les souffrances, faire naître la paix et la calme confiance, effacer les angoisses et les remplacer par la perception du bonheur véritable, celui qui réside en Toi et qui ne s'éteint jamais....Ô Seigneur, merveilleux Ami, Maître tout-puissant, pénètre tout notre être et transfigure-le afin que Toi seul vives en nous et par nous!

Le 22 février 1914

   Lorsque j'étais enfant - vers l'âge de 13 ans et pendant un an environ - tous les soirs dès que j'étais couchée, il me semblait que je sortais de mon corps et que je m'élevais  tout droit au-dessus de la maison, puis de la ville, très haut. Je me voyais alors vêtue d'une magnifique robe dorée, plus longue que moi; et au fur et à mesure que je montais, cette robe s'allongeait en s'étendant circulairement  autour de moi pour former comme un toit immense au-dessus de la ville. Alors je voyais sortir de tous côtés des hommes, des femmes, des enfants, des vieillards, des malades, des malheureux; ils s'assemblaient sous la robe étendue, implorant secours, racontant leurs misères, leurs souffrances, leurs peines. En réponse, la robe souple et vivante, s'allongeait vers eux individuellement, et dès qu'ils l'avaient touchée, ils étaient consolés ou guéris, et rentraient dans leurs corps plus heureux et plus forts  qu'avant d'en être sortis. Rien ne me paraissait plus beau, rien ne me rendait plus heureuse; et toutes mes activités de la journée me semblaient ternes et grises, sans vie réelle, à côté de cette activité de la nuit qui était pour moi la vie véritable. Souvent pendant que je m'élevais ainsi, je voyais à ma gauche un vieillard silencieux et immobile, qui me regardait avec une bienveillante affection et m'encourageait de sa présence. Ce vieillard , vêtu d'une longue robe d'un violet sombre, était la personnification, - je l'ai su plus tard - de celui qu'on appelle l'Homme de Douleur.

     Maintenant l'expérience profonde, la réalité presque inexprimable, se traduit dans mon cerveau par d'autres notions que je puis définir ainsi:

     Bien des fois dans la journée et dans la nuit il me semble que je suis, ou plutôt que ma conscience est concentrée toute entière dans mon coeur, qui n'est plus un organe, ni même un sentiment, mais l'Amour divin, impersonnel, éternel; étant cet Amour, je me sens vivre au centre de toute chose sur toute la terre, et en même temps il me semble m'étendre en des bras immenses, infinis, et envelopper d'une tendresse sans limite tous les êtres serrés, groupés, blottis sur ma poitrine plus vaste que l'univers... Les mots sont pauvres et malhabiles, ô divin Maître, et les traductions mentales sont toujours enfantines... Mais mon aspiration vers Toi est constante, et à dire vrai, c'est bien souvent Toi-même et Toi seul qui vis en ce corps, imparfait moyen de Te manifester.

     Que tous les êtres soient heureux dans la paix de Ton illumination ! 

 

 Le 4 juin 1914

     Ô triomphateur de tous les obstacles, Tu seras en nous la victoire sur tout ce qui veut faire obstacle à l'accomplissement de Ta divine loi. Tu dissiperas l'ombre de l'ignorance et la noire fumée de la mauvaise volonté égoïste; Tu dissoudras les suggestions mauvaises et fortifieras en nous la pure et claire vision, la perspicacité qui ne se laisse pas tromper par les pensées dissolvantes et les volontés de désordre.

     Ô mon doux Maître, Ton amour infini est la réalité de notre être ; qui peut lutter contre sa toute-puissante action?    Il pénètre tout, passe au travers de tous les obstacles, que ce soit l'inertie de la lourde ignorance ou la résistance de l'incompréhensible mauvaise volonté. Ô mon doux Maître, à travers, par cet amour Tu resplendis en toutes choses, et cette splendeur, se faisant de plus en plus forte, rayonnera activement sur toute la terre, deviendra perceptible à toutes les consciences.

     Qui peut résister à Ta divine puissance?

     Tu es l'unique et surpême Réalité.

      Mon être se recueille en une muette adoration et tout disparaît qui n'est pas Toi. 

 

    

 

   

      

    

  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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4 mai 1972  ( Entrevue avec Sujata )

Depuis hier soir, une curieuse impression que

le Divin est devenu une Force dorée qui fait pression sur la terre.            

Seuls ceux qui sont capables de traverser par leur aspiration vers l'Origine Divine échapperont aux catastrophes.

Seuls ceux qui ont une aspiration sincère vers le Divin, unconditional , sans condition, passeront au travers  - ils se trouveront dans une gloire dorée.

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L' Agenda de Mère

6 mai 1972 ( Entrevue avec Satprem )

Il y a une force dorée qui appuie, qui n'a pas de consistance matérielle, et pourtant semble terriblement lourde et qui appuie sur la Matière pour l'obliger à se tourner vers le Divin INTERIEUREMENT - pas une fuite extérieure vers le haut, intérieurement pour se tourner vers le Divin. Le résultat apparent, c'est comme si les catastrophes étaient inévitables. Et en même temps que cette perception de catastrophe inévitable, il y a des solutions à la situation, des événements qui apparraissent eux-mêmes tout à fait comme miraculeux. 

C'est comme si les deux extrêmes devenaient plus extrêmes : comme si ce qui est bon devenait meilleur, ce qui est mauvais devenait pire. Avec une Puissance formidable qui PRESSE  sur le monde.

Et dans les circonstances, à la fois, des choses qui généralement se passent d'une façon indifférente, deviennent aiguës; des mauvaises volontés qui deviennent aiguës; et en même temps des miracles extraordinaires. Des gens qui sont sauvés et qui étaient sur le point de mourir, des choses inextricables qui tout d'un coup s'arangent.

Et c'est aussi comme cela pour les individus.

Ceux qui SINCEREMENT font appel au Divin, qui sentent que c'est le seul salut, le seul moyen d'en sortir et qui sincérement se donnent. alors en quelques minutes cela devient merveilleux - pour les toutes petites choses : il n'y a pas de petit et de grand, d'important et de pas important, tout est la même chose. 

Les valeurs changent. C'est comme si la vision du monde changeait.

C'est comme pour donner une idée du changement dans le monde par la descente du Supramental.

Les choses qui étaient indifférentes deviennent catégoriques : une petite erreur devient catégorique dans ses conséquences, et une petite sincérité, une petite aspiration vraie devient miraculeuse dans son résultat. Ce sont les valeurs qui sont augmentées dans les gens. Et au point de vue matériel, la moindre faute a de grosses conséquences, et la moindre sincérité dans l'aspiration a de merveilleux résultats.

Ce sont les valeurs qui sont augmentées, précisées.

La perception d'ensemble, c'est que tout est voulu en vue de l'ascension consciente du monde. La conscience se prépare à devenir divine.

Il faut que toute la manifestation, toute le création ne veuille que manifester le Divin, et tout ce qu'elle fait, ( comme ses prétendues erreurs ), ce sont des moyens de rendre inévitable que toute la création doit manifester le Divin - mais pas le "Divin" tel que l'homme le conçoit avec toutes sortes de restrictions: un ENSEMBLE d'une puissance et d'une lumière formidables. 

C'est vraiment la Puissance dans le monde, une Puissance nouvelle et formidable qui est venue dans le monde et qui doit manifester et rendre " manifestable " cette Toute-Puissance divine.

 Je suis arrivée à cette conclusion : en regardant, en observant, j'ai vu que ce que nous appelons " supramental " faute d'un mot meilleur, ce Supramental rend la création plus sensible au Pouvoir supérieur.

C'est quelque chose ( geste de descente et de pression ) qui doit rendre la Matière plus sensible et plus..."responsive " à la Force. ... Maintenant, tout ce qui est invisible ou insensible est pour nous irréel ( je veux dire pour l'être humain en général ); Nous disons qu'il y a des choses " concrètes" et des choses qui ne le sont pas; alors cette Puissance, ce Pouvoir, qui n'est pas MATERIEL, devient plus concrétement puissant sur la terre que les choses terrestres matérielles. C'est cela.

C'est cela, la protection et le moyen de défense des êtres supramentaux.

Ce sera une chose qui n'est pas en apparence matérielle, et qui a un pouvoir SUR LA MATIERE  plus grand que les choses matérielles. 

Cela, ça devient de jour en jour, d'heure en heure plus vrai.  L'impression que cette Force, quand elle est dirigée par ce que nous appelons le " Divin ", elle PEUT, elle peut vraiment , elle a le pouvoir  de faire mouvoir la Matière, elle peut produire un accident MATERIEL ; et elle peut sauver d'un accident tout à fait matériel, elle peut supprimer les conséquences d'une chose absolument matérielle - elle est plus forte que la Matière. Ca c'est ce qu'il y a de tout à fait nouveau et d'incompréhensible. Et alors, ça fait ... ( geste frémissant dans l'atmosphère ) ça produit une espèce d'affolement dans la conscience ordinaire des gens. Il semble que ce n'est plus comme c'était. Et vraiment, il y a quelque chose de nouveau - ce n'est PLUS  comme c'était.

Tout notre bon sens, toute notre logique, tout notre sens pratique : par terre! perdu - cela n'a plus de force, plus de réalité, cela ne correspond plus à ce qui est. 

C'est vraiment un monde nouveau.

C'est ce qui, dans le corps, a de la difficulté à s'adapter à cette Puissance nouvelle, qui crée le désordre et les diffiultés, les maladies.

Mais tout d'un coup, on sent que si on était pleinement réceptif, on deviendrait formidable.

C'est cela l'impression. C'est l'impression que j'ai de plus en plus:  que si toute la conscience, toute la conscience la plus matérielle - la plus matérielle - était réceptive à cette Puissance nouvelle ... on deviendrait for - mi - da - ble. (Mère ferme les yeux )

Mais une condition essentielle: le règne de l'ego doit être fini.

L'ego est l'obstacle maintenant. Il faut que l'ego soit remplacé par la conscience divine - ce que moi j'appelle la conscience divine;  Sri Aurobindo, lui, disait "supramental"; nous pouvons dire supramental pour qu'il n'y ait pas de malentendu parce que dès que l'on parle du " Divin " les gens pensent à un " Dieu " et ça gâte tout.

La descente du monde supramental n'est pas une chose purement imaginative ( geste là-haut) : c'est une Puissance ABSOLUMENT  matérielle.

Mais qui n'a pas besoin des moyens matériels.

Ce qui dans le bon sens humain dit: " C'est impossible, ça n'a jamais été. " C'est cela qui est fini. On pourrait dire:                

C'est possible PARCE QUE  ça n'a jamais été.

C'est le monde nouveau

et c'est la conscience nouvelle

et c'est la Puissance nouvelle;

c'est possible, et cela est et sera de plus en plus manifesté PARCE QUE c'est le monde nouveau, parce que cela n'a jamais été.

Cela sera parce que cela n'a jamais été  - PARCE QUE cela n'a jamais été.

C'est à l'oeuvre. Ce n'est pas matériel et c'est plus concret que la Matière !

Ce qui n'est pas réceptif sent l'écrasement,

mais tout ce qui est réceptif  sent, au contraire une DILATATION PUISSANTE

Satprem: " Oui, on sent comme un gonflement, comme si tout allait éclater, et en même temps c'est quelque chose qui est écrasé."

Oui, mais ça, ce qui est écrasé, c'est ce qui résiste, c'est ce qui n'est pas réceptif.

Il n'y a qu'à s'ouvir. Alors cela devient une chose FOR MI DABLE. C'est extraordinaire !

C'est notre habitude de siècles qui résiste et donne cette impression,

mais tout ce qui s'ouvre ...on sent comme si on devenait grand-grand- grand ...

C'est magnifique!

QUESTION : " Dans la Nature, nous voyons souvent la disparition d'une espèce toute entière. Quelle en est la cause? "

Mère : Probablement la Nature a-t-elle pensé que ce n'était pas réussi ! ...Elle se précipite dans l'action avec une abondance et un manque total de sens de l'économie. Elle essaie tout ce qu'elle peut, de toutes les manières, avec toutes sortes d'inventions qui sont remarquables, mais quelquefois c'est un chemin sans issue, en poussant les choses de ce côté-là on arriverait à des choses absolument inacceptables. Elle jette son esprit créateur avec une abondance qui ne calcule point.

Quand la combinaison n'est pas très réussie elle la supprime. Pour elle c'est une abondance sans limites. Si quelque chose a une chance d'aboutir elle continue. Il y a eu très certainement des formes intermédiaires ou parallèles entre le singe et l'homme. On en a trouvé des traces. Ces espèces-l à ont disparu.

Si nous aimons spéculer, nous pouvons nous demander si l'espèce qui va venir maintenant, qui est un intermédiaire entre l'homme-animal et le surhomme, demeurera, ou si elle sera considérée comme inintéressante et supprimée.

C'est tout simplement l'action d'une abondance sans limites. Elle a suffisamment de connaissance et de conscience pour se comporter comme quelqu'un qui aurait une quantité d'éléments innombrable et incalculable, que l'on mélange, resépare, reforme, redéfait...

C'est le gros chaudron : on tourne là-dedans, on en sort quelque chose,  ça ne va pas, on le rejette dedans, on prend qutre chose. Une forme ou cent formes, pour elle cela n'a aucune importance; il y en a des milliers et des milliers ; et puis des années, cent années, mille années, de millions d'années, cela n'a aucune importance, on a l'éternité devant soi ! 

Quand nous regardons les choses à la proportion d'une dimension humaine, dans l'espace et le temps, cela paraît considérable, mais pour elle, ce n'est rien, c'est un amusement, elle n'est pas pressée. 

 

    THE   MAHABHARATA

                                                                         Translated by

                                                                    Kisari Mohan Ganguli

Published by Munshiram Manoharlal Publishers PVT. LTD. 54 Rani Jhansi Road, NEW DELHI -110055 and printed by Gayatri Offset Press, 76 Dayanand colony, Lajpat Nagar, NEW DELHY - 110 024

                                                                       PREFACE TO THE NEW EDITION

In the world of classical literature the Mahabharata is unique in many respects. As an epic, it is the greatest - seven times as great as the Illiad of the Odyssey combined, and the grandest  - animating the heart of India over two thousand years past and destined to lead humanity for thousands of years in future. It is the mighiest single endeavour of literary creation of any culture in human history. The effort to conceive the mind that conceived it is istself a liberal education and a walk through its table of contents is more than a Sabbath day's journey.

     The Western world was long acquainted with the epic rather superficially through the transcribed fragments of Boppn Fauche, Romesh Dutta, Monier  Williams, etc.: But the task of making it fully accessible for the first time to men of this age fell  upon Late Kisari Mohan Ganguli towards the end of the last century. Dr Reynold Rost of India Office Library incidentally wrote about the crying need for an English version, complete and authentic, of the original Mahabharata to Mr Pratap Chandra Roy, a leading bookseller and publisher of Calcutta in those days renowned for publishing ancient Indian classics. He was almost dissuaded from the mighty projec for its fantastic difficulties. As Mrs Sundari Bala Roy, the widow of Pratap Chandra Roy, wrote elsewhere,

     " Some said it was impossible, some said it was offensive to Hindu religion. When my husband approached Pandit Iswara Chandra Vidyasagar, he laughed outright and doubted my husband's sanity

- Whence the money to come? Where could a competent translator be had having such patience, if unirofmity of style was to be secured? - was his remark.  Now that the works have been completed, alas, where are both my husband and Vidyasagar to-day?

The translation was completed and serially published in thirteen years, from 1883 AD to 1896 AD, in one hundred fascicules. Those covering first fourteen 'Parvas' were published by Pratab Chandra Roy and the last four 'Parvas' by his widow Mrs Sundari Bala Roy after his death. considering the unique nature of the undertaking, vast and difficult beyond conception  and baffling all similar attempts previously made by others both in India and abroad, Ganguli preferred public anonymity till completion...

...

Munshiram Manharlal Publishers Pvt. Ltd. 

 

                                THE MAHABHARATA

                                                         ADI PARVA

                                                             SECTION  I

OM ! having bowed down to Narayana and Nara, the most exalted male being, and also to the goddess Saraswati, must the word Jaya be uttered.

     " Sauti said, '  I journeyd to the country venerated by the Dwijas ( twice-born) and called Samatapanchaka where formerly was fought the battle between the children of Kuru and Pandu , and all the chiefs of the land ranged on either side.

     In this world, when it was destitute of brightness and light, and enveloped all around in total darkness, there came into being, as the primal cause of creation, a mighty egg, the one inexhaustible seed of all created beings. It is called Mahadivya, and was formed at the beginning of the Yuga, in which we are told, was the true light Brahma, the eternal one, the wonderful and inconceivable being present alike in all places; the invisible and subtile cause, whose nature partaketh of entity and non-entity.

From this egg came out the lord Pitamaha Brahma, the one only Prajapatis, viz, Manu, Vasishtha and Parameshthi; ten Prachetas, Daksha, and the seven sons of Daksha.

Then appeared the man of inconceivable nature whom all the Rishis know and so the Viswe-devas, the Adityas, the Vasus, and the twin Aswins : the Yakshas, the Sadhyas, the Pisachas, the Guhyakas, and the Pitris.

...

So the water, the heavens, the earth, the air, the sky, the points of the heavens, the years, the seasons, the months, the fortnights, called Pakshas, with day and night in due succession. And thus were produced all things which are known to mankind.

     And what is seen in the universe, whether animate or inanimate, of created things, will at the end of the world, and after the expiration of the Yuga, be again, confounded. And, at the commencement of other Yugas, all things will be renovated, and, like the various fruits of the earth, succeed each other in the due order of their seasons.

The generation of Devas, in brief, was thirty-three thousands, thirty-three hundred and thirty-three.

...

Vyasa hath fully represented the greatness of the house of Kuru, the virtuous principles of Gandhari, the wisdom of Vidura, and the constancy of Kunti. The noble Rishi hath also described the divinity of Vasudeva, the rectitude of the sons of Pandu, and the evil practices of the sons and partisans of Dhritarashtra.

 

Vyasa executed the compilation of the Bharata, exclusive of the episodes originally in twenty-four thousand verses; and so much only is called by the learned as the Bharata.

 

Yudhisthira is a vast tree, formed of religion and virtue.

Arjuna is its trunk.

Bhimasena its branches

the two sons of Madri are its full-grown fruit and flowers

its roots are Krishna, Brahma, and the Brahmanas.

PANDU, after having sudued many countries by his wisdom and prowess, took up his abode with the Munis in a certain forest as a sportsman, where he brought upon himself a very severe misfortune for having killed a stag coupling with is mate, which served as a warning for the conduct of the princes of his house as long as they lived.

Their mothers, in order that the ordinances of the law might be fulfilled, admitted as substitutes to their embraces the gods Dharma, Vayu, Sakra, and the divinities the twin Aswins. And when their offspring grew up, under the care of their two mothers, in the society of ascetics, in the midst of sacred groves and holy recluse-abodes  of religious men, they were conducted by Rishis into the presence of Dhritarashtra and his sons, following as students in the habit of Brahmacharis, having their hair tied in knots on their heads. These our pupils', said they, 'are as your sons, your brothers, and your friends; they are Pandavas' Saying this, the Munis disappeared.

When the Kauravas saw them introduced as the sons of Pandu, the distinguished class of citizens shouted exceedingly for joy.  Some, however, said, they were not the sons of Pandu; others said, they were ; while a few asked how they could be his offspring, seeing he had been so long dead.

Still on all sides voices were heard crying.' They are on all accounts welcome! Through divine Providence we behold the family of Pandu ! Let their welcome be proclaimed! ' As these acclamations ceased, the plaudits of invisible spirits, causin every point of the heavens to resound, were tremendous. There were showers of sweet-scented flowers, and the sound of shells and kettle-drums. Such were the wonders that happened on the arrival of the young princes . The joyful noise of all the citizens, in expression of their satisfaction on the occasion, was so great that it reachd the very heavens in magnifying plaudits.

     Having studied the whole of the Vedas and sundry other shastras, the Pandavas resided there, respected by all and without apprehension from any one.

     The principal men were pleased with the purity of Yudhishthira, the courage of Arjuna, the submissive attention of Kunti to her superiors, and the humility of the twins, Nakula and Sahadeva; and all the people rejoiced in their heroic virtues.

       When I heard that the celestial Sakti given by Indra to Karna was by Madhava's machinations caused to be hurled upon Rakshasa Ghatotkacha of frightful countenance, then, O Sanjaya, I had no hope of success.    

C.G. Jung.

SOUVENIRS, RÊVES, PENSEES, VOYAGES.

Il nous faut toujours un point de vue hors de l'objet de nos préoccupations pour placer efficacement le levier de la critique.

Cela est tout spécialement vrai quand il s'agit de faits psychologiques, car nous y sommes naturellement impliqués, bien plus subjectivement que dans aucune autre science. Comment, en effet, pourrions-nous prendre conscience de particularités nationales, si nous n'avions jamais l'occasion de regarder du dehors notre propre nation?

Regarder du dehors signifie regarder du point de vue d'une autre nation. Pour cela, il nous faut acquérir une connaissance suffisante de l'âme collective étrangère et, dans ce processus d'assimilation, on se heurte toujours à toutes les incompatibiliés qui constituent le préjugé national et la particularité de la nation.

Tout ce qui m'irrite chez les autres peut servir ma connaissance de moi-même.

L'Europe le plus grand de nos problèmes, je ne la comprends que lorsque je vois où moi, Européen, je suis en marge du monde.

J'ai fait la connaissance de nombreux Américains et j'ai beaucoup voyagé en Amérique; c'est à ces circonstances que je dois une grande part de ma compréhension et de mes critiques à l'adresse du caractère européen; il me semble que rien n'est plus utile pour l'Européen que de regarder l'Europe du haut du toit d'un gratte-ciel.

Quand, pour la première fois, j'avais considéré le spectacle de l'Europe depuis le Sahara, du sein d'une civilisation qui est à la nôtre à peu près ce qu'est l'antiquité romaine à l'époque moderne, je compris combien j'étais enfermé et emprisonné encore, même en Amérique, dans la conscience culturelle de l'homme blanc.

A cette époque a mûri en moi le désir de pousser plus loin les comparaisons historiques en descendant jusqu'à un niveau culturel encore moins évolué.

Mon voyage suivant me conduisit, en compagnie de quelques amis américains, chez les Indiens du Nouveau-Mexique, les Pueblos, bâtisseurs de villes.Parler de "villes", c'est évidemment trop dire. En réalité il s'agit de villages. Mais leurs maisons serrées et bâties les unes au-dessus des autres , éveillent le nom " ville ", de même que leur langage et toute leur manière d'être.C'est là que j'eus pour la première fois la chance de parler à un non Européen, c'est à dire à un homme qui n'était pas de race blanche.Il était chef des Taos Pueblos, homme intelligent de quarante à cinquante ans.Il s'appelait Ochwiay Biano - " Lac des montagnes ".Je pus lui parler comme j'avais rarement encore parlé à un Européen. Evidemment il était enfermé dans son monde tout autant qu'un Européen dans le sien, mais dans quelle sorte de monde !

Parle-t-on avec un Européen, on s'enlise toujours dans le sable de ce qui est connu depuis longtemps et pourtant jamais compris, tandis que là-bas le navire flotte sur des mers étrangères et profondes.On ne sait jamais ce qui nous enchante le plus de la vue des rives nouvelles ou de la découverte de nouveaux accès  à ce qui, connu depuis toujours, est aussi presque oublié.

" Vois, disait Ochwiay Biano, comme les Blancs ont l'air cruels. Leurs lèvres sont minces, leurs nez pointus, leurs visages sont sillonnés de rides et déformés, leurs yeux ont un regard fixe, ils cherchent toujours. Que cherchent-ils ? Les Blancs ne connaissent point le repos. Nous ne savons pas ce qu'ils veulent. Nous ne les comprenons pas, nous croyons qu'ils sont fous!

Je lui demandai pourquoi donc il pensait que les Blancs sont tous fous.

Il me rétorqua: " Ils disent qu'ils pensent avec leurs têtes."

 - "Mais naturellement ! Avec quoi donc penses-tu?" demandai-je étonné.

- "Nous pensons ici" dit-il en indiquant son coeur.

Je tombai dans une profonde réflexion.Pour la première fois de ma vie, me sembla-t-il quelqu'un m'avait donné une image du véritable homme blanc.

LA FORÊT, POUMON DE LA TERRE

FORÊT AMAZONIENNE :

Elle est habitée par 34 millions d'habitants.

Cette forêt est habitée depuis 11 000 ans.

MANAUS : 1,8 millions

BELEM : 2 millions

TROIS MILLIONS D'INDIENS:

420 tribus

60 tribus en isolement total

86 langues + 650 dialectes

TRIBU TIKUNA 40 000 personnes: réparties au BRESIL, au PERU ,en COLOMBIE.

RAONI METUKKIRE : chef indien Brésilien de la tribu KAYAPO.

Il voyage depuis 1989 pour la préservation de la forêt et des peuples indigènes.

TRESOR DE BIODIVERSITE

2, 1 millions de Km2 sont des zones protégées.

Biodiversité unique au monde.

1 quart des espèces mondiales.

30 000 espèces de plantes.

2 500 espèces de poissons.

1 500 espèces d'oiseaux

500 espèces de mammifères.

550 espèces de reptiles

2 millions d'insectes.

Depuis 1999 plus de 2 200 espèces de plantes et d'animaux ont été découvertes.

Les derniers représentants du tamarin à face noire sont incapables de nous dire si, et de quelle manière, ils perçoivent la menace d'extinction qui pèse sur eux. L'espèce fut découverte en juin 1990 par des chercheurs sur un petit îlot au large de la côte brésilienne. Une seule douzaine d'individus furent trouvés. Les derniers membres de cette espèce de singe de la taille d'un chat vivent dans des forêts côtières dont la mise en valeur touristique avance à grands pas.

On pourrait s'attendre à ce que l'extinction massive d'espèces ne soit pas un évènement qui passe inaperçu, c'est pourtant ce qui arrive. Nous ne prêtons attention ni aux voix des espèces en train de mourir ni aux myriades de formes de vie qui partagent la planète avec nous.  En particulier, ceux qui vivent en milieu urbain, loin de la nature, ont perdu toute notion quant à la fragilité des conditions environnementales qui régissent la survie de toutes les espèce sur terre, y compris la nôtre.

La crise de la biodiversité

Selon une estimation de Peter Raven, directeur des jardins botaniques du Missouri, nous sommes peut-être en train de perdre environ 100 espèces par jour. E.O. Wilson et Norman Myers évaluent à 50 le nombre d'espèces qui disparaissent quotidiennement. La grand majorité de ces disparitions survient dans les zones de la forêt tropicale. Les divergences entre ces évaluations et d'autres estimations sont le résultat de différentes hypothèses quant au nombre total d'espèces et au taux de destruction des écosystèmes. wilson reconnaît que son évaluation est prudente, car fondée sur un total de 5 millions d'espèces des forêts tropicales et un taux de déforestation de O,7% par année( des données récentes font apparaître un taux trois fois plus élevé. An dépit des divergences dans les estimations, toutes les prédictions aboutissent à la conclusion que ce qui est en train de se produire est davantageque la perte d'espèces individuelles.

Pour la première fois dans l'histoire humaine , la biodiversité est menacée dans son ensemble. Les biologistes partisans de la conservation préviennent que ces 25% de toutes les espèces à venir risquent de disparaître au cours des vingt ou trente années à venir.

SERAIT-CE LA FIN DE L'EVOLUTION NATURELLE ?

Depuis que la vie est apparue sur la terre il y a quelque quatre milliards d'années, l'extinction d'espèces a toujours été un phénomène naturel. De toutes les espèces ayant peuplé la terre à un moment ou un à un autre, seuls entre 1 et 6 pour cent existent toujours. Ainsi, certains paléontologues estiment que la durée de vie moyenne des espèces vertébrées est d'environ cinq millions d'années. Des extinction massives eurent lieu avant que l' homo sapiens n'apparaisse sur la planète; la dernière s'est produite il y a 65 millions d'années et a causé la disparition de la presque totalité du plancton  marin, de nombreuses grandes familles d'invertébrés marins et de l'ensemble des dinosaures. L'être humain est-il réellement responsable de l'extinction massive actuelle?

 Au cours des derniers 200 millions d'années, chaque siècle a vu la disparition de quelque 90 espèces dans le cadre d'un processus évolutif naturel. Simultanément, l'évolution a fait apparaître de nouvelles formes de vie qui ont plus que compensé les espèces perdues. De nos jours, le taux d'extinction est environ 40 000 fois plus élevé que ce taux "historique" en raison des activités de l'homo sapiens. Or, cette disparition massive menace non seulement de dépasser toutes les extinctions du passé, mais les conditions en ce qui concerne le développement de nouvelles espèces n'ont jamais été pires. Différents éléments, tous interconnectés, expliquent cet état de fait:

Jamais encore une seule espèce n'a influé de manière aussi déterminante sur les conditions environnementales de toute la planète. La somme des activités humaines, dont l'agriculture, le défrichement de forêts, le pacage et l'estension tentaculaire des centres urbains et industriels est telle que notre espèce consomme actuellement (1994 ) quarante pour cent de la production annuelle nette de photosynthèse de la planète. La consommation des deux cinquièmes des ressources alimentaires annuelles nettes de la planète par une seule espèce est à l'évidence incompatible avec la diversité et la stabilité biologiques.

La quasi-totalité des écosystèmes est menacée de destruction et de dégradation imputables aux humains. La perte d'écosystèmes qui jouent un rôle vital dans le processus évolutif constitue cependant un sujet de préoccupation particulièrement grave.

Cette catégorie vitale comprend les récifs coraliens, d'anciens lacs, des éco-systèmes de la zone climatique méditerranéenne, des zones de marée et, bien entendu, les forêts tropicales. Qualifiées de " centrales énergétiques de l'évolution" . Ensemble avec d'autres biomes riches en espèces, elles sont à proprement parler la matrice de la vie.

Pour la première fois, une partie importante d'espèces végétales terrestres, qui constituent la base des écosystèmes terrestres, est menacée. Les extinctions massives du passé n'ont guère affecté les plantes terrestres, mais aujourd'hui, un cinquième de toutes les espèces végétales sur terre risque de disparaître au cours des 20 années à venir. La perte d'espèces signifiera non seulement l'extinction de nombreux autres organismes, elle portera également un coup sérieux à la base des ressources sur laquelle les futurs processus évolutifs se dérouleront.

Les effets de l'influence humaine sur les processus évolutifs naturels sont à ce point dévastateurs que des biologistes de renom disent de la crise actuelle qu'elle mène non seulement à la mort d'espèces, mais qu'elle aboutit à la "fin des naissances".

Les causes "immédiates" de la perte d'espèces

 Il existe de nombreuses causes qui expliquent la perte des espèces, mais les plus importantes sont sans aucun doute la disparition et la fragmentation des habitats naturels. Une étude menée en 1986 par l'Union internationale pour la conservation de la nautre et des ressources naturelles ( UICN) a constaté qu'au sud du Sahara, 65% des écosystèmes d'origine avaient subi des perturbations écologiques  majeures tandis qu'en Asie du Sud-Est, 67% de l'habitat naturel avaient été perdus. En Europe occidentale, la proportion de l'habitat perdu est encore plus élevée.

La surexploitation des espèces végétales et animales joue également un rôle important dans la destruction des habitas. La commision pour la survie des espèces de l' UICN estime que ce facteur est décisif en ce qui concerne l'extinction prochaine de deux sur cinq espèces vertébrées menacées.

Il nous faut bâtir une nouvelle civilisation qui refléterait le même souci de la nature que celui de la philosophie traditionnelle des Amérindiens:

" Nous n' héritons pas de la terre de nos parents, nous l'empruntons à nos enfants."

Le sens profond de la vie réside dans la conscience de ce que l'humanité ne vit pas seule en ce monde, que l'être humain n'est pas le roi, mais une partie de la nature. Cette idée doit s'intégrer dans nos principes éthiques.

Causes sous-jacentes à la perte de la biodiversité

Les feux gigantesques dans l'Amazonie ont été alimentés de deux manières: par les subventions versées à l'élevage industriel qui permettent que des ranches d'élevage soient taillés dans la jungle, et par l'accaparement de terres fertiles par des industries agro-alimentaires consacrées aux cultures d'exportation... des milliers de personnes, peut-être un million ont perdu leur terre ou l'accès à la terre et quisont poussés vers la forêt tropicale.

En Asie du Sud-Est, l'industrie du bois tropical est en train d'abattre les dernières forêts tropicales vierges contre la volonté des populations locales. Comme au Brésil les pratiques et droits traditionnels des communautés locales sont violés.

Les forêts tropicales figurent au nombre des écosystèmes qui enregistrent les taux de disparition les plus rapides...Si cette progression du taux de destruction n'est pas stoppée, la quasi-totalité des forêts tropicales restantes aura disparu d'ici 20 ans    ( rédigé en 1994 )

Ce fut la mort des écosystèmes tropicaux qui incita Paule et Ann Ehrlich au début des années 1980 à exprimer leurs craintes que, tandis que les écologist es des régions tempérées menaient des combats d'arrière-garde pour  " quelques espèces et populations menacées" dans leur pays, " les trésors de la diversité organique ne soient pillés dans les Tropiques."

Une évaluation socio-économique

     De nombreux rapports et articles traitant de la crise de la diversité biologique qualifient les forêts tropicases de " banques de gènes " ou de " pharmacies ". On regrette généralement qu'en raison de leur destruction continue, le monde industriel ne perde la chance d'utiliser de nouvelles plantes "miracles" et d'importantes ressources génétiques . Certes il est légitime de souligner l'importance considérable de ces forêts pour l'agriculture, la médecine et l'industrie du monde industrialisé ainsi que leur potentiel inexploité dans ces domaines. Mais ce type d'argument occupe une place si éminente dans le débat international que la valeur des forêts tropicales pour les populations humaines locales n'a été que peu abordée.

     L'utilisation de tous les écosystèmes, et non seulement des forêts tropicales, par les humains peut être envisagée sous trois angles principaux:

* Fonctions écologiques, y compris la sauvegarde et la protection des bassins fluviaux et dse sols, la régulation du climat et de l'habitat des espèces végétales et animales sauvages.

* Fonctions de subsistance, y compris la fourniture de nourriture, fibres, médicaments et autres produits consommés en marge de l' économie de marché.

* Fonctions commerciales, y compris les produits extractifs vendus au plan local et régional, les produits d'exportation tels que: résine, teintures, rotin et bois tropical, et les ressources génétiques employées dans l'agriculture et la syvilculture.

Les fonctions écologiques

Si nous comparons ces trois valeurs : Fonctions écologiques, Fonctions de subsistance, Fonctions commerciales.

Il s'avère que la préservation des fonctions écologiques des forêts tropicales est absolument prioritaire du point de vue social et économique. Bien que les forêts tropicales ne couvrent qu'un sixième de la surface de la terre, elles reçoivent la moitié de toutes les pluies qui tombent sur la terre. Des millions de tonnes d'eau traversent ces forêts dans un cycle sans fin de transpiration, évaporation et précipitation. Au fur et à mesure que les forêts sont détruites, leur capacité de réguler la température et l'humidité se perd, ce qui affecte sérieusement les climats locaux et régionaux.

     Les forêts tropicales sont un gigantesque réservoir d'eau qui protège les zones en aval contre les inondations et la sécheresse. Des études menées en Côte d'Ivoire sur les perturbations et la sécheresse.

Des études menées en Côte d'Ivoire sur les perturbations du régime de l'eau ont démontré que le niveau d'eau des riviières venant du parc national Tai est trois à cinq fois supérieur à la fin de la saison sèche à celui de rivières venant des zones voisines où les forêts du bassin fluvial ont été détruites pour les besoins des plantations de café.

Tout au long de l'année, et plus encore pendant la saison sèche, ces eaux jouent un rôle esssentiel pour léagriculture en aval.

En Amazonie, la plupart des communautés humaines sont installées le long des rivières et adaptent leur agriculture au cycle régulier des flots.

La perturbation des forêts du bassin fluvial a entraîné d'importantes pertes pour les communautés paysannes en aval.

Dans certaines régions déboisées du Pérou, les écoulements de l'eau sont cent cinquante fois supérieurs à ce qu'ils sont dans les forêts intactes. Dans ces régions, la production agricole en aval de la rivière a notablement souffert de l'accroissement des crues.

Dans les forêts tropicales intactes, seule une partie des précipitations atteint le sol, le reste étant absorbée par la végétation.

     Des études menées en Asie du Sud-Est démontrent que la canopée d'une forêt vierge intacte est capable d'absorber jusqu'à 35% des pluies.

     Après défrichement: ce taux tombe à moins de 20%.

     Dans les plantations de caoutchouc, la canopée absorbe en règle générale seulement 12% ds pluies. La plus faible absorption des pluies par la végétation engendre une très forte progression dans l'érosion du sol.

     Des plantations d'huile de palme, par exemple, peuvent perdre jusqu'à 11 fois plus de terre que les forêts naturelles.

     Le taux d'érosion des terrains tropicaux agricoles peut être 34 fois supérieur à celui des zones forestières naturelles.

CONSEQUENCES:

     Les conséquences écologiques de la dégradation et de la destruction des forêts tropicales affectent bien plus de monde que les 200 millions d'habitants de ces forêts.

     40 % des paysans des pays en développement vivent dans des zones agricoles qui dépendent des eaux de la forêt. 

    Ce n'est pas sans raison que les populations rurales de Thaïlande, Malaisie, Indonésie et des Philipines s'opposent activement à la déforestation.

    La catégorie de réfugiés la plus nombreuse dans le tiers monde est aujourd'hui (1994 ) constituée des millions de personnes qui ont été déplacées par suite de la destruction du milieu naturel.

     Assurer les fonctions écologiques de la forêt revient à assurer la survie de ceux qui en dépendent.

HISTOIRE DU LOUP:

Les premiers mammifères apparurent il y a 200 millions d'années à l'époque des Dinosauriens. Ils se déplaçaient agilement dans les arbres et les fourrés. Ils protégeaient leurs petits: allaitement, sociabilité. Leur fourrure les protégeaient du froid.

Il y a 65 millions d'années un animal pas plus grand qu'un écureuil chassait les insectes.

Il y a 58 millions d'années naissance des carnivores et des créodontes, ensuite disparus. Il y a aujourd'hui 98 genrs de carnivores, antérieurement il y en avait 45.

Il y a 55 millions d'années: apparition de mammifères  les miacidés. De taille moyenne ils pouvaient grimper aux arbres. Ceratins ressemblaient à une martre et occupaient le Nouveau Monde. D'autres semblables à la genette, vivaient dans l'Ancien Monde.

Les vulpavines ont donné la branche des canidés et des pinipèdes; les vivarines celle des chats et des viverridés.

LES PREMIERS LOUPS D'EUROPE

Ils apparaissent il y a 2 millions d'années.

PREMIERS LOUPS d'AMERIQUE :

L'alternance des périodes glacières et tempérées du Pléistocène provoque un formidable brassage de la faune à l'échelle planétaire. Elle entraîne des migrations gigantesques chez les herbivores suivis de leurs prédateurs. Les loups ont occupé l'Amérique du nord il y a 750 000 ans, l'Asie, le Moyen-Orient, et l'Europe. Il y a environ 7000 ans, le loup gris est devenu le plus grand canidé.

FAMILLE DU LOUP:  14 genres et 38 espèces. Tous les canidés sont des animaux terrestres qui se meuvent rapidement et mettent bas dans des cavités naturelles ou creusées. ils communiquent entre eux gràce à des mimiques faciales, des postures du corps et de la queue, et par la vocalisation. Ils se reproduisent une fois par an.

Le chien domestique est le plus proche parent du loup. Le nom latin du loup: canis familiaris lupus , le chien : canis familiaris familiaris. Il serait judicieux de protéger un écotype possédant une histoire. 

SOUS-ESPECES DU LOUP

Comme le loup a été éradiqué de la quasi-totalité du territoire des Etats-Unis, des "sous-espèces" ont disparu.

Les populations du nord-est et eu nord-ouest ont été séparées par les glaces. Le loup occupait originellement toute l'Amérique. Le record de migration connu est de 886 kms pour un mâle et 840 kms pour une femelle.

Le loup rouge : canis rufus. Il se situe entre le coyote et le loup. C'est un animal social. Ils vivent en meute occupe un territoire qu'ils défendent. Ils peuvent tuer un loup étranger. Les jeunes aident les parents à élever les petits. Il se nourrit principalement de jeunes cerfs,( ils mangent les cerfs adultes charognes)  et de ratons laveurs.

Le loup rouge aurait pour origine une hybridation entre le coyote et le loup.

Le loup serait à l'origine de toutes les races actuelles de chiens. Une étude confirme que le loup est bien l'ancêtre du chien.

L'origine du chien remonterait à plus de 135 000 an. Loups et chiens n'auraient cessé d'échanger des gènes.

Au néolithique quand le chasseur-cueilleur est devenu cultivateur, donc sédentaire, il a certainement imposé une nouvelle sélection aux chiens qu'il a progressivement isolés de leurs congénères lupus, en les leaissnat errer dans les villages où ils venaient se nourrir. De nos jours, il existerait 200 à 400 races de chiens.

LES LOUPS EN AMERIQUE DU NORD

A l'origine, le loup était le mammifère le plus largemtn répandu sur la planète. De nos jours, du fait des nombtreuses persécutions, sa répartition s'est dramatiquement restreinte, particulièrement en Europe et aux Etats-Unis: bien que l'espèce soit protégée dans de nombreux pays, elle reste malgré tout menacée. Population mondiale: 350 000 individus, en Italie il y a 1 200 000 chiens errants dans les zones rurales. Aux Etats-Unis le nombre était estimé à 400 000 avant la campagne d'extermination au XVIII ° siècle. Fin 1960 il en restait moins de 1 000, aujourd'hui moins de 3000 ( hors Alaska) L'Europe géographique en recèle moins de 7000. 

LES LOUPS ONT ETE QUASIMENT EXTERMINES DE TOUT LE TERRITOIRE DES ETATS-UNIS;

Ils ont survécu dans trois Etats : le MINESOTA situé à la frontière canadienne, le MICHIGAN l' ALASKA.

Depuis 1973, le loup est totalement protégé dans tous les Etats américains ( Endangered Species Act ) sauf en Alaska où il est chassé sur presque tout le territoire.

Depuis qu'ils sont protégés, les loups ont commencé à recoloniser le nord-ouest du Montana. La premeière reproduction a été enregistrée en 1986. Le nombre maximum de loups a été atteint en 1996 avec 90 individus, puis descendu à 60 individus. Des loups ont migré du Canada dans l'Etat de Washington. Depuis le Montana quelques loups sont passés en Idaho et 1 loup a été tué dans le Wyoming en 1990, au sud du parc national de Yellowstone. Plusieurs loups sont entrés dans le Dakota du Sud et du Nord depuis le Minnesota et le Canada, mais beaucoup auraient été tirés. Plusieurs ont migré en Oregon. Du Minnesota, les loups ont colonisé l'Etat voisi, la région des Grands Lacs.Du statut " en danger" il passerait à celui de "menacé" dans certiens régions , tandis que là où la population se porte bien, il ne serait plus considéré comme une espèce en danger. Seules les populations de loups mexicains et de loups rouges conserveraient leur statut initial. 

Au lieu de nous abreuver de l'information des tabloïds qui aiment à rapporter de prétendues attaques de loups, jetons un coup d'oeil par-dessus l'épaule des scientifiques. Ces deriers examinent les excréments de loups dans l'est de l'allemagne, où vit l'une des populations de loups les plus denses et les plus anciennes. Les millions d'échantillons démontrent que ce sont les chevreuils qui constituent à plus de 50% le repas des loups. Les cerfs et les sangliers (  40% ) puis les lièvres (4%) le daim, 2%. Quelques animaux domestiques isolés complètent l'éventail des proies à hauteur de O,75%. 

Ce ne sont pas ces chiffres qui défraient la chronique des tabloïd, dont le moindre animal domestique égorgé fait la une. Avant que soient rendues publiques les analyses génétiques permettant de savoir si l'auteur du massacre est un loup et non éventuellement un chien errant, la nouvelle se propage.

S'il s'agit d'un autre prédateur , le rectificatif prend la forme d'une note mariginale.

C'est avec le nez ou les oreilles que les loups touchent la clôture électrique, avant de s'exposer à nouveau à une telle douleur, ils optent plutôt pour le chevreuil et le sanglier. La clôture devrait avoir 120 cms de haut .

Le loup redonne à la forêt son âme sauvage. Arrivés de Pologne, ils se répande lentement en Allemagne.

PARIS

Paris est né, comme on sait, dans cette vieille île de la Cité qui a la forme d'un berceau. La grève de cette île fut sa première enceinte, la Seine son premier fossé. Paris demeura plusieurs siècles à l'état d'île, avec deux ponts, l'un au nord, l'autre au midi, et deux têtes de pont, qui étaient à la fois ses portes et ses forteresses: le Grand-Châtelet sur la rive droite, le Petit-Châtelet sur la rive gauche.

Puis, dès les rois de la première race, trop à l'étroit dans son île, et ne pouvant plus s'y retrourner, Paris passa l'eau. Alors, au-delà du Grand, au delà du Petit-Châtelet, une première enceinte de murailles et de tours commença à entamer la campagne des deux côtés de la Seine. De cette ancienne clôture il restait encore au siècle dernier quelques vestiges; aujourd'hui, il n'en reste que le souvenir, et çà et là une tradition, la porte Baudets ou Baudoyer, Porta Bagauda. 

Peu à peu le flot des maisons, toujours poussé du coeur de la ville au dehors, déborde, ronge, use et efface cette enceinte. Philippe-Auguste lui fait une nouvelle digue. Il emprisonne Paris dans une chaîne circulaire de grosses tours, hautes et solides. Pendant plus d'un siècle, les maisons se pressent, s'accumulent et haussent leur niveau dans ce bassin, comme l'eau dans un réservoir. Elles commencent à devenir profondes; elles mettent étages sur étages; elles montent les unes sur les autres; elles jaillissent en hauteur comme toute sève comprimée, et c'est à qui passera la tête au-dessus de ses voisines pour avoir un peu d'air.

La rue de plus en plus se creuse et  se rétrécit; toute place se comble et disparaît. Les maisons enfin sautent par-dessus le mur de Philippe-Auguste, et s'éparpillent joyeusement dans la plaine, sans ordre et tout de travers, comme des échappées. Là elles se carrent, se taillent des jardins dans les champs, prennent leurs aises.

Dès 1367, la ville se répand tellement dans le faubourg qu'il faut une nouvelle clôture, surtout sur la rive droite; Charles V la bâtit. Mais une ville comme Paris est dans une crue perpétuelle. Il n'y a que ces villes-là qui deviennent capitales. Ce sont des entonnoirs où  viennent aboutir tous les versants géographiques , politiques, moraux, intellectuels d'un pays, toutes les pentes naturelles d'un peuple; des puits de civilisation, pour ainsi dire, et aussi des égouts, où commerce, industrie, intelligence, population, tout ce qui est âme dans une nation, filtre et s'amasse sans cesse, goutte à goutte, siècle après siècle. L'enceinte de Charles V a donc le sort de l'enceinte de Philippe Auguste. Dès la fin du quinzième siècle, elle est enjambée, dépassée, et le faubourg court plus loin.

 Au seizième, il semble qu'elle recule à vue d'oeil et s'enfonce de plus en plus dans la vieille ville, tant une ville neuve s'épaissit au dehors. Ainsi, dès le quinzième siècle, pour nous arrêter là, Paris avait déjà usé les trois cercles contentriques de murailles qui, du temps de Julien l'Apostat, étaient pour ainsi dire, en germe dans le Grand-Châtelet et le Petit-Châtelet. La puissante ville avait fait craquer successivement ses quatre ceintures de murs, comme un enfant qui grandit et qui crève ses vêtements de l'an passé. Sous Louis XI, on voyait, par places, percer, dans cette mer de maisons, quelques groupes de tours en ruines des anciennes enceintes, comme les pitons des collines dans une inondation, comme des archipels du vieux Paris submergé sous le nouveau. 

Notre Dame de Paris:

L'incendie de Notre Dame de Paris en 2019 a touché le monde entier...Victor Hugo nous a relaté la naissance et le développement de Paris, et grâce à son récit nous découvrons ce que fut l'évènement puissant de la découverte de Notre Dame de Paris.

Il y a  aujourd'hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s'éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l'Université et de la Ville.

Pose de la première pierre de la cathédrale Notre Dame de Paris :

le 12 décembre mille cent soixante deux : 12.12.1162

Ce n'est cependant pas un jour dont l'histoire ait gardé souvenir que le 6 janvier 1482.

Rien de notable dans l'évènement qui mettait ainsi en branle, dès le matin , les cloches et les bourgeois de Paris.

...

Le 6 janvier, ce qui mettoit en émotion tout le populaire de Paris, comme dit Jehan de Troyes, c'était la double solennité, réunie depuis un temps imméorial, du jour des Rois et de la fête des Fous.

Le peuple affluait surtout dans les avenues du Palais-de-Justice, parce qu'on savait que les ambassadeurs flamands, arrivés de la veille, se proposaient d'assister à la représentation du mystère et à l'élection du pape des fous, laquelle devait se faire également dans la grand'salle.

Aux portes, aux fenêtres, aux lucarnes, sur les toits, fourmillaient des milliers de bonnes figures bourgeoises, calmes et honnêtes, regardant le palais, regardant la cohue, et n'en demandant pas d'avantage; car bien des gens à Paris se contentent du spectacle des spectateurs, et c'est déjà pour nous une chose très-curieuse qu'une muraille derrière laquelle il se passe quelque chose.

S'il pouvait nous être donné à nous, hommes de 1830, de nous mêler en pensée à ces Parisiens du quinzième siècle et d'entrer avec eux, tiraillés, coudoyés, culbutés, dans cette immenxe salle du Palais, si étroite le 6 janvier 1482.

LIVRE TROISIEME

Sans doute, c'est encore aujourd'hui un majestueux et sublime édifice que l'église de Notre Dame de Paris. Mais si belle qu'elle soit conservée en vieillissant, il est difficile de ne pas soupirer, de ne pas s'indigner devant les dégradations, les mutilations sans nombre que simultanément le temps et les hommes ont fait subir au vénérable monument, sans respect pour Charlemagne, qui en avait posé la première pierre, pour Philippe-Auguste qui en avait posé la dernière.

Sur la face de cette vieille reine de nos cathédrales, à côté d'une ride on trouve toujours une cicatrice.

"Tempus edax, homo edacior " ce que je traduirais volontiers ainsi: " le temps est aveugle, l'homme est stupide "

Et d'abord, pour ne citer que quelques exemples capitaux, il est à coup sûr, peu de plus belles pages architecturales que cette façade où successivement et à la fois, les trois portails creusés en ogive, le cordon brodé et dentelé des 28 niches royales, l'immense rosace centrale flanquée de ses deux fenêtres latérales comme le prêtre du diacre et du sous-diacre, la haute et frêle galerie d'arcades à trèfle qui porte une lourde plate-forme sur ses fines colonnettes, enfin les deux noires et massives tours avec leurs auvents d'ardoise, parties harmonieuses d'un tout magnifique, superposées en cinq étages gigantesques, se développent à l'oeil, en foule et sans trouble, avec leurs innombrables détails de statuaire, de sculpture et de ciselure, ralliés puissamment à la tranquille grandeur de l'ensemble; vaste symphonie en pierre, pour ainsi dire: oeuvre colossale d'un homme et d'un peuple, tout ensemble une et complexe comme les Iliades et les romanceros dont elle est soeur; produit prodigieux de la cotisation de toutes les forces d'une époque, où sur chaque pierre  on voit saillir en cent façons la fantaisie de l'ouvrier disciplinée par le génie de l'artiste; sorte de création humaine, en un mot, puissante et féconde comme la création divine dont elle semble avoit dérobé le double caractère: variété, éternité.

Et ce que nous disons ici de la façade, il faut le dire de l'église entière; et ce que nous disons de l'église cathédrale de Paris, il faut le dire de toutes les églises de la chrétienté au moyen âge. Tout se tient dans cet art venu de lui-même, logique et bien proportionné. Mesurer l'orteil du pied, c'est mesurer le géant.

     Revenons à la façade de Notre Dame, telle qu'elle nous apparaît encore à présent, quand nous allons pieusement admirer la grave et puissante cathédrale, qui terrifie, au dire de ses chroniqueurs ;

  "quae mole sua terrorem inculit spectantibus."

Trois choses importantes manquent aujourd'hui à cette façade :

d'abord le degré de onze marches qui l'exhaussait jadis au-dessus du sol; ensuite la série inférieure de statues qui ocupait les niches des trois portails, et la série supérieure des vingt-huit plus anciens rois de France, qui garnissait la galerie du premier étage , à partir de Childebert jusqu'à Philippe-Auguste, tenant en main " la pomme impériale ".

     Le degré, c'est le temps qui l'a fait disparaître en élevant d'un progrès irresistible et lent le niveau du sol de la Cité; mais tout en faisantdévorer une à une, par cette marée montante du pavé de Paris, les onze marches qui ajoutaient à la hauteur majestueuse de l'édifice, le temps a rendu à l'église plus peut-être qu'il ne lui a ôté, car c'est le temps qui a répandu sur la façade cette sombre couleur ds siècles qui fait de la vieillesse des monuments l'âge de leur beauté.

     Mais qui a jeté bas les deux rangs de statues ? qui a laissé les niches vides ? qui a taillé, au beau milieu du portail central, cette ogive neuve et bâtarde ? Qui a osé y encadrer cette fade et lourde porte de bois sculptée à la Louis XV, à côté des arabesques de Biscornette ? Les hommes, les architectes, les artistes de nos jours. 

     Si nous entrons dans l'intérieur de l'edifice, qui a renversé ce colosse de saint Christophe, proverbial parmi les statues au même titre que la grand'salle du Palais parmi les statues au même titre que la grand'salle du Palais parmi les salles, que la flèche de Strasbourg parmi les clochers ? et ces myriades de statues qui peuplaient tous les entre-colonnements de la nef et du choeur, à genoux, en pied, équestres, hommes, femmes, enfants, rois, évêques, gendarmes, en pierre, en marbre, en or, en argent, en cuivre, en cire même, qui les a brutalement balayées ? Ce n'est pas le temps.

     Et qui a substitué au vieil autel gothique, splendidement encombré de châsses et de reliquaires, ce lourd sarcophage de marbre à têtes d'anges et  à nuages, lequel semble un échantillon dépareillé du Val-de-Grâce ou des Invalides ? Qui a bêtement scellé ce lourd anachronisme de pierre dans le pavé carlovingien de Hercandus ? N'est-ce pas Louis XIV accomplissant le voeu de Louis XIII ?

     Et qui a mis de froides vitres blanches à la place de ces vitraux " hauts en couleur " qui faisaient hésiter l'oeuil émerveilléde nos pères entre la rose du grand portail et les ogives de l'abside ? Et que dirait un sous-chantre du seizième siècle, en voyant le beau badigeonnage jaune dont nos vandales archevêques ont barbouillé leur cathédrale ? Il se souviendrait que c'était la couleur dont le bourreau brossait les édifices scélérés ; il se rappellerait l'hôtel du Petit-Bourbon, tout englué de jaune aussi pour la trahison du connétable; " Jaune après tout de si bonne trempe, dit Sauval, et si bien recommandé, que plus d'un siècle n'a pu encore lui faire perdre sa couleur. " Il croirait que le lieu saint est devenu infâme et s'enfuirait.

     Et si nous montons sur la cathédrale, sans nous arrêter à mille barbaries de tout genre ,qu'a-t-on fait de ce chaemant petit clocher qui s'appuyait sur le point d'intersection de la croisée, et qui, non moins frêle et non moins hardie que sa voisine (détruite aussi) de la Sainte-Chapelle, s'enfonçait dans le ciel plus avant que les tours, élancé, aigu, sonore, découpé à jour? Un architecte de bon goût (1787) l'a amputé, et a cru qu'il suffisait de masquer la plaie avec ce large emplâtre de plomb qui ressemble au couvercle d'une marmite. C'est ainsi que l'art merveilleux du moyen âge a été traité presque en tout pays, surtout en France. 

     On peut distinguer sur sa ruine trois sortes de lésions, qui toutes trois l'entament à différentes profondeurs :                          le temps d'abord qui a insensiblement ébréché çà et là et rouillé partout sa surface; ensuite, les révolutions politiques et religieuses, lesquelles, aveugles et colères de leur nature, se sont ruées en tumulte sur lui, ont déchiré son riche habillement de sculptures et de ciselures, crevé ses rosaces, brisé ses colliers d'arabesques  et de figurines,arraché ses statues, tantôt pour leur mitre, tantôt pour leur couronne; enfin, les modes, de plus en plus grotesques et sottes, qui depuis les anarchiques et splendides déviations de la Renaissance, se sont succédé dans la décadence nécessaire de l'architectur. Les modes ont fait plus de mal que les révolutions. Elles ont tranché dans le vif, elles ont attaqué la charpente osseuse de l'art; elles ont coupé, taillé, désorganisé, tué l'édifice, dans la forme comme dans le symbole, dans sa logique comme dans sa beauté. Et puis, elles ont refait; prétention que n'avaient eue, du moins, ni le temps, ni les révolutions. 

Elles ont effrontément ajusté, de par le bon goût , sur les blessures de l'architecture gothique, leurs misérables colifichets d'un jour, leurs rubans de marbre, leurs pompons de métal : véritable lèpre d'oves, de volutes, d'entournements, de draperies, de guirlandes, de frange, de flammes de pierre, de nuages de bronze, d'amours replets, de chérubinsbouffis, qui commence à dévorer la face  de l'art dans l'oratoire de Catherine de Médicis, et le fait expirer, deux siècles après, tourmenté et grimaçant dans le boudoir de la Dubarry. 

 

 

 

The Human Cycle

The Psychology of Social Developement.

CHAPTER XVI

THE SUPRARATIONAL ULTIMATE OF LIFE

In all the higher powers of his life man may be said to be seeking, blindly enough, for God. to get at the Divine and Eternal in himself and the world and to harmonise them, to  put his being and his life in tune with the Infinite reveals itself in these parts of his nature as his concealed aim and his destiny. He sets out to arrive at his highest and largest and most perfect self, and the moment he at all touches upon it, this self in him appears to be one with some great Soul and Self of Truth and Good and Beauty in the world to which we give the name of God. To get at this as a spiritual presence is the aim of religion, to grow into harmonay with its eternal nature of light, love, strength and purity is the aim of ethics, to enjoy and mould ourselves into the harmony of its eternal beauty and delight is the aim and consummation of our aesthetic  need and nature, to know and to be according to its eternal principles of truth is the end of science and philosophy and of all our insistent drive towards knowledge. 

The Discovery of the Absolute Brahman

     The idea of transcendental Unity, Oneness, and stability behind the flux and variety of phenomenal life is the basal idea of the Upanishads : this the pivot of all Indian metaphysics, the sum and goal of our spiritual experince. To the phenomenal world around us stability and singleness seem at first to utterly alien; nothing but passes and changes, nothing but has its counterparts, contrasts, harmonised and dissident parts; and all are perpetually shifting and rearranging their relative positions and affections. Yet if one thing is certain, it is that the sum of all this change and motion is absolutely stable, fixed and unvarying, that all this heterogeneous and one. Otherwise nothing could endure, nor could there be any certainty in existence. And this unity, stability, unvarying fixity which reason demands, and ordinary experience points to is being ascertained slowly but surely by the investigations of Science. we can no longer escape from the growing conviction that however the parts may change and shift and appear to perish, yet the sum and the whole remains unchanged, undimished and imperishable; however multitudinous, mutable and mutually irreconcilable forms and compounds may be, yet the grand substratum is one, simploe and enduring; death itself is not a reality but a seeming, for what appears to be destructio, is merely tranformation and a preparation for rebirth.

                      HUBERT REEVES

         Oiseaux, merveilleux oiseaux.

                Dialogues du ciel et de la vie

    Serait-ce la fin de l'évolution naturelle?

Depuis que la vie est apparue sur terre, il y a quelque quatre milliards d'années, l'extinction d'espèces a toujours été un phénomène naturel. De toutes les espèces ayant peuplé la terre, seuls entre 1 et 6 pour cent existent toujours. Certains paléontologues estiment que la durée de vie moyenne des espèces vertébrées est d'environ 5 millions d'années.  Des extinctions massives eurent lieu avant que l' homo sapiens apparaisse sur la planète. La dernière s'est produite il y a 65  millions d'années et a causé la disparition de la presque totalité du plancton marin, de nombreuses grandes familles d'invertébrés marins et de l'ensemble des dinosaures. L'être humain est-il réellement responsable de l'extinction massive actuelle?

 Au cours des derniers  200 millions d'années, chaque siècle a vu la disparition de quelque 90  espèces dans le cadre d'un processus évolutif naturel. Simultanément, l'évolution a fait apparaître de nouvelle formes de vie qui ont plus que compensé les espèces perdues. De nos jours, le taux d'extinction est environ 40 000 fois plus élevé que ce taux " historique " en raison des activités de l'homo sapiens.

Or, cette disparition massive menace non seulement de dépasser toutes les extinctions du passé, mais les conditions en ce qui concerne le développement de nouvelles espèces n'ont jamais été pires. Différents éléments, tous interconnectés, expliquent cet état de fait.

 Jamais encore une seule espèce n'a influé de manière aussi déterminante sur les conditions environnementales de toute la planète.

" Au retour d'une expédition au Sahara, j'ai connu d'importants problèmes de santé... Les infirmières me "changent " jour et nuit. ..L'idée de la mort me devient douce. Une nuit d'insomnie, je lève les yeux vers la fenêtre et reconnais les étoiles de la Grande Ourse. Je sens monter en moi une intense émotion et m'entends dire: " Je suis en vie! ". Les yeux fixés sur la constellation, ces mots se répètent plusieurs fois dans ma tête. L'idée de la mort ne m'a plus jamais effleuré.

Il me remonte aussi à l'esprit que mon corps souffrant plonge ses racines dans la vaste étendue des espaces et des temps cosmiques. Le scintillement des étoiles aperçu par la fenêtre de ma chambre d'hôpital me rappelle la moisson d'atomes qu'elles élaborent dans leur coeur et qui jouent un rôle si important dans l'évolution de l'univers. 

L'écriture de ce livre a été largement motivée par la demande d'un éducateur spécialiste des adolescents en difficulté. Invité dans son institution au Québec, j'ai pu m'entretenir avec un groupe de jeunes gens. J'ai senti leur démobilisation profonde, voire leur désespoir*

" Vous ne sauriez imaginer à quel point vos propos sur les étoiles et le cosmos les atteignent en profondeur. Ils en parlent constamment. A travers leurs mots, on entend un désir de réveiller leur pulsion de vie atrophiée. "

A une autre occasion, un psychanalyste m'a parlé des résonances bénéfiques qu'une causerie sur l'ordre et la beauté du ciel avait fait vibrer chez des schizophrènes et de la sérénité qui en avait résulté.

Suite à ces échanges, j'ai entrepris la rédaction de ce livre:  "Oiseaux, merveilleux oiseaux" pour expliquer, à ceux sur qui la vie pèse trop lourd, à quelle merveilleuse séquence de phénomènes cosmiques ils doivent leur existence.

YOGA EN MILIEU CARCERAL

A mon retour en France, après 8 années en INDE, il a fallu consacrer toutes mes énergies pour me réinsérer: retrouver les codes; c'était la répétition de ce que j'avais élaboré en Inde pour m'intégrer dans sa culture, ses interdits, ses traditions...suite à un long cheminement laborieux, j'ai fini par trouver une stabilité. J'avais en tête un projet inspiré par Jean Vanier. Pendant un séjour à ASHA NIKETAN en la ville de Bangalore, il m'avait raconté une expérience qu'il avait vécue dans une prison. Il se trouvait face à un détenu agressif et violent qui s'exprimait en hurlant. Jean a attendu que le détenu s'arrête de crier, et lui a parlé à voix basse, lentement, avec bienveillance. Toute la violence du détenu s'est dissoute, il s'est tû, il s'est apaisé physiquement, et Jean a pu alors communiquer.

Ce récit m'a beaucoup inspirée...

Une fois installés, je me suis rendue à Agen pour rencontrer la personne qui me permettrait d'entrer dans la Maison d'Arrêt. Des années plus tard, c'est à dire aujourd'hui, elle et moi sommes devenues Amies, nous sommes toujours reliées.

J'ai été présentée au Chef de Détention, et j'ai expliqué ma démarche. L'autorisation m'a été accordée et j'ai pu commencer mes séances. Par beau temps je donnais mes séances dans la cour. Les détenues appréciaient et progressaient avec persévérance. Il y a eu un bref épisode de mise en garde contre le yoga par un homme de l'Eglise, lequel considérait cette disicipline comme dangereuse. Parmi mes élèves d'Agen, il y avait un chrétien respectable de la haute bourgeoisie. Lorsque je lui ai appris la situation, il est intervenu immédiatement, et le problème a été résolu aussitôt.

Ce Chef de Détention appréciait la culture, au fil de quelques entretiens concernant mon enseignement, il a souhaité découvrir le Yoga et s'est inscrit pour participer aux séances que j'animais en ville. Son épouse était une personne bienveillante à l'écoute des détenues aspirant à progresser pour mener une vie stable lors de leur retour à la vie civile. Grâce à ce couple je découvrais le milieu carcéral sous un éclairage bénéfique. 

Parmi mes élèves, l'une venait de mettre au monde un bébé. Elle raconta que ce bébé était un gros problème dans sa cellule, où elle cohabitait avec 3 autres détenues, car le bébé pleurait tout le temps.

Cela provoquait l'agressivité de ses trois co-détenues qui ne pouvaient jamais être tranquilles et dont le sommeil était constamment interrompu.

" Donne-moi ton bébé " lui ai-je proposé, ce qu'elle a fait avec empressement.

J'ai alors proposé que nous chantions ensemble le mantra Shanti. Le bébé s'est détendu dans mes bras, il a cessé de pleurer et s'est endormi profondément.

Mes élèves étaient sidérées par ce changement instantané du nourrisson. De ce moment, la mère lui a chanté le mantra chaque jour, et toutes les nuits, il s'est endormi paisiblement pour le bien-être de sa mère et des co-détenues.