Des séances de yoga pour tous !

Enseignements spirituels

VIDEO :

DANSE DE SHIVA


Kuchipudi : danse dédiée à Shiva, filmée par Louise.


VIDEO : cliquez sur la flêche "lecture"
Interprétée par une danseuse de grande qualité, à Agen, invitée par l'Association AUMA. 

 

                                       

 

L'appel à l'aventure de la conscience gagnera le coeur désillusionné de la Nature l'obligeant à renouveler son consentement, à voir et à sentir... L'oreille fine de la Nature entendra les pas de l'Impérissable...

 Alors son lumineux sourire mettra le feu au silence des mondes...

La beauté de l'esprit ilumine la vision humaine, transperce de sa passion et de son mystère le masque de la Matière.

"Même si la catastrophe ne peut être évitée, il reste à ceux pour qui la vie supramentale n'est pas un vain rêve, ceux qui ont la foi en sa Réalité et l'aspiration pour la réaliser...

ceux qui ont entre eux le lien de la connaissance que Sri Aurobindo a donnée et la volonté de vivre selon cette connaissance, il leur reste la possibilité d'intensifier cette aspiration" 1957

 Cours de yoga Agen Nérac

Shiva                                             Créateur et Destructeur des mondes.

Chacun de ses pas crée un monde. Chacun de ses pas détruit un monde qu'il créa, afin que les mondes naissent et disparaissent infiniment, rythmés par les pas de sa danse cosmique. De ses pieds, il détruit les démons asuriques et rakshasiques, afin que les consciences incarnées progressent vers la Connaissance par identité avec l'Origine de la Vie

Notre monde présent sera enveloppé dans les Ténèbres. Notre monde sera libéré des êtres humains hostiles à l'Evolution. Ces êtres malfaisants seront dissous. Ainsi sera donné plein pouvoir à la nouvelle conscience humaine supramentalisée.

Les humains incapables de s'élever dans cette Conscience Supramentale, retourneront à l'état primitif où ils vivront en harmonie avec la Nature.

" Venu de l'autre côté de l'immensité, le regard d'une divinité percera les gouffres mornes.."

 

OBJET DU YOGA :

Sortir du cycle du karma, quitter la ronde mécanique de la Nature dans laquelle on est un instrument impuissant, pour monter à un autre plan où l'on devient un participant conscient et un agent dynamique dans l'édification d'une plus haute destinée. .

Le yoga est la pratique de la Vérité : SATYA.

Cette pratique a pour force motrice un esprit de calme ou de fervente consécration à la connaissance.

 " Yoga de la Bhagavad Gîtâ "   Sri Aurobindo

" C'est seulement au terme de maintes existences qu'après être entré en possession de la connaissance intégrale et l'avoir élaborée en soi-même au fil de vies nombreuses, que l'on peut enfin atteindre au Transcendant. La connaissance que le Divin est tout ce qui existe est difficile à atteindre et rares sur la terre sont les grandes âmes Mahâtma capables de Le voir aussi pleinement et d'entrer en Lui de tout leur être, dans toutes les voies de leur nature par la vaste connaissance qui englobe tout. "

SARVA-VIT  SARVA-BHAVENA. GITA II

                   OM TAT SAVITUR VARAM RUPAM JIOTY

                    PARASYA DIMAHI

                    YANAHA SATYENA DIPAYËT

LA SYNTHESE DES YOGA

LE PRINCIPE DU YOGA INTEGRAL

RÂJAYOGA:

Dans le Râjayoga, l'instrument choisi est le mental.

Notre mentalité ordinaire est d'abord disciplinée, purifiée et dirigée vers l'Être divin,  puis par un procédé succinct d'âsana et de prânâyâma, la force physique de notre être est immobilisée et concentrée, la force vitale est libérée et prend un mouvement rythmique ascendant que l'on peut arrêter complètement et concentrer à un degré de pouvoir plus haut ;  enfin, le mental appuyé et fortifié par cette action et cette concentration plus grandes du corps et de la vie qui sont sa base, est lui-même purifié de toute son agitation, ses émotions, ses vagues de pensée habituelles, libéré de la distraction et de la dispertion, doté d'une force de concentration supérieure et rassemblé dans une transe d'absorption.

Cette discipline atteint deux objets: l'un temporel, l'autre éternel.

Par son action concentrée, le pouvoir mental acquiert des capacités anormales

- de connaissance et de volonté réalisatrice,

- une lumière réceptrice profonde et

- une puissante lumière de radiation de pensée,

qui dépassent complètement l'étroit rayon de notre mentalité normale:

il acquiert les pouvoirs yoguiques ou occultes autour desquels on a tissé tant de mystères, qui ne sont certes pas indispensables, mais peut-être salutaires.

Mais l'objet final,

le gain de toute première importance, est que : 

- le mental, immobilisé et plongé dans une transe concentrée, peut se perdre en la conscience divine,                                 

- et l'âme devenir libre de s'unir à l'Être divin.

Tantôt Sattva l'emporte, en dominant Rajas et Tamas,

 tantôt c'est rajas qui domine sattva et tamas,

 tantôt c'est tamas qui domine sattva et rajas

Quand par toutes les portes du corps rayonne la lumière de la connaissance, on peut comprendre que sattva prédomine.

L'âme, attachée à la jouissance des guna et de leurs résultats, concentre sa conscience sur les activités inférieures et extérieures de la vie, du mental et du corps dans la Nature. Elle s'emprisonne dans leurs formes et ignorante du libre pouvoir  et du libre domaine du Purusha libérateur, elle oublie sa propre conscience plus grande, qui se tient derrière ces formes dans l'esprit.

Si nous voulons être libérés et parfaits nous devons quitter tout cela, abandonner les guna et nous élevant au-dessus, retrouver la puissance de la libre conscience spirituelle qui domine la Nature.

   YOGA DE LA BHAGAVAD GITA"                                        Sri Aurobindo 

           DE LA NATURE REELLE DE L'HOMME

Grande est l'obstination avec laquelle l'homme se cramponne à ses sens. Et pourtant, si substantiel qu'on puisse croire le monde extérieur dans lequel on vit et se meut, il arrive dans la vie des individus comme dans la vie des races un moment, où, involontairement, on se demande: " Est-ce réel? " Même celui qui ne trouve jamais un instant pour procéder à la vérification des lettres de créance que lui présentent ses sens, celui dont chaque moment est absorbé par une jouissance matérielle de quelque sorte - celui-là aussi recevra la visite de la mort, et lui aussi sera obliger de demander : "Est-ce réel?" 

La religion commence par cette question et finit par la réponse. Même dans le passé lointain, là où l'histoire est muette et impuissante à nous aider, là où les lueurs mystérieuses de la mythologie sont la seule clarté, là-bas à l'aube vacillante de la civilisation, nous trouvons que déjà on se  demandait :

" Qu'advient-il de ceci? Qu'est-ce qui est réel ? "

 Une des plus poétiques des Upanishads,

la Katha Upanishad, débute par cette question :

 "Lorsqu'un homme meurt, les gens autour de lui disputent. L'un déclare qu'il est parti pour toujours, l'autre maintient qu'il est encore vivant. Lequel a raison?"

On a donné diverses réponses. Le domaine tout entier de la métaphysique, de la philosophie et de la religion est véritablement rempli des réponses diverses qui ont été faites à cette question. En même temps, on a aussi tenté d'éliminer la question, de mettre fin à l'inquiétude de l'esprit qui demande : " Qu'y a-t-il au-delà? Qu'est-ce qui est réel ?"

Mais tant que la mort subsistera, toutes les tentatives pour éluder le problème seront toujours destinées à échouer.

Nous pouvons raconter que nous ne voyons rien au-delà, que nous gardons  toutes nos espérances et toutes nos aspirations enfermées dans le moment présent, nous pouvons nous évertuer à ne rien percevoir au-delà du monde des sens, et peut-être tout ce qui est extérieur nous aide-t-il à nous maintenir dans les étroites limites de ce monde-ci. Le monde entier peut conspirer contre notre élargissement au-delà du présent. Et cependant, tant qu'il qu'il y aura la mort, la question reviendra forcément, encore et toujours :

" La mort est-elle la fin de toutes ces choses auxquelles nous nous cramponnons comme si elles étaient les plus réelles de toutes les réalités, les plus substantielles de toutes les substances? "

Le monde s'évanouit en un instant, et il n'est plus. Placé devant un précipice au-delà duquel nous apercevons l'abîme béant, infini, tout esprit, si endurci soit-il ne peut s'empêcher d'avoir un mouvement de recul et de se demander : " Est-ce réel ?"

Les espoirs de toute une existence, échafaudés petit à petit avec toutes les énergies d'un grand esprit, s'évanouissent en une seconde . Sont-ils réels? Il faut que la question reçoive une réponse. Sa force ne s'amortit jamais avec le temps; bien au contraire, elle va toujours croissant. Et puis, il y a le désir d'être heureux.

Pour nous rendre heureux nous courons après toutes choses; nous poursuivons notre folle chevauchée dans le monde extérieur de nos sens.                        

 

Sauvons notre Planète !!!

Paroles d'enfants:

28/03/2019

 " Bonjour, je suis Severn Suzuki et je représente l' E.C.O. (Organisation des Enfants pour la Defense de l'Environnement). Nous sommes un groupe d'enfants canadiens âgés de 12 à 13 ans. Nous avons réuni l'argent nécessaire pour faire 8000 kms afin de vous dire, à vous, adultes, que vous devez changer votre façon de faire. En venant ici, je me bats pour mon avenir. Perdre mon avenir n'est pas la même chose que perdre des élections, ou quelques points à la Bourse. Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés du monde entier dont les cris passent inaperçus.

Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent partout sur la planète parce qu'ils n'ont plus aucun endroit où aller. J'ai peur d'aller au soleil maintenant à cause des trous dans la couche d'ozone. J'ai peur de respirer l'air car je sais quelles substances chimiques il contient ... Nous entendons parler de plantes et d'animaux qui s'éteignent tous les jours, perdus à jamais.

J'ai rêvé de voir de grands troupeaux d'animaux sauvages,des jungles, des forêts tropicales pleines d'oiseaux et de papillons. Mais aujourd'hui je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir. Etiez-vous obligés de vous préoccuper de ces choses lorsque vous aviez mon âge ? Toutes ces choses se passent devant nos yeux et pourtant nous agissons comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions.

Je suis seulement une enfant, et je n'ai pas toutes les solutions, mais j'aimerais que vous réalisiez que vous non plus ! Vous ne savez pas comment réparer les trous dans la couche d'ozone. Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les rivières mortes. Vous ne savez pas comment ramener à la vie des animaux désormais éteints, et vous ne savez pas ressuciter les forêts qui existaient là où maintenant il y a le désert.

Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s'il vous plaît, arrêtez la casse ! 

Vous pouvez être ici en tant que délégués de gouvernements, hommes d'affaires, PDG, journalistes ou politiciens, mais en réalité vous êtes des pères, mères, frères, soeurs, oncles, tantes, et vous êtes tous, sans exception, l'enfant de quelqu'un.

Je suis seulement une enfant, et pourtant je sais que nous faisons partie d'une famille forte de 4 milliards de personnes, forte de 30 millions d'espèces, et que les frontières et les gouvernements ne changeront jamais ça. Je ne suis qu'une enfant, et pourtant je sais que le problème nous concerne tous et que nous devrions agir comme un seul monde dans un seul but.

Au Canada, nous menons une vie privilégiée, avec plein de nourriture, de l'eau et un abri. Nous avons des montres, des bicyclettes, des ordinateurs, des télés, ... je pourrais continuer pendant deux jours.

Ici, au Brésil, voici ce qu'un enfant des rues nous a dit :

" J'aimerais être riche et si je l'étais, je donnerais à tous les enfants des rues, de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l'amour et de l'affection." Si un enfant qui n'a rien est prêt à partager, pourquoi nous, qui avons tout, sommes-nous toujours si avares ?

Le lieu où l'on naît fait une énorme différence ; je pourrais être un de ces enfants vivant dans les bidonvilles de Rio, être un enfant mourant de faim en Somalie, victime de la guerre au Moyen-Orient, ou mendiante en Inde.

Je ne suis qu'une enfant, pourtant je sais que si tout l'argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d'environnement, à en finir avec la pauvreté, à chercher des accords, quel endroit merveilleux serait la Terre ! N'oubliez pas pourquoi vous participez à ces conférences, pour qui vous le faites !

Nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel genre de monde nous sommes en train de grandir. les parents devraient pouvoir consoler leurs enfants en disant : " Tout ira bien, ce n'est pas la fin du monde, et nous faisons du mieux que nous pouvons." . Mais je ne pense pas que vous puissiez nous dire encore cela.

Sommes-nous dans votre liste de priorités ?

Mon père me dit :" Tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis ".

Ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous, les adultes, vous dites nous aimer, eh bien je vous mets au défi :

" S'il vous plaît, faites que vos actions reflètent vos paroles ! ".

ACTIONS INDIVIDUELLES: ( ref: Bartillat . Retallack )

* Se renseigner pour savoir si son eau provient d'une source viable.

* Placer une brique ( ou un récipient en plastique rempli d'eau) dans la cuve de ses toilettes afin de diminuer sa contenance en eau . Cela vous permettra d'économiser plus de 3000 litres d'eau par an !

* Envisager d'acheter des toilettes biologiques ou à compostage, moins consommatrices d'eau

* Acheter la machine à laver le linge ou le lave-vaisselle le plus économe en eau.

POLLUTIONS MARITIMES PRINCIPAL FLEAU DU XX è SIECLE

" La terre est vivante et il appartient à chacun de la protéger, de la respecter".

Edouard Bonnefous : " L'environnement en péril " Propos recueillis par Elisabeth Zana. 2001.

Plusieurs années furent nécessaires pour que l'opinion publique commence à percevoir les enjeux de ce qui est devenu, aujourd'hui, un combat de tous les instants: l' Environnement. C'est aussi le résultat des premiers engagements d'Edouard Bonnefous.

Est-il encore possible de réconcilier l'homme avec son milieu urbain en respectant l'environnement naturel ?

Les désastres écologiques sont de plus en plus fréquents, de plus en plus gigantesques et l'homme continue de bafouer la nature que ce soit l'eau, l'air ou la terre, la rapidité des moyens contemporains de communication ne cessant de nous avertir des dangers qui nous menacent.

     " Ayant réussi dans certains domaines à dominer la nature, l'homme du XXe siècle a tendance à négliger la revanche parfois brutale, que la nature peut prendre" , écrit-il dans un de ses ouvrages. C'est ce combat, celui d'une vie attachée à la nature et à ses bienfaits que le Président Edouard Bonnefous a désiré évoquer dans les pages qui vont suivre. Dans l'espoir d'empêcher que par l'Homme devenu son prédateur " la civilisation périsse par la civilisation". Dans l'espoir de contribuer à " sauver l'espèce humaine et sauver la vie sur la terre de la catastrophe finale"

     Pour  " faire comprendre que la terre est vivante et qu'il appartient à chacun de la protéger, de la respecter ".

LA MER EN DANGER

LES POLLUTIONS MARITIMES, PRINCIPAL FLEAU DU XXè SIECLE.

E.Z. - Commençons, si vous le voulez bien, par la mer. Vous vous êtes beaucoup battu contre les pollutions maritimes, " principal fléau du XX° siècle" ?  Quelles mesures, Monsieur le Président, préconisez-vous?

E.B - Un centième des masses aquatiques de notre planète est directement utilisable par l'homme. Ce centième est de plus en plus menacé par les pollutions de toute nature et par une consommation impressionnante.

Soixante et onze pour cent de la surface du globe occupée par la mer sont régulièrement menacés par toutes les formes de pollutions qui peu à peu perturbent tout le cycle de l'eau.

Le problème est aussi vaste que les océans eux-mêmes.

Il faut comprendre que les usages industriels sont considérables:

4,6 milliards de mètres cubes en France.

Ces chiffres n'expriment pas uniquement les prélèvements nécessaires effectués dans les rivières, les fleuves et les lacs pour alimenter les machines.

Ils démontrent également le fait que les pollutions commencent avec les rejets et les déversements des eaux usées dans ces mêmes rivières, lacs et fleuves.

Ces derniers se jetant naturellement dans la mer entraînent tous les rejets dans leur sillage et provoquent des conséquences inévitables sur tout le cycle de l'eau, donc de la vie terrestre.

J'ai souvent évoqué les dangers qui pèsent en particulier sur la Méditerranée.

 "Devenue l'égout des terres qui l'entourent avec l'explosion démographique des riverains, elle reçoit 37 milliards de mètres cubes de déchets urbains !"

Tout récemment, une découverte du satellite franco-américain Topex-Poséidon attirait l'attention sur une inquiétante baisse du niveau de la mer.

Opérationnel depuis 1993, ce satellite a été le premier à déceler des variations du niveau de la mer. En 1994 et en 1995, l'océan s'éleva de 1 mm chaque année,. Suivit, en 1997, une hausse inexplicable de 2 mm puis, les années suivantes l'océan revint, sans raison apparente au niveau initial observé. 

Des écarts spectaculaires ont été enregistrés, différents en fonction des mers. Pourquoi la Méditerranée s'est-elle élevée d'un centimètre par an pendant que la Mer noire monte de 3 centimètres par an et que simultanément les eaux de la Grèce sont en baisse ? Le phénomène El Niño n'est probablement pas étranger à ces nouvelles donnes, mais il n'est sûrement pas le seul.

Par exemple la mer d'Aral est partiellement asséchée. (complétement disparue)

S'agit-il d'un incident peu spectaculaire en apparence ou d'une catastrophe écologique majeure à la suite d'un déversement excessif de pesticides?

- Dans L'Homme ou la Nature ? vous écriviez: 

" Non, la mer, par l'immensité de son volume, n'est pas une poubelle géante purificatrice."  Ne pensez-vous pas qu'aujourd'hui hélas ce soit le cas?

- J'ai fréqemment, pour ma part, dénoncé les centaines de milliers de tonnes de plomb qui gisent au fond de nos océans, sans compter les milliards de particules toxiques qui, sur terre, pénètrent peu à peu la nappe phréatique. Ainsi c'est tout le cycle de l'Environnement que j'ai souhaité préserver en dénonçant à la tribune de l'Assemblée Nationale puis au Sénat, les accidents dramatiques et les répercussions non moins dramatiques qu'entraînent les dégâts occasionnés par l'homme.

" Tous les polluants déversés en provenance des continentsque ce soient les métaux lourds tels que le cadmium, les hydrocarbures aromatiques polycycliques - molécules organiques cancérigènes - ou microbiotiques - virus, bactéries... affectent l'environnement côtier.

La diffusion de ces polluants met en jeu les transports par les courants, les dépôts et enfouissements dans les sédiments, les transformations physiques et chimiques qui les font passer d'une forme à une autre sans amoindrir leur nocivité ..." .

La vie marine est brutalement attaquée dès lors que rejets industriels ou domestiques ne peuvent plus éviter le lent empoisonnement de l'écosystème  tout entier.

Aux déchets industriels "classiques"' sont venus s'ajouter les détergents. Aujourd'hui, leur fabrication est sous haute surveillance et la biodégradabilité un argument publicitaire de poids. Cependant, ils participent à la réduction du pouvoir épurateur du milieu marin auquel il convient d'ajouter les nombreux pesticides encore employés dans l'agriculture. L'énorme gaspillage créé par certaines techniques d'irrigation massive qu'il conviendrait de supprimer vient augmenter les risques constants de désastre écologique.

LA SYMBOLIQUE MER D'ARAL

La mer d'Aral est un des symboles les plus parlants des ravages que peut faire l'humain quand il décide de dominer les éléments . Dans les années 1950, il est décidé d'accroître la production de coton dans le désert d'Ouzbékistan. Il fut ordonné de détourner la quasi-totalité des 55 milliards de mètres cubes d'eau que les rivières Amu-Dar'ya et Syr-Dar'ya déversaient chaque année dans la mer d'Aral. Il en résulta une catastrophe écologique que tout le monde connaît aujourd'hui. La mer d'Aral était jadis le quarième plus grand lac d'eau douce du monde... Le fond du lac s'est transformé en 150 millions de tonnes d'un mélange toxique, composé de terre, de sel et de résidus de pesticides. Emportés par les vents ils sont dispersés sur les terres agricoles voisines ...ils contaminent l'air et l'eau potable sources de maladies endémiques...

IMPACT SUR LA BIODIVERSITE

Les fleuves et les rivières jouent un rôle vital dans le maintien de la biodiversité. Ils offrent un habitat aux poissons et à une grande variété d'autres êtres aquatiques. Ils protègent les zones humides, préservent la fertilité des deltas et alimentent la mer en substances nutritives. Or plus de la moitié de la totalité de l'eau accessible est aujourd'hui détournée pour l'usage de l'homme, ce qui crée des dommages graves et parfois irréversibles.

Ce fragile équilibre est menacé par le surpompage de l'eau des fleuves et des rivières, mais aussi des nappes aquifères.

Il faut savoir que l'eau des nappes souterraines remonte pour alimenter les fleuves, les rivières et les lacs afin de les maintenir à niveau en permanence.

De fait, ces nappes sont le fournisseur en eau de base de certains des plus grands fleuves du monde, comme le Mississippi, le Yang-Tseu-Kiang et le Niger. Par ailleurs, elles repésentent souvent la seule source d'alimentation en eau de nombreuses zones humides, habitats essentiels d'une abondante faune.

ZONES HUMIDES UN DES BIENFAITS DE LA PLANETE DETRUIT A TOUR DE BRAS.

On appelle zones humides les petits étangs, les marécages, les marais, les oasis du désert ou les gigantesques marais comme les Everglades en Floride, les deltas côtiers comme la Camargue en France, et les vastes deltas intérieurs comme l'Okovango en Afrique.  Ce sont des habitats essentiels pour la faune et la flore: en Europe, 25% des oiseaux et 11% des mammifères ont fait des zones humides d'eau douce leur principal terrain de procréation et d'alimentation. Ces espaces sont particulièrement importants pour les oiseaux migrateurs, qui y trouvent une halte vitale lors de leurs longs voyages.

ENERGIES RENOUVELABLES ENERGIES SALVATRICE DE L'EAU

La pollution par les produits pétrochimiques et les matières radioactives pourrait être réduite dans de grandes proportions par l'adoption d'énergies renouvelables: comme l'hydrogène, le soleil, le vent, les vagues et les marées, et de technique peu consommatrices d'énergie. L'Islande est en train d'adopter cette méthode dans le secteur des transports ainsi que l'Allemagne et la Suède afin de produire de l'électricité.

La pollution pétrochimique peut être réduite en remplaçant le développement urbain axé sur la voiture par des villes mieux aménagées pour les déplacements piétonniers, cyclistes ou pour les transports en commun. Ex : la ville de Curibita au Brésil.

CURIBITA: HISTOIRE D'UN SUCCES:

La ville brésilienne de Curibita a accompli des progrès considérables en matière de réduction de la pollution de l'air. Peuplée de 2,2 millions d'habitants, Curibita a effectué sa révolution sous l'administration de son maire Jaime Lerner, en adoptant un design urbain intelligent. son centre est devenu piétonnier et a été décoré de milliers de fleurs. Des habitations pour familles à faibles revenus ont été construites à proximité des centres commerciaux, de loisirs et d'affaires

Des écoles, des cliniques et des boutiques ont été bâties dans les faubourgs afin de réduire les trajets. De nouveaux autobus, ainsi que des couloirs de bus supplémentaires ont été mis en service, offrant un système de transports publics hautement performant, fiable, confortable, rapide et entièrement autofinancé. Ce moyen de transport est aujourd'hui utilisé par les trois quarts des banlieusards. Les cyclistes disposent de 150 km de pistes cyclables bien conçues et séparées des voitures.

Résultat: Curibita n'a pas de porblèmes de circulation et économise 30 millions de litres d'essence par an. De plus, 16 nouveaux grands jardins publics ont été créés, des centaines de milliers d'arbres ont été plantés.

Des réglementations et des taxes incitatives ont été mises en place dans le but de protéger et de développer les jardins privés et les terrains boisés.

L'espace vert public de la cité s'est multiplié par plus de cent, passant en 25 ans de 5 à 581m² par personne, les terrains boisés couvrant un sixième de la ville. Il résulte de toutes ces mesures que l'air de Curibita est le plus sain du Brésil. La ville est à la fois formidablement vivable et probablement plus écologiquement viable qu'aucune autre ville du monde.

TERRE , MATIERE VIVANTE

La bonne terre est un mélange de matières organiques, de granules naturels, d'air et d'organismes vivants. Parmi ces derniers, des millions de microbes comme les bactéries et les organismes fongiques, ainsi que les amibes, les nématodes, les lombrics, les mille-pattes, les scolopendres, les fourmis, les araignées et les coléoptères. Ensemble ils forment la partie la plus importante du sol, sa couche supérieure, la couche arable, essentiellement composée d'humus. C'est là que les plantes puisent la plupart des nutriments dont elles ont besoin pour pousser et rester vivaces. C'est également l'humus qui contribue à maintenir l'homogénéité du sol et lui procure cette nature friable lui permettant de s'imprégner d'air et d'eau. L'humus est formé par les résidus décomposés des plantes et les excréments des organismes vivants dans le sol. Parmi ces derniers, le lombric est essentiel. Il va chercher des matières végétales mortes ou mourantes  à la surface du sol, les digère sous terre et les transforme en un humus riche qu'il redépose à la surface sous forme d'une parfaite couche arable, tout en aérant au gré de ses déplacements le sol situé au-dessous d'elle.

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 Cours de yoga Agen Nérac

Le yoga est la pratique de la vérité dont la connaissance donne la vision,

et cette pratique a pour force motrice un esprit de dévotion illuminée, de calme,

ou de fervente consécration à Cela que la connaissance voit comme étant le Suprême.

Asatya (destruction de la Vérité.) produit un destin néfaste.

Satya (Vérité) protège la destinée. 

Sri Aurobindo

PERFECTION DE L'EGALITE

Un coeur libre est un coeur délivré des rafales et de l'orage des affections et des passions; les assauts du chagrin de la colère, de la haine, de la peur, l'inégalité de l'amour, le trouble de la joie, l'angoisse de la douleur, quittent le coeur égal et le laissent large, calme, apaisé, lumineux, divin.

Ces choses ne sont pas obligatoires pour la nature essentielle de notre être, ce sont des créations de la fabrique  actuelle de notre nature extérieure active, mentale et vitale, et ses transactions avec l'entourage.

C'est le sens de l'ego qui est responsable de ces aberrations, il nous pousse à agir comme des êtres séparés qui font de leurs exigences et de leurs expériences  isolées le critère des valeurs de l'univers.

Quand nous vivons en unité avec le Divin en nous-mêmes et avec l'esprit de l'univers, ces imperfections nous quittent et disparaissent dans la calme puissance et la félicité égale de l'existence spirituelle intérieure. 

Toujours, cette existence est là, au-dedans de nous, et elle transforme les contacts extérieurs avant qu'ils ne la touchent, elle les fait passer par une âme subliminale, psychique en nous qui est l'instrument caché de sa félicité d'être.

Par l'égalité du coeur, nous échappons à cette âme de désir troublée qui règne à la surface, nous ouvrons les portes de cet être plus profond, nous ramenons  ses réponses et imposons leurs vraies valeurs divines à tout ce qui sollicite notre être émotif.

 Le résultat de cette perfection est un coeur de sentiments spirituels, libre, heureux, égal, qui embrasse tout.

SYNTHESE DES YOGA

Entrez en communion avec la Nature

vous sentirez s'élever l'aspiration d'un amour intense.
 

 Cours de yoga Agen Nérac

2 juin 1929

« Quel rapport y a-t-il entre l'amour humain et l'amour divin? L'amour humain est-il un obstacle à l'amour divin?

Ou la capacité d'aimer humainement n'est-elle pas un indice de la capacité d'amour?

De grandes figures spirituelles, telles que le Christ, Ramakrishna et Vivékananda n'avaient-elles pas une nature remarquablement aimante et affectueuse?»

L'amour est une des grandes forces universelles.

Cette course à l'amour de tous les êtres,

cet irrésistible élan,

cette recherche du cœur du monde

et de tous les cœurs,

sont le résultat de l'impulsion donnée par l'amour divin caché derrière les passions humaines.

Il touche des millions d'instruments, essayant toujours, toujours déçu;

mais par ce contact constant, les instruments sont préparés,

et soudain, un jour, s'éveillera en eux la capacité du don de soi, la capacité d'aimer.

Le mouvement de l'amour n'est pas limité aux êtres humains,

et peut-être est-il moins déformé en d'autres mondes

que dans le leur.

Prière des arbres et des fleurs

Regardez les fleurs, regardez les arbres. Au soleil couchant, quand tout devient silencieux, asseyez-vous un moment sous les arbres et entrez en communion avec la Nature; vous sentirez s'élever de la terre, des racines les plus profondes des arbres, pour monter à travers les fibres jusqu'aux branches qui s'étendent le plus haut, l'aspiration d'un amour et d'un besoin intenses, le besoin de quelque chose qui apporte la lumière et donne le bonheur, de la clarté qui est partie et dont le retour est imploré.

Cela monte comme une action de grâces où la gratitude la plus vibrante s'unit à la plus fervente prière.

Cet élan est si pur et si spontané que si vous pouvez vous mettre en rapport avec ce mouvement dans les arbres, votre propre être aussi s'élèvera dans une ardente invocation à la paix, la lumière et l'amour qui ne sont pas encore manifestés ici.

Le végétarisme repose sur la volonté de s'abstenir de nuire aux formes de vie les plus conscientes afin de satisfaire l'estomac.

Au Bengale lorsque l'on s'apprête à abattre un animal pour le consommer, les gens s'écrient:

" Ne le tuez pas c'est un Jîva de  Krishna !!"
 

 Cours de yoga Agen Nérac

MAHABHARATA

The Mahabharata is not a mere epic; it is a romance, telling the tale of heroic men and women and of some who were divine.

It is a whole literature in itself, containing a code of life, a philosophy  of social and ethical relations, and speculative thought on human problems that is fard to rival; but, above aoo, it has for its core the Gita, which is, as the world is beginning to find out, the noblest of scriptures and the grandes of sagas the climax of which is reached in the wondrous Apocalypse in the Eleventh Canto. Through such books alone, the harmonies underlying true culture, I am convinced, will one day reconcile the disorders of modern life."

To an English reader, this volume will bring home the validity of the comment made by generations of Indian authors that." What is not there is nowhere to be found ".

Smt. Subramaniam's style is lucid and expressive. At places, it reads not as a summary, but the original.

Smt. Subramaniam has rendered great service to the English-knowing public which has neither the time nor the ability to read the original.

I congratulate her on the conscientious labour that she has put in in preparing this volume.

BOMBAY: May 26, 1965.                                                        K.M. MUNSHI

 

           MAHABHARATA  

                          CHAPTER 3

                 THE FISHERMAN'S DAUGHTER

     Four years passed. In the company of his son the king passed many happy days. Santanu doted on him and Devavrata was an ideal son. He was lost in his father. It seemed as though he wanted to make up to his father for all his years of loneliness. They were insaparable. The king crowned Devavrata as Yuvaraja. The people were delirious with joy. Fate, all the while, was playing a waiting game. The sight of unsullied happiness is too much for her. She always manages to add the bitter drop to the cup of joy.

One day the king had gone hunting. He was alone. As he was going along, a strange perfume assailed his senses. It was a perfume he had never known before. It overpowered him with its sweetness. Piqued by this strange perfume the king followed it. He wanted to trace it to its source. He went on and on. At the end of the quest he saw that the source was a woman ! He had reached the banks of the river Yamuna. There, on the banks of the river, he saw a beautiful woman. She was in the act of tying up the boat. Her form was fautless. She was perfect. No other word could describe the beauty of her limbs, her face, her eyes. The eyes were downcast now with shyness as though she could not bear the intensity of the king's gaze. Her form was ill-concealed by the garb of a fisher-girl. Santanu looked at her. He wanted her. He went near her and said:

"Who are you? What are you doing here?"

She spoke in a soft voice.

"I am a fisher girl. My father is the king of the fishermen. It is my duty to ply the boat between the two banks of this Yamuna river".

The king went straight to the father of the girl and said:

" I am Santanu the monarch of the race of the Moon. I come from the city of Hastina. While I was hunting in the forest, a strang perfume teased me. I followed it to the banks of the Yamuna. There I saw a beautiful woman. She tells me that she is your daughter. I want her for my wife."

The king of the fishermen was profuse in his words of supplication. He said:

" You are right, my lord. The perfume is part of my daughter and it led you to her. In this entire world there is no other person more fit to have my daughter than your noble self. To be the queen of the Paurava monarch is the greatest honour that can befall a poor fisher girl . I am quite willing to give my daughter to you in marriage. But, my lord, there is a condition.  If you are willing to grant that, my daughter is yours".

     The king was impatient. He said: "If it is possible to grant it I will ceratainly grant your 'conditions' as you call it". The fisherman said:

  " It has been said that the son of my daughter will be heir to the throne of the king. If you promise to make the son born of her, the king of Hastina after you, I will give her to you willingly".

     The king was speechless. He was thinking of Ganga: of the day when she brought Devavrata to him saying:

" I present this hero to you. Take him to the home of heroes".

The face of his beloved son came to his mind's eye, the son whom he had crowned as the Yuraja. He thought of the bond of love that bound him to Devavrata. Without a word Santanu returned to his chariot. With a heart full of pain and a longing for the unattainable, the king returned to the city.

 

Vyasa said :

" Terrible, dreadful times are in store for the House of the Kurus. 

Sin will prevail There will be nothing but annihilation. 

PREFACE
My aim, is to bring out the dramatic significance of the many scenes.

May I say that my book is just a guide into
the vast ocean called the Mahabharata.

 Kamala Subramaniam

FOREWORD
«The Mahâbhârata is not a mere epic; it is a romance, telling the tale of heroic men and women and of some who were divine; it is a whole literature in itself, containing a code of life, a philosophy of social and ethical relations, and speculative thought on human problems that is hard to rival; but above all, it has for its core the Gita,
which is, as the world is beginning to find out, the noblest of scriptures and the grandest of sagas the climax of which is reached in the wondrous Apocalypse in the Eleventh Canto. Through such books alone, the harmonies underlying true culture, I am convinced, will one day reconcile the disorders of modern life.»

Smt. Subramaniam has rendered great service to the English-knowing public which has neither the time nor the ability to read the original.I congratulate her on the conscientious labour that she has put in preparing this volume.

K.M. Munshi Bombay 

The Rishis said:

Then comes the third parva called Aranyaka (relating to the forest) 

The entrance of the sons of Pandu into the romantic Dwaita wood. 

Conversation of Bhima, Yudhishthira, and Draupadi. The coming of Vyasa to the Pandavas and his endowing Yudhishthira with the power of Pratismriti.

After the departure of Vyasa, the removal of the Pandavas to the forest of Kamayaka.

The wanderings of Arjuna of immeasurable prowess in search of weapons ; his battle with Mahadeva in the guise of a hunter. His journey to the regions of Indra for arms and the consequent anxiety of Dhritarashtra. The acquirement by Yudhishthira of the mysteries of dice from the great sage Brithadaswa. Then the arrival of the Rishi Lomasa from the heavens to where the Pandavas were, and the receipt by these high-souled dwellers in the woods of the intelligence brought by the Rishi of their brother Arjuna staying in the heavens.

The pilgrimage of the Pandavas to the various sacred spots in accordance
with the message of Arjuna, and their attainment of great merit and virtue consequent on such pilgrimage. Then the pilgrimage of the high-souled Pandavas. Here is the deprivation of Karna of his ear-rings by Indra.Then the presentation to Karna by the gratified Indra of a Sakti missile weapon which had the virtue of killing only one person against whom it might be hurled.

Then the story of Su-Kanya in which Chyavana, the son of Bhrigu, made the twins, Aswinis, drink, at the sacricifice of king Saryati, the Soma juice (from which they had been excluded by the other gods), and in which besides is shown how Chyavana himself acquired perpetual youth (as a boon from the grateful Aswinis).Then the story called Aranya in which Dharma (the god of justice) gave advice to his son Yudhisthira.These are all included in the third Parva called Aranyaka, consisting of two hundred and sixty-nine sections. The number of slokas is eleven thousand, six hundred and sixty-four.
THE MAHABHARATA -24-KRISHNA-DWAIPAYANA VYASA

Universal consciousness and universal force are one.

" I the knower am the consciousness which knows"

Cosmic force is the operation of cosmic consciousness.

"The Life Divine" chapter XV

The Supreme Truth-Consciousness

Ce que Sri Aurobindo est venu accomplir, d'autres poètes, les Rishis védiques, l'avaient annoncé il y a des milliers d'années, dans la pré-histoire:

Tissez une oeuvre inviolable,

devenez l'être humain, créez la race divine...

Ô voyants de la Vérité,

aiguisez les lances lumineuses,

frayez la voie vers cela qui est Immortel;

connaisseurs des étendues secrètes,

formez les degrés par lesquels

les dieux atteignirent à l'immortalité.

Rig-Véda X

 Cours de yoga Agen Nérac

« I the knower am the consciousness which knows...»

But the Supermind possesses and acts always, fundamentally, on this truth of unity which to the mind is only secondary or acquired possession and not the very grain of its seeing.

Supermind sees the universe and its contents as itself in a single indivisible act of knowledge, and act which is its life, which is the very movement of its self-existence.

Therefore this comprehensive divine consciousness in its aspect of Will does not so much guide or govern the development of cosmic life as consummate it in itself
by an act of power which is inseparable from the act of knowledge and from the movement of self-existence, is indeed one and the same act.

For we have seen that                                                           universal force and universal consciousness are one,

cosmic force is the operation of cosmic consciousness.

So also divine Knowledge and divine Will are one,

they are the same fundamental movement or act of existence.

This indivisibility of the comprehensive Supermind which contains all multiplicity without derogating from its own unity, is a truth upon which we have always to insist, if we are to understand the cosmos and get rid of the initial error of our analytic mentality.

A tree evolves out of the seed in which it is already contained, the seed out of the tree; a fixed law, an invariable process reigns in the permanence of the form of manifestation which we call a tree.

The mind regards this phenomenon, this birth, life and reproduction of a tree, as thing in itself and on that basis studies,classes and explains it.

It explains the tree by the seed, the seed by the tree ;

 it declares a law of Nature. But it has explained nothing; it has only analysed and recorded the process of a mystery.

Supposing even that it comes to perceive a secret conscious force as the soul, the real being of this form and the rest as merely a settled operation and manifestation of that force,
still it tends to regard the form as a separate existence with its separate law of nature and process of development.

In the animal and in man with his conscious mentality this separate tendency of the Mind induces it to regard itself also as a separate existence, the conscious subject, and other forms as separate existence, the conscious subject, and other forms as separate objects of its mentality.

This useful arrangement, necessary to life and the first basis of all its practice, is accepted by the mind as an actual fact and thence proceeds all the error of the ego.

VEDIC SYMBOLISM

PROFESSOR SATYA PRAKASHSINGH

Senior Fellow and In-charge, Vedic Resarch Centre, New Delhi.

Formerly Professor of Sanskrit and Dean, Faculty of Arts, Aligarh Muslim University, Aligarh.

Maharshi Sandipani Rashtriya Veda Vidya Pratishtan

                              New Delhi

Dedicated to Rishis who discovered the Supreme Light                       and gave the message of immortality.

 

That the Vedic language is symbolic has been recognised throughout the long history of development of the Vedic knowledge. The Vedic symbolism continued to be used to a considerable degree in the Upanishads. The spirit of symbolism is constantly alive in the Puranic and Tantric literature. Vaishnavite poetry, too, bristles in symbolism. The important question, however, pertains to values of symbols used in this great Vedic tradition, and these values can be meaningfully uncovered only if the symbols used in the Veda are correctly unveiled. This is a very difficult task, particularly because we are today very much removed from the modes of Vedic thought, while preponderance of the ritualistic interpretation of the Veda has tended to weaken our occult and spiritual sensibility, which is of supreme importance for getting to the heart of the Vedi hymns and their symbolism. 

Vamadeva, whom the fourth mandala of the Rigveda is devoted to, declares that Vedic words are secret words and reveal themselves only to seers. These secret words are, however, not entirely secret, and the veil that they cast is not always thick; their transparency is often decipherable, and in the hands of the seers they reveal their secret, just as

-- to use the Vedic expression ---, the woman reveals herself to her husband. It is because of this reason that the task of unveiling the secrecy of the Vedic symbolism is not as impossible as it might seem. Nonethe less, the task is very difficult and painstaking labour has to be coupled with occult and spiritual sensibility.

 

LE VEDA ET LA DESTINEE HUMAINE

Il y a un Secret,

toutes les traditions en témoignent,

qu'il s'agisse des Rishis

ou des Mages de l'Iran,

des prêtres de Chaldée

ou de Memphis

ou du Yucatan,

des hiérophantes d' Eleusis

ou de nos Celtes.

Nous avons oublié. Nous avons perdu le Mot.

" J'ai perçu la Loi

Le Vrai, le Vaste

D'où nous étions venus et que nous sommes.

J'ai entendu les âges passés

Murmurer leur histoire, et j'ai su le Mot. "

Collected Poems. V. 303

 

                                       *****                                        
Kena Upanishad

The Upanishad reversing the usual order of our logical thought which would put Mind and Sense first or Life first and Speech last as a subordinate function, begins its negative description of Brahman with an explanation of the very striking phrase, Speech of our speech. And we can see that it means a Speech beyond ours,an absolute expression of which human language is only a shadow and as if an artificial counterfeit. Continually, in studying the Upanishads, we have to divest ourselves of modern notions and to realise as closely as possible the associations that lay behind the early Vedantic use of words. 

We must recollect that in the Vedic system the Word was the creatrix ; 

by the Word Brahma creates the forms of the universe. Moreover, human speech at its highest merely attempts to recover by revelation and inspiration

an absolute expression of Truth which already exists in the Infinite above our power of mental construction.             All creation is expression by the Word. 5– 169

The rooted and fundamental conception of Vedanta is that there exists somewhere, could we but find it,available to experience or self-revelation,if denied to intellectual research,a single truth comprehensive and universal in the light of which the whole of existence would stand revealed and explained both in its nature and in its end. This universal existence, for all its multitude of objects and its diversity of forces, is one in substance and origin ; and there is an unknown quantity, X or Brahman to which it can be reduced,for from that it started and in and by that it still exists. This unknown quantity is called Brahman.

THE UPANISHADS
Comprising six Upanishads namely the Isha, Kena, Katha, Mundaka, Prashna, Mandukya." Svalpamapyasa dharmasya trãyate mahato bhayãt" Bhagavad Gita. Even a little bit of this Law delivereth one out of great fear. "Que ch'ella par quando un poco sorride, Non si po dicer né tenere a mente, Siè novo miracolo e gentile." Dante.

What she appears when she smiles a little, cannot be spoken of, neither can the mind lay hold on it,​​​​​ It is so sweet and strange and sublime a miracle.                                             (First page, typewritten by Sri Aurobindo of the manuscript containing the above Upanishads.)

The phrase from the Rig Veda -Rta-cit means the consciousness of essential truth of being (satyam), of ordered truth of active being (Rtam) and the vast self-awareness ( Brhat) in which alone this consciousness is possible. By the Names of the Lord and hers they shaped and measured the force of the Mother of Light; wearing might after might of that Force as a robe.The lords of Maya shaped out Form in this being.The Masters of Maya shaped all by the Fathers who have divine vision set Him within as a child that is to be born. RigVeda III.38.7; IX          

The Sanskrit aesthetic term, rasa, means at once sap or essence of a thing and its taste.That universal attitude through which one Soul sees harmony and beauty.The full liberation can come to us only by the universal detachment from all things. In the aesthetic reception of things as represented by Art and Poetry... we enjoy there the Rasa or taste of the sorrowful, the terrible, even the horrible or repellent* ;

(* so termed in Sanskrit Rhetoric, the karuna, bhayânaka and bibhatsa Rasas)

and the reason is because we are detached, disinterested, not thinking of ourselves or of self-defence ( jugupsã) but only of the thing and its essence. 

The triple vibration of pleasure, pain, indifference...

The nervous being in us is accustomed to a certain fixedness, a false impression of absoluteness in things.

The inner mental being is master, if he wills, of the nerves and the body. The world is from the point of view of the individual a play and complex shock of multitudinous forces.

Pain is in the nature of a nervous and physical recoil
from a dangerous or harmful contact ; it is a part of what the Upanishad calls jugupsã...the destined conquest of the soul over subject on to Matter and egoistic limitation in Mind.

"For who could live or breathe if there were not this delight of existence as the ether in which we dwelt ? 

From Delight all these beings are born, by Delight they exist and grow, to Delight they return."

Taittirya Upanishad.

Who created or why or whence was created that moral evil which entails the punishment of pain and suffering ?

Sachchidananda of the Vedanta is one existence without a second.

The ethical impulse and attitude...

Material Nature is not ethical.

Animal or vital Nature is also non-ethical.

Self-blame and self-condemnation are the beginning of true ethics.

 

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La partie de notre nature dont nous sommes normalement conscients à l'état de veille est notre personnalité de surface, constituée du corps, du vital (superficiel). Mais, derrière cette conscience superficielle existe une conscience plus profonde, beaucoup plus vaste et plus puissante. Cette conscience cachée nous influence et nous gouverne à notre insu.

 Le subconscient contient, en puissance, toutes les réactions primitives de la vie ; il conserve l'impression de nos expériences passées.Il les contient et il les conserve, non comme des perceptions, des réactions, des souvenirs, des pensées, mais comme la substance fluide de ces choses,comme des impressions à la fois obscures et obstinées.

 Ces impressions peuvent à tout moment remonter 

sous forme de rêves, de répétitions mécaniques,

de complexes, qui explosent en actions ou en évènements.  

"Hanuman ou le chemin du vent"

    contes et légendes de l'Inde

 

Véhicules aériens emmenés par des lions ou des serpents. Agni le feu emportant les prières et les offrandes des hommes.

Dans l'épopée du Ramayana, Hanuman, le Dieu-Singe, fils de Vayu, est le messager fidèle du roi Rama, l'idéal de la dévotion la plus ardente.

 Cours de yoga Agen Nérac

Tel l'Aigle Divin, Hanuman parcourait le chemin du vent, région fréquentée par les oiseaux et des musiciens célestes, où passaient souvent, comme des météores, les véhicules aériens emmenés par des lions ou des serpents. Parfois c'était Indra qu'il apercevait, monté sur son éléphant blanc, parfois c'étaient de pures âmes, brillantes et dures comme le diamant. Et puis il y avait aussi Agni, le feu, qui, emportant avec lui les prières et les offrandes des hommes, traversait ces régions pour monter jusqu'aux êtres de lumière.

On voit ainsi qu'en Hanuman se combinent deux éléments majeurs de la recherche spirituelle indienne : Shakti et Bhakti puissance et amour mystique. Les extraits présentés ici tentent de mettre en lumière ces deux aspects complémentaires du personnage de Hanuman.

" Hanuman ou le chemin du Vent "

Finalement Rama tuera le Démon-à-Dix-Têtes et, accompagné de Sita, regagnera son royaume pour y être enfin couronné. Valmiki raconte que lorsque les singes prirent congé du roi et de la reine, Hanuman s'approcha humblement de Rama et lui fit cette seule demande:

" Faites que mon amour pour vous soit constant, faites que ma dévotion ne s'adresse qu'à vous seul et permettez que j'écoute sans cesse l'histoire de votre vie !"

Sita retira de son cou un collier de perles que lui avait offert Rama et le passa au cou de Hanuman. Le fils du Vent, orné de ce bijou, scintillait " Comme le sommet d'une montagne auréolée des rayons de la lune ". Le roi Rama le serra contre son coeur et lui promit :

" Aussi longtemps que mon Histoire sera contée, Ô Prince des Singes,  la vie ne quittera point ton corps, et la gloire t'accompagnera."

Encore aujourd'hui on dit en Inde que partout où est racontée l'histoire du Ramayana, il faut laisser une place vide pour Hanuman, car infailliblement celui-ci se joindra à l'assemblée et, invisible, les mains jointes, le visage extatique de bonheur, des larmes roulant sur ses joues, il écoutera ce récit comme il l'a déjà fait depuis des milliers et des milliers d'années, absorbant  chacune des paroles avec délice, vibrant de concentration et d'adoration, jamais rassasié d'entendre prononcer le nom de Rama.   (Contes et Légendes de l'Inde)

L'univers est comme un cercle. On le représente par le serpent qui se mord la queue. Cela signifie que la hauteur suprême touche la Matière la plus matérielle, sans intermédiaire. La hauteur la plus haute touche la profondeur la plus profonde.

" Il faut préserver les forêts et la vie sauvage."

As the tree grows by a subconscient or inconscient assimilation and of an action of sun and rain and wind and absorption of earth-elements,

so the being grows by a subliminal or intra-conscient assimilation and absorption of its results of past becoming and an out-put of potentialities of future becoming.

Rebirth Vol XIX -819-

 Les animaux sont beaucoup plus proches des humains qu'on ne le suppose. Ils ont autant d'intelligence que les humains, la différence c'est qu'ils n'ont pas développé le mental.

Sri Aurobindo janvier 1939. «A l'écoute du monde animal»

Réflexions sur le destin des animaux et la communication avec les règnes non humains.

Boris Cyrulnik
Dans son ouvrage particulièrement documenté, «La fabuleuse aventure des hommes et des animaux», Boris Cyrulnik note que, dès le paléolithique, les animaux représentés par les peintures «se situent dans l'espace intermédiaire entre la proximité de soi et l'infini de l'au-delà... Comme pour nos œuvres d'art et nos premières sépultures,ils sont devenus les représentations vivantes d'un monde impossible à percevoir réellement et pourtant éprouvé.Ils ont incarné l'imagerie de l'angoisse,de la mysticité et de la métaphysique. En devenant les représentants des dieux et plus simplement en les dessinant,ils nous ont aidés à nous faire une image de nous-mêmes et à nous distinguer.( livre cité pp 52 et 53)

Pionnier de l'éthologie (science des comportements) en France, il note que nous partageons avec les animaux tout un héritage biologique et comportemental :c'est en les observant que nous comprenons et repensons notre place dans le monde. C'est ainsi que dans de nombreuses cultures, un échange s'instaure entre l'homme et l'animal, l'un venant peupler l'imaginaire de l'autre. Cette dimension est particulièrement présente lorsqu'il s'agit de la mort et de son au-delà. L'idée selon laquelle les animaux pourraient accompagner les défunts dans leur "voyage" a sans doute permis aux hommes de lutter contre l'angoisse de la mort.             

Boris Cyrulnik dit qu'à l'époque paléolithique entre 100 000 et 35 000 ans avant J C, on a découvert des corps enterrés dans une mise en scène funéraire ; ils étaient alignés,entourés d'armes, de bijoux et d'outils sculptés de formes animales. De nombreuses traditions associent le chien au monde de la mort. Dans l'antiquité Cerbère en Grèce était un chien à trois têtes et veillait sur l'Achéron: fleuve conduisant aux enfers. Il a son correspondant chez les Aztèques et en Chine. En Égypte, Anubis le dieu des morts a une tête de chien et préside à la momification qui prépare les corps à l'éternité. Incontestablement, les animaux ont aidé les hommesà percer le mystère du monde et à exprimer leurs croyances. 

France Inter :7/03/2015 "Réduisez votre consommation de viande... Les animaux sont découpés vivants!" Lu dans un communiqué 9/ 03/ 2015: Des animaux sont transportés pendant des milliers de kilomètres, par terre et par mer, pour être égorgés sans étourdissement. Communiqué 02/06/2015 :" La fin de vie des animaux d'élevage, cachée derrière les murs des abattoirs, est le moment où ces animaux sont le plus vulnérables, et ont le plus besoin d'être protégés contre les abus, la cruauté, la négligence. "

Mahabalipuram fresque dans le rocher. Cette scène représente la vache sacrée de l'Inde. Elle illustre le principe de "ahimsa" la non violence.

Toute la Vie est un Yoga.

Essentiellement, le yoga est une nouvelle naissance. C'est une sortie de la vie ordinaire de l'être humain - la vie matérielle mentalisée -  et une naissance à une conscience spirituelle plus haute, à un être plus vaste et plus divin.

Aucun yoga ne peut être entrepris ni poursuivi avec succès sans un puissant éveil à la nécessité d'une existence spirituelle plus large. L'âme appelée à ce vaste et profond changement peut arriver par divers chemins au point de départ initial. Elle peut y parvenir par son propre développement naturel qui inconsciemment la conduisait à l'éveil ; elle peut y arriver sous l'influence d'une religion ou attirée par une philosophie; elle peut s'en approcher par une lente illumination ou y toucher d'un bond par un contact ou un choc soudains; elle peut y être poussée ou conduite sous la presion des circonstances extérieures ou par une nécessité intérieure, par un seul mot qui rompt les sceaux du mental ou par de longues réflexions, par l'exemple éloigné de celui qui a parcouru le chemin ou par une influence et un contact quotidiens.Suivant la nature et les conditions de chacun, l'appel viendra.  
Nous appelons " Nature" la vérité spirituelle de notre être.

" Toute la Vie est un Yoga ". Synthèse des Yoga." Yoga de la Perfection de Soi" Chapitre XVI : La Shakti Divine

" Il se pourrait bien que la poussée évolutive procède à un changement des organes eux-mêmes et de leur fonctionnement matériel et leur usage, et que la nécessité de leur emploi, ou même de leur existence, soit ainsi grandement diminuée.

Les centres du corps subtil, soûkshma sharirâ, dont on deviendrait conscient au point de percevoir tout ce qui se passe dans le corps subtil,déverseraient leurs énergies dans les nerfs, les plexus, les tissus matériels, et irradieraient le corps matériel tout entier

Dans cette nouvelle existence, toute la vie physique et ses indispensables activités pourraient être maintenues et actionnées par ces instruments supérieurs, et ceci d'une manière plus libre et plus ample, et par une méthode moins encombrante et moins restrictive.

Ce changement pourrait aller si loin que les organes eux-mêmes pourraient cesser d'être indispensables et que l'on pourrait même sentir qu'ils sont trop obstructifs: la force centrale aurait de moins en moins recours à eux et finalement rejetterait complètement leur usage. Si ceci se produisait, ils pourraient dépérir par atrophie, être réduits à un minimum insignifiant, ou même disparaître.

La force centrale pourrait les remplacer par des organes subtils d'un caractère tout différent, ou si quelque agent matériel était nécessaire, par des instruments qui seraient des formes de dynamisme ou des transmetteurs plastiques plutôt que des organes tels que nous les connaissons. Tout ceci pourrait faire partie d'une transformation totale et suprême du corps, bien que ce ne soit pas non plus le dernier mot. 

Pour envisager de tels changements, il faut regarder loin en avant, et le mental attaché à la forme présente des choses sera peut-être incapable d'ajouter foi à de telles possibilités.

Mais aucune limite et aucune impossibilité de changement, s'il est nécessaire, ne peut être imposée à la poussée évolutive [ ... ]

Tout ce qui doit être dépassé, tout ce qui n'a plus d'emploi ou qui est dégradé, tout ce qui ne peut plus aider ou qui retarde, doit être rejeté et abandonné sur le chemin.

C'est ce que montre clairement l'histoire de l'évolution des corps depuis leurs premières formes élémentaires jusqu'au type le plus développé, l'humain; il n'y a aucune raison que ce procédé ne se poursuive pas non plus dans la transition du corps humain au corps divin. Pour que se manifeste ou se construise un corps divin sur la terre, il faut que se produise une transformation initiale, l'apparition d'un type nouveau plus élevé et plus développé, et non une simple continuation sans grand changement de la forme physique actuelle et de ses possibilités limitées.

 La Manifestation Supramentale. Chap. II

RENVERSEMENT DE LA CONSCIENCE

Dans la conscience transformée, la connaissance est le point de départ, on avance de connaissance en connaissance. Ce n'est qu'un commencement, car la conscience extérieure, les différents plans et parties de l'être extérieur et actif se transforment lentement, graduellement comme une conséquence de la transformation intérieure. Il y a un changement partiel de la conscience qui vous fait perdre tout intérêt dans les choses autrefois désirables. C'est un changement de conscience, pas la transformation, celle-ci est fondamentale et absolue, ce n'est pas seulement un changement, c'est un renversement de la conscience, l'être se retourne et se place dans une position entièrement différente.Alors l'être se tient au-dessus de la vie et des choses et de là s'occupe d'elles.

C'est cette apparence mécanique de Prakriti qui a préoccupé le mental scientifique moderne et a façonné toute sa perspective de la Nature, au point que la science espère encore et s'efforce (avec de maigres succès) d'expliquer tous les phénomènes de la vie par des lois de la matière et tous les phénomènes du mental par la loi de la matière vivante. 

Là, l'âme et l'esprit n'ont point de place et la nature ne peut pas être considérée comme un pouvoir de l'Esprit.

Et puisque toute notre existence est mécanique, physique, liée par le phénomène biologique d'une brève conscience vivante, et que l'être humain est une créature et un instrument de l'énergie matérielle, l'évolution spirituelle de soi-même par le yoga ne peut être qu'une illusion, une hallucination, un état anormal du mental ou une sorte d'auto-hypnose.

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LES ENIGMES DE L'UNIVERS

Jacques Marcireau

Editions Robert Laffont 1974

LES REFLEXES

Naguère, dans la formation littéraire des jeunes Français, une phrase revenait d'une génération à l'autre : " Racine montre l'homme tel qu'il est. Corneille le montre tel qu'il devrait être."

L'homme tel qu'il est, c'est l'homme-réflexe, et l'homme tel qu'il devrait être, c'est l'homme-raison.

L'enseignement, sous forme d'instruction ou d'éducation, est une tentative pour faire de l'homme-réflexe un homme-raison.

 De plus, on a l'habitude de considérer l'acte rationnel comme normal, et l'acte réflexe comme anormal. Les livres d'histoire, de psychologie, les articles de journaux et revues, lois et règlements, partent invariablement de ce point de vue.

  On voudrait que l'idée soit la cause de l'acte. Quant au réflexe, connu sous le nom d'instinct, on voudrait qu'il n'ait joué aucun rôle dans l'évolution de l'homme, et que le mieux qu'on puisse faire à son sujet, c'est de le maîtriser.

En essayant de reconstituer les origines, on voit que la première cause de l'acte est le réflexe. L'idée est apparue après, comme représentation de l'acte.

 Lorsque la raison a fait - tardivement - son apparition dans l'histoire de l'homme, les fondations de ces palais somptueux appelés religion, société, art, morale, sciences, techniques, existaient déjà.

L'idée et la raison n'ont fait qu'embellir ce que le réflexe et la magie avaient créé, de même que les prêtres, en prenant la relève des sorciers, n'ont fait que les imiter et ont continué leur action.

Notre but est de montrer que toutes nos institutions reposent, non sur des idées et des raisonnements, comme on le croit, mais sur des réflexes qui ont proliféré à partir d'un objet ou d'un geste, d'une façon généralement fortuite, la volonté de l'homme ne s'introduisant parfois dans ce processus que comme ferment.

 Que sont les réflexes et quelle est leur origine? 

Le  réflexe est héréditaire. En 1875, Arthur Omerod, âgé de 7 semaines, prenait l'expression du visage de son grand-père le jour même de sa mort. Auguste Lumière mentionne le cas d'un bébé qui, peu de temps avant sa naissance, avait le même tic qu'une de ses grand-mères décédée depuis de longues années.

Les polyglottes naissent sur les bords du Danube et là où étaient les grandes voies de communication des tribus marchandes au premier et au second millénaire av. J.C. ( et non point dans les coins écartés de la Bretagne).

Là où furent pratiqués avec le plus de furie la Kabbale, l'astrologie, l'alchimie et le Talmud, apparurent depuis le début du XIX° siècle quelques-uns des esprits les plus géniaux (penseurs et savants) des temps modernes.

Réflexe religieux héréditaire:

En 1852, le gouverneur de Port -au-Prince, Vil Lubin, rencontra, allongée devant la porte de la cathédrale, une des dames les plus riches et les plus en vue de Port-au-Prince. Elle était vêtue de la robe bleue des femmes de la campagne, elle avait les pieds nus et murmurait des incantations.

Réflexes psychologiques:

Casanova (1725-1798) entre dans la chambre d'une jeune femme, une odeur récente frappe son odorat, tout désir amoureux l'abandonne.

Boucher de Perthes ( 1788-1868) raconte l'aventure d'un fiancé arrivant dans un salon. " Mais quelle horrible odeur !" s'exclame aussitôt sa bien-aimée. On cherche, la chaussure du jeune homme est souillée. Les fiançailles sont rompues, car explique la jeune fille : " Chaque fois que je le verrais, cette odeur me monterait au nez."

Descartes, enfant éprouva un sentiment amoureux pour une petite fille qui louchait. Devenu jeune homme, la loucherie des femmes, au lieu de l'éloignait l'attirait.

Prakriti  est l'Energie et ses processus

Purusha : n'agit pas, mais il reflète l'action de l'Energie et de ses processus.

Prakriti est mécanique, mais par sa réflexion en Purusha, ses activités revêtent l'apparence de la conscience. Ainsi sont produits les phénomènes de création, conservation, dissolution, naissance, vie et mort, conscience et inconscience, connaissance sensorielle, connaissance intellectuelle et ignorance, action et inaction, bonheur et souffrance, tous phénomènes que Purusha, sous l'influence de Prakriti, s'attribue à lui-même, alors que ce n'est pas à lui qu'ils appartiennent mais à l'action et au mouvement de Prakriti.

CE MONDE EST TOUT CE QUE NOUS AVONS

" Savoir écouter pour comprendre et comprendre pour aimer."

Thich Nhat Hanh

Maître zen vietnamien, fondateur du Village des Pruniers.

     Les cloches de la Pleine Conscience se sont mises à sonner.

Tout autour de la Terre surviennent inondations, sécheresses et gigantesques incendies .

Les glaces fondent dans l'Arctique, et des typhons, des vagues de chaleur emportent des gens par milliers.

Les forêts disparaissent à un rythme effréné, les déserts s'étendent et chaque jour des espèces s'éteignent.

Néanmoins, ignorant les cloches de la Pleine Conscience, nous continuons à consommer de la même manière irréfléchie.

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Si ce qui s'élève en nous est le désespoir, il nous faut le reconnaître et agir immédiatement. Il se peut que nous refusions de regarder en face cette formation mentale, mais elle est là, et si nous voulons la transformer, il nous faut l'accueillir.

Une infinie variété d'espèces vivantes existe sur notre planète Terre, et la manifestation et la continuation de chaque espèce dépend de toutes les autres. Nous ne sommes pas seulement extérieurs les uns aux autres, mais également intérieurs les uns aux autres. Il est très important que nous tenions la Terre dans nos bras et dans nos coeurs afin de préserver cette belle planète et toutes les espèces qu'elle nourrit.

Le soutra du Lotus mentionne Dharanimdhara :

" Celui qui soutient, qui protège et préserve la Terre."

Dharanimadhara représente l'énergie qui nous maintient ensemble comme un organisme vivant... On peut le voir comme un ingénieur ou un architecte qui aime créer pour nous des espaces de vie protégés, des ponts pour nous relier les uns aux autres, des routes pour rejoindre ceux que nous aimons. Sa tâche consiste à favoriser la communication des êtres humains entre eux et avec les autres espèces, ainsi qu'à protéger l'environnement. Nous avons désespérément besoin de lui dans cette ère de globalisation.

Quand nous contemplons une orange, nous voyons que tous les éléments de l'orange participent à sa nature d'orange. Les tranches, la peau et les pépins sont des parties de l'orange. C'est ce que l'on appelle l'aspect universel de l'orange. Tout dans l'orange est de l'orange, mais en même temps, la peau reste la peau, les pépins restent pépins, les tranches restent des tranches,. Les tranches n'ont pas à se transformer en peau pour que l'harmonie existe.

Il en est de même avec notre globe. Bien que nous soyons une seule communauté mondiale, les français restent des français, les japonais restent des japonais, les bouddhistes restent des bouddhistes et les chrétiens, des chrétiens.

Néanmoins, l'harmonie n'est possible que si nous avons une éthique globale. Et l'éthique globale que le Bouddha a proposée s'appelle: Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience.

Les Cinq Entraînements à la Pleine Conscience sont le chemin que nous devrions suivre en cette époque de crise générale parce qu'ils sont une pratique de fraternité, de compréhension et d'amour qui nous protège, nous et notre planète. Ils sont des applications concrètes de la conscience éveillée.

  LES CINQ ENTRAÎNEMENTS A LA PLEINE CONSCIENCE

   Premier entraînement: Protection de la vie

Conscient (e) de la souffrance provoquée par la destruction de la vie, je suis déterminé (e) à cultiver ma compréhension de l'Inter-être et ma compassion, afin d'apprendre  comment protéger la vie des personnes, des animaux, des plantes et de la Terre. Je m'engage à ne pas tuer, à ne pas laisser tuer et à ne soutenir aucun acte meurtrier dans le monde, dans mes pensées ou dans ma façon de vivre. Je comprends que toute violence causée notamment par le fanatisme, la haine, l'avidité, la peur, a son origine dans une vue dualiste et discriminante. Je m'entraînerai à tout regarder avec ouverture, sans discrimination ni attachement à aucune vue, ni à aucune idéologie, pour oeuvrer à transformer la violence et le dogmatismatisme qui demeurent en moi et dans le monde.

     Second entraînement : Bonheur véritable

Conscient (e) de la souffrance provoquée par le vol, l'oppression, l'exploitation et l'injustice sociale, je suis déterminé (e) à pratiquer la générosité dans mes pensées, dans mes paroles et dans les actions de ma vie quotidienne. Je partagerai mon temps, mon énergie et mes ressources matérielles avec ceux qui en ont besoin. Je m'engage à ne rien m'approprier qui ne m'appartienne. Je m'entraînerai  à regarder profondément afin de voir que le bonheur et la souffrance d'autrui sont étroitement liés à mon propre bonheur et à ma propre souffrance. Je comprends que le bonheur véritable est impossible sans compréhension et amour, et que la recherche du bonheur dans l'argent, la renommée, le pouvoir ou le plaisir sensuel engendre beaucoup de souffrance et de désespoir. J'approfondirai ma compréhension que mon bonheur véritable dépend plus de ma façon de penser que de conditions extérieures, et que je peux vivre heureux(se) ici et maintenant lorsque je suis capable de m'établir dans le moment présent, en me contentant de peu et en reconnaissant les nombreuses conditions de bonheur déjà disponibles en moi et autour de moi. Conscient(e) de cela, je suis déterminé (e) à choisir des moyens d'existence justes afin de réduire la souffrance et de contribuer au bien-être de toutes les espèces sur Terre, notamment en agissant pour inverser le processus du réchauffement planétaire.    

     Troisième entraînement: Amour véritable

     Conscient(e) de la souffrance provoquée par une conduite sexuelle irresponsable, je suis déterminé(e) à développer mon sens de la responsabilité et à apprendre à protéger l'intégrité et la sécurité de chaque individu, des couples, des familles et de la société. Je sais que le désir sexuel et l'amour sont deux choses distinctes, et que des relations sexuelles irresponsables, motivées par l'avidité, engendrent toujours de la souffrance et part et d'autre. Je m'engage à ne pas avoir de relation sexuelle sans amour véritable ni engagement profond, à long terme et connu par mes proches. Je ferai tout mon possible pour protéger les enfants des abus sexuels et pour empêcher les couples et les familles de se désunir par suite de comportements sexuels irresponsables. Sachant que le corps et l'esprit ne font qu'un, je m'engage à apprendre les moyens appropriés de gérer mon énergie sexuelle. Je m'engage à développer la bonté aimante, la compassion, la joie et la non-discrimination en moi, pour mon propre bonheur et le bonheur d'autrui. Je sais que la pratique de ces quatre fondements de l'amour véritable me garantira une continuation heureuse dans l'avenir.

    Quatrième entraînement : Parole aimante et écoute profonde

     Conscient (e) de la souffrance provoquée par des paroles irréfléchies et par l'incapacité à écouter autrui, je suis déterminé(e) à apprendre à parler à tous avec amour et à développer une écoute profonde afin de soulager la souffrance et d'apporter réconciliation et paix entre moi-même et autrui, entre les groupes  ethniques et religieux, et entre les nations. Sachant que la parole peut être source de bonheur comme de souffrance, je m'engage à apprendre à parler avec sincérité, en employant des mots qui inspirent à chacun la confiance en soi,j qui nourrissent la joie et l'espoir, et qui oeuvrent à l'harmonie et à la compréhension mutuelle. Je suis déterminé(e) à ne rien dire lorsque je suis en colère. Je m'entraînerai à respirer et à marcher alors en pleine conscience, afin de reconnaître cette colère et à regarder pronfondément ses racines, tout particulièrement dans mes perceptions erronées et dans le manque de compréhension de ma propre souffrance et de celle de la personne contre laquelle je suis en colère. Je m'entraînerai à dire la vérité et à écouter profondément, de manière  à réduire la souffrance, chez les autres et en moi-même, et à trouver des solutions aux situations difficiles. Je suis déterminé(e) à ne répandre aucune information dont je ne suis pas certain (e) et à ne rien dire qui puisse entraîner division, discorde, ou rupture au sein d'une famille ou d'une communauté. Je m'engage à pratiquer la diligence juste afin de cultiver ma compréhension, mon amour, mon bonheur et ma tolérance, et de transformer jour après jour les semences de violence, de haine et de peur qui demeurent en moi.

Cinquième entraînement: transformation et guérison

Conscient (e) de la souffrance provoquée par une consommation iréfléchie, je suis déterminé (e) à apprendre à nourrir sainement et à transformer mon corps et mon esprit, en entretenant une bonne santé physique et mentale par ma pratique de la pleine conscience lorsque je mange, bois ou consomme. Afin de ne pas m'intoxiquer, je m'entraînerai à observer profondément ma consommation des quatre sortes de nourriture: les aliments comestibles, les impressions sensorielles, la volonté et la conscience. Je m'engage à ne pas faire usage d'alcool, ni d'aucune forme de drogue et à ne consommer aucun produit contenant des toxines comme certains sites d'internet, jeux, films, émissions de télévision, livres, magazines, ou encore certaines conversations. Je m'entraînerai régulièrement à revenir au moment présent pour rester en contact avec les éléments nourrissants et porteurs de guérison qui sont en moi et autour de moi, et à ne pas me laisser emporter par des regrets et des peines quant au passé, ou par des soucis et des peurs concernant le futur. Je suis déterminé(e) à ne pas utiliser la consommation comme un moyen de fuir la souffrance, la solitude et l'anxiété. Je m'entraînerai  à regarder profondément dans la nature de l'interdépendance de toute chose, afin de consommer de manière à nourrir la joie et la paix, tant dans mon corps et ma conscience, que dans le corps et la conscience collective de la société et de la planète.

 

        SAVITRI

                CHANT UN

A nouveau, c'est l'aube sur la Terre après beaucoup d'autres Terres ... disparues et naufragées dans l'éternelle quête de ce qu'est la Terre et de son But.

Savitri aussi s'éveille, fille du Soleil, le jour où Satyavane, l'âme de la Terre doit mourir.

La sauvera-t-elle cette fois-ci ?

L'Aube symbolique

C'était l'heure avant l'éveil des Dieux.

Sur le chemin de l'Evènement divin, barrant la route,

L'énorme front de la Nuit, menaçant, seul

Dans son temple d'éternité sans lumière

Reposait immobile aux lisières du Silence.

Une conscience informe désirait la lumière

Une prescience blanche appelait un changement lointain.

Un doigt d'enfant posé sur une joue

Rappelait à la Mère des mondes, distraite,

L'infini besoin au fond des choses :

Un cri d'enfant s'accrochait au sombre Vaste.

.....

Une main aventureuse de pâle lumière enchantée

Irradiait la crête d'un moment fugitif

Et posait des battants d'or sur des gonds d'opale :

Une porte de rêve entrouverte sur le versant du mystère.

Un coin radieux laissait transparaître les choses cachées

Forçant l'aveugle immensité du monde à voir.

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A l' heure où une âme s'approche du seuil de la naissance

A la frontière du temps mortel et du Sans-Temps,

Etincelle divine engloutie dans les cryptes de la Matière,

Son éclat s'avanouit dans les plans inconscients,

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L'homme soulevait le fardeau de son destin.

                                     *****************

Et Savitri aussi s'est éveillée parmi ces tribus.

.....

En Elle, était l'angoisse des dieux

Emprisonnés dans notre forme humaine transitoire,

L'immortel conquis par la mort des choses.

La joie d'une Nature plus vaste fut son pays jadis

Mais ne pouvait pas longtemps garder sa couleur d'or céleste

Ni tenir sur cette base terrestre friable.

L'étroite marche sur l'abîme profond du Temps,

La petitesse fragile de la vie niaient la puissance;

Elle avait apporté dans une apparence humaine

La fière ampleur de conscience, la félicité,

Le calme délice qui unit une âme à tout,

La clef des portes flamboyantes de l'extase.

Le grain de la terre a besoin de la sève du plaisir et des larmes

Et rejette le don du ravissement qui ne meurt pas :

A la fille de l'infini, elle offre

Sa passiflore d'amour et sa condamnation à mort.

Ainsi semblait vain le splendide sacrifice.

Prodigue de sa riche divinité,

Elle s'était offerte aux hommes, elle-même et tout ce qu'elle est,

Espérant implanter son être de grandeur

Et que les cieux puissent devenir natifs du sol mortel.

Sri Aurobindo

The Symbol Dawn

It was the hour before the Gods awake.

Across the path of the divine Event

The huge foreboding mind of Night, alone

In her unlit temple of eternity,

Lay stretched immobile upon Silence' mage.

Almost one felt, opaque, impenetrable,

In the sombre symbol of her eyeless muse

The abysme of the unbodied Infinite;

A fathomless zero occupied the world.

A power of fallen boundless self awake

Between the first and the last Nothingness,

Recalling the tenebrous womb from which it came,

Turned from the insoluble mystery of birth

And the tardy process of mortality

And longed to reach its end in vacant Nought.

As in a dark beginning of all things,

A mute featureless semblance of the Unknown

Repeating for ever the unconscious act,

Prolonging for ever the unseeing will,

Cradled the cosmic drowse of ignorant Force

Whose moved creative slumber kindles the suns

And carries out lives in its somnambulist whirl.

Athwart the vain enormous trance of Space,

Its formless stupor without mind or life,

A shadow spinning throuth a soulless Void,

Thrown back once more into unthinking dreams,

Earth wheeled abandoned in the hollow gulfs

Forgetful of her spirit and her fate.

The impassive skies were neutral, empty, still.

Then something in the inscrutable darkness stirred;

A nameless movement, an unthought Idea

Insistent, dissatisfied, without an aim,

Something that wished but knew not how to be,

Teased the Inconscient to wake Ignorance.

A throe that came and left a quivering trace,

Gave room for an old tired want unfilled,

At peace in its subconscient moonless cave

To raise its head and look for absent light,

Straining closed eyes of vanished memory,

Like one who searches for a bygone self

And only meets the corpse of his desire.

It was as though even in this Nought's profound,

Even in this ultimate dissolution's core

There lurked an unremembering entity,

Survivor of a slain and buried past

Condemned to resume the effort and the pang, Reviving in another frustrate world.

An unshaped consciousness desiered light

And a blank prescience yearned towards distant change.

As if a childlike finger laid on a cheek

Reminded of the endless need in things

the heedless Mother of the universe,

An infant longing clutched the sombre Vast.

Insensibly somewhere a breach began :

A lone line of hesitating hue

Like a vague smile tempting a desert heart

Troubled the far rim of life's obscure sleep.

Arrived from the other side of boundlessness

An eye of deity pierced through the dumb deeps;

A scout in a reconnaissance of the sun,

It seemed amid a heavy cosmic rest,

The torpor of a sick and weavry world,

To seek for a spirit sole and desolate

Too fallen to recollect forgotten bliss.

Intervening in a mindless universe,

Its message crept through the reluctant hush

Calling the adventure of consciousness and joy

And, conquering Nature's disillusioned breast,

Compelled  renewed consent to see and feel.

A thought was sown in the unsounded Void,

A sense was born within the darkness' depths,

A memory quivered in the heart of Time

As  if a soul long dead were moved to live;

But the oblivion that succeeds the fall,

Had blotted the crowded tablets of the past,

And all that was destroyed must be rebuilt

And old experience laboured out once more.

All can be done if the God-touch is there.

A hope stole in that hardly dared to be

Amid the Night's forlorn indifference. 

As if solicited in an alien world 

With timid and hazardous instinctive grace,

Orphaned and driver out to seek a home,

An errant marvel with no place to live,

Into a far-off nook of heaven there came

A slow miraculous gesture's dim appeal.

 

Trikalsiddhi Tapas


The development of the Trikalsiddhi Tapas and the manifestation of the Gnosis.Sri Aurobindo.
Record of Yoga.

 

 

On attempt to transform  the body

     The supreme Power is taking up all the movements. It will turn them into the Truth. No effort is needed, no aid from the mind or any of the instruments ; even the individual consent is no longer needed.

Tuesday

     The fulfilment has undeniably begun. Till the 7th January this present development; the last mental clearance, the first final opening.

Wednesday

     All has been cleared of what was left of the pure representative; only a colouring, an attenuating edge remains in the interpretative imperative. This has to disappear and will disappear, as the true form develops. If something lingers for a time, it will be of no potency and or no importance .

     The full light in the interpretative, today. The full power in the imperative tomorrow.

Thursday jan 6 th

     What has been promised has been achieved. There remains the perfection of the supreme supermind, the development  of the Trikalsiddhi Tapas and the manifestation of the Gnosis. This from today the 12 th

     The fullness achieved has come on the 6th one day earlier than anticipated, but on the day promised. What was promised for the 7 th was the completion of the first curve ( or second)

Tomorrow therefore the appearance of the gnosis in the action of the supreme supermind.

For her peace and surrender.

Wednesday

     All has been cleared of what was left of the pure representative ; only a colouring, an attenuating edge remains in the interpretative imperative. This has to disappear and will disappear, as the true form develops. If something lingers for a time, it will be of no potency and of no importance.The full light in the interpretative, today. The full power in the imperative tomorrow.

Thursday. Jan 6.

     What has been promised has been achieved. There remains the perfection of the supreme supermind taking up the supreme supramental supermind, the development of the Trikalsiddhi Tapas and the manivetation of the Gnosis. This from today to the 12 th ...

     The fullness achieved has come on the 6th  on day earlier than anticipated, but on the day promised. What was promised for the 7 th was the completion of the first curve (or seond, (1) 25 -3d tp 7 th ( 3) to 12 th.

     Tomorrow therefore the appearance of the gnosis in the action of the supreme supermind.

     For her peace and surrencer.

 

LE YOGA ET LA SANTE.

UN DESEQUILIBRE DE L'ÊTRE

Maladie : désharmonie de l'être intérieur.

Sri Aurobindo :

« Les maladies se prolongent inutilement et se terminent par la mort plus souvent qu'elles ne le devraient car le mental du malade soutient la maladie du corps et s'appesantit sur elle »

« Toute maladie du corps est toujours l'expression extérieure et la traduction d'un désordre, d'une désharmonie de l'être intérieur ; à moins que ce désordre intérieur ne soit guéri, la guérison extérieure ne saurait être complète ni définitive. »

« Chercher les causes intérieures de la désharmonie est beaucoup plus important que d'en chercher les causes extérieures. C'est l'intérieur qui gouverne l'extérieur. »

« Enseigné par une personne compétente (guidée par SATYA),  le yoga aide à bâtir une santé solide, inaltérable »

La peur et la pression du yoga

16 juin 1929

Les neuf dixièmes du danger dans une maladie proviennent de la peur. La peur peut vous donner les symptômes apparents d'une maladie; elle peut même vous rendre malade, tant sont puissants ses effets. Il n'y a pas longtemps, la femme d'un de ceux qui fréquentent l'Ashram, mais ne pratiquant pas le yoga elle-même, apprit qu'il y avait un cas de choléra dans la maison où demeurait son laitier; elle fut saisie par la peur et, le moment suivant, elle commença à montrer les symptômes de la maladie. Cependant elle fut rapidement guérie, parce qu'on ne permit pas à ces signes extérieurs de se développer en la maladie véritable.

 Il y a des mouvements physiques provenant de la pression du yoga, qui créent quelquefois des craintes sans fondement, mais capables de faire du mal si la peur n'est pas rejetée. Il y a, par exemple, une certaine pression sur la tête que beaucoup éprouvent, spécialement dans les commencements quand quelque chose en eux est encore fermé et doit s'ouvrir.

C'est un malaise sans importance et qu'on peut surmonter facilement en sachant que c'est l'effet de la pression des forces quand elles travaillent fortement dans le corps pour produire un résultat rapide et hâter la transformation. En le prenant tranquillement, cet effet peut se changer en une sensation pas du tout déplaisante. Mais si l'on est effrayé, on est sûr de se donner un violent mal de tête, qui peut même aller jusqu'à la fièvre. Le malaise est dû à une résistance dans la nature; si vous savez relâcher la résistance, vous êtes immédiatement débarassé du malaise;  mais si vous êtes effrayé, cette simple incommodité se transforme en quelque chose de bien pire. Quel que soit le caractère de l'expérience que vous avez, ne laissez jamais la place à la peur; vous devez garder une confiance inébranlable et sentir que, quoi qu'il arrive, c'est cela même qui devait arriver.

Une fois que vous avez choisi la voie, vous devez hardiment accepter toutes les conséquences de votre choix. Mais si vous choisissez et puis que vous reculiez, pour choisir encore et encore reculer, hésitant toujours, doutant toujours, toujours effrayé, vous créez une désharmonie dans votre être, qui non seulement retarde votre progrès, mais peut être à l'origine de toutes sortes de désordres dans l'être mental et l'être vital, et de malaises ou d'indispositions dans le corps.

     LA PEUR DE LA MORT

En tout cas c'est l'usage d'une conscience plus profonde qui s'impose.

Dans un cas, le remède consiste à se dire que c'est une chose qui arrive à tout le monde et par conséquent, tôt ou tard cela arrivera et il n'y a pas de raison d'avoir peur, c'est tout à fait normal.

Vous pouvez ajouter à cela une idée de plus, à savoir que d'après l'expérience humaine collective, les circonstances étant les mêmes, absolument identiques, dans un cas les gens meurent , dans l'autre cas ils ne meurent pas - pourquoi? Si vous poussez la chose un peu plus loin, vous dites que cela doit dépendre de quelque chose qui est tout à fait en dehors de votre conscience - et finalement, on meurt quand on doit mourir. C'est tout. Quand on doit mourir on meurt, et quand on ne doit pas mourir on ne meurt pas. Même si vous êtes en danger mortel, si ce n'est pas votre moment de mourir, vous ne mourrez pas, et même si vous êtes hors de tout danger, il suffira de vous piquer le pied pour mourir, il y a des gens qui sont morts d'une piqûre d'épingle au pied  - parce que leur moment était venu.

Par conséquent, la peur n'a pas de sens. Ce que vous pouvez faire, c'est d'arriver à un état de conscience où vous direz:

" C'est comme cela, nous acceptons le fait parce qu'il semble reconnu que ce soit un fait inévitable. Mais je n'ai pas besoin de me tourmenter, cela m'arrivera quand cela doit m'arriver. Par conséquent, je n'ai pas besoin d'avoir peur: quand ça ne doit pas m'arriver, ça ne m'arrivera pas ; quand ça doit m'arriver, ça m'arrivera. Et comme cela m'arrivera inévitablement, il vaut mieux que je n'aie pas peur de la mort; au contraire il faut accepter ce qui est tout à fait naturel."

Cela est un remède très répandu, c'est à dire très en usage.

 Il y en a un autre, un peu plus difficile, mais je le crois meilleur, c'est de se dire: " Ce corps, ce n'est pas moi ", et de chercher en soi la partie qui est vraiment soi-même - jusqu'à ce que l'on ait trouvé son être psychique. Et quand on a trouvé son être psychique - instantanément, vous entendez -, on a le sens de l'immortalité. Et on sait que ça, ce qui s'en va ou ce qui vient, c'est seulement une commodité: " Je ne vais pas pleurer après une paire de chaussures que je laisse quand elle est toute trouée ! Quand ma paire de chaussures est usée, je la laisse, et je ne pleure pas." Eh bien l'être psychique a pris ce corps parce qu'il avait besoin de s'en servir pour faire son travail, mais quand le moment est venu de quitter le corps, c'est à dire quand on doit le laisser parce qu'il n'est plus bon à rien pour une raison ou une autre, on le laisse, on n'a pas peur. C'est un geste tout à fait naturel - et que l'on accomplit même sans regret. 

JNÂNA - YOGA

Swâmi Vivekânanda

De la nature réelle de l'homme

 

Quelle est cette force qui en ce moment même agit par notre intermédiaire? Nous savons comment, dans l'antiquité, dans toutes les anciennes Ecritures, on considérait que cette puissance, cette manifestation de puissance, était une substance subtile qui avait la forme du corps, et qui subsistait même après que le corps avait cessé de vivre. Plus tard cependant, arrive une idée plus élevée - selon laquelle ce corps subtil ne représente pas cette force. Tout ce qui a forme doit être le résultat de combinaisons de particules et a besoin d'être mû par quelque chose d'autre, situé à l'arrière plan. Si notre corps physique a besoin d'être dirigé par quelque chose qui ne soit pas le corps, le corps subtil, pour les mêmes raisons, aura aussi besoin d'être dirigé par quelque chose qui ne soit pas lui-même. Ce quelque chose a été appelé l'âme, en sanskrit: l' Atman.

C'est donc l'Atman qui par l'intermédiaire du corps subtil, pourrait-on dire, agit sur le corps physique extérieur. Le corps subtil est considéré comme l'enveloppe qui reçoit l'esprit, et l'Atman est au-delà.

Ce n'est même pas l'esprit qui est l'Atman; l'Atman fait fonctionner l'esprit et, par l'intermédiaire de celui-ci, le corps.

Vous avez un Atman, j'en ai un autre, chacun de nous a un Atman distinct, et un corps subtil distinct, par l'intermédiaire duquel nous agissons sur le corps physique extérieur.

Qu'est cet Atman, cette âme de l'homme, qui n'est ni le corps ni l'esprit ? 

...

L'infini ne peut pas être deux. Si l'âme est infinie, il ne peut y avoir qu'une âme, et toutes les notions d'âmes distinctes - " Vous avez une âme, j'en ai une autre, etc...- ne correspondent pas à la réalité. L'homme réel est par conséquent un, infini, Esprit omniprésent. Et l'homme apparent n'est qu'une limitation de cet Homme réel. En ce sens les mythologies sont véridiques: l'homme apparent, si grand qu'il puisse être, n'est qu'un faible reflet de l'Homme réel, qui est au-delà.

L'Homme réel, l'Esprit, étant au-delà de la cause et de l'effet, n'étant lié ni par le temps ni par l'espace, est donc nécessairement libre; il ne fut jamais lié et ne pourrait pas l'être. 

L'homme apparent, le reflet, est limité par le temps l'espace et la causalité; il est par conséquent lié. Ou bien pour parler comme certains de nos philosophes, il paraît être lié, mais il ne l'est pas en réalité. Ce qui est réalité dans notre âme, c'est cette omniprésence, cette nature spirituelle, cette infinité. Toute  âme est infinie; il ne saurait donc être question de naissance ou de mort. 

Un jour que des enfants passaient un examen l'examinateur posait des questions assez difficiles, entre autres celle-ci : " Pourquoi la terre ne tombe-t-elle pas?" il voulait provoquer des réponses sur la gravitation. La plupart des enfants étaient incapables de trouver la réponse, mais quelques-uns répondirent que c'était la gravitation, ou donnèrent quelque autre raison. Une petite fille à l'esprit éveillé répondit par une autre question: "Où est-ce qu'elle tomberait? " La question qu'on lui avait posée était absurde. Où la terre tomberait-elle? Pour la terre, il n'y a ni chute ni ascension. Dans l'espace infini, il n'est ni haut ni bas; cela n'existe que dans le domaine du relatif. Pour l'infini, qu'est-ce que l'éloignement? D'où viendrait-il et où irait-il? "

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Hubert Reeves, astrophysicien, directeur de recherches au CNRS, enseigne la cosmologie à Montréal et à Paris.

" Notre terre s'est formée il y a plus de quatre milliards d'années. Gagnant de la masse à chaque apport météoritique, elle a rapidement atteint le seuil où son champ de gravité lui a permis de retenir des nappes d'eau et de matières gazeuses: les océans et les atmosphères. La vie pourra dès lors s'y développer."    

OISEAUX MERVEILLEUX OISEAUX Les dialogues du ciel et de la vie  

Les oiseaux, leurs prouesses, leurs migrations, offrent l'un des plus émouvants témoignages de la prodigieuse richesse de notre univers. Comment le vol gracieux des hirondelles a-t-il pu émerger de la chaotique matière primordiale? Les oiseaux seront ici nos guides dans la recherche des ferments du levain cosmique.

Dans son évolution créatrice, la nature met en jeu toutes ses forces, elle fait feu de tous bois, lève la pâte du cosmos : dans les débris d'étoiles éclatées, les atomes d'hydrogène et d'oxygène s'associent pour donner l'eau vitale, et les cellules se fédèrent en organismes au sein de l'océan primitif de la Terre. Il y a soixante cinq millions d'années, la chute d'une météorite au Mexique fait disparaître les dinosaures, et les mammifères se développent; dans cette lignée évolutive à succès, apparaissent l'Homme et la pensée. Ce levain cosmique nous le portons en nous. C'est lui qui nous incite à poursuivre, à notre modeste échelle et pendant notre brève existence, la fabuleuse odyssée  de la complexité cosmique. "

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 Où pouvons-nous trouver l'explication de toute la morale?

Il y a une idée, exprimée sous diverses formes, qui se dégage comme élément central  de tous les systèmes de morale, c'est : Faites le bien. Le mobile qui inspire les actions des hommes devrait être la charité envers les hommes, la charité envers tous les animaux.

La base sur laquelle repose toute ignorance, c'est que nous, l'Âme parfaite, immortelle, à jamais pure, nous pensons que nous sommes de petits esprits, que nous sommes de petits corps; c'est la source de tout égoïsme. Dès que je pense que je suis un de ces corps, je veux le conserver, le protéger, l'entretenir, au dépens des autres corps; alors vous et moi nous sommes séparés. Dès que cette idée de séparation intervient, elle ouvre la porte à tous les méfaits et conduit à toutes les misères.

 Quelle est l'utilité de la vraie connaissance ?  C'est que si une toute petite fraction des humains qui vivent aujourd'hui peut écarter l'idée d'égoïsme, d'étroitesse et de petitesse, cette terre demain sera un paradis. Ce n'est pas avec des machines et avec le développement de la seule connaissance matérielle qu'elle le deviendra jamais. Par là, on ne fera qu'accroître la misère, comme de l'huile versée sur le feu ne peut que faire grandir la flamme. Sans la connaissance de l'Âme, toute connaissance matérielle ne fait que verser de l'huile sur le feu, que mettre entre les mains de l'homme égoïste un instrument de plus pour s'emparer du bien d'autrui, pour vivre aux dépens de la vie des autres, au lieu de donner sa vie pour eux.

Est-ce praticable? C'est une autre question. Peut-on le faire dans la société moderne?

La vérité ne s'incline devant aucune société, ancienne ou moderne. C'est la société qui doit s'incliner devant la vérité ou périr.

Les sociétés devraient être façonnées sur la vérité, la vérité n'a pas à s'adapter à la société. Si une vérité aussi noble que le désintéressement ne peut peut pas être pratiquée dans la société, il vaut mieux que l'homme renonce à la société et se retire dans les forêts. Voilà ce que ferait un homme hardi. Il existe en effet deux espèces de courage: celui qui permet de faire face au canon, et le courage de la conviction spirituelle.

Un empereur, Alexandre le Grand, qui avait envahi l'Inde, avait reçu de son précepteur le conseil d'aller voir quelques-uns des sages qui étaient dans ce pays. Après avoir longtemps cherché, il trouva un très vieil homme assis sur un bloc de pierre. L'empereur s'entretint avec lui et fut frappé de la sagesse du vieillard. Il demanda au sage de le suivre dans son pays.

     " Non, dit le sage, ma forêt, ici me suffit parfaitement."

    - Je te donnerai, dit l'empereur, de l'argent, une situation élevée, des richesses ; je suis l'empereur du monde.

    - Non, répondit le sage, ces choses là ne m'intéressent pas.

    - Si tu ne viens pas, je te ferai mourir."

     Le vieillard eut un sourire paisible et dit:

    " Voilà la plus grande sottise que tu aies dite, empereur. Tu ne peux pas me tuer. Moi le soleil ne peut pas me dessécher, le feu ne peut pas me brûler, l'épée ne peut pas me tuer, car je suis l'Atman innaccessible, immortel, toujours vivant, omnipotent, omniprésent."

Cela, c'est l'audace spirituelle, tandis que l'autre, c'est le courage du lion ou du tigre.

SWÂMI VIVEKÂNANDA

L'arche de Manou

Ce ne sont pas nos seuls mouvements et activités physiques que l'on entend par oeuvres, par karma notre existence mentale aussi est une grande action complexe, elle est même la plus grande part et la plus importante des oeuvres de l'inépuisable énergie - la cause subjective et l'élément déterminant de l'existence physique.

Sois libre de l'obscurcissement et de l'égarement dus aux trois gounas car rien alors ne touche le Pourousha.

L'âme possède le naïshkarmya.

Manou, un grand sage de l'antiquité, priait au bord du Gange, lorsqu'un petit poisson, un vairon, vint lui demander protection: ll le mit dans un vase d'eau qu'il avait devant lui. " Que veux-tu ? " demanda Manou. Le petit vairon répondit qu'il était poursuivi par un gros poisson et qu'il avait besoin d'être protégé. Manou porta chez lui le petit poisson. Le lendemain matin, celui-ci était devenu aussi gros que le vase; il dit à Manou : " Je ne peux plus vivre dans ce vase" Manou le mit dans un bassin; le lendemain le vairon était devenu aussi gros que le bassin et déclarait ne plus pouvoir y rester. Alors Manou dut le porter à la rivière; dès le matin suivant le poisson remplissait la rivière. Alors Manou le mit dans l'océan...

Le poisson lui déclara:

" Manou, je suis le Créateur de l'Univers. J'ai pris cette forme pour t'avertir que je vais inonder le monde. Tu construiras une arche, tu y metras un couple de chaque espèce d'animaux, et tu feras entrer dans l'arche toute ta famille: alors ma corne surgira de l'eau. Amarre-s-y ton arche, et lorsque les eaux se retireront, sors et peuple la terre".

Ainsi le monde fut submergé, et Manou sauva sa propre famille, un couple de chaque espèce d'animaux, et des graines de toutes les plantes. Lorsque les eaux se furent retirées, il sortit et peupla le monde. Nous sommes tous appelés des hommes (en anglais "man" , en sanskrit "mânava") parce que nous sommes les descendants de Manou.

LA MAISON CONSACREE

Mirra était assise à son bureau, elle écrivait dans son journal que nous connaissons sous le titre de

Prières et Méditations de la Mère.

C'était le 3 mars 1914. Elle était sur le point de se mettre en route pour rencontrer Sri Aurobindo.

Elle notait:

"A mesure que le jour du départ approche, j'entre dans une sorte de recueillement; je me tourne avec une gravité attendrie vers tous ces mille petits riens qui nous entourent et qui, silencieusement, ont joué pendant tant d'années leur rôle d'amis fidèles.

Je les remercie avec reconnnaissance de tout le charme qu'ils ont su donner extérieurement à notre vie; je souhaite que, s'il est dans leur destinée de passer pour plus ou moins longtemps en d'autres mains que les nôtres, ces mains leur soient douces et sachent tout le respect que l'on doit à ce que Ton divin Amour a fait surgir de l'obscure inconscience du chaos.

Puis je me tourne vers l'avenir, et mon regard se fait plus grave encore. Ce qu'il nous réserve, je ne le sais et ne tiens pas à le savoir; les circonstances extérieures n'ont point d'importance; je voudrais seulement que ce soit pour nous le commencement d'une période intérieure nouvelle, où, plus détachés des choses matérielles, nous puissions être plus conscients de Ta loi et plus uniquement consacrés à sa manifestation; que ce soit une période de plus grande lumière, de plus grand amour, de plus parfait dévouement à Ta cause.

"Dans une silencieuse adoration, je Te contemple."

C'était avec une profonde affection que Mirra disait au revoir à la maison de la rue du Val-de-Grâce. Car c'était là sous ce toit, que son intimité avec le Divin intérieur avait grandi. Elle épanchait son coeur avec Lui :

" Tout me paraît beau, hamonieux, silencieux malgré le tapage extérieur. Et dans ce silence, c'est Toi Seigneur que je vois; et je Te perçois de telle façon que je ne puis exprimer cette perception que comme celle d'un invariable sourire."

Le 11 janvier 1914

     A chaque minute tout l'imprévu, l'inattendu, l'inconnu  est devant nous, à chaque minute l'univers se recrée dans sa totalité et dans chacune de ses parties. Et si nous avions une foi vraiment vivante, si nous avions cette certitude absolue de Ta toute-puissance et de Ton unique réalité, Ta manifestation pourrait à chaque minute se faire si évidente que tout l'univers en serait transformé. Mais nous sommes tellement esclaves de tout ce qui nous entoure et nous a précédé, nous sommes si déterminés par tout l'ensemble de ce qui est manifesté, et notre foi est si faible que nous sommes incapables encore de servir d'intermédiaires au grand miracle de la transfiguration...Mais, Seigneur, je sais que cela viendra un jour. Je sais qu'un jour viendra où Tu transformeras tous ceux qui nous approcheront; Tu les transformeras si radicalement que, libérés totalement des liens du passé, ils commenceront à vivre en Toi d'une vie toute nouvelle, une vie uniquement faite de Toi, dont Tu seras le souverain Seigneur. Et ainsi tous les troubles seront transformés en sérénité, toutes les angoisses en paix, tous les doutes en certitudes, toutes les laideurs en harmonies, tous les égoïsmes en dons de soi, toutes les obscurités en lumière et toutes les souffrances en immuable bonheur.

     Mais n'accomplis-Tu pas déjà ce beau miracle? Je le vois partout fleurir autour de nous !

     Oh ! divine loi d'amour et de beauté, suprême libératrice, il n'est aucun obstacle à Ta puissance. Seul notre aveuglement nous prive du réconfortant spectacle de Ta constante victoire.

     Mon coeur chante un hymne d'allégresse, et ma pensée s'illumine de joie.

     Ton transcendant, Ton merveilleux amour est le souverain Maître du monde.    

Le 19 janvier 1914

     Seigneur, divin Maître d'Amour, Tu es l'éternel victorieux, et ceux qui se mettent en parfait accord avec Toi, ceux qui ne vivent que pour toi et par Toi ne peuvent que remporter toutes les victoires; car en Toi est la force suprême, la force du complet désintéressement, de la clair-voyance parfaite, de la bonté souveraine.

     En Toi, et par Toi, tout se transfigure et se glorifie; en toi se trouve la clef de tous les mystères et de toutes les puissances. Mais on ne peut T'atteindre que si l'on ne désire plus rien que vivre en Toi, Te servir, faire triompher plud rapidement, pour le salut d'un plus grand nombre, Ton oeuvre divine.

     Seigneur, Toi seul est réel et tout le reste est illusion; car lorsqu'on vit en Toi on voit et on comprend toutes choses rien n'échappe à Ta connaissance parfait e, mais tout a une autre apparence; car tout est toi essentiellement, tout étant le fruit de Ton oeuvre, de Ton intervention magnanime; et dans la plus sinistre obscurité Tu as su allumer une étoile!

     Que notre dévotion aille toujours en croissant.

     Que notre consécration aille toujours en se perfectionnant.

     Et qu'étant déjà le souverain réel, Tu deviennes le souverain effectif de la vie.

               THE MAHABHARATA

                                                                         Translated by

                                                                    Kisari Mohan Ganguli

Published by Munshiram Manoharlal Publishers PVT. LTD. 54 Rani Jhansi Road, NEW DELHI -110055 and printed by Gayatri Offset Press, 76 Dayanand colony, Lajpat Nagar, NEW DELHY - 110 024

                                                                       PREFACE TO THE NEW EDITION

In the world of classical literature the Mahabharata is unique in many respects. As an epic, it is the greatest - seven times as great as the Illiad of the Odyssey combined, and the grandest  - animating the heart of India over two thousand years past and destined to lead humanity for thousands of years in future. It is the mighiest single endeavour of literary creation of any culture in human history. The effort to conceive the mind that conceived it is istself a liberal education and a walk through its table of contents is more than a Sabbath day's journey.

     The Western world was long acquainted with the epic rather superficially through the transcribed fragments of Boppn Fauche, Romesh Dutta, Monier  Williams, etc.: But the task of making it fully accessible for the first time to men of this age fell  upon Late Kisari Mohan Ganguli towards the end of the last century. Dr Reynold Rost of India Office Library incidentally wrote about the crying need for an English version, complete and authentic, of the original Mahabharata to Mr Pratap Chandra Roy, a leading bookseller and publisher of Calcutta in those days renowned for publishing ancient Indian classics. He was almost dissuaded from the mighty projec for its fantastic difficulties. As Mrs Sundari Bala Roy, the widow of Pratap Chandra Roy, wrote elsewhere,

     " Some said it was impossible, some said it was offensive to Hindu religion. When my husband approached Pandit Iswara Chandra Vidyasagar, he laughed outright and doubted my husband's sanity

- Whence the money to come? Where could a competent translator be had having such patience, if unirofmity of style was to be secured? - was his remark.  Now that the works have been completed, alas, where are both my husband and Vidyasagar to-day?

The translation was completed and serially published in thirteen years, from 1883 AD to 1896 AD, in one hundred fascicules. Those covering first fourteen 'Parvas' were published by Pratab Chandra Roy and the last four 'Parvas' by his widow Mrs Sundari Bala Roy after his death. considering the unique nature of the undertaking, vast and difficult beyond conception  and baffling all similar attempts previously made by others both in India and abroad, Ganguli preferred public anonymity till completion...

...

Munshiram Manharlal Publishers Pvt. Ltd. 

 

 

                                           THE MAHABHARATA

                                                                 ADI PARVA

                                                                   SECTION  I

OM ! having bowed down to Narayana and Nara, the most exalted male being, and also to the goddess Saraswati, must the word Jaya be uttered.

   Ugrasrava, the son of Lomaharshana, surnamed Sauti, well-versed in the Puranas, bending with humility, one day approached the great sages of rigid vows, sitting at their ease, who had attended the twelve year's sacrifice of Saunaka, surnamed Kulapati, in the forest of Naimisha. Those ascetics, wishing to hear his wonderful narrations, presently began to address him who had thus arrived at that recluse abode of the inhabitants of the forest of Naimisha. Having been entertained with due respect by those holy men, he saluted those Munis (sages)  with joined palms, even all of them, and inquired about the progress of their ascetism. Then all the ascetics being again seated, the son of Lomaharshana humbly occupied the seat that was assigned to him. Seeing that he was comfortably seated, and recovered from fatigue, one of the Rishis beginning the conversation, asked him, 

" Whence comest thou, O lotus-eyed Sauti, and where hast thou spent the time? Tell me, who ask thee, in detail.'

     Accomplished in speech, Sauti, thus questioned, gave in the midst of that big assemblage of contemplative Munis a full and proper answer in words consonant with their mode of life.

    " Sauti said, '  I journeyd to the country venerated by the Dwijas ( twice-born) and called Samatapanchaka where formerly was fought the battle between the children of Kuru and Pandu , and all the chiefs of the land ranged on either side.

...

     "The Rishis replied,

We are desirous of hearing that history also called Bharata, the holy composition of the wonderful Vyasa, which dispelleth the fear of evil, just as it was cheerfully recited by the Rishi Vaisampayana, under the direction of Dwaipayana himself, at the snake-sacrifice of Raja Janamejaya ?

  " Sauti then said, ' Having bowed down to the primordial being Isana... I will declare the sacred thoughts of the illustrious sage Vyasa, of marvellous deeds and worshipped here by all...

...

     In this world, when it was destitute of brightness and light, and enveloped all around in total darkness, there came into being, as the primal cause of creation, a mighty egg, the one inexhaustible seed of all created beings. It is called Mahadivya, and was formed at the beginning of the Yuga, in which we are told, was the true light Brahma, the eternal one, the wonderful and inconceivable being present alike in all places; the invisible and subtile cause, whose nature partaketh of entity and non-entity.

From this egg came out the lord Pitamaha Brahma, the one only Prajapatis, viz, Manu, Vasishtha and Parameshthi; ten Prachetas, Daksha, and the seven sons of Daksha.

Then appeared the man of inconceivable nature whom all the Rishis know and so the Viswe-devas, the Adityas, the Vasus, and the twin Aswins : the Yakshas, the Sadhyas, the Pisachas, the Guhyakas, and the Pitris.

...

So the water, the heavens, the earth, the air, the sky, the points of the heavens, the years, the seasons, the months, the fortnights, called Pakshas, with day and night in due succession. And thus were produced all things which are known to mankind.

     And what is seen in the universe, whether animate or inanimate, of created things, will at the end of the world, and after the expiration of the Yuga, be again, confounded. And, at the commencement of other Yugas, all things will be renovated, and, like the various fruits of the earth, succeed each other in the due order of their seasons.

Thus continueth perpetually to revolve in the world, without beginning and without end, this wheel which causeth the destruction of all things.

The generation of Devas, in brief, was thirty-three thousands, thirty-three hundred and thirty-three.

...

   The Rishi Vyasa published this mass of knowledge in both a detailed and an abridged form. It is the wish of the learned in world to possess the details and the abridgement. Some read the Bharata beginning with the initial mantra ( invocation ),

 ...

     Then the greatly glorious Vyasa, addressing Brahma Parameshthi, said:

     " O divine Brahma, by me a poem has been composed which is greatly respected. The mystery of the Veda, and what other subjects have been explained by me; the various rituals of the Upanishads with the Angas; the compelation  of the Puranas and history formed by me and named after the three divisions of time, past, present, and future; the determination of the nature of decay, fear, disease, existence, and non-existence; a description of creeds and of the various mode of life: rule for the four castes, and the import of all the Puranas; an account of ascetism and of the duties of a religious student;

the dimensions of the sun and moon, the planets, constellations, and stars, together whith the duration of four ages; the Rik, Sama and Yajur Vedas; also the Adhyatma; the sciences called Nyaya, Orthoephy and Treatment of diseases; charity and Pasupatadharma; birth celestial and human, for particular purposes; also a description of places of pilgrimage and other holy places of rivers, mountains, forests, the ocean, of heavenly cities and the kalpas; the art of war; the different kinds of nations and languages; the nature of the manners  of the people; and the all-pervading spirit; - are these have been represented. But, after all, no writer of this work is to be found on earth."

     Brahma said: ' I know thou hast revealed the divine word, even from its first utterance, in the language of truth. Thou hast called thy present work a poem, wherefore it shall be a poem. ... Let Ganesa be thought of, O Muni, for the purpose of writing the poem '

     Sauti said, ' Brahma having thus spoken to Vyasa, retired to his own abode. Then Vyasa began to call to mind Ganesa. and Ganesa, obviator of obstacles, ready to fulfil the desires of his votaries, was no sooner thought of, than he repaired to the place where Vyasa was seated. And when he had been saluted, and was seated, Vyasa addressed him thus,

" O guide of the Ganas ! be thou the writer of the Bharata which I have formed in my imagination, and which I am about to repeat. "

" Ganesa, upon hearing this address, thus answered,

' I will become the writer of thy work, provided my pen do not for a moment cease to continue writing.'

Ganesa having signified his assent, by repeating the word Om! proceeded to write; and Vyasa began; and by way of diversion, he knit the knots of composition exceeding close;  by doing which, he dictated this work according to his engagement.

 ...

     The wisdom of this work, like unto an instrument of applying collyrium, hath opened the eyes of the inquisitive world blinded by the darkness of ignorance. As the sun dispelleth the darkness, so doth the Barata by its disourses on religion, profit, pleasure and final rease, dispel the ignorance of men. As the full-moon by its light of the Sruti hath expanded the human intellect. By the lamp of historyj which destroyeth the darkness of ignorance, the whole mansion of nature is properly and completely illuminated.

     This work is a tree, of which the chapter of contents is the seed; the divisions called Pauloma and Astika are the root; the part called Sambhaba is the trunk; the books called Sabha and Aranya are the roosting perches; the books called Arani is the knitting knots; the books called Virata and Udyoga the pith ; the book named Bhishma, the main branch; the book called Drona, the leaves; the book called Karna, the fair flowers; the book named Salya, their sweet smell; the books entitled Stri and Aishika, the refreshing shade; the book called Santi, the mighty fruit; the book called Aswamedha, the immortal sap; the denominated Asramavasika, the spot where it groweth; and the book called Mausala, is an epitome of the Vedas and held in great respect by the virtuous Brahmanas. the tree of the Bharata, inexhaustible to mankind as the clouds, shall be a source of livehood to all distinguished poets."

     Sauti continued, " I will now speak of the undying flowery and fruitful productions of this tree, possessed of pure and pleasant taste, and not to be destroyed even by immortals. Formerly, the spirited and virtuous Krishna-Dwaipayana, by the injunctions of Bhishma, the wise son of Ganga and of his own mother, became the father of three boys who were like the three fires by the two wives of Vichitra-virya; and having thus raised up Dhritarashtra, Pandu and Vidura, he returned to his recluse abode to prosecute his religious exercise.

     It was not till after these were born, grown up, and departed on the supreme journey, that the great Rishi Vyasa published the Bharata in this region of mankind...

Vyasa hath fully represented the greatness of the house of Kuru, the virtuous principles of Gandhari, the wisdom of Vidura, and the constancy of Kunti. The noble Rishi hath also described the divinity of Vasudeva, the rectitude of the sons of Pandu, and the evil practices of the sons and partisans of Dhritarashtra.

Vyasa executed the compilation of the Bharata, exclusive of the episodes originally in twenty-four thousand verses; and so much only is called by the learned as the Bharata. Afterwards, he composed an epitome in one hundred and fifty verses, consisting of the introduction with the chapter of contents. This he first taught to his son Suka; and afterwards he gave it to others of his disciples who were possessed of the same qualifications. After that he executed another compilation, consisting of six hundred thousands verses. Of those, thirty hundred thousand are known in the world of the Devas; fifteen  hundred thousand in the world of the Pitris; fourteen hundred thousand among the Gandharvas, and one hundred thousand in the regions of mankind. Narada recited them to the Devas, Devala to the Pitris, and Suka published them to the Gandharvas, Yakshas, and Rakshasas ...

Yudhisthira is a vast tree, formed of religion and virtue.

Arjuna is its trunk.

Bhimasena its branches

the two sons of Madri are its full-grown fruit and flowers

its roots are Krishna, Brahma, and the Brahmanas.

PANDU, after having sudued many countries by his wisdom and prowess, took up his abode with the Munis in a certain forest as a sportsman, where he brought upon himself a very severe misfortune for having killed a stag coupling with is mate, which served as a warning for the conduct of the princes of his house as long as they lived.

Their mothers, in order that the ordinances of the law might be fulfilled, admitted as substitutes to their embraces the gods Dharma, Vayu, Sakra, and the divinities the twin Aswins. And when their offspring grew up, under the care of their two mothers, in the society of ascetics, in the midst of sacred groves and holy recluse-abodes  of religious men, they were conducted by Rishis into the presence of Dhritarashtra and his sons, following as students in the habit of Brahmacharis, having their hair tied in knots on their heads. These our pupils', said they, 'are as your sons, your brothers, and your friends; they are Pandavas' Saying this, the Munis disappeared.

When the Kauravas saw them introduced as the sons of Pandu, the distinguished class of citizens shouted exceedingly for joy.  Some, however, said, they were not the sons of Pandu; others said, they were ; while a few asked how they could be his offspring, seeing he had been so long dead.

Still on all sides voices were heard crying.' They are on all accounts welcome! Through divine Providence we behold the family of Pandu ! Let their welcome be proclaimed! ' As these acclamations ceased, the plaudits of invisible spirits, causin every point of the heavens to resound, were tremendous. There were showers of sweet-scented flowers, and the sound of shells and kettle-drums. Such were the wonders that happened on the arrival of the young princes . The joyful noise of all the citizens, in expression of their satisfaction on the occasion, was so great that it reachd the very heavens in magnifying plaudits.

     Having studied the whole of the Vedas and sundry other shastras, the Pandavas resided there, respected by all and without apprehension from any one.

     The principal men were pleased with the purity of Yudhishthira, the courage of Arjuna, the submissive attention of Kunti to her superiors, and the humility of the twins, Nakula and Sahadeva; and all the people rejoiced in their heroic virtues.

     After a while, Arjuna obtained the virgin Krishna at the swayamvara, in the midst of a concourse of Rajas, by performing a very difficult feat of archery. And from this time he became very much respected in this world among all bowmen; and in fields of battle also, like the sun, he was hard to behold by foe-men; and in fields of battle also, like the sun, he was hard to behold by foe-men. And having vanquished all the neighbouring princes and every considerable tribe, he accomplished all that was necessary for the Raja ( his eldest brother) to perform the great sacrifice called Rajasuya.

     Yudhishthira, after having, through the wise counsels of Vasudeva and by the valour of Bhimasena and Arjuna, slain Jarasandha ( the king of Magadha) and the proud Chaidya, acquired the right to perform the grand sacrifice of Rajasuya abounding in provisions and offering and fraught with transcendent merits. And Duryodhana came to this sacrifice; and when he beheld the vast wealth of the Pandavas scattered all around, the offerings, the precious stones, gold and jewels; the wealth in cows, elephants, and horses; the curious textures, garments, and mantles; the precious shawls and furs and carpets med of the skin of the Ranku ; he was filled with envy and became exceedingly displeased. And when he beheld the hall of assembly elegantly constructed by Maya (the Asura architect) after the fashion of a celestial court, he was inflamed with rage. And having started in confusion at certain architectural deceptions within this building, he was derided by Bhimasena in the presence of Vasudeva, like one of mean descent.

     And it was represented to Dhritarashtra that his son, while partaking of various objects of enjoyment and diverse precious things, was becoming meagre, wan and pale. And Dhritarashtra, some time after, out of affection for his son, gave his consent to their playing ( with the Pandavas ) at dice. And Vasudeva coming to know of this, became exceedingly wroth. And being dissatisfied, he did nothing to prevent the disputes, but overlooked the gaming and sundry other horried unjustifiable transactions arising therefrom: and in spite of Vidura, Bhishma, Drona, and Kripa, the son of Saradwan, he made the Kshatriyas kill each other in the terrific war that ensued.'

 " And Dhritarashtra hearing the ill news of the success of the Pandavas and recollecting the resolutions of Duryodhana, Karna and Sakuni, pondered for a while and addressed to Sanjaya the following speech: -

' Attend, O Sanjaya, to all I am about to say, and it will not become thee to treat me with contempt. Thou art well-versed in the shastras, intelligent and endowed with wisdom. My inclination was never to war, nor did I delight in the destruction of my race. I made no distinction between my own children and the children of Pandu. My own sons were prone to wil-fulness and despised me because I am old. 

Blind as I am, because of my miserable plight and through paternal affection, I bore it all: I was foolish after the thoughtless Duryodhanaever growing in folly. Having been a spectator of the riches of the mighty sons of Pandu, my son was derided for his awkwardness while ascending the hall. Unable to bear it all and unable himself to overcome the sons of Pandu in the field, and though a soldier, unwilling yet to obtain good fortune by his own exertion, with the help of the king of Gandhara he concerted an unfair game at dice.

     " Hear, O Sanjaya, all that happened thereupon and came to my knowledge. And when thou hast heard all I say, recollecting everything as it fell out, thou shalt then know me for one with a prophetic eye. When I heard that Arjuna having bent the bow, had pierced the curious mark and brought it down to the ground, and bore away in triumph the maiden Krishna, in the sight of the assembled princes, then, O Sanjaya, I had no hope of success. When I heard that Subhadra of the race of Madhu had, after forcible seizure been married by Arjuna in the city of Dwaraka, and that the two heroes of the race of Vrishni ( Krishna and Balarama the brothers of Subhadra) without resenting it had entered Indraprastha as friends, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that afterwards Arjuna had vanquished the Kalakeyas and the Paulomas proud with the boon they had obtained  and which had rendered them invulnerable enven to the ceelstials, then, O Sanjaya, I had no hope of success. When  I heard that Bhima and the other sons of Pritha ( Kunti) accompanied by Vaisravana had arrived at that country which is inaccessible to man then, O Sanjaya, I had no hope of success. When I heard that my sons, guided by the counsels of Karna while on their journey of Goshayatra, had been taken prisoners by the Gandharvas and were set free By Arjuna, then, O Sanjaya I had no hope of success. When I heard that Dharma ( the god of justice) having come under the form of a Yaksha had proposed certain questions to Yudhishthira then, O Sanjaya, I had no hope of success. When I heard that my sons had failed to discover the Pandavas under their disguise while  residing with Draupadi in the dominions of Virata, then , O Sanjaya, I had no hope of success. When I heard that the principal men of my side had all been vanquished by the noble Arjuna with a single chariot while residing in the dominion of Virata, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that Bhishma the desolator of foes, killing ten thousand charioteers every day in the field of battle and that the same were accomplished by the Pandavas with joyfulness, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that Arjuna, having placed Sikhandi before himself in his chariot, had wounded Bhishma of infinite courage and invincible in battle, then, O Sanjaya, I had no hope of success. When I heard tht the aged hero Bhishma, having reduced the numbers of the race of shomaka to a few, overcome with various wounds was lying on a bed of arrows, then, O Sanjaya, I had no hope of success.  When I heard that upon Bhishma's lying on the ground with thirst for water, Arjuna, being requested, had pierced the ground and allayed his thirst, then, O Sanjaya, I had no hope of success. 

     When Bayu together with Indra and Suryya united as allies for the success of the sons of Kunti, and the beasts of prey( by their inauspicious presence) were putting us in fear, then, O Sanjaya, I had no hope of success. 

     When the wonderful warrior Drona, dispaying various mods of fight in the field, did not slay any of the superior Pandavas, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that the Maharatha Sansaptakas of our army appointed for the overthrow of Arjuna were all slain by Arjuna himself, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that our disposition of forces, impenetrable by others, and defended  by Bharadwaja himself well-armed, had been singly forced and entered by the brave son of Subhadra, then, O Sanjay, I had no hope of success.

     When I heard that our Maharathas, unable to overcome Arjuna , with jubilant faces after having jointly surrounded and slain the boy Abhimanyu, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that Arjuna had vowed the death of Saindhava and fulfilled his vow in the presence of his enemies, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

      When I heard that upon the horses of Arjuna being fatigued, Vasudeva releasing them made them drink water and bringing them back and reharnessing them continued to guide them as before, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that while his horses were fatigued, Arjuna staying in his chariot checked all his assailants, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

      When I heard that Yuyudhana of the race of Vrishni, after having thrown into confusion the army of Drona rendered unbearable in prowess owing the presence of elephants, retired to where Krishna and Arjuna were, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that Karna even though he had got Bhima within his power allowed him to escape after only addressing him in contemptuous terms and dragging him with the end of his bow, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that Drona, Kritavarma, Kripa, Karna, the son of Drona, and the valiant king of Madras (Salya) suffered Saindhava to be slain, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

     When I heard that the celestial Sakti given by Indra to Karna was by Madhava's machinations caused to be hurled upon Rakshasa Ghatotkacha of frightful countenance, then, O Sanjaya, I had no hope of success.    

C.G. Jung.

SOUVENIRS, RÊVES, PENSEES, VOYAGES.

Il nous faut toujours un point de vue hors de l'objet de nos préoccupations pour placer efficacement le levier de la critique.

Cela est tout spécialement vrai quand il s'agit de faits psychologiques, car nous y sommes naturellement impliqués, bien plus subjectivement que dans aucune autre science. Comment, en effet, pourrions-nous prendre conscience de particularités nationales, si nous n'avions jamais l'occasion de regarder du dehors notre propre nation?

Regarder du dehors signifie regarder du point de vue d'une autre nation. Pour cela, il nous faut acquérir une connaissance suffisante de l'âme collective étrangère et, dans ce processus d'assimilation, on se heurte toujours à toutes les incompatibiliés qui constituent le préjugé national et la particularité de la nation.

Tout ce qui m'irrite chez les autres peut servir ma connaissance de moi-même.

L'Europe le plus grand de nos problèmes, je ne la comprends que lorsque je vois où moi, Européen, je suis en marge du monde.

J'ai fait la connaissance de nombreux Américains et j'ai beaucoup voyagé en Amérique; c'est à ces circonstances que je dois une grande part de ma compréhension et de mes critiques à l'adresse du caractère européen; il me semble que rien n'est plus utile pour l'Européen que de regarder l'Europe du haut du toit d'un gratte-ciel.

Quand, pour la première fois, j'avais considéré le spectacle de l'Europe depuis le Sahara, du sein d'une civilisation qui est à la nôtre à peu près ce qu'est l'antiquité romaine à l'époque moderne, je compris combien j'étais enfermé et emprisonné encore, même en Amérique, dans la conscience culturelle de l'homme blanc.

A cette époque a mûri en moi le désir de pousser plus loin les comparaisons historiques en descendant jusqu'à un niveau culturel encore moins évolué.

Mon voyage suivant me conduisit, en compagnie de quelques amis américains, chez les Indiens du Nouveau-Mexique, les Pueblos, bâtisseurs de villes.Parler de "villes", c'est évidemment trop dire. En réalité il s'agit de villages. Mais leurs maisons serrées et bâties les unes au-dessus des autres , éveillent le nom " ville ", de même que leur langage et toute leur manière d'être.C'est là que j'eus pour la première fois la chance de parler à un non Européen, c'est à dire à un homme qui n'était pas de race blanche.Il était chef des Taos Pueblos, homme intelligent de quarante à cinquante ans.Il s'appelait Ochwiay Biano - " Lac des montagnes ".Je pus lui parler comme j'avais rarement encore parlé à un Européen. Evidemment il était enfermé dans son monde tout autant qu'un Européen dans le sien, mais dans quelle sorte de monde !

Parle-t-on avec un Européen, on s'enlise toujours dans le sable de ce qui est connu depuis longtemps et pourtant jamais compris, tandis que là-bas le navire flotte sur des mers étrangères et profondes.On ne sait jamais ce qui nous enchante le plus de la vue des rives nouvelles ou de la découverte de nouveaux accès  à ce qui, connu depuis toujours, est aussi presque oublié.

" Vois, disait Ochwiay Biano, comme les Blancs ont l'air cruels. Leurs lèvres sont minces, leurs nez pointus, leurs visages sont sillonnés de rides et déformés, leurs yeux ont un regard fixe, ils cherchent toujours. Que cherchent-ils ? Les Blancs ne connaissent point le repos. Nous ne savons pas ce qu'ils veulent. Nous ne les comprenons pas, nous croyons qu'ils sont fous !"

Je lui demandai pourquoi donc il pensait que les Blancs sont tous fous.

Il me rétorqua: " Ils disent qu'ils pensent avec leurs têtes."

 - "Mais naturellement ! Avec quoi donc penses-tu?" demandai-je étonné.

- "Nous pensons ici" dit-il en indiquant son coeur.

Je tombai dans une profonde réflexion.Pour la première fois de ma vie, me sembla-t-il quelqu'un m'avait donné une image du véritable homme blanc.

LA FORÊT, POUMON DE LA TERRE

FORÊT AMAZONIENNE :

Elle est habitée par 34 millions d'habitants.

Cette forêt est habitée depuis 11 000 ans.

MANAUS : 1,8 millions

BELEM : 2 millions

TROIS MILLIONS D'INDIENS:

420 tribus

60 tribus en isolement total

86 langues + 650 dialectes

TRIBU TIKUNA 40 000 personnes: réparties au BRESIL, au PERU ,en COLOMBIE.

RAONI METUKKIRE : chef indien Brésilien de la tribu KAYAPO.

Il voyage depuis 1989 pour la préservation de la forêt et des peuples indigènes.

TRESOR DE BIODIVERSITE

2, 1 millions de Km2 sont des zones protégées.

Biodiversité unique au monde.

1 quart des espèces mondiales.

30 000 espèces de plantes.

2 500 espèces de poissons.

1 500 espèces d'oiseaux

500 espèces de mammifères.

550 espèces de reptiles

2 millions d'insectes.

Depuis 1999 plus de 2 200 espèces de plantes et d'animaux ont été découvertes.

Les derniers représentants du tamarin à face noire sont incapables de nous dire si, et de quelle manière, ils perçoivent la menace d'extinction qui pèse sur eux. L'espèce fut découverte en juin 1990 par des chercheurs sur un petit îlot au large de la côte brésilienne. Une seule douzaine d'individus furent trouvés. Les derniers membres de cette espèce de singe de la taille d'un chat vivent dans des forêts côtières dont la mise en valeur touristique avance à grands pas.

On pourrait s'attendre à ce que l'extinction massive d'espèces ne soit pas un évènement qui passe inaperçu, c'est pourtant ce qui arrive. Nous ne prêtons attention ni aux voix des espèces en train de mourir ni aux myriades de formes de vie qui partagent la planète avec nous.  En particulier, ceux qui vivent en milieu urbain, loin de la nature, ont perdu toute notion quant à la fragilité des conditions environnementales qui régissent la survie de toutes les espèce sur terre, y compris la nôtre.

La crise de la biodiversité

Selon une estimation de Peter Raven, directeur des jardins botaniques du Missouri, nous sommes peut-être en train de perdre environ 100 espèces par jour. E.O. Wilson et Norman Myers évaluent à 50 le nombre d'espèces qui disparaissent quotidiennement. La grand majorité de ces disparitions survient dans les zones de la forêt tropicale. Les divergences entre ces évaluations et d'autres estimations sont le résultat de différentes hypothèses quant au nombre total d'espèces et au taux de destruction des écosystèmes. wilson reconnaît que son évaluation est prudente, car fondée sur un total de 5 millions d'espèces des forêts tropicales et un taux de déforestation de O,7% par année( des données récentes font apparaître un taux trois fois plus élevé. An dépit des divergences dans les estimations, toutes les prédictions aboutissent à la conclusion que ce qui est en train de se produire est davantageque la perte d'espèces individuelles.

Pour la première fois dans l'histoire humaine , la biodiversité est menacée dans son ensemble. Les biologistes partisans de la conservation préviennent que ces 25% de toutes les espèces à venir risquent de disparaître au cours des vingt ou trente années à venir.

SERAIT-CE LA FIN DE L'EVOLUTION NATURELLE ?

Depuis que la vie est apparue sur la terre il y a quelque quatre milliards d'années, l'extinction d'espèces a toujours été un phénomène naturel. De toutes les espèces ayant peuplé la terre à un moment ou un à un autre, seuls entre 1 et 6 pour cent existent toujours. Ainsi, certains paléontologues estiment que la durée de vie moyenne des espèces vertébrées est d'environ cinq millions d'années. Des extinction massives eurent lieu avant que l' homo sapiens n'apparaisse sur la planète; la dernière s'est produite il y a 65 millions d'années et a causé la disparition de la presque totalité du plancton  marin, de nombreuses grandes familles d'invertébrés marins et de l'ensemble des dinosaures. L'être humain est-il réellement responsable de l'extinction massive actuelle?

 Au cours des derniers 200 millions d'années, chaque siècle a vu la disparition de quelque 90 espèces dans le cadre d'un processus évolutif naturel. Simultanément, l'évolution a fait apparaître de nouvelles formes de vie qui ont plus que compensé les espèces perdues. De nos jours, le taux d'extinction est environ 40 000 fois plus élevé que ce taux "historique" en raison des activités de l'homo sapiens. Or, cette disparition massive menace non seulement de dépasser toutes les extinctions du passé, mais les conditions en ce qui concerne le développement de nouvelles espèces n'ont jamais été pires. Différents éléments, tous interconnectés, expliquent cet état de fait:

Jamais encore une seule espèce n'a influé de manière aussi déterminante sur les conditions environnementales de toute la planète. La somme des activités humaines, dont l'agriculture, le défrichement de forêts, le pacage et l'estension tentaculaire des centres urbains et industriels est telle que notre espèce consomme actuellement (1994 ) quarante pour cent de la production annuelle nette de photosynthèse de la planète. La consommation des deux cinquièmes des ressources alimentaires annuelles nettes de la planète par une seule espèce est à l'évidence incompatible avec la diversité et la stabilité biologiques.

La quasi-totalité des écosystèmes est menacée de destruction et de dégradation imputables aux humains. La perte d'écosystèmes qui jouent un rôle vital dans le processus évolutif constitue cependant un sujet de préoccupation particulièrement grave.

Cette catégorie vitale comprend les récifs coraliens, d'anciens lacs, des éco-systèmes de la zone climatique méditerranéenne, des zones de marée et, bien entendu, les forêts tropicales. Qualifiées de " centrales énergétiques de l'évolution" . Ensemble avec d'autres biomes riches en espèces, elles sont à proprement parler la matrice de la vie.

Pour la première fois, une partie importante d'espèces végétales terrestres, qui constituent la base des écosystèmes terrestres, est menacée. Les extinctions massives du passé n'ont guère affecté les plantes terrestres, mais aujourd'hui, un cinquième de toutes les espèces végétales sur terre risque de disparaître au cours des 20 années à venir. La perte d'espèces signifiera non seulement l'extinction de nombreux autres organismes, elle portera également un coup sérieux à la base des ressources sur laquelle les futurs processus évolutifs se dérouleront.

Les effets de l'influence humaine sur les processus évolutifs naturels sont à ce point dévastateurs que des biologistes de renom disent de la crise actuelle qu'elle mène non seulement à la mort d'espèces, mais qu'elle aboutit à la "fin des naissances".

PARIS

Paris est né, comme on sait, dans cette vieille île de la Cité qui a la forme d'un berceau. La grève de cette île fut sa première enceinte, la Seine son premier fossé. Paris demeura plusieurs siècles à l'état d'île, avec deux ponts, l'un au nord, l'autre au midi, et deux têtes de pont, qui étaient à la fois ses portes et ses forteresses: le Grand-Châtelet sur la rive droite, le Petit-Châtelet sur la rive gauche.

Puis, dès les rois de la première race, trop à l'étroit dans son île, et ne pouvant plus s'y retrourner, Paris passa l'eau. Alors, au-delà du Grand, au delà du Petit-Châtelet, une première enceinte de murailles et de tours commença à entamer la campagne des deux côtés de la Seine. De cette ancienne clôture il restait encore au siècle dernier quelques vestiges; aujourd'hui, il n'en reste que le souvenir, et çà et là une tradition, la porte Baudets ou Baudoyer, Porta Bagauda. 

Peu à peu le flot des maisons, toujours poussé du coeur de la ville au dehors, déborde, ronge, use et efface cette enceinte. Philippe-Auguste lui fait une nouvelle digue. Il emprisonne Paris dans une chaîne circulaire de grosses tours, hautes et solides. Pendant plus d'un siècle, les maisons se pressent, s'accumulent et haussent leur niveau dans ce bassin, comme l'eau dans un réservoir. Elles commencent à devenir profondes; elles mettent étages sur étages; elles montent les unes sur les autres; elles jaillissent en hauteur comme toute sève comprimée, et c'est à qui passera la tête au-dessus de ses voisines pour avoir un peu d'air.

La rue de plus en plus se creuse et  se rétrécit; toute place se comble et disparaît. Les maisons enfin sautent par-dessus le mur de Philippe-Auguste, et s'éparpillent joyeusement dans la plaine, sans ordre et tout de travers, comme des échappées. Là elles se carrent, se taillent des jardins dans les champs, prennent leurs aises.

Dès 1367, la ville se répand tellement dans le faubourg qu'il faut une nouvelle clôture, surtout sur la rive droite; Charles V la bâtit. Mais une ville comme Paris est dans une crue perpétuelle. Il n'y a que ces villes-là qui deviennent capitales. Ce sont des entonnoirs où  viennent aboutir tous les versants géographiques , politiques, moraux, intellectuels d'un pays, toutes les pentes naturelles d'un peuple; des puits de civilisation, pour ainsi dire, et aussi des égouts, où commerce, industrie, intelligence, population, tout ce qui est âme dans une nation, filtre et s'amasse sans cesse, goutte à goutte, siècle après siècle. L'enceinte de Charles V a donc le sort de l'enceinte de Philippe Auguste. Dès la fin du quinzième siècle, elle est enjambée, dépassée, et le faubourg court plus loin.

 Au seizième, il semble qu'elle recule à vue d'oeil et s'enfonce de plus en plus dans la vieille ville, tant une ville neuve s'épaissit au dehors. Ainsi, dès le quinzième siècle, pour nous arrêter là, Paris avait déjà usé les trois cercles contentriques de murailles qui, du temps de Julien l'Apostat, étaient pour ainsi dire, en germe dans le Grand-Châtelet et le Petit-Châtelet. La puissante ville avait fait craquer successivement ses quatre ceintures de murs, comme un enfant qui grandit et qui crève ses vêtements de l'an passé. Sous Louis XI, on voyait, par places, percer, dans cette mer de maisons, quelques groupes de tours en ruines des anciennes enceintes, comme les pitons des collines dans une inondation, comme des archipels du vieux Paris submergé sous le nouveau. 

Il y a  aujourd'hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s'éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l'Université et de la Ville.

Pose de la première pierre de la cathédrale Notre Dame de Paris : le 12 décembre mille cent soixante deux : 12.12.1162

Ce n'est cependant pas un jour dont l'histoire ait gardé souvenir que le 6 janvier 1482.

Rien de notable dans l'évènement qui mettait ainsi en branle, dès le matin , les cloches et les bourgeois de Paris.

Ce n'était ni un assaut de Picards ou de Bourguignons, ni une châsse menée en procession, ni une révolte d'écoliers dans la ville de Laas, ni une entrée de notre dit très-redouté seigneur monsieur le roi, ni même une belle pendaison de larrons et de larronnesses à la Justice de Paris. Ce n'était pas non plus la survenue, si fréquente au quinzième siècle, de quelque ambassade chamarée et empanachée. Il y avait à peine deux jours que la dernière cavalcade de ce genre, celle des ambassadeurs flamands chargés de conclure le mariage entre le dauphin et Marguerite de Flandres, avait fait son entrée à Paris, au grand ennui de M. le cardinal de Bourbon, qui, pour plaire au roi, avait dû faire bonne mine à toute cette rustique cohue de bourgmestres flamands, et les régaler, en son hôtel de Bourbon, d'une moulte belle moralité, sotie et farce, tandis qu'une pluie battante inondait à sa porte ses magnifiques tapisseries.

Le 6 janvier, ce qui mettoit en émotion tout le populaire de Paris, comme dit Jehan de Troyes, c'était la double solennité, réunie depuis un temps imméorial, du jour des Rois et de la fête des Fous.

Ce jour-là, il devait y avoir feu de joie à la Grève, plantation de mai à la chapelle de Braque, et mystère au Palais-de-Justice. Le cri en avait été fait la veille à son de trompe dans les carrefours, par les gens de M. le prévôt, en beaux hoquetons de camelot violet, avec de grandes croix blanches sur la poitrine.

La foule des bourgeois et des bourgeoises s'acheminait donc de toutes parts dès le matin, maisons et boutiques fermées, vers l'un des trois endroits désignés. Chacun avait pris parti, qui pour le feu de joie, qui pour le mai, qui pour le mystère. Il faut dire, à l'éloge de l'antique bon sens des badauds de Paris, que la plus grande partie de cette foule se dirigeait vers le feu de joie, lequel était tout à fait de saison, ou vers le mystère, qui devait être représenté dans la grande salle du Palais bien couverte et bien close; et que les curieux s'accordaient à laisser le pauvre mai mal fleuri grelotter tout seul sous le ciel de janvier, dans le cimetière de la chapelle de Braque.

Le peuple affluait surtout dans les avenues du Palais-de-Justice, parce qu'on savait que les ambassadeurs flamands, arrivés de la veille, se proposaient d'assister à la représentation du mystère et à l'élection du pape des fous, laquelle devait se faire également dans la grand'salle.

Ce n'était pas chose aisée de pénétrer ce jour-là dans cette grand'salle, réputée cependant alors la plus grande enceinte couverte qui fut au monde (il est vrai que Sauval n'avait pas encore mesuré la grande salle du château de Montargis). La place du Palais, encombrée de peuple, offrait aux curieux des fenêtres l'aspect d'une mer, dans laquelle cinq ou six rues, comme autant d'embouchures de fleuves, dégorgeaient à chaque instant de nouveaux flots de têtes. Les ondes de cette foule, sans cesse grossies, se heurtaient aux angles des maisons qui s'avançaient ça et là, comme des promontoires, dans le bassin irrégulier de la place.

Au centre de la haute façade gothique* du Palais, le grand escalier, sans relâche remonté et descendu par un double courant qui après s'être brisé sous le perron intermédiaire, s'épandait à larges vagues sur ses deux pentes latérales; le grand escalier, dis-je, ruisselait incessamment dans la place comme une cascade dans un lac. Le cri, les rires, et le trépignement de ces mille pieds faisaient un grand bruit et une grande clameur. De temps en temps, cette clameur et ce bruit redoublaient; le courant qui poussait toute cette foule vers le grand escalier rebroussait , se troublait, tourbillonnait. C'était une bourrade d'un archer, ou le cheval d'un sergent  de la prévôté qui ruait pour rétablir l'ordre; admirable tradition que la prévôté a léguée à la connétable, la connétable à la maréchaussée, et la maréchaussée à notre gendarmerie de Paris.

( * Le mot gothique, dans le sens où on l'emploie généralement, est parfaitement impropre, mais parfaitement consacré. Nous l'acceptons donc, et nous l'adoptons, comme tout le monde, pour caractériser l'architecture de la seconde moitié du moyen âge, celle dont l'ogive est le principe, qui succède à l'architecture de la première période, dont le plein-cintre est le générateur.)

Aux portes, aux fenêtres, aux lucarnes, sur les toits, fourmillaient des milliers de bonnes figures bourgeoises, calmes et honnêtes, regardant le palais, regardant la cohue, et n'en demandant pas d'avantage; car bien des gens à Paris se contentent du spectacle des spectateurs, et c'est déjà pour nous une chose très-curieuse qu'une muraille derrière laquelle il se passe quelque chose.

S'il pouvait nous être donné à nous, hommes de 1830, de nous mêler en pensée à ces Parisiens du quinzième siècle et d'entrer avec eux, tiraillés, coudoyés, culbutés, dans cette immenxe salle du Palais, si étroite le 6 janvier 1482, le spectacle ne serait ni sans intérêt ni sans charme, et nous n'aurions autour de nous que des choses si vieilles qu'elles nous sembleraient toutes neuves.

Si le lecteur y consent, nous essayerons de retrouver par la pensée l'impression qu'il eût éprouvée avec nous en franchissant le seuil de cette grand'salle au milieu de cette cohue en surcot, en hoqueton et en cotte-hardie.

Et d'abord, le bourdonnement dans les oreilles, éblouissement dans les yeux. Au-dessus de nos têtes une double ogive, lambrissée en sculptures de bois, peinte d'azur, fleurdelisée en or; sous nos pieds, un pavé alternatif de marbre blanc et noir. A quelques pas de nous, un énorme pilier, puis un autre, puis un autre; en tout sept piliers dans la longueur de la salle, soutenant au milieu de sa largeur les retombées de la double voûte. Autour des quatre premiers piliers, des boutiques de marchands, tout étincelantes de verres et de clinquants; autour des trois derniers, des bancs de bois de chêne , usés et polis par le haut-de-chausses des plaideurs et la robe des procureurs. A l'entour de la salle, le long de la haute muraille, entre les portes, entre les croisées, entre les piliers, l'interminable rangée des statues de tous les rois de France depuis Pharamond; les rois fainéants, les bras pendants et les yeux baissés; les rois vaillants et bataillards, la tête et les mains hardiment levées au ciel. Puis aux longues fenêtres ogives, des vitraux de mille couleurs; aux larges issues de la salle, de riches portes finement sculptées; et le tout, voûtes, piliers, murailles, chambranles, lambris, portes, statues, recouvert du haut en bas d'une splendide enluminure bleu et or, qui déjà un peu ternie à l'époque où nous la voyons, avait presque entiérement disparu sous la poussière et les toiles d'araignée en l'an de grâce 1549, où du Breul l'admirait encore par tradition.

Qu'on se représente maintenant cette immense salle oblongue, éclairée de la clarté blafarde d'un jour de janvier, envahie par une foule bariolée et bruyante qui dérive le long des murs et tournoie autour des sept pliers, et l'on aura déjà une idée confuse de l'ensemble du tableau, dont nous allons essayer d'indiquer plus précisément les curieux détails.

Il est certain que,si Ravaillac n'avait pas assassiné Henri IV, il n'y aurait point eu de pièces du procès de Ravaillac déposées au greffe du Palais-de-Justice; point de complices intéressés à faire dispraître lesdites pièces; partant, point d'incendiaires obligés, faute de meilleur moyen, à brûler le greffe pour brûler les pièces, et à brûler le Palais-de-Justice pour brûler le greffe; par conséquent enfin, point d'incendie de 1618. Le vieux Palais serait encore debout avec sa vieille grand salle; je pourrais dire au lecteur: " Allez la voir; "et nous serions ainsi dispensés tous deux, moi d'en faire, lui d'en lire une description telle quelle. -  Ce qui prouve cette idée neuve : que les grands évènements ont des suites incalculables.

Il est vrai qu'il serait fort possible d'abord que Ravaillac n'eût pas de complices, ensuite que ses complices, si par hasard il en avait, ne fussent pour rien dans l'incendie de 1618. Il en existe deux autres explications très-plausibles. Premièrement, la grande étoile enflammée, large d'un pied, haute d'une coudée qui tomba, comme chacun sait, du ciel sur le Palais, le 7 mars après minuit. Deuxièmement, le quatrain de Théophile:

                                                                                         Certes, ce fut un triste jeu

Quand à Paris dame Justice,

    Pour avoir mangé trop d'épice, 

Se mit tout le palais en feu.   

Quoi qu'on pense de cette triple explication politique, physique, poétique, de l'incendie du Palais-de-Justice en 1618, le fait malheureusement certain, c'est l'incendie. Il reste bien peu de chose aujourd'hui, grâce à cette catastrophe, grâce surtout aux diverses restaurations successives qui ont achevé ce qu'elle avait épargné, il reste bien peu de chose de cette première demeure des rois de France, de ce palais aîné du Louvre, déjà si vieux du temps de Philippe le Bel qu'on y cherchait les traces des magnifiques bâtiments élevés par le roi Robert et décrits par Helgadus. Presque tout a disparu.

 

The Human Cycle

The Psychology of Social Developement.

CHAPTER XVI

THE SUPRARATIONAL ULTIMATE OF LIFE

In all the higher powers of his life man may be said to be seeking, blindly enough, for God. to get at the Divine and Eternal in himself and the world and to harmonise them, to  put his being and his life in tune with the Infinite reveals itself in these parts of his nature as his concealed aim and his destiny. He sets out to arrive at his highest and largest and most perfect self, and the moment he at all touches upon it, this self in him appears to be one with some great Soul and Self of Truth and Good and Beauty in the world to which we give the name of God. To get at this as a spiritual presence is the aim of religion, to grow into harmonay with its eternal nature of light, love, strength and purity is the aim of ethics, to enjoy and mould ourselves into the harmony of its eternal beauty and delight is the aim and consummation of our aesthetic  need and nature, to know and to be according to its eternal principles of truth is the end of science and philosophy and of all our insistent drive towards knowledge. 

The Discovery of the Absolute Brahman

     The idea of transcendental Unity, Oneness, and stability behind the flux and variety of phenomenal life is the basal idea of the Upanishads : this the pivot of all Indian metaphysics, the sum and goal of our spiritual experince. To the phenomenal world around us stability and singleness seem at first to utterly alien; nothing but passes and changes, nothing but has its counterparts, contrasts, harmonised and dissident parts; and all are perpetually shifting and rearranging their relative positions and affections. Yet if one thing is certain, it is that the sum of all this change and motion is absolutely stable, fixed and unvarying, that all this heterogeneous and one. Otherwise nothing could endure, nor could there be any certainty in existence. And this unity, stability, unvarying fixity which reason demands, and ordinary experience points to is being ascertained slowly but surely by the investigations of Science. we can no longer escape from the growing conviction that however the parts may change and shift and appear to perish, yet the sum and the whole remains unchanged, undimished and imperishable; however multitudinous, mutable and mutually irreconcilable forms and compounds may be, yet the grand substratum is one, simploe and enduring; death itself is not a reality but a seeming, for what appears to be destructio, is merely tranformation and a preparation for rebirth.

                      HUBERT REEVES

         Oiseaux, merveilleux oiseaux.

                Dialogues du ciel et de la vie

    Serait-ce la fin de l'évolution naturelle?

Depuis que la vie est apparue sur terre, il y a quelque quatre milliards d'années, l'extinction d'espèces a toujours été un phénomène naturel. De toutes les espèces ayant peuplé la terre, seuls entre 1 et 6 pour cent existent toujours. Certains paléontologues estiment que la durée de vie moyenne des espèces vertébrées est d'environ 5 millions d'années.  Des extinctions massives eurent lieu avant que l' homo sapiens apparaisse sur la planète. La dernière s'est produite il y a 65  millions d'années et a causé la disparition de la presque totalité du plancton marin, de nombreuses grandes familles d'invertébrés marins et de l'ensemble des dinosaures. L'être humain est-il réellement responsable de l'extinction massive actuelle?

 Au cours des derniers  200 millions d'années, chaque siècle a vu la disparition de quelque 90  espèces dans le cadre d'un processus évolutif naturel. Simultanément, l'évolution a fait apparaître de nouvelle formes de vie qui ont plus que compensé les espèces perdues. De nos jours, le taux d'extinction est environ 40 000 fois plus élevé que ce taux " historique " en raison des activités de l'homo sapiens.

Or, cette disparition massive menace non seulement de dépasser toutes les extinctions du passé, mais les conditions en ce qui concerne le développement de nouvelles espèces n'ont jamais été pires. Différents éléments, tous interconnectés, expliquent cet état de fait.

 Jamais encore une seule espèce n'a influé de manière aussi déterminante sur les conditions environnementales de toute la planète.

" Au retour d'une expédition au Sahara, j'ai connu d'importants problèmes de santé... Les infirmières me "changent " jour et nuit. ..L'idée de la mort me devient douce. Une nuit d'insomnie, je lève les yeux vers la fenêtre et reconnais les étoiles de la Grande Ourse. Je sens monter en moi une intense émotion et m'entends dire: " Je suis en vie! ". Les yeux fixés sur la constellation, ces mots se répètent plusieurs fois dans ma tête. L'idée de la mort ne m'a plus jamais effleuré.

Il me remonte aussi à l'esprit que mon corps souffrant plonge ses racines dans la vaste étendue des espaces et des temps cosmiques. Le scintillement des étoiles aperçu par la fenêtre de ma chambre d'hôpital me rappelle la moisson d'atomes qu'elles élaborent dans leur coeur et qui jouent un rôle si important dans l'évolution de l'univers. 

L'écriture de ce livre a été largement motivée par la demande d'un éducateur spécialiste des adolescents en difficulté. Invité dans son institution au Québec, j'ai pu m'entretenir avec un groupe de jeunes gens. J'ai senti leur démobilisation profonde, voire leur désespoir*

" Vous ne sauriez imaginer à quel point vos propos sur les étoiles et le cosmos les atteignent en profondeur. Ils en parlent constamment. A travers leurs mots, on entend un désir de réveiller leur pulsion de vie atrophiée. "

A une autre occasion, un psychanalyste m'a parlé des résonances bénéfiques qu'une causerie sur l'ordre et la beauté du ciel avait fait vibrer chez des schizophrènes et de la sérénité qui en avait résulté.

Suite à ces échanges, j'ai entrepris la rédaction de ce livre:  "Oiseaux, merveilleux oiseaux" pour expliquer, à ceux sur qui la vie pèse trop lourd, à quelle merveilleuse séquence de phénomènes cosmiques ils doivent leur existence.