Des séances de yoga pour tous !

Enseignements spirituels

VIDEO :

DANSE DE SHIVA


Kuchipudi : danse dédiée à Shiva, filmée par Louise.


VIDEO : cliquez sur la flêche "lecture"
Interprétée par une danseuse de grande qualité, à Agen, invitée par l'Association AUMA. 

 

                                       

 

 Cours de yoga Agen Nérac

Shiva                                             Créateur et Destructeur des mondes.

Chacun de ses pas crée un monde. Chacun de ses pas détruit un monde qu'il créa, afin que les mondes naissent et disparaissent infiniment, rythmés par les pas de sa danse cosmique. De ses pieds, il détruit les démons asuriques et rakshasiques, afin que les consciences incarnées progressent vers la Connaissance par identité avec l'Origine de la Vie

Notre monde présent sera enveloppé dans les Ténèbres. Notre monde sera libéré des êtres humains hostiles à l'Evolution. Ces êtres malfaisants seront dissous. Ainsi sera donné plein pouvoir à la nouvelle conscience humaine supramentalisée.

Les humains incapables de s'élever dans cette Conscience Supramentale, retourneront à l'état primitif où ils vivront en harmonie avec la Nature.

"Venu de l'autre côté de l'immensité, le regard d'une divinité percera les gouffres mornes.."

L'appel à l'aventure de la conscience gagnera le coeur désillusionné de la Nature, l'obligeant à renouveler son consentement, à voir et à sentir...L'oreille fine de la Nature entendra les pas de l'Impérissable...​​​

Alors son lumineux sourire mettra le feu au silence des mondes...

La beauté de l'esprit illumine la vision humaine, transperce de sa passion et de son mystère le masque de la Matière.

" Même si la catasrophe ne peut être évitée, il reste à ceux pour qui la vie supramentale n'est pas un vain rêve, ceux qui ont la foi en sa Réalité et l'aspiration pour la réaliser...ceux qui ont entre eux le lien de la connaissance que Sri Aurobindo a donnée et la volonté de vivre selon cette connaissance, il leur reste la possibilité d'intensifier cette aspiration."  1957.

 

OBJET DU YOGA :

Sortir du cycle du karma, quitter la ronde mécanique de la Nature dans laquelle on est un instrument impuissant, pour monter à un autre plan où l'on devient un participant conscient et un agent dynamique dans l'édification d'une plus haute destinée. .

Le yoga est la pratique de la Vérité : SATYA.

Cette pratique a pour force motrice un esprit de calme ou de fervente consécration à la connaissance.

   " Yoga de la Bhagavad Gîtâ "   Sri Aurobindo

 

" C'est seulement au terme de maintes existences qu'après être entré en possession de la connaissance intégrale et l'avoir élaborée en soi-même au fil de vies nombreuses, que l'on peut enfin atteindre au Transcendant. La connaissance que le Divin est tout ce qui existe est difficile à atteindre et rares sur la terre sont les grandes âmes Mahâtma capables de Le voir aussi pleinement et d'entrer en Lui de tout leur être, dans toutes les voies de leur nature par la vaste connaissance qui englobe tout. "

SARVA-VIT  SARVA-BHAVENA. GITA II

LA SYNTHESE DES YOGA

LE PRINCIPE DU YOGA INTEGRAL

RÂJAYOGA:

Dans le Râjayoga, l'instrument choisi est le mental.

Notre mentalité ordinaire est d'abord disciplinée, purifiée et dirigée vers l'Être divin,  puis par un procédé succinct d'âsana et de prânâyâma, la force physique de notre être est immobilisée et concentrée, la force vitale est libérée et prend un mouvement rythmique ascendant que l'on peut arrêter complètement et concentrer à un degré de pouvoir plus haut ;  enfin, le mental appuyé et fortifié par cette action et cette concentration plus grandes du corps et de la vie qui sont sa base, est lui-même purifié de toute son agitation, ses émotions, ses vagues de pensée habituelles, libéré de la distraction et de la dispertion, doté d'une force de concentration supérieure et rassemblé dans une transe d'absorption.

Cette discipline atteint deux objets: l'un temporel, l'autre éternel.

Par son action concentrée, le pouvoir mental acquiert des capacités anormales

- de connaissance et de volonté réalisatrice,

- une lumière réceptrice profonde et

- une puissante lumière de radiation de pensée,

qui dépassent complètement l'étroit rayon de notre mentalité normale:

il acquiert les pouvoirs yoguiques ou occultes autour desquels on a tissé tant de mystères, qui ne sont certes pas indispensables, mais peut-être salutaires.

Mais l'objet final,

le gain de toute première importance, est que : 

- le mental, immobilisé et plongé dans une transe concentrée, peut se perdre en la conscience divine,                                 

- et l'âme devenir libre de s'unir à l'Être divin.

Tantôt Sattva l'emporte, en dominant Rajas et Tamas,

 tantôt c'est rajas qui domine sattva et tamas,

 tantôt c'est tamas qui domine sattva et rajas

Quand par toutes les portes du corps rayonne la lumière de la connaissance, on peut comprendre que sattva prédomine.

L'âme, attachée à la jouissance des guna et de leurs résultats, concentre sa conscience sur les activités inférieures et extérieures de la vie, du mental et du corps dans la Nature. Elle s'emprisonne dans leurs formes et ignorante du libre pouvoir  et du libre domaine du Purusha libérateur, elle oublie sa propre conscience plus grande, qui se tient derrière ces formes dans l'esprit.

Si nous voulons être libérés et parfaits nous devons quitter tout cela, abandonner les guna et nous élevant au-dessus, retrouver la puissance de la libre conscience spirituelle qui domine la Nature.

   YOGA DE LA BHAGAVAD GITA"                                        Sri Aurobindo 

           DE LA NATURE REELLE DE L'HOMME

Grande est l'obstination avec laquelle l'homme se cramponne à ses sens. Et pourtant, si substantiel qu'on puisse croire le monde extérieur dans lequel on vit et se meut, il arrive dans la vie des individus comme dans la vie des races un moment, où, involontairement, on se demande: " Est-ce réel? " Même celui qui ne trouve jamais un instant pour procéder à la vérification des lettres de créance que lui présentent ses sens, celui dont chaque moment est absorbé par une jouissance matérielle de quelque sorte - celui-là aussi recevra la visite de la mort, et lui aussi sera obliger de demander : "Est-ce réel?" 

La religion commence par cette question et finit par la réponse. Même dans le passé lointain, là où l'histoire est muette et impuissante à nous aider, là où les lueurs mystérieuses de la mythologie sont la seule clarté, là-bas à l'aube vacillante de la civilisation, nous trouvons que déjà on se  demandait :" Qu'advient-il de ceci? Qu'est-ce qui est réel ? "

 Une des plus poétiques des Upanishads, la Katha Upanishad, débute par cette question : "Lorsqu'un homme meurt, les gens autour de lui disputent. L'un déclare qu'il est parti pour toujours, l'autre maintient qu'il est encore vivant. Lequel a raison?" On a donné diverses réponses. Le domaine tout entier de la métaphysique, de la philosophie et de la religion est véritablement rempli des réponses diverses qui ont été faites à cette question. En même temps, on a aussi tenté d'éliminer la question, de mettre fin à l'inquiétude de l'esprit qui demande : " Qu'y a-t-il au-delà? Qu'est-ce qui est réel ?"

Mais tant que la mort subsistera, toutes les tentatives pour éluder le problème seront toujours destinées à échouer.

Nous pouvons raconter que nous ne voyons rien au-delà, que nous gardons  toutes nos espérances et toutes nos aspirations enfermées dans le moment présent, nous pouvons nous évertuer à ne rien percevoir au-delà du monde des sens, et peut-être tout ce qui est extérieur nous aide-t-il à nous maintenir dans les étroites limites de ce monde-ci. Le monde entier peut conspirer contre notre élargissement au-delà du présent. Et cependant, tant qu'il qu'il y aura la mort, la question reviendra forcément, encore et toujours :

" La mort est-elle la fin de toutes ces choses auxquelles nous nous cramponnons comme si elles étaient les plus réelles de toutes les réalités, les plus substantielles de toutes les substances?"

Le monde s'évanouit en un instant, et il n'est plus. Placé devant un précipice au-delà duquel nous apercevons l'abîme béant, infini, tout esprit, si endurci soit-il ne peut s'empêcher d'avoir un mouvement de recul et de se demander : " Est-ce réel ?"

Les espoirs de toute une existence, échafaudés petit à petit avec toutes les énergies d'un grand esprit, s'évanouissent en une seconde . Sont-ils réels? Il faut que la question reçoive une réponse. Sa force ne s'amortit jamais avec le temps; bien au contraire, elle va toujours croissant. Et puis, il y a le désir d'être heureux. Pour nous rendre heureux nous courons après toutes choses; nous poursuivons notre folle chevauchée dans le monde extérieur de nos sens.                           

 

Sauvons notre Planète !!!

Paroles d'enfants:

28/03/2019

 " Bonjour, je suis Severn Suzuki et je représente l' E.C.O. (Organisation des Enfants pour la Defense de l'Environnement). Nous sommes un groupe d'enfants canadiens âgés de 12 à 13 ans. Nous avons réuni l'argent nécessaire pour faire 8000 kms afin de vous dire, à vous, adultes, que vous devez changer votre façon de faire. En venant ici, je me bats pour mon avenir. Perdre mon avenir n'est pas la même chose que perdre des élections, ou quelques points à la Bourse. Je suis ici pour parler au nom des enfants affamés du monde entier dont les cris passent inaperçus.

Je suis ici pour parler au nom des innombrables animaux qui meurent partout sur la planète parce qu'ils n'ont plus aucun endroit où aller. J'ai peur d'aller au soleil maintenant à cause des trous dans la couche d'ozone. J'ai peur de respirer l'air car je sais quelles substances chimiques il contient ... Nous entendons parler de plantes et d'animaux qui s'éteignent tous les jours, perdus à jamais.

J'ai rêvé de voir de grands troupeaux d'animaux sauvages,des jungles, des forêts tropicales pleines d'oiseaux et de papillons. Mais aujourd'hui je me demande si ces forêts existeront toujours pour que mes enfants puissent les voir. Etiez-vous obligés de vous préoccuper de ces choses lorsque vous aviez mon âge ? Toutes ces choses se passent devant nos yeux et pourtant nous agissons comme si nous avions tout le temps souhaité et toutes les solutions.

Je suis seulement une enfant, et je n'ai pas toutes les solutions, mais j'aimerais que vous réalisiez que vous non plus ! Vous ne savez pas comment réparer les trous dans la couche d'ozone. Vous ne savez pas comment ramener le saumon dans les rivières mortes. Vous ne savez pas comment ramener à la vie des animaux désormais éteints, et vous ne savez pas ressuciter les forêts qui existaient là où maintenant il y a le désert.

Si vous ne savez pas comment réparer tout ça, s'il vous plaît, arrêtez la casse ! 

Vous pouvez être ici en tant que délégués de gouvernements, hommes d'affaires, PDG, journalistes ou politiciens, mais en réalité vous êtes des pères, mères, frères, soeurs, oncles, tantes, et vous êtes tous, sans exception, l'enfant de quelqu'un.

Je suis seulement une enfant, et pourtant je sais que nous faisons partie d'une famille forte de 4 milliards de personnes, forte de 30 millions d'espèces, et que les frontières et les gouvernements ne changeront jamais ça. Je ne suis qu'une enfant, et pourtant je sais que le problème nous concerne tous et que nous devrions agir comme un seul monde dans un seul but.

Au Canada, nous menons une vie privilégiée, avec plein de nourriture, de l'eau et un abri. Nous avons des montres, des bicyclettes, des ordinateurs, des télés, ... je pourrais continuer pendant deux jours.

Ici, au Brésil, voici ce qu'un enfant des rues nous a dit :

" J'aimerais être riche et si je l'étais, je donnerais à tous les enfants des rues, de la nourriture, des vêtements, des médicaments, un abri, de l'amour et de l'affection." Si un enfant qui n'a rien est prêt à partager, pourquoi nous, qui avons tout, sommes-nous toujours si avares ?

Le lieu où l'on naît fait une énorme différence ; je pourrais être un de ces enfants vivant dans les bidonvilles de Rio, être un enfant mourant de faim en Somalie, victime de la guerre au Moyen-Orient, ou mendiante en Inde.

Je ne suis qu'une enfant, pourtant je sais que si tout l'argent dépensé en guerres était utilisé pour trouver des réponses aux problèmes d'environnement, à en finir avec la pauvreté, à chercher des accords, quel endroit merveilleux serait la Terre ! N'oubliez pas pourquoi vous participez à ces conférences, pour qui vous le faites !

Nous sommes vos propres enfants. Vous décidez dans quel genre de monde nous sommes en train de grandir. les parents devraient pouvoir consoler leurs enfants en disant : " Tout ira bien, ce n'est pas la fin du monde, et nous faisons du mieux que nous pouvons." . Mais je ne pense pas que vous puissiez nous dire encore cela.

Sommes-nous dans votre liste de priorités ?

Mon père me dit :" Tu es ce que tu fais, pas ce que tu dis ".

Ce que vous faites me fait pleurer la nuit. Vous, les adultes, vous dites nous aimer, eh bien je vous mets au défi :

" S'il vous plaît, faites que vos actions reflètent vos paroles ! ".

POLLUTIONS MARITIMES PRINCIPAL FLEAU DU XX è SIECLE

" La terre est vivante et il appartient à chacun de la protéger, de la respecter".

Edouard Bonnefous : " L'environnement en péril " Propos recueillis par Elisabeth Zana. 2001.

Plusieurs années furent nécessaires pour que l'opinion publique commence à percevoir les enjeux de ce qui est devenu, aujourd'hui, un combat de tous les instants: l' Environnement. C'est aussi le résultat des premiers engagements d'Edouard Bonnefous.

Est-il encore possible de réconcilier l'homme avec son milieu urbain en respectant l'environnement naturel ?

Les désastres écologiques sont de plus en plus fréquents, de plus en plus gigantesques et l'homme continue de bafouer la nature que ce soit l'eau, l'air ou la terre, la rapidité des moyens contemporains de communication ne cessant de nous avertir des dangers qui nous menacent.

     " Ayant réussi dans certains domaines à dominer la nature, l'homme du XXe siècle a tendance à négliger la revanche parfois brutale, que la nature peut prendre" , écrit-il dans un de ses ouvrages. C'est ce combat, celui d'une vie attachée à la nature et à ses bienfaits que le Président Edouard Bonnefous a désiré évoquer dans les pages qui vont suivre. Dans l'espoir d'empêcher que par l'Homme devenu son prédateur " la civilisation périsse par la civilisation". Dans l'espoir de contribuer à " sauver l'espèce humaine et sauver la vie sur la terre de la catastrophe finale"

     Pour  " faire comprendre que la terre est vivante et qu'il appartient à chacun de la protéger, de la respecter ".

LA MER EN DANGER

LES POLLUTIONS MARITIMES, PRINCIPAL FLEAU DU XXè SIECLE.

E.Z. - Commençons, si vous le voulez bien, par la mer. Vous vous êtes beaucoup battu contre les pollutions maritimes, " principal fléau du XX° siècle" ?  Quelles mesures, Monsieur le Président, préconisez-vous?

E.B - Un centième des masses aquatiques de notre planète est directement utilisable par l'homme. Ce centième est de plus en plus menacé par les pollutions de toute nature et par une consommation impressionnante.

Soixante et onze pour cent de la surface du globe occupée par la mer sont régulièrement menacés par toutes les formes de pollutions qui peu à peu perturbent tout le cycle de l'eau.

Le problème est aussi vaste que les océans eux-mêmes.

Il faut comprendre que les usages industriels sont considérables:

4,6 milliards de mètres cubes en France.

Ces chiffres n'expriment pas uniquement les prélèvements nécessaires effectués dans les rivières, les fleuves et les lacs pour alimenter les machines.

Ils démontrent également le fait que les pollutions commencent avec les rejets et les déversements des eaux usées dans ces mêmes rivières, lacs et fleuves.

Ces derniers se jetant naturellement dans la mer entraînent tous les rejets dans leur sillage et provoquent des conséquences inévitables                                         sur tout le cycle de l'eau, donc de la vie terrestre.

J'ai souvent évoqué les dangers qui pèsent en particulier sur la Méditerranée.

 "Devenue l'égout des terres qui l'entourent avec l'explosion démographique des riverains, elle reçoit 37 milliards de mètres cubes de déchets urbains !"

Tout récemment, une découverte du satellite franco-américain Topex-Poséidon attirait l'attention sur une inquiétante baisse du niveau de la mer.

Opérationnel depuis 1993, ce satellite a été le premier à déceler des variations du niveau de la mer. En 1994 et en 1995, l'océan s'éleva de 1 mm chaque année,. Suivit, en 1997, une hausse inexplicable de 2 mm puis, les années suivantes l'océan revint, sans raison apparente au niveau initial observé. 

Des écarts spétaculaires ont été enregistrés, différents en fonction des mers. Pourquoi la Méditerranée s'est-elle élevée d'un centimètre par an pendant que la Mer noire monte de 3 centimètres par an et que simultanément les eaux de la Grèce sont en baisse ? Le phénomène El Niño n'est probablement pas étranger à ces nouvelles donnes, mais il n'est sûrement pas le seul.

Par exemple la mer d'Aral est partiellement asséchée.

(complétement disparue)

S'agit-il d'un incident peu spectaculaire en apparence ou d'une catastrophe écologique majeure à la suite d'un déversement excessif de pesticides?

- Dans L'Homme ou la Nature ? vous écriviez: 

" Non, la mer, par l'immensité de son volume, n'est pas une poubelle géante purificatrice."  Ne pensez-vous pas qu'aujourd'hui hélas ce soit le cas?

- J'ai fréqemment, pour ma part, dénoncé les centaines de milliers de tonnes de plomb qui gisent au fond de nos océans, sans compter les milliards de particules toxiques qui, sur terre, pénètrent peu à peu la nappe phréatique. Ainsi c'est tout le cycle de l'Environnement que j'ai souhaité préserver en dénonçant à la tribune de l'Assemblée Nationale puis au Sénat, les accidents dramatiques et les répercussions non moins dramatiques qu'entraînent les dégâts occasionnés par l'homme.

" Tous les polluants déversés en provenance des continents,

que ce soient les métaux lourds tels que le cadmium,

les hydrocarbures aromatiques polycycliques - molécules organiques cancérigènes - ou microbiotiques - virus, bactéries...                                        affectent l'environnement côtier.

La diffusion de ces polluants met en jeu les transports par les courants, les dépôts et enfouissements dans les sédiments, les transformations physiques et chimiques qui les font passer d'une forme à une autre sans amoindrir leur nocivité ..." .

La vie marine est brutalement attaquée dès lors que rejets industriels ou domestiques ne peuvent plus éviter le lent empoisonnement de l'écosystème  tout entier.

Aux déchets industriels "classiques"' sont venus s'ajouter les détergents. Aujourd'hui, leur fabrication est sous haute surveillance et la biodégradabilité un argument publicitaire de poids. Cependant, ils participent à la réduction du pouvoir épurateur du milieu marin auquel il convient d'ajouter les nombreux pesticides encore employés dans l'agriculture. L'énorme gaspillage créé par certaines techniques d'irrigation massive qu'il conviendrait de supprimer vient augmenter les risques constants de désastre écologique.

    

 

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 Cours de yoga Agen Nérac

Le YOGA est la pratique de SATYA la VERITE !!

Le yoga est la pratique de la vérité dont la connaissance donne la vision,

et cette pratique a pour force motrice un esprit de dévotion illuminée, de calme,

ou de fervente consécration à Cela que la connaissance voit comme étant le Suprême.

Asatya (destruction de la Vérité.) produit un destin néfaste.

Satya (Vérité) protège la destinée. 

Sri Aurobindo

PERFECTION DE L'EGALITE

Un coeur libre est un coeur délivré des rafales et de l'orage des affections et des passions; les assauts du chagrin de la colère, de la haine, de la peur, l'inégalité de l'amour, le trouble de la joie, l'angoisse de la douleur, quittent le coeur égal et le laissent large, calme, apaisé, lumineux, divin.

Ces choses ne sont pas obligatoires pour la nature essentielle de notre être, ce sont des créations de la fabrique  actuelle de notre nature extérieure active, mentale et vitale, et ses transactions avec l'entourage.

C'est le sens de l'ego qui est responsable de ces aberrations, il nous pousse à agir comme des êtres séparés qui font de leurs exigences et de leurs expériences  isolées le critère des valeurs de l'univers.

Quand nous vivons en unité avec le Divin en nous-mêmes et avec l'esprit de l'univers, ces imperfections nous quittent et disparaissent dans la calme puissance et la félicité égale de l'existence spirituelle intérieure. 

Toujours, cette existence est là, au-dedans de nous, et elle transforme les contacts extérieurs avant qu'ils ne la touchent, elle les fait passer par une âme subliminale, psychique en nous qui est l'instrument caché de sa félicité d'être.

Par l'égalité du coeur, nous échappons à cette âme de désir troublée qui règne à la surface, nous ouvrons les portes de cet être plus profond, nous ramenons  ses réponses et imposons leurs vraies valeurs divines à tout ce qui sollicite notre être émotif.

 Le résultat de cette perfection est un coeur de sentiments spirituels, libre, heureux, égal, qui embrasse tout.

SYNTHESE DES YOGA

Prière des arbres et des fleurs

Entrez en communion avec la Nature

vous sentirez s'élever l'aspiration d'un amour intense.
 

 Cours de yoga Agen Nérac

2 juin 1929

« Quel rapport y a-t-il entre l'amour humain et l'amour divin? L'amour humain est-il un obstacle à l'amour divin?

Ou la capacité d'aimer humainement n'est-elle pas un indice de la capacité d'amour?

De grandes figures spirituelles, telles que le Christ, Ramakrishna et Vivékananda n'avaient-elles pas une nature remarquablement aimante et affectueuse?»

L'amour est une des grandes forces universelles.

Cette course à l'amour de tous les êtres,

cet irrésistible élan,

cette recherche du cœur du monde

et de tous les cœurs,

sont le résultat de l'impulsion donnée par l'amour divin caché derrière les passions humaines.

Il touche des millions d'instruments, essayant toujours, toujours déçu;

mais par ce contact constant, les instruments sont préparés,

et soudain, un jour, s'éveillera en eux la capacité du don de soi, la capacité d'aimer.

Le mouvement de l'amour n'est pas limité aux êtres humains,

et peut-être est-il moins déformé en d'autres mondes

que dans le leur.

Prière des arbres et des fleurs

Regardez les fleurs, regardez les arbres. Au soleil couchant, quand tout devient silencieux, asseyez-vous un moment sous les arbres et entrez en communion avec la Nature; vous sentirez s'élever de la terre, des racines les plus profondes des arbres, pour monter à travers les fibres jusqu'aux branches qui s'étendent le plus haut, l'aspiration d'un amour et d'un besoin intenses, le besoin de quelque chose qui apporte la lumière et donne le bonheur, de la clarté qui est partie et dont le retour est imploré.

Cela monte comme une action de grâces où la gratitude la plus vibrante s'unit à la plus fervente prière.

Cet élan est si pur et si spontané que si vous pouvez vous mettre en rapport avec ce mouvement dans les arbres, votre propre être aussi s'élèvera dans une ardente invocation à la paix, la lumière et l'amour qui ne sont pas encore manifestés ici.

Le végétarisme repose sur la volonté de s'abstenir de nuire aux formes de vie les plus conscientes afin de satisfaire l'estomac.

Au Bengale lorsque l'on s'apprête à abattre un animal pour le consommer, les gens s'écrient:

" Ne le tuez pas c'est un Jîva de  Krishna !!"
 

 Cours de yoga Agen Nérac

MAHABHARATA

The Mahabharata is not a mere epic; it is a romance, telling the tale of heroic men and women and of some who were divine.

It is a whole literature in itself, containing a code of life, a philosophy  of social and ethical relations, and speculative thought on human problems that is fard to rival; but, above aoo, it has for its core the Gita, which is, as the world is beginning to find out, the noblest of scriptures and the grandes of sagas the climax of which is reached in the wondrous Apocalypse in the Eleventh Canto. Through such books alone, the harmonies underlying true culture, I am convinced, will one day reconcile the disorders of modern life."

To an English reader, this volume will bring home the validity of the comment made by generations of Indian authors that." What is not there is nowhere to be found ".

Smt. Subramaniam's style is lucid and expressive. At places, it reads not as a summary, but the original.

Smt. Subramaniam has rendered great service to the English-knowing public which has neither the time nor the ability to read the original.

I congratulate her on the conscientious labour that she has put in in preparing this volume.

BOMBAY: May 26, 1965.                                                        K.M. MUNSHI

 

 MAHABHARATA  

        CHAPTER 1

     ON THE BANKS OF

         THE   GANGA

The king had always been fond of hunting. 

It was a passion with him. He had reached the banks of the river Ganga.

It was there, he saw her. She was like a vision. There she stood, her skin glowing like gold. Her eyes were large and lustrous: and her hair which she was combing with her fingers was long, looking like the proverbial Rahu trying to envelop the moon. He stood rooted to the spot drinking her with his eyes. It seemed to him that a nymph from the high heavens had descended on the earth to feast his eyes and only his eyes.

He approached her. She turned on hearing the noise and looked at him.  A blush suffused her face which became downcast. A smile hovered on her lips.

Her toe was tracing patterns on the ground below and her fingers, which were like ivory sticks, twined and untiwined the strands of her dark hair. A moment later she lifted her eyes and looked at him.

He knew then that she cared for him.

     He went near her. He took her reluctant hand in his and said: " You are so very beautiful. I want you to be mine. I am Santanu, the king of Hastinapura. I love you. I cannot live without you". She smiled and said: " The moment I looked at you I knew that I had to be yours. I will be your queen. But there is a condition. You must not cross me in anything at any time. The moment you displease me I will go away from you never to return". " So be it ", said the love-monarch and led her to the city.

     She was to him, the ideal wife: a companion in every sense of the word. She pleased him immensely with her charm, her beauty, her sweet words and her many good qualities. He lost count of time when he was with her. She was called Ganga.

Days passed by: months too. Ganga bore the king a son. His joy was immense. At last, a son and heir had been born to adorn the time-honoured throne of the great Pauravas. He hastened to the queen's chambers. He was told that she was not there. He heard that she had hurried to the banks of the river Ganga with the new-born child clasped in her arms. He could not understand. He hurried to the river bank. There his horrified eyes saw a scene which he could never blot out from the tablets of his memory. Ganga, his dear beloved Ganga, had just flung the new-born child into the river. There was a look on her face which teased him for days together. she looked as though a great load was off her mind. He wanted to ask her. But he could not. He remembered the promise he had given her: that he would never, never cross her and diplease her.

     It happened again a year later. And again! And again ! Seven of the king's sons were thrown into the river by Ganga. The king was silent. Love, they say, is blind. But no. It is an extra eye which sees only the good in the beloved, blind to all the other faults. Ganga meant his very life to the king. But then the desire for an heir was just as powerful. He knew no peace. A year passed thus. The eighth child was born. Ganga rushed to the river with the child clasped in her arms. The king was speechless with grief and anger. He rushed behind her. He held her back. He spoke harshly to her for the first time. He said:

" What inhuman act is this? I cannot bear it any longer. I cannot see all my sons distroyed like this. Why do you do it? How can a mother, or anyone for that matter, break the stem of a flower ere yet it blooms? Please give me this one son. I cannot keep silent any longer".

     There was a strange smile on the lips of Ganga. It was sad and it was happy too. She spoke very gently to the king. She said:

     " My lord, the time has come when I must leave you. You have broken your promise. I must hurry away from here. This child of ours will live. I will take him with me and give him back to you when the time comes. I will call him Devavrata. His other name will be Gangeya".

     The king was numb with woe. He could not follow all that she was saying. Heknew only this: the woman who meant everything to him was about to leave him for ever. And all because he had asked her not to kill his eighth son.

     He looked at her with mute appeal in his eyes. Words came to his lips.

" Why do you do this to me?  Can you not see that my life is bound up in you and that I cannot live without you? You cannot abandon me and go away ! Ganga you loved me once. In the name of that love I implore you, do not leave me and go away".

 

    

Vyasa said :

" Terrible, dreadful times are in store for the House of the Kurus. 

Sin will prevail There will be nothing but annihilation. 

PREFACE
My aim, is to bring out the dramatic significance of the many scenes.

Wherever the situation was worth some trouble, I have taken the trouble and added a few touches, a few thoughts of my own, to enhance the dramatic value of the situation.

But I have been faithful to the original throughout...

If, after reading the book, a few at least will read the epic in the original, my desire will be fulfilled.

May I say that my book is just a guide into
the vast ocean called the Mahabharata.

 Kamala Subramaniam

FOREWORD
Smt Kamala Subramaniam has attempted not only a summary of the great and wonderful epic, MAHÂBHÂRATA, but has also brought out the magic of its human interest and spiritual profundity. To quote what I wrote about Mahâbhârata in 1951:

«The Mahâbhârata is not a mere epic; it is a romance, telling the tale of heroic men and women and of some who were divine; it is a whole literature in itself, containing a code of life, a philosophy of social and ethical relations, and speculative thought on human problems that is hard to rival; but above all, it has for its core the Gita,
which is, as the world is beginning to find out, the noblest of scriptures and the grandest of sagas the climax of which is reached in the wondrous Apocalypse in the Eleventh Canto. Through such books alone, the harmonies underlying true culture, I am convinced, will one day reconcile the disorders of modern life.»

To an English reader, this will bring home the validity of the
comment made by generations of Indian authors that:

«What is not there is nowhere to be found.»

Smt. Subramaniam's style is lucid and expressive. At places, it reads not as a summary, but the original. 

Smt. Subramaniam has rendered great service to the English-knowing public which has neither the time nor the ability to read the original.I congratulate her on the conscientious labour that she has put in preparing this volume.

K.M. Munshi Bombay 

The Rishis said:

Then comes the third parva called Aranyaka (relating to the forest) 

The entrance of the sons of Pandu into the romantic Dwaita wood. 

Conversation of Bhima, Yudhishthira, and Draupadi. The coming of Vyasa to the Pandavas and his endowing Yudhishthira with the power of Pratismriti.

After the departure of Vyasa, the removal of the Pandavas to the forest of Kamayaka.

The wanderings of Arjuna of immeasurable prowess in search of weapons ; his battle with Mahadeva in the guise of a hunter. His journey to the regions of Indra for arms and the consequent anxiety of Dhritarashtra. The acquirement by Yudhishthira of the mysteries of dice from the great sage Brithadaswa. Then the arrival of the Rishi Lomasa from the heavens to where the Pandavas were, and the receipt by these high-souled dwellers in the woods of the intelligence brought by the Rishi of their brother Arjuna staying in the heavens.

The pilgrimage of the Pandavas to the various sacred spots in accordance
with the message of Arjuna, and their attainment of great merit and virtue consequent on such pilgrimage. Then the pilgrimage of the high-souled Pandavas. Here is the deprivation of Karna of his ear-rings by Indra.Then the presentation to Karna by the gratified Indra of a Sakti missile weapon which had the virtue of killing only one person against whom it might be hurled.

Then the story of Su-Kanya in which Chyavana, the son of Bhrigu, made the twins, Aswinis, drink, at the sacricifice of king Saryati, the Soma juice (from which they had been excluded by the other gods), and in which besides is shown how Chyavana himself acquired perpetual youth (as a boon from the grateful Aswinis).Then the story called Aranya in which Dharma (the god of justice) gave advice to his son Yudhisthira.These are all included in the third Parva called Aranyaka, consisting of two hundred and sixty-nine sections. The number of slokas is eleven thousand, six hundred and sixty-four.
THE MAHABHARATA -24-KRISHNA-DWAIPAYANA VYASA

 

 

 

 

 

 

 

Universal consciousness and universal force are one.

" I the knower am the consciousness which knows"

Cosmic force is the operation of cosmic consciousness.

"The Life Divine" chapter XV

The Supreme Truth-Consciousness

Ce que Sri Aurobindo est venu accomplir, d'autres poètes, les Rishis védiques, l'avaient annoncé il y a des milliers d'années, dans la pré-histoire:

Tissez une oeuvre inviolable,

devenez l'être humain, créez la race divine...

Ô voyants de la Vérité,

aiguisez les lances lumineuses,

frayez la voie vers cela qui est Immortel;

connaisseurs des étendues secrètes,

formez les degrés par lesquels

les dieux atteignirent à l'immortalité.

Rig-Véda X

 Cours de yoga Agen Nérac

« I the knower am the consciousness which knows...»

But the Supermind possesses and acts always, fundamentally, on this truth of unity which to the mind is only secondary or acquired possession and not the very grain of its seeing.

Supermind sees the universe and its contents as itself in a single indivisible act of knowledge, and act which is its life, which is the very movement of its self-existence.

Therefore this comprehensive divine consciousness in its aspect of Will does not so much guide or govern the development of cosmic life as consummate it in itself
by an act of power which is inseparable from the act of knowledge and from the movement of self-existence, is indeed one and the same act.

For we have seen that universal force and universal consciousness are one,

cosmic force is the operation of cosmic consciousness.

So also divine Knowledge and divine Will are one,

they are the same fundamental movement or act of existence.

This indivisibility of the comprehensive Supermind which contains all multiplicity without derogating from its own unity, is a truth upon which we have always to insist, if we are to understand the cosmos and get rid of the initial error of our analytic mentality.

A tree evolves out of the seed in which it is already contained, the seed out of the tree; a fixed law, an invariable process reigns in the permanence of the form of manifestation which we call a tree.

The mind regards this phenomenon, this birth, life and reproduction of a tree, as thing in itself and on that basis studies,classes and explains it.

It explains the tree by the seed, the seed by the tree ;

 it declares a law of Nature. But it has explained nothing; it has only analysed and recorded the process of a mystery.

Supposing even that it comes to perceive a secret conscious force as the soul, the real being of this form and the rest as merely a settled operation and manifestation of that force,
still it tends to regard the form as a separate existence with its separate law of nature and process of development.

In the animal and in man with his conscious mentality this separate tendency of the Mind induces it to regard itself also as a separate existence, the conscious subject, and other forms as separate existence, the conscious subject, and other forms as separate objects of its mentality.

This useful arrangement, necessary to life and the first basis of all its practice, is accepted by the mind as an actual fact and thence proceeds all the error of the ego.

VEDIC SYMBOLISM

PROFESSOR SATYA PRAKASHSINGH

Senior Fellow and In-charge, Vedic Resarch Centre,            New Delhi.

Formerly Professor of Sanskrit and Dean, Faculty of Arts, Aligarh Muslim University, Aligarh.

Maharshi Sandipani Rashtriya Veda Vidya Pratishtan

                              New Delhi

Dedicated to Rishis who discovered the Supreme Light                       and gave the message of immortality.

 

That the Vedic language is symbolic has been recognised throughout the long history of development of the Vedic knowledge. The Vedic symbolism continued to be used to a considerable degree in the Upanishads. The spirit of symbolism is constantly alive in the Puranic and Tantric literature. Vaishnavite poetry, too, bristles in symbolism. The important question, however, pertains to values of symbols used in this great Vedic tradition, and these values can be meaningfully uncovered only if the symbols used in the Veda are correctly unveiled. This is a very difficult task, particularly because we are today very much removed from the modes of Vedic thought, while preponderance of the ritualistic interpretation of the Veda has tended to weaken our occult and spiritual sensibility, which is of supreme importance for getting to the heart of the Vedi hymns and their symbolism. 

Vamadeva, whom the fourth mandala of the Rigveda is devoted to, declares that Vedic words are secret words and reveal themselves only to seers. These secret words are, however, not entirely secret, and the veil that they cast is not always thick; their transparency is often decipherable, and in the hands of the seers they reveal their secret, just as

-- to use the Vedic expression ---, the woman reveals herself to her husband. It is because of this reason that the task of unveiling the secrecy of the Vedic symbolism is not as impossible as it might seem. Nonethe less, the task is very difficult and painstaking labour has to be coupled with occult and spiritual sensibility.

 

 

 

LE VEDA ET LA DESTINEE HUMAINE

Il y a un Secret,

toutes les traditions en témoignent,

qu'il s'agisse des Rishis

ou des Mages de l'Iran,

des prêtres de Chaldée

ou de Memphis

ou du Yucatan,

des hiérophantes d' Eleusis

ou de nos Celtes.

Nous avons oublié. Nous avons perdu le Mot.

" J'ai perçu la Loi

Le Vrai, le Vaste

D'où nous étions venus et que nous sommes.

J'ai entendu les âges passés

Murmurer leur histoire, et j'ai su le Mot. "

Collected Poems. V. 303

 

                                       *****                                        
Kena Upanishad

The Upanishad reversing the usual order of our logical thought which would put Mind and Sense first or Life first and Speech last as a subordinate function, begins its negative description of Brahman with an explanation of the very striking phrase, Speech of our speech. And we can see that it means a Speech beyond ours,an absolute expression of which human language is only a shadow and as if an artificial counterfeit. Continually, in studying the Upanishads, we have to divest ourselves of modern notions and to realise as closely as possible the associations that lay behind the early Vedantic use of words. 

We must recollect that in the Vedic system the Word was the creatrix ; 

by the Word Brahma creates the forms of the universe. Moreover, human speech at its highest merely attempts to recover by revelation and inspiration

an absolute expression of Truth which already exists in the Infinite above our power of mental construction.             All creation is expression by the Word. 5– 169

The rooted and fundamental conception of Vedanta is that there exists somewhere, could we but find it,available to experience or self-revelation,if denied to intellectual research,a single truth comprehensive and universal in the light of which the whole of existence would stand revealed and explained both in its nature and in its end. This universal existence, for all its multitude of objects and its diversity of forces, is one in substance and origin ; and there is an unknown quantity, X or Brahman to which it can be reduced,for from that it started and in and by that it still exists. This unknown quantity is called Brahman.

THE UPANISHADS
Comprising six Upanishads namely the Isha, Kena, Katha, Mundaka, Prashna, Mandukya." Svalpamapyasa dharmasya trãyate mahato bhayãt" Bhagavad Gita. Even a little bit of this Law delivereth one out of great fear. "Que ch'ella par quando un poco sorride, Non si po dicer né tenere a mente, Siè novo miracolo e gentile." Dante.

What she appears when she smiles a little, cannot be spoken of, neither can the mind lay hold on it,​​​​​ It is so sweet and strange and sublime a miracle.                                             (First page, typewritten by Sri Aurobindo of the manuscript containing the above Upanishads.)

The phrase from the Rig Veda -Rta-cit means the consciousness of essential truth of being (satyam), of ordered truth of active being (Rtam) and the vast self-awareness ( Brhat) in which alone this consciousness is possible. By the Names of the Lord and hers they shaped and measured the force of the Mother of Light; wearing might after might of that Force as a robe.The lords of Maya shaped out Form in this being.The Masters of Maya shaped all by the Fathers who have divine vision set Him within as a child that is to be born. RigVeda III.38.7; IX          

The Sanskrit aesthetic term, rasa, means at once sap or essence of a thing and its taste.That universal attitude through which one Soul sees harmony and beauty.The full liberation can come to us only by the universal detachment from all things. In the aesthetic reception of things as represented by Art and Poetry... we enjoy there the Rasa or taste of the sorrowful, the terrible, even the horrible or repellent* ;

(* so termed in Sanskrit Rhetoric, the karuna, bhayânaka and bibhatsa Rasas)

and the reason is because we are detached, disinterested, not thinking of ourselves or of self-defence ( jugupsã) but only of the thing and its essence. 

The triple vibration of pleasure, pain, indifference...

The nervous being in us is accustomed to a certain fixedness, a false impression of absoluteness in things.

The inner mental being is master, if he wills, of the nerves and the body. The world is from the point of view of the individual a play and complex shock of multitudinous forces.

Pain is in the nature of a nervous and physical recoil
from a dangerous or harmful contact ; it is a part of what the Upanishad calls jugupsã...the destined conquest of the soul over subject on to Matter and egoistic limitation in Mind.

"For who could live or breathe if there were not this delight of existence as the ether in which we dwelt ? 

From Delight all these beings are born, by Delight they exist and grow, to Delight they return."

Taittirya Upanishad.

Who created or why or whence was created that moral evil which entails the punishment of pain and suffering ?

Sachchidananda of the Vedanta is one existence without a second.

The ethical impulse and attitude...

Material Nature is not ethical.

Animal or vital Nature is also non-ethical.

Self-blame and self-condemnation are the beginning of true ethics.

La partie de notre nature dont nous sommes normalement conscients à l'état de veille est notre personnalité de surface, constituée du corps, du vital (superficiel). 

Mais, derrière cette conscience superficielle existe une conscience plus profonde, beaucoup plus vaste et plus puissante.

Cette conscience cachée nous influence et nous gouverne à notre insu.

 Le subconscient contient, en puissance, toutes les réactions primitives de la vie ; il conserve l'impression de nos expériences passées.

Il les contient et il les conserve, non comme des perceptions, des réactions, des souvenirs, des pensées, mais comme la substance fluide de ces choses, comme des impressions à la fois obscures et obstinées.

 Ces impressions peuvent à tout moment remonter sous forme de rêves, de répétitions mécaniques, de complexes, qui explosent en actions ou en évènements.  

"Hanuman ou le chemin du vent"

    contes et légendes de l'Inde

 

Véhicules aériens emmenés par des lions ou des serpents. Agni le feu emportant les prières et les offrandes des hommes.

Dans l'épopée du Ramayana, Hanuman, le Dieu-Singe, fils de Vayu, est le messager fidèle du roi Rama, l'idéal de la dévotion la plus ardente.

 Cours de yoga Agen Nérac

Tel l'Aigle Divin, Hanuman parcourait le chemin du vent, région fréquentée par les oiseaux et des musiciens célestes, où passaient souvent, comme des météores, les véhicules aériens emmenés par des lions ou des serpents. Parfois c'était Indra qu'il apercevait, monté sur son éléphant blanc, parfois c'étaient de pures âmes, brillantes et dures comme le diamant. Et puis il y avait aussi Agni, le feu, qui, emportant avec lui les prières et les offrandes des hommes, traversait ces régions pour monter jusqu'aux êtres de lumière.

On voit ainsi qu'en Hanuman se combinent deux éléments majeurs de la recherche spirituelle indienne : Shakti et Bhakti puissance et amour mystique. Les extraits présentés ici tentent de mettre en lumière ces deux aspects complémentaires du personnage de Hanuman.

" Hanuman ou le chemin du Vent "

Finalement Rama tuera le Démon-à-Dix-Têtes et, accompagné de Sita, regagnera son royaume pour y être enfin couronné. Valmiki raconte que lorsque les singes prirent congé du roi et de la reine, Hanuman s'approcha humblement de Rama et lui fit cette seule demande:

" Faites que mon amour pour vous soit constant, faites que ma dévotion ne s'adresse qu'à vous seul et permettez que j'écoute sans cesse l'histoire de votre vie !"

Sita retira de son cou un collier de perles que lui avait offert Rama et le passa au cou de Hanuman. Le fils du Vent, orné de ce bijou, scintillait " Comme le sommet d'une montagne auréolée des rayons de la lune ". Le roi Rama le serra contre son coeur et lui promit :

" Aussi longtemps que mon Histoire sera contée, Ô Prince des Singes,  la vie ne quittera point ton corps, et la gloire t'accompagnera."

Encore aujourd'hui on dit en Inde que partout où est racontée l'histoire du Ramayana, il faut laisser une place vide pour Hanuman, car infailliblement celui-ci se joindra à l'assemblée et, invisible, les mains jointes, le visage extatique de bonheur, des larmes roulant sur ses joues, il écoutera ce récit comme il l'a déjà fait depuis des milliers et des milliers d'années, absorbant  chacune des paroles avec délice, vibrant de concentration et d'adoration, jamais rassasié d'entendre prononcer le nom de Rama.   (Contes et Légendes de l'Inde)

L'univers est comme un cercle. On le représente par le serpent qui se mord la queue. Cela signifie que la hauteur suprême touche la Matière la plus matérielle, sans intermédiaire. La hauteur la plus haute touche la profondeur la plus profonde.

" Il faut préserver les forêts et la vie sauvage."

As the tree grows by a subconscient or inconscient assimilation and of an action of sun and rain and wind and absorption of earth-elements,

so the being grows by a subliminal or intra-conscient assimilation and absorption of its results of past becoming and an out-put of potentialities of future becoming.

Rebirth Vol XIX -819-

 Les animaux sont beaucoup plus proches des humains qu'on ne le suppose.Ils ont autant d'intelligence que les humains, la différence c'est qu'ils n'ont pas développé le mental.

Sri Aurobindo janvier 1939. «A l'écoute du monde animal»

Réflexions sur le destin des animaux et la communication avec les règnes non humains.

Boris Cyrulnik
Dans son ouvrage particulièrement documenté, «La fabuleuse aventure des hommes et des animaux», Boris Cyrulnik note que, dès le paléolithique, les animaux représentés par les peintures «se situent dans l'espace intermédiaire entre la proximité de soi et l'infini de l'au-delà... Comme pour nos œuvres d'art et nos premières sépultures,ils sont devenus les représentations vivantes d'un monde impossible à percevoir réellement et pourtant éprouvé.Ils ont incarné l'imagerie de l'angoisse,de la mysticité et de la métaphysique. En devenant les représentants des dieux et plus simplement en les dessinant,ils nous ont aidés à nous faire une image de nous-mêmes et à nous distinguer.( livre cité pp 52 et 53)

Pionnier de l'éthologie (science des comportements) en France, il note que nous partageons avec les animaux tout un héritage biologique et comportemental :c'est en les observant que nous comprenons et repensons notre place dans le monde. C'est ainsi que dans de nombreuses cultures, un échange s'instaure entre l'homme et l'animal, l'un venant peupler l'imaginaire de l'autre. Cette dimension est particulièrement présente lorsqu'il s'agit de la mort et de son au-delà. L'idée selon laquelle les animaux pourraient accompagner les défunts dans leur "voyage" a sans doute permis aux hommes de lutter contre l'angoisse de la mort.             

Boris Cyrulnik dit qu'à l'époque paléolithique entre 100 000 et 35 000 ans avant J C, on a découvert des corps enterrés dans une mise en scène funéraire ; ils étaient alignés,entourés d'armes, de bijoux et d'outils sculptés de formes animales. De nombreuses traditions associent le chien au monde de la mort. Dans l'antiquité Cerbère en Grèce était un chien à trois têtes et veillait sur l'Achéron: fleuve conduisant aux enfers. Il a son correspondant chez les Aztèques et en Chine. En Égypte, Anubis le dieu des morts a une tête de chien et préside à la momification qui prépare les corps à l'éternité. Incontestablement, les animaux ont aidé les hommesà percer le mystère du monde et à exprimer leurs croyances. 

France Inter :7/03/2015 "Réduisez votre consommation de viande... Les animaux sont découpés vivants!" Lu dans un communiqué 9/ 03/ 2015: Des animaux sont transportés pendant des milliers de Kilomètres, par terre et par mer, pour être égorgés sans étourdissement. Communiqué 02/06/2015 :" La fin de vie des animaux d'élevage, cachée derrière les murs des abattoirs, est le moment où ces animaux sont le plus vulnérables, et ont le plus besoin d'être protégés contre les abus, la cruauté, la négligence. "

Mahabalipuram fresque dans le rocher. Cette scène représente la vache sacrée de l'Inde. Elle illustre le principe de "ahimsa" la non violence.

Toute la Vie est un Yoga.

Essentiellement, le yoga est une nouvelle naissance. C'est une sortie de la vie ordinaire de l'être humain - la vie matérielle mentalisée - et une naissance à une conscience spirituelle plus haute, à un être plus vaste et plus divin.

Aucun yoga ne peut être entrepris ni poursuivi avec succès sans un puissant éveil à la nécessité d'une existence spirituelle plus large. L'âme appelée à ce vaste et profond changement peut arriver par divers chemins au point de départ initial. Elle peut y parvenir par son propre développement naturel qui inconsciemment la conduisait à l'éveil ; elle peut y parvenir par son propre développement naturel qui inconsciemment la conduisait à l'éveil; elle peut y arriver sous l'influence d'une religion ou attirée par une philosophie; elle peut s'en approcher par une lente illumination ou y toucher d'un bond par un contact ou un choc soudains; elle peut y être poussée ou conduite sous la presion des circonstances extérieures ou par une nécessité intérieure, par un seul mot qui rompt les sceaux du mental ou par de longues réflexions, par l'exemple éloigné de celui qui a parcouru le chemin ou par une influence et un contact quotidiens. Suivant la nature et les conditions de chacun, l'appel viendra.  


Nous appelons " Nature" la vérité spirituelle de notre être.

" Toute la Vie est un Yoga " .

Synthèse des Yoga.

" Yoga de la Perfection de Soi"

Chapitre XVI : La Shakti Divine

" Il se pourrait bien que la poussée évolutive procède à un changement des organes eux-mêmes et de leur fonctionnement matériel et leur usage, et que la nécessité de leur emploi, ou même de leur existence, soit ainsi grandement diminuée. Les centres du corps subtil, soûkshma sharirâ, dont on deviendrait conscient au point de percevoir tout ce qui se passe dans le corps subtil, déverseraient leurs énergies dans les nerfs, les plexus, les tissus matériels, et irradieraient le corps matériel tout entier. 

Dans cette nouvelle existence, toute la vie physique et ses indispensables activités pourraient être maintenues et actionnées par ces instruments supérieurs , et ceci d'une manière plus libre et plus ample, et par une méthode moins encombrante et moins restrictive.

Ce changement pourrait aller si loin que les organes eux-mêmes pourraient cesser d'être indispensables et que l'on pourrait même sentir qu'ils sont trop obstructifs: la force centrale aurait de moins en moins recours à eux et finalement rejetterait complètement leur usage. Si ceci se produisait, ils pourraient dépérir par atrophie, être réduits à un minimum insignifiant, ou même disparaître. La force centrale pourrait les remplacer par des organes subtils d'un caractère tout différent, ou si quelque agent matériel était nécessaire, par des instruments qui seraient des formes de dynamisme ou des transmetteurs plastiques plutôt que des organes tels que nous les connaissons. Tout ceci pourrait faire partie d'une transformation totale et suprême du corps, bien que ce ne soit pas non plus ele dernier mot. 

Pour envisager de tels changements, il faut regarder loin en avant, et le mental attaché à la forme présente des choses sera peut-être incapable d'ajouter foi à de telles possibilités.

Mais aucune limite et aucune impossibilité de changement, s'il est nécessaire, ne peut être imposée à la poussée évolutive [ ... ] tout ce qui doit être dépassé, tout ce qui n'a plus d'emploi ou qui est dégradé, tout ce qui ne peut plus aider ou qui retarde, doit être rejeté et abandonné sur le chemin.

C'est ce que montre clairement l'histoire de l'évolution des corps depuis leurs premières formes élémentaires jusqu'au type le plus développé, l'humain; il n'y a aucune raison que ce procédé ne se poursuive pas non plus dans la transition du corps humain au corps divin. Pour que se manifeste ou se construise eun corps divin sur la terre, il faut que se produise une transformation initiale, l'apparition d'un type nouveau plus élevé et plus développé, et non une simple continuation sans grand changement de la forme physique actuelle et de ses possibilités limitées.

 La Manifestation Supramentale. Chap. II

RENVERSEMENT DE LA CONSCIENCE

Dans la conscience transformée, la connaissance est le point de départ, on avance de connaissance en connaissance. Ce n'est qu'un commencement, car la conscience extérieure, les différents plans et parties de l'être extérieur et actif se transforment lentement, graduellement comme une conséquence de la transformation intérieure. Il y a un changement partiel de la conscience qui vous fait perdre tout intérêt dans les choses autrefois désirables. C'est un changement de conscience, pas la transformation, celle-ci est fondamentale et absolue, ce n'est pas seulement un changement, c'est un renversement de la conscience, l'être se retourne et se place dans une position entièrement différente. Alors l'être se tient au-dessus de la vie et des choses et de là s'occupe d'elles.
 

C'est cette apparence mécanique de Prakriti qui a préoccupé le mental scientifique moderne et a façonné toute sa perspective de la Nature, au point que la science espère encore et s'efforce (avec de maigres succès) d'expliquer tous les phénomènes de la vie par des lois de la matière et tous les phénomènes du mental par la loi de la matière vivante. 

Là, l'âme et l'esprit n'ont point de place et la nature ne peut pas être considérée comme un pouvoir de l'Esprit.

Et puisque toute notre existence est mécanique, physique, liée par le phénomène biologique d'une brève conscience vivante, et que l'être humain est une créature et un instrument de l'énergie matérielle, l'évolution spirituelle de soi-même par le yoga ne peut être qu'une illusion, une hallucination, un état anormal du mental ou une sorte d'auto-hypnose.

Prakriti  est l'Energie et ses processus

Purusha : n'agit pas, mais il reflète l'action de l'Energie et de ses processus.

Prakriti est mécanique, mais par sa réflexion en Purusha, ses activités revêtent l'apparence de la conscience. Ainsi sont produits les phénomènes de création, conservation, dissolution, naissance, vie et mort, conscience et inconscience, connaissance sensorielle, connaissance intellectuelle et ignorance, action et inaction, bonheur et souffrance, tous phénomènes que Purusha, sous l'influence de Prakriti, s'attribue à lui-même, alors que ce n'est pas à lui qu'ils appartiennent mais à l'action et mouvement de Prakriti.

" Savoir écouter pour comprendre et comprendre pour aimer."

Thich Nhat Hanh

Maître zen vietnamien, fondateur du Village des Pruniers.

 Pratique de la Pleine Conscience.

     " Depuis le début des temps, les méditants savent qu'ils doivent utiliser leurs propres yeux et le langage de leur époque pour exprimer leur vision profonde. La sagesse est une source vivante, et non une icône à conserver dans un musée. C'est seulement quand le pratiquant découvre cette fontaine de sagesse dans sa propre vie qu'elle peut se déverser sur les générations futures. Pemettre à la torche de la sagesse de rayonner est la mission de ceux d'entre nous qui savent comment se frayer un chemin à travers la jungle afin de continuer à avancer.

     Notre compréhension intérieure et notre langage sont inséparables de l'époque où nous vivons. Depuis plusieurs années, l'Orient a suivi l'Occident sur le chemin du développement technologique et matériel, au point d'en négliger ses propres valeurs spirituelles. Dans notre monde actuel, la technologie est la force principale, après l'économie et la politique; mais certains, parmi les scientifiques les plus avancés, commencent à entrevoir quelque chose de semblable à ce que les pratiques spirituelles de l'Orient découvrirent, il y a longtemps. Si nous survivons à notre époque, le fossé qui sépare la science de la spiritualité se comblera, l'Occident et l'Orient se rejoindront sur la voie pour découvrir le vrai Esprit. Ceux en qui les graines de ce rapprochement fondamental ont déjà été plantées peuvent commencer à travailler à cette convergence dès maintenant, en vivant quotidiennement leurs propres vies en Pleine Conscience.

Ce petit livre n'a pas été écrit pour faire étalage des connaissances de l'auteur. (D'ailleurs, pour lui, peu de connaissances en valent la peine.) Cet ouvrage a l'humble prétention d'être un ami plutôt qu'un livre.Vous pouvez l'emmener avec vous dans le bus ou le métro comme vous le faites avec votre manteau ou votre écharpe. Il peut vous procurer des petits instants de bonheur à tout moment. Vous pouvez préférer en lire quelques lignes, le refermer et le remettre dans votre poche, puis en parcourir à nouveau quelques lignes un peu plus tard. Si vous tombez sur un paragraphe qui vous semble difficile ou compliqué, sautez-le et essayez le suivant. Vous pouvez y revenir plus tard, et peut-être vous rendrez-vous compte qu'il n'est pas si hermétique que cela, après tout. Le chapitre 5, le dernier, est assez agréable à lire. Vous pouvez commencer par lui si vous le désirez.

S'il vous plaît,  appuyez-vous sur votre propre expérience pour comprendre ce livre. Ne vous laissez pas impressionner par quelque mot ou idée que ce soit. Ce sera seulement en vous appropriant ce texte que vous découvrirez la joie et la force nécessaires pour cheminer de la Pleine Conscience à la Vision Profonde."

Selon le bouddhisme, il y a quatre composantes de l'amour véritable.

Maitrî, qui peut se traduire par bonté aimante, bienveillance. La bonté aimante n'est pas seulement la volonté de rendre une personne heureuse, d'offrir la joie à cette personne aimée. C'est la capacité d'offrir de la joie, du bonheur, à cette personne que vous aimez; car même si vous avez l'intention de l'aimer, votre amour peut faire souffrir cette personne.

     Il faut de l'entraînement pour pouvoir aimer correctement ; et pour pouvoir offrir du bonheur, de la joie, vous devez pratiquer le regard profond dirigé vers cette personne -là. Parce que si l'on ne comprend pas la personne, on ne peut pas l'aimer correctement. La compréhension est l'essence de l'amour. si l'on ne peut pas comprendre on ne peut pas aimer. Tel est le message du Bouddha. Si le mari, par exemple, ne comprend pas les difficultés les plus profondes de sa femme, son aspiration la plus profonde , s'il ne comprend pas sa souffrance, il ne pourra pas l'aimer comme il faut. Sans compréhension, l'amour n'est pas une chose possible. 

     Comment faire pour comprendre une personne ? Il faut avoir du temps, il faut pratiquer le regard profond dirigé vers cette personne. Il faut être là, attentif, il faut observer, il faut regarder. Et le fruit de ce regard profond s'appelle la compréhension. L'amour est une chose véritable s'il est fait d'une substance appelée compréhension.

     La deuxième composante de l'amour véritable est la compassion: kârunâ ce n'est pas seulement la volonté de soulager la douleur chez une autre personne, mais la capacité de le faire. Il faut pratiquer le regard profond pour bien comprendre la nature de la souffrance de cette personne, afin de pouvoir l'aider à se transformer. La connaissance, la compréhension, c'est la pratique de la méditation. Méditer, c'est regarder profondément dans le coeur des choses.

     La troisième composante de l'amour véritable, c'est la joie : muditâ. S'il n'y a pas de joie dans l'amour, il ne s'agit pas d'amour véritable. Si l'on souffre tout le temps, si l'on pleure tout le temps et si l'on fait pleurer celui ou celle l'on aime, ce n'est pas véritablement de l'amour, c'est même son opposé. Si dans votre amour il n'y a pas de joie, vous pouvez être certain qu'il ne s'agit pas d'amour véritable.

     La quatrième composante est upékshâ l'équanimité, ou bien encore la liberté. Dans l'amour véritéble, on obtient la liberté. Quand on aime, on offre la liberté à la personne que l'on aime. Dans le cas contraire ce n'est pas de l'amour véritable. Il faut aimer de telle sorte que la personne aimée se sente libre, non seulement autour d'elle mais aussi à l'intérieur.

     " Chéri (e), as-tu assez d'espace dans ton coeur et autour de toi ?"

Voilà une question ingtelligente pour vérifier si votre amour est véritable.

        SAVITRI

                CHANT UN

A nouveau, c'est l'aube sur la Terre après beaucoup d'autres Terres ... disparues et naufragées dans l'éternelle quête de ce qu'est la Terre et de son But.

Savitri aussi s'éveille, fille du Soleil, le jour où Satyavane, l'âme de la Terre doit mourir.

La sauvera-t-elle cette fois-ci ?

L'Aube symbolique

C'était l'heure avant l'éveil des Dieux.

Sur le chemin de l'Evènement divin, barrant la route,

L'énorme front de la Nuit, menaçant, seul

Dans son temple d'éternité sans lumière

Reposait immobile aux lisières du Silence.

Une conscience informe désirait la lumière

Une prescience blanche appelait un changement lointain.

Un doigt d'enfant posé sur une joue

Rappelait à la Mère des mondes, distraite,

L'infini besoin au fond des choses :

Un cri d'enfant s'accrochait au sombre Vaste.

.....

Une main aventureuse de pâle lumière enchantée

Irradiait la crête d'un moment fugitif

Et posait des battants d'or sur des gonds d'opale :

Une porte de rêve entrouverte sur le versant du mystère.

Un coin radieux laissait transparaître les choses cachées

Forçant l'aveugle immensité du monde à voir.

...................................

Alors, égrené sur les profondeurs scellées,

Son lumineux sourire

Mit le feu au silence des mondes.

Tout devint une consécration et un rite.

L'air était une arche vibrante entre la terre et les cieux;

L'hymne aux vastes ailes d'un grand vent hiératique

Montait, descendait sur l'autel des collines ;

Les hautes frondaisons priéaient dans ciel de révélation.

Ici, où notre ignorance crépusculaire côtoie les gouffres

Sur la poitrine muette de cette terre ambiguë,

Ici, où l'on ne sait rien, même du pas devant,

Et la Vérité trône sur le dos d'ombre du doute,

Sur ce champ de labeur angoissé et précaire

Etendu sous quelque vaste regard indifférent,

Témoin impartial de notre joie et de notre malheur,

Notre sol prostré portait le rayon qui éveille.

Sri Aurobindo

The Symbol Dawn

It was the hour before the Gods awake.

Across the path of the divine Event

The huge foreboding mind of Night, alone

In her unlit temple of eternity,

Lay stretched immobile upon Silence' mage.

Almost one felt, opaque, impenetrable,

In the sombre symbol of her eyeless muse

The abysme of the unbodied Infinite;

A fathomless zero occupied the world.

A power of fallen boundless self awake

Between the first and the last Nothingness,

Recalling the tenebrous womb from which it came,

Turned from the insoluble mystery of birth

And the tardy process of mortality

And longed to reach its end in vacant Nought.

As in a dark beginning of all things,

A mute featureless semblance of the Unknown

Repeating for ever the unconscious act,

Prolonging for ever the unseeing will,

Cradled the cosmic drowse of ignorant Force

Whose moved creative slumber kindles the suns

And carries out lives in its somnambulist whirl.

Athwart the vain enormous trance of Space,

Its formless stupor without mind or life,

A shadow spinning throuth a soulless Void,

Thrown back once more into unthinking dreams,

Earth wheeled abandoned in the hollow gulfs

Forgetful of her spirit and her fate.

The impassive skies were neutral, empty, still.

Then something in the inscrutable darkness stirred;

A nameless movement, an unthought Idea

Insistent, dissatisfied, without an aim,

Something that wished but knew not how to be,

Teased the Inconscient to wake Ignorance.

A throe that came and left a quivering trace,

Gave room for an old tired want unfilled,

At peace in its subconscient moonless cave

To raise its head and look for absent light,

Straining closed eyes of vanished memory,

Like one who searches for a bygone self

And only meets the corpse of his desire.

It was as though even in this Nought's profound,

Even in this ultimate dissolution's core

There lurked an unremembering entity,

Survivor of a slain and buried past

Condemned to resume the effort and the pang, Reviving in another frustrate world.

An unshaped consciousness desiered light

And a blank prescience yearned towards distant change.

As if a childlike finger laid on a cheek

Reminded of the endless need in things

the heedless Mother of the universe,

An infant longing clutched the sombre Vast.

Insensibly somewhere a breach began :

A lone line of hesitating hue

Like a vague smile tempting a desert heart

Troubled the far rim of life's obscure sleep.

Arrived from the other side of boundlessness

An eye of deity pierced through the dumb deeps;

A scout in a reconnaissance of the sun,

It seemed amid a heavy cosmic rest,

The torpor of a sick and weavry world,

To seek for a spirit sole and desolate

Too fallen to recollect forgotten bliss.

Intervening in a mindless universe,

Its message crept through the reluctant hush

Calling the adventure of consciousness and joy

And, conquering Nature's disillusioned breast,

Compelled  renewed consent to see and feel.

A thought was sown in the unsounded Void,

A sense was born within the darkness' depths,

A memory quivered in the heart of Time

As  if a soul long dead were moved to live;

But the oblivion that succeeds the fall,

Had blotted the crowded tablets of the past,

And all that was destroyed must be rebuilt

And old experience laboured out once more.

All can be done if the God-touch is there.

A hope stole in that hardly dared to be

Amid the Night's forlorn indifference. 

As if solicited in an alien world 

With timid and hazardous instinctive grace,

Orphaned and driver out to seek a home,

An errant marvel with no place to live,

Into a far-off nook of heaven there came

A slow miraculous gesture's dim appeal.

 

Trikalsiddhi Tapas


The development of the Trikalsiddhi Tapas and the manifestation of the Gnosis.Sri Aurobindo.
Record of Yoga.

 

 

On attempt to transform  the body

     The supreme Power is taking up all the movements. It will turn them into the Truth. No effort is needed, no aid from the mind or any of the instruments ; even the individual consent is no longer needed.

Tuesday

     The fulfilment has undeniably begun. Till the 7th January this present development; the last mental clearance, the first final opening.

Wednesday

     All has been cleared of what was left of the pure representative; only a colouring, an attenuating edge remains in the interpretative imperative. This has to disappear and will disappear, as the true form develops. If something lingers for a time, it will be of no potency and or no importance .

     The full light in the interpretative, today. The full power in the imperative tomorrow.

Thursday jan 6 th

     What has been promised has been achieved. There remains the perfection of the supreme supermind, the development  of the Trikalsiddhi Tapas and the manifestation of the Gnosis. This from today the 12 th

     The fullness achieved has come on the 6th one day earlier than anticipated, but on the day promised. What was promised for the 7 th was the completion of the first curve ( or second)

Tomorrow therefore the appearance of the gnosis in the action of the supreme supermind.

For her peace and surrender.

Wednesday
All has been cleared of what was left of the pure representative ; only a colouring, an attenuating edge remains in the interpretative imperative. This has to disappear and will disappear, as the true form develops. If something lingers for a time, it will be of no potency and of no importance.The full light in the interpretative, today. The full power in the imperative tomorrow.

LE YOGA ET LA SANTE.

UN DESEQUILIBRE DE L'ÊTRE

Maladie : désharmonie de l'être intérieur.

Sri Aurobindo :

« Les maladies se prolongent inutilement et se terminent par la mort plus souvent qu'elles ne le devraient car le mental du malade soutient la maladie du corps et s'appesantit sur elle »

« Toute maladie du corps est toujours l'expression extérieure et la traduction d'un désordre, d'une désharmonie de l'être intérieur ; à moins que ce désordre intérieur ne soit guéri, la guérison extérieure ne saurait être complète ni définitive. »

« Chercher les causes intérieures de la désharmonie est beaucoup plus important que d'en chercher les causes extérieures. C'est l'intérieur qui gouverne l'extérieur. »

« Enseigné par une personne compétente (guidée par SATYA),  le yoga aide à bâtir une santé solide, inaltérable »

JNÂNA - YOGA

Swâmi Vivekânanda

Grande est l'obstination avec laquelle l'homme se cramponne à ses sens. Et pourtant, si substantiel qu'on puisse croire le monde extérieur dans lequel on vit  et se meut, il arrive dans la vie des individus comme dans la vie des races un moment où, involontairement, on se demande " Est-ce réel? " Même celui qui ne trouve jamais un instant pour procéder à la vérification des lettres de créance que lui présentent ses sens, celui dont chaque moment est absorbé par une jouissance matérielle de quelque sorte  - celui-là aussi recevra la visite de la mort, et lui aussi sera obligé de demander : " Est-ce réel?"

La religion commence par cette question et finit par la réponse. Même dans le passé lointain, là où l'histoire est muette et impuissante à nous aider, là où les lueurs mystérieuses de la mythologie sont la seule clarté, là-bas l'aube vacillante de la cicivilisation, nous trouvons  que déjà on se demandait : " Qu'advient-il de ceci? Qu'est-ce qui est réel?"

Une des plus poétique des Upanishads, la Katha Upanishad, débute par cette question: 

" Lorsqu'un homme meurt, les gens autour de lui disputent. L'un déclare qu'il est parti pour toujours, l'autre maintient qu'il est encore vivant. Lequel a raison? On a donné diverse réponses.  Le domaine tout entier de la métaphysique, de la philosophie et de la religion est véritablement rempli de réponses diverses qui ont été faites à cette question.

En même temps, on a aussi tenté d'éliminer la question, de mettre fin à l'inquiétude de l'esprit qui demande:

" Qu'y a-t-il au-delà? Qu'est-ce qui est réel? "  

Mais tant que la mort subsistera, toutes les tentatives pour éluder le problème seront toujours destinées à échouer. Nous pouvons raconter que nous ne voyons rien au-delà, que nous gardons toutes nos espérances et toutes nos aspirations enfermées dans dans le moment présent, nous pouvons nous évertuer à ne penser à rien au-delà du monde des sens, et peut-être tout ce qui est extérieur nous aide-t-il à nous maintenir dans les étroites limites de ce monde-ci. Le monde entier peut conspirer contre notre élargissement au-delà du présent. Et cependant, tant qu'il y aura la mort, la question reviendra forcément, encore et toujours:

" La mort est-elle la fin de toutes ces choses auxquelles nous nous cramponnons comme si elles étaient les plus réelles de toutes les réalités, les plus substantielles de toutes les substances ? "

Le monde s'évanouit en un instant, et il n'est plus.

Placé devant un précipice au-delà duquel nous apercevons l'abîme béant, infini, tout esprit, si endurci soit-il, ne peut s'empêcher d'avoir un mouvement de recul et de se demander: "Est-ce réel ?" Les espoirs de toute une existence, échafaudés petit à petit avec toutes les énergies d'un grand esprit, s'évanouissent en une seconde.

Sont-ils réels? Il faut que la question reçoive une réponse. Sa force ne s'amortit jamais avec le temps; bien au contraire, elle va toujours croissant.

Et puis il y a le désir d'être heureux . Pour nous rendre heureux nous courons après toutes choses; nous poursuivons notre folle chevauchée dans le monde extérieur de nos sens.                                   

Le mental, le coeur, l'âme vitale de désir, la vie dans le corps, sont les sièges de l'impureté. Ce sont eux qui doivent être rectifiés si l'action de l'esprit doit devenir une action parfaite au lieu d'être entachée comme à présent par des concessions plus ou moins larges aux plaisirs tortueux de la nature inférieure. Généralement, ce que l'on appelle pureté de l'être, est une blancheur négative, une absence de péché par inhibition constante de toute action, toute idée, toute volonté, tout sentiment que nous pensons être mauvais, ou encore, une pureté passive et suprêmement négative, une inaction, une immobilisation complète des vibrations mentales et de l'âme de désir, aboutissant à la paix suprême des disciplines quiétistes, car, alors, l'esprit apparaît dans toute la pureté éternelle de son essence immaculée. Ceci obtenu, il ne reste plus rien à faire ni à satisfaire. Mais ici nous sommes en face d'un problème plus difficile: celui d'une action totale, sans diminution, voire même accrue et plus puissante.

Nous devons avoir une vision psychologique plus vaste des forces primordiales de notre nature. Nous devons distinguer les parties formées de notre être, découvrir le défaut de base de leur impureté ou de leur action fausse et le corriger avec la certitude que, ceci fait, le reste se rectifiera tout naturellement. Ce ne sont pas les symptômes de l'impureté qu'il faut soigner, sauf d'une façon secondaire comme un adjuvant mineur, mais frapper l'impureté à sa racine même, après un diagnostic plus profond. Nous découvrirons alors qu'il existe deux formes d'impureté, qui sont la source de tout le désordre.

Le premier défaut tient à la nature de notre évolution passée qui fut une nature d'ignorance séparative; ce défaut résulte de la forme radicalement fausse et ignorante qu'a prise l'action particulière de chaque partie de notre être instrumental. 

Si vous parlez au jeune homme à qui la vie réussit, il vous dira que la vie est très réelle, et il le croit vraiment.

Peut-être ce même jeune homme, lorsqu'il sera devenu vieux et verra la fortune toujours lui échapper, vous dira-t-il alors que c'est la destinée. Il s'aperçoit finalement que les désirs ne peuvent pas être exaucés. Partout où il va, il trouve un mur adamantin qu'il ne peut franchir. Toute activité dans le domaine des sens provoque une réaction. Tout est évanescent. Jouissance, misère, luxe, richesse, puissance et pauvreté, et la vie même, tout cela est évanescent.

     L'humanité peut choisir entre deux solutions. L'une est de croire avec les nihilistes que tout n'est rien, que nous ne savons rien, que nous ne pourrons jamais rien savoir de l'avenir, du passé, ni même du présent. Car nous devons nous souvenir que celui qui nie le passé et l'avenir et qui veut s'accrocher au présent est tout simplement insensé. On pourrait aussi bien nier père et mère et affirmer l'enfant ; ce serait tout aussi logique.

Pour nier le passé et l'avenir, il faut inévitablement nier aussi le présent. C'est une théorie, celle des nihilistes. Mais je n'ai jamais vu un homme qui pût vraiment vivre en nihiliste, ne fût-ce qu'une minute. Il est toujours facile de parler.

     Et puis il y a l'autre solution - chercher une explication, chercher le réel, découvrir ce qu'il peut y avoir de réel au milieu de ce monde éternellement changeant et évanescent. Dans ce corps, qui est un agrégat de molécules matérielles, y a -t-il rien qui soit réel? C'est ce que l'esprit humain a cherché à savoir d'un bout à l'autre de son histoire. Dans les temps les plus reculés, nous constatons souvent que des rayons de lumière sont venus éclairer les esprits des hommes. Nous trouvons que même en ce temps-là l'homme cherche un peu plus loin, découvre quelque chose qui n'est pas ce corps extérieur, tout en lui ressemblant beaucoup, qui est bien plus complet, bien plus parfait, et qui subsiste même lorsque ce corps-ci disparaît. Nous lisons dans les hymnes du Rig-Véda, adressés au Dieu du Feu, qui consume un cadavre:

" Flammes, emportez-le dans vos bras, doucement. Accordez-lui un corps parfait, un corps brillant, emportez-le là-bas où vivent les ancêtres, là-bas où il n'est plus de chagrin, ni de mort ".

     Cette même idée, vous la retrouverez dans chaque religion. Et nous trouvons avec elle une autre idée. C'est un fait significatif que toutes les religions, sans exception, qu'elles s'expriment en termes de mythologie, ou dans le langage clair de la philosophie, ou encore dans de belles envolées poétiques, considèrent que l'homme a dégénéré de ce qu'il était. Tel est le fond de vérité que nous trouvons dans l'histoire de la chute d'Adam dans les Ecritures juives. On retrouve féquemment dans les Ecritures des hindous cette vision d'une période qu'ils appellent l'âge de la vérité, où nul homme ne mourait à moins qu'il ne voulût mourir, où l'homme pouvait conserver son corps aussi longtemps qu'il le désirait, et où son esprit était pur et vigoureux. Le mal n'existait pas alors, ni la douleur; et l'âge où nous vivons est une corruption de cet état de perfection. Nous trouvons aussi partout l'histoire du déluge considéré par toutes les relidions comme une corruption  d'un âge antérieur. Le monde est devenu de plus en plus corrompu, jusqu'à ce que ce déluge emportât une grande partie de l'humanité.

     Alors a commencé de nouveau la marche ascendante. On remonte lentement, pour parvenir de nouveau à cet état premier de pureté. Vous connaissez tous l'histoire du déluge dans l'Ancien Testament. La même histoire était familière aux anciens Babyloniens, aux Egyptiens, aux Chinois et aux hindous.

 

SWÂMI VIVEKÂNANDA

L'arche de Manou

Ce ne sont pas nos seuls mouvements et activités physiques que l'on entend par oeuvres, par karma notre existence mentale aussi est une grande action complexe, elle est même la plus grande part et la plus importante des oeuvres de l'inépuisable énergie - la cause subjective et l'élément déterminant de l'existence physique.

Sois libre de l'obscurcissement et de l'égarement dus aux trois gounas car rien alors ne touche le Pourousha.

L'âme possède le naïshkarmya.

Manou, un grand sage de l'antiquité, priait au bord du Gange, lorsqu'un petit poisson, un vairon, vint lui demander protection: ll le mit dans un vase d'eau qu'il avait devant lui. " Que veux-tu ? " demanda Manou. Le petit vairon répondit qu'il était poursuivi par un gros poisson et qu'il avait besoin d'être protégé. Manou porta chez lui le petit poisson. Le lendemain matin, celui-ci était devenu aussi gros que le vase; il dit à Manou : " Je ne peux plus vivre dans ce vase" Manou le mit dans un bassin; le lendemain le vairon était devenu aussi gros que le bassin et déclarait ne plus pouvoir y rester. Alors Manou dût le porter à la rivière; dès le matin suivant le poisson remplissait la rivière. Alors Manou le mit dans l'océan...

Le poisson lui déclara:

" Manou, je suis le Créateur de l'Univers. J'ai pris cette forme pour t'avertir que je vais inonder le monde. Tu construiras une arche, tu y metras un couple de chaque espèce d'animaux, et tu feras entrer dans l'arche toute ta famille: alors ma corne surgira de l'eau. Amarres-y ton arche, et lorsque les eaux se retireront, sors et peuple la terre".

Ainsi le monde fut submergé, et Manou sauva sa propre famille, un couple de chaque espèce d'animaux, et des graines de toutes les plantes. Lorsque les eaux se furent retirées, il sortit et peupla le monde. Nous sommes tous appelés des hommes ( en anglais "man" , en sanskrit "mânava" ) parce que nous sommes les descendants de Manou.

 

 

LA MAISON CONSACREE

Mirra était assise à son bureau, elle écrivait dans son journal que nous connaissons sous le titre de

Prières et Méditations de la Mère.

C'était le 3 mars 1914. Elle était sur le point de se mettre en route pour rencontrer Sri Aurobindo.

Elle notait:

"A mesure que le jour du départ approche, j'entre dans une sorte de recueillement; je me tourne avec une gravité attendrie vers tous ces mille petits riens qui nous entourent et qui, silencieusement, ont joué pendant tant d'années leur rôle d'amis fidèles.

Je les remercie avec reconnnaissance de tout le charme qu'ils ont su donner extérieurement à notre vie; je souhaite que, s'il est dans leur destinée de passer pour plus ou moins longtemps en d'autres mains que les nôtres, ces mains leur soient douces et sachent tout le respect que l'on doit à ce que Ton divin Amour a fait surgir de l'obscure inconscience du chaos.

Puis je me tourne vers l'avenir, et mon regard se fait plus grave encore. Ce qu'il nous réserve, je ne le sais et ne tiens pas à le savoir; les circonstances extérieures n'ont point d'importance; je voudrais seulement que ce soit pour nous le commencement d'une période intérieure nouvelle, où, plus détachés des choses matérielles, nous puissions être plus conscients de Ta loi et plus uniquement consacrés à sa manifestation; que ce soit une période de plus grande lumière, de plus grand amour, de plus parfait dévouement à Ta cause.

"Dans une silencieuse adoration, je Te contemple."

C'était avec une profonde affection que Mirra disait au revoir à la maison de la rue du Val-de-Grâce. Car c'était là sous ce toit, que son intimité avec le Divin intérieur avait grandi. Elle épanchait son coeur avec Lui :

" Tout me paraît beau, hamonieux, silencieux malgré le tapage extérieur. Et dans ce silence, c'est Toi Seigneur que je vois; et je Te perçois de telle façon que je ne puis exprimer cette perception que comme celle d'un invariable sourire."

Le 7 octobre 1913

   Ce retour, après trois mois d'absence, dans la maison qui T'est consacrée, a été l'occasion de deux expériences.

La première est que dans mon être extérieur, ma conscience superficielle, je n'y ai plus du tout l'impression d'être chez moi et d'y être propriétaire de quoi que ce soit: je suis étrangère sur une terre étrangère, bien plus étrangère qu'en pleine campagne parmi les arbres; et je souris, maintenant que j'ai appris ce que j'ignorais, je souris à l'idée de l'impression de " maîtresse de maison " que j'avais avant mon départ; il a fallu que tout l'orgueil soit rompu, écrasé, piétiné définitivement  pour que je sois enfin capable de comprendre, de voir et de sentir les choses telles qu'elles sont. Je T'offrais cette demeure, Seigneur, comme s'il était possible que je possède quelque chose et que, par suite, je puisse T'en faire hommage. Tout est Ton bien, c'est Toi qui mets toutes choses à notre disposition; mais quel est notre aveuglement quand nous imaginons pouvoir être les propriétaires d'aucune ! Je suis en visite ici comme ailleurs, comme partout, Ton messager et Ton serviteur sur terre, une étrangère parmi les hommes, et pourtant l'âme même de leur vie, l'amour de leur coeur...

     En second lieu, toute l'atmosphère de la maison est imprégnée d'une gravité religieuse; on y descend immédiatemment dans les profondeurs; les méditations y sont plus recueillies et plus sérieuses; l'éparpillement disparaît pour faire place à la concentration; et cette concentration je la sens littéralement descendre de ma tête pour entrer dans mon coeur; et le coeur me paraît atteindre une profondeur plus grande que la tête. C'est comme si, depuis trois mois, j'aimais avec ma tête et que maintenant je commence à aimer avec mon coeur; et cela comporte une gravité et une douceur de sentiments incomparables.

     Une porte nouvelle s'est ouverte dans mon être et une immensité m'est apparue !

     Je franchis le seuil avec dévotion, me sentant à peine digne encore de m'engager sur cette route cachée, voilée au regard et comme lumineuse en dedans d'une façon invisible.

     Tout est changé, tout est nouveau; les vieilles défroques sont tombées et le nouveau-né entr'ouvre les yeux à l'aurore qui luit.

Le  22 novembre 1913

     Quelques minutes passées en silence devant toi valent des siècles de félicité...

     Permets, Seigneur, que toutes les ombres se dissipent et que, de plus en plus, je puisse être ton fidèle serviteur dans la constance et la sérénité; que mon coeur soit devant Toi pur comme un pur cristal, afin que tout entier il puisse Te refléter.

     Oh! la douceur d'être en silence devant Toi .....

Le 25 novembre 1913

     Le plus grand adversaire de la contemplation silencieuse vers Toi est certes ce constant enregistrement subconscient de la multitude des phénomènes avec lesquels nous sommes mis en rapport. Tant que nous sommes en activité cérébrale, notre pensée consciente voile pour nous cette sur-activité de notre réceptivité subconsciente; toute une partie, et non la moindre peut-être de notre sensibilité, joue le rôle d'appareil cinématographique à notre insu et à notre détriment aussi. C'est seulement lorsque nous faisons taire notre pensée active, ce qui est relativement facile, que nous voyons surgir de toutes parts la multitude des petites notations subconscientes qui nous noient souvent sous leur flot débordant.

     C'est ainsi qu'il nous arrive, dès que nous nous essayons au silence de la contemplation profonde, d'être assaillis par d'innombrables pensées - si  l'on peut appeler cela des pensées - qui ne nous intéressent nullement, ne représentent pour nous aucun désir actif, aucun attachement conscient, mais qui nous prouvent seulement notre inaptitude à contrôler la réceptivité pour ainsi dire mécanique de notre subconscient. Il faut un travail considérable pour faire taire tous ces bruits inutiles, arrêter cette fastidieuse succession d'images, purifier son esprit de ces mille petits rien encombrants et sans valeur. Et c'est bien du temps perdu inutilement; c'est un terrible gaspillage.

     Le remède? D'une façon simpliste, certaines disciplines ascétiques préconisent la solitude et l'inaction : mettre son subconscient à l'abri de tout enregistrement possible; ceci me paraît un remède d'enfant, car il laisse l'ascète à la merci de la première surprise; et s'il veut, un jour, lorsqu'il pensera être parfaitement maître de lui, revenir parmi ses frères pour les secourir, son subconscient qui avait été privé pendant si longtemps d'activité réceptrice, doit s'y livrer avec plus d'intensité que jamais dès que la moindre occasion lui en est offerte. 

     Il y a certainement un autre remède. Lequel? Il faut, sans aucun doute, apprendre à contrôler son subconscient comme l'on contrôle sa pensée consciente. Les moyens pour y parvenir doivent être nombreux. L'introspection régulière à la manière bouddhiste et l'analyse méthodique de ses rêves - construits presque toujours avec cet enregistrement subconscient - font partie de la méthode à trouver. Mais il y a certainement quelque chose de plus rapidement efficace...

     Seigneur, Maître Eternel, Tu seras l'Instructeur, l'Inspirateur; Tu m'apprendras ce qu'il faut faire; afin que je puisse, après une indispensable application à mon propre cas, faire profiter les autres de ce que Tu m'auras enseigné.

     Avec une tendre et confiante dévotion, je Te salue.  

Le 28 novembre 1913

     Dans ce calme recueillement qui précède le lever du jour, mieux qu'à tout autre moment, ma pensée monte vers Toi, Seigneur de notre être, dans une ardente prière.

     Que ce jour qui va commencer apporte à la terre et aux hommes un peu plus de pure lumière et de paix véritable ; que Ta manifestation soit plus complète et Ta douce loi plus reconnue; que quelque chose de plus haut, de plus noble, de plus vrai soit révélé à l'humanité; qu'un amour plus vaste et plus profond se répande afin que les plaies douloureuses se cicatrisent; et que ce premier rayon de soleil qui va poindre soit l'annonciateur de joies et d'harmonies, le symbole de la glorieuse splendeur cachée dans l'essence de la vie.

Le 29 novembre 1913

     Pourquoi tout ce bruit, tout ce mouvement, cette agitation vaine et creuse; pouquoi ce tourbillons emportant les hommes comme une nuée de mouches prises dans la tourmente? Quel triste spectacle que celui de toute cette énergie gaspillée, de tous ces efforts perdus. Quand s'arrêteront-ils de danser comme des marionnettes au bout de fils tenus ils ne savent par qui ou par quoi? Quand prendront-ils le temps de s'asseoir et de se receuillir, de se rassembler et d'ouvrir cette porte intérieure qui leur voile Tes trésors sans prix, Tes bienfaits infinis ...

     Que leur vie d'ignorance et d'obscurité, leur vie de folle agitation et d'éparpillement sans profit, m'apparaît douloureuse et misérable. Alors qu'une seule étincelle de Ta sublime lumiière, une seule goutte de Ton divin amour peut transformer cette souffrance en un océan de joie!

     Ô Seigneur, ma prière s'élance vers Toi : Qu'enfin ils connaissent Ta paix et cette calme et irrésistible puissance qui vient de l'immuable  sérénité  - apanage de ceux dont les yeux sont ouverts et qui ont pu Te contempler dans le foyer embrasé de leur être.

     Mais l'heure est venue de Ta manifestation.

     Et bientôt des cantiques d'allégresse éclateront de toutes parts.

     Devant la solennité de cette heure, je m'incline religieusement.

               THE MAHABHARATA

                                                                         Translated by

                                                                    Kisari Mohan Ganguli

Published by Munshiram Manoharlal Publishers PVT. LTD. 54 Rani Jhansi Road, NEW DELHI -110055 and printed by Gayatri Offset Press, 76 Dayanand colony, Lajpat Nagar, NEW DELHY - 110 024

                                                                       PREFACE TO THE NEW EDITION

In the world of classical literature the Mahabharata is unique in many respects. As an epic, it is the greatest - seven times as great as the Illiad of the Odyssey combined, and the grandest  - animating the heart of India over two thousand years past and destined to lead humanity for thousands of years in future. It is the mighiest single endeavour of literary creation of any culture in human history. The effort to conceive the mind that conceived it is istself a liberal education and a walk through its table of contents is more than a Sabbath day's journey.

     The Western world was long acquainted with the epic rather superficially through the transcribed fragments of Boppn Fauche, Romesh Dutta, Monier  Williams, etc.: But the task of making it fully accessible for the first time to men of this age fell  upon Late Kisari Mohan Ganguli towards the end of the last century. Dr Reynold Rost of India Office Library incidentally wrote about the crying need for an English version, complete and authentic, of the original Mahabharata to Mr Pratap Chandra Roy, a leading bookseller and publisher of Calcutta in those days renowned for publishing ancient Indian classics. He was almost dissuaded from the mighty projec for its fantastic difficulties. As Mrs Sundari Bala Roy, the widow of Pratap Chandra Roy, wrote elsewhere,

     " Some said it was impossible, some said it was offensive to Hindu religion. When my husband approached Pandit Iswara Chandra Vidyasagar, he laughed outright and doubted my husband's sanity

- Whence the money to come? Where could a competent translator be had having such patience, if unirofmity of style was to be secured? - was his remark.  Now that the works have been completed, alas, where are both my husband and Vidyasagar to-day?

The translation was completed and serially published in thirteen years, from 1883 AD to 1896 AD, in one hundred fascicules. Those covering first fourteen 'Parvas' were published by Pratab Chandra Roy and the last four 'Parvas' by his widow Mrs Sundari Bala Roy after his death. considering the unique nature of the undertaking, vast and difficult beyond conception  and baffling all similar attempts previously made by others both in India and abroad, Ganguli preferred public anonymity till completion. Accordingly the fascicules were published intitially withholding the translator's name and finally declaring the same in the last fascicule both by Mrs Roy as its publisher and Ganguli as the sole translator . But from the very beginning though anonymous to the genera readers, the authorship of Ganguli was not secret to the numerous  Oriental scholars and patrons of the enterprise, Indian and foreign with whom he was constantly liked through direct contact or correspondence. The then Central  Government also recognised the services of Roy as the publisher and of Ganguli as the translator of this great works by conferring the C.I.E. title and awarding the first Honourary Literary Persion for Life to them respectively.    

The original edition was out of print within the life-time of Ganguli. First Mr. Roy and then Mrs Roy had already died without any issue; and Ganguli did not live too long to arrange for the publication of another edition. It now transpires that during the second decade of this century a publishing concern of Calcutta  printed and published, in the most irresponsible manner, a new edition ignoring the authorship of Ganguli and describing P.C. Roy as the translator with much distortions and mutilations of the original edition. From them it passed to another concern in the same form, from whom at last we took the responsibility of publishing it. But unfortunately we committed out of inadvertance the same blunders as our prededessors. Very recently our attention was drawn by the translator's heir to the incongruities in our publication; and after going through the original edition in the National Library, Calcutta, and having been convinced that gross injustice was being done to the honour of the noble soul of the departed author, we have promptly arranged to publish anew, with true authorship and necessary rectifications, this world-famous works in its original form.

Munshiram Manharlal Publishers Pvt. Ltd. 

 

 

                                           THE MAHABHARATA

                                                                 ADI PARVA

                                                                   SECTION  I

OM ! having bowed down to Narayana and Nara, the most exalted male being, and also to the goddess Saraswati, must the word Jaya be uttered.

   Ugrasrava, the son of Lomaharshana, surnamed Sauti, well-versed in the Puranas, bending with humility, one day approached the great sages of rigid vows, sitting at their ease, who had attended the twelve year's sacrifice of Saunaka, surnamed Kulapati, in the forest of Naimisha. Those ascetics, wishing to hear his wonderful narrations, presently began to address him who had thus arrived at that recluse abode of the inhabitants of the forest of Naimisha. Having been entertained with due respect by those holy men, he saluted those Munis (sages)  with joined palms, even all of them, and inquired about the progress of their ascetism. Then all the ascetics being again seated, the son of Lomaharshana humbly occupied the seat that was assigned to him. Seeing that he was comfortably seated, and recovered from fatigue, one of the Rishis beginning the conversation, asked him, 

" Whence comest thou, O lotus-eyed Sauti, and where hast thou spent the time? Tell me, who ask thee, in detail.'

     Accomplished in speech, Sauti, thus questioned, gave in the midst of that big assemblage of contemplative Munis a full and proper answer in words consonant with their mode of life.

    " Sauti said, ' Having heard the diverse sacred and wonderful stories which were composed in his Mahabharata by Krishna-Dwaipayana, and which were recited in full by Vaisampayana at the Snake-sacrifice of the high souled royal sage Janamejaya  and in the presence also of that chief of Princes, the son of Parikshit, and having wandered about, visiting many sacred waters and holy shrines, I journeyd to the country venerated by the Dwijas ( twice-born) and called Samatapanchaka where formerly was fought the battle between the children of Kuru and Pandu , and all the chiefs of the land ranged on either side.

Thence anxious to see you, I have come into your presence. Ye reverend sages, all of whom are to me as Brahma ; ye greatly blessed who shine in this place of sacrifice with the splendour of the solar fire: and yet who are sitting - without care, what, O ye Dwijas ( twice-born), shall I repeat, shall I recount the sacred stories collected in the Puranas containing precepts of religious duty and of wordly profit, or the acts of illustrious saints and sovereigns of mankind?"

     "The Rishis replied,

" The Purana, first pomulgated by the great Rishi Dwaipayana, and which after having been heard both by the gods and the Brahmarshis was highly esteemed, being the most eminent narrative that exists, diversified both in diction and division, possessing  subtile meanings logically combined, and gleaned from the Vedas, is a sacred work. composed in elegant language, it includeth the subjects of other books. It is elucidated by other Shastras, and comprendeth the sense of the four Vedas.

We are desirous of hearing that history also called Bharata, the holy composition of the wonderful Vyasa, which dispelleth the fear of evil, just as it was cheerfully recited by the Rishi Vaisampayana, under the direction of Dwaipayana himself, at the snake-sacrifice of Raja Janamejaya ?

  " Sauti then said, ' Having bowed down to the primordial being Isana, to whom multitudes make offerings, and who is adored by the multitude; who is the true incorruptible one, Brahma, perceptible, imperceptible, eternal; who is both a non-existing and an existing-non-existing being; who is the universe and also distinct from the existing and non-existing universe; who is the creator of high and low; the ancient, exalted, inexhaustible one; who is the creator of high and low ; the ancient, exalted, inexhaustible one; who is Vishnu, beneficientand the beneficence itself, worthy of all preference, pure and imaculate; who is Hari, the rule of of the faculties, the guide of all things moveable and immoveable; I will declare the sacred thoughts of the illustrious sage Vyasa, of marvellous deeds and worshipped here by all. some bards have already published this history, some are now teaching it, and others , in like manner, will hereafter promulgate it upon earth.

It is a great source of knowledge, established throughout the three regions of the world. It is possessed by the twice-born both in detailed and compendious forms. It is the delight of the learned  for being embellished with elegant expressions, conversations human and divine, and a variety of poetical measures.

     In this world, when it was destitute of brightness and light, and enveloped all around in total darkness, there came into being, as the primal cause of creation, a mighty egg, the one inexhaustible seed of all created beings. It is called Mahadivya, and was formed at the beginning of the Yuga, in which we are told, was the true light Brahma, the eternal one, the wonderful and inconceivable being present alike in all places; the invisible and subtile cause, whose nature partaketh of entity and non-entity.

From this egg came out the lord Pitamaha Brahma, the one only Prajapatis, viz, Manu, Vasishtha and Parameshthi; ten Prachetas, Daksha, and the seven sons of Daksha.

Then appeared the man of inconceivable nature whom all the Rishis know and so the Viswe-devas, the Adityas, the Vasus, and the twin Aswins : the Yakshas, the Sadhyas, the Pisachas, the Guhyakas, and the Pitris.

Aftrer these were produced the wise and most holy Brahmarshis, and the numerous Rajarshis distinguished by every noble quality.

So the water, the heavens, the earth, the air, the sky, the points of the heavens, the years, the seasons, the months, the fortnights, called Pakshas, with day and night in due succession. And thus were produced all things which are known to mankind.

     And what is seen in the universe, whether animate or inanimate, of created things, will at the end of the world, and after the expiration of the Yuga, be again, confounded. And, at the commencement of other Yugas, all things will be renovated, and, like the various fruits of the earth, succeed each other in the due order of their seasons.

Thus continueth perpetually to revolve in the world, without beginning and without end, this wheel which causeth the destruction of all things.

The generation of Devas, in brief, was thirty-three thousands, thirty-three hundred and thirty-three.

The sons of Div were Brihadbanu, Chakshus, Atma Vibhavasu, Savita, Richika, Arka, Bhanu, Asavaha, and Ravi.

Of these Vivaswans of old, Mahya was the youngest whose son was Deva-vrata.

   The latter had for his son, Su-jyoti, each of them producing numerous offspring.  The illustrious Dasa-jyoti had ten thousand, Sata-jyoti ten times that number, and Sahasra-jyoti ten times the number of Sata-jyoti's offspring. From these are descended the family of Kuru, of the Yadus, and of Bharata; the family of Yayati and of Ikshwaku; also of all the Rajarshis. Numerous also were the generations produced, and very abundant were the creatures and their places of abode. The mystery which is threefold - the Vedas, Yoga, and Vijnana Dharma, Artha, and Kama- alsovarious books upon the subject of Dharma, Artha and Kama; also rules for the conduct of mankind; also histories and discourses with various srutis; all of which having been seen by the Rishi Vyasa are here in due order mentioned as a specimen of the book.

   The Rishi Vyasa published this mass of knowledge in both a detailed and an abridged form. It is the wish of the learned in world to possess the details and the abridgement. Some read the Bharata beginning with the initial mantra ( invocation ), others with the story of Astika, others with Uparichara, while some Brahmanas study the whole. Men of learning display their various knowledge of the institutes in commenting on the composition. Some are skilful in explaining it, while others, in remembering its contents.

    The son of Satyavati having, by penance and meditation, analysed the eternal Veda, aftewards composed this holy history, when that learned Brahmarshi of strict vows, the noble Dwaipayana Vyasa, offspring of Parasara, had finished  this greatest of narrations, he began to consider how he might teach it to his disciples. And the possessor the six attributes,Brahma, the world's preceptor, knowing of the anxiety of the Rishi Dwaipayana , came in person to the place where the latter was, for gratifying the saint, and benefiting the people. And when Vyasa, surrounded by all the tribes of Munis, saw him, he was surprised; and standing with joined palms, he bowed and ordered a seat to be brought. and Vyasa having gone around him who is called Hiranyagharba seated on that distinguished seat stood neat it; and being commanded by Brahma Parameshthi, he sat down near the seat, full of affection and smiling in joy.

     Then the greatly glorious Vyasa, addressing Brahma Parameshthi, said:

     " O divine Brahma, by me a poem has been composed which is greatly respected. The mystery of the Veda, and what other subjects have been explained by me; the varioius rituals of the Upanishads with the Angas; the compelation  of the Puranas and history formed by me and named after the three divisions of time, past, present, and future; the determination of the nature of decay, fear, disease, existence, and non-existence; a description of creeds and of the various mode of life: rule for the four castes, and the import of all the Puranas; an account of ascetism and of the duties of a religious student; the dimensions of the sun and moon, the planets, constellations, and stars, together whith the duration of four ages; the Rik, Sama and Yajur Vedas; also the Adhyatma; the sciences called Nyaya, Orthoephy and Treatment of diseases; charity and Pasupatadharma; birth celestial and human, for particular purposes; also a description of places of pilgrimage and other holy places of rivers, mountains, forests, the ocean, of heavenly cities and the kalpas; the art of war; the different kinds of nations and languages; the nature of the manners  of the people; and the all-pervading spirit; - are these have been represented. But, after all, no writer of this work is to be found on earth."

     Brahma said: ' I esteem the for thy knowledge of divine mysteries, before the whole body of celebrated Munis disinguished for the sancticity of their lives. I know thou hast revealed the divine word, even from its first utterance, in the language of truth. Thou hast called thy present work a poem, wherefore it shall be a poem. There shall be no poets whose works may equal the descriptions of this poem, even, as the three other modes called Asrama are ever unequal in merit tot the domestic Asrama. Let Ganesa be thought of, O Muni, for the purpose of writing the poem '

     Sauti said, ' Brahma having thus spoken to Vyasa, retired to his own abode. Then Vyasa began to call to mind Ganesa. and Ganesa, obviator of obstacles, ready to fulfil the desires of his votaries, was no sooner thought of, than he repaired to the place where Vyasa was seated. And when he had been saluted, and was seated, Vyasa addressed him thus,

" O guide of the Ganas ! be thou the writer of the Bharata which I have formed in my imagination, and which I am about to repeat. "

" Ganesa, upon hearing this address, thus answered,

' I will become the writer of thy work, provided my pen do not for a moment cease to continue writing.'

Ganesa having signified his assent, by repeating the word Om! proceeded to write; and Vyasa began; and by way of diversion, he knit the knots of composition exceeding close;  by doing which, he dictated this work according to his engagement.

     I am ( continued Sauti) acquainted with eight thousand and eight hundred verses, and so is Suka, and perhaps Sanjaya. from the mysteriousness of their meaning, O Muni, no one is abble, to this day, to penetrate those closely knit difficult slokas. Even the omniscient Ganesa took a moment to consider; while Vyasa, however, continued to compose other verses in great abundance.

     The wisdom of this work, like unto an instrument of applying collyrium, hath opened the eyes of the inquisitive world blinded by the darkness of ignorance. As the sun dispelleth the darkness, so doth the Barata by its disourses on religion, profit, pleasure and final rease, dispel the ignorance of men. As the full-moon by its light of the Sruti hath expanded the human intellect. By the lamp of historyj which destroyeth the darkness of ignorance, the whole mansion of nature is properly and completely illuminated.

     This work is a tree, of which the chapter of contents is the seed; the divisions called Pauloma and Astika are the root; the part called Sambhaba is the trunk; the books called Sabha and Aranya are the roosting perches; the books called Arani is the knitting knots; the books called Virata and Udyoga the pith ; the book named Bhishma, the main branch; the book called Drona, the leaves; the book called Karna, the fair flowers; the book named Salya, their sweet smell; the books entitled Stri and Aishika, the refreshing shade; the book called Santi, the mighty fruit; the book called Aswamedha, the immortal sap; the denominated Asramavasika, the spot where it groweth; and the book called Mausala, is an epitome of the Vedas and held in great respect by the virtuous Brahmanas. the tree of the Bharata, inexhaustible to mankind as the clouds, shall be a source of livehood to all distinguished poets."

     Sauti continued, " I will now speak of the undying flowery and fruitful productions of this tree, possessed of pure and pleasant taste, and not to be destroyed even by immortals. Formerly, the spirited and virtuous Krishna-Dwaipayana, by the injunctions of Bhishma, the wise son of Ganga and of his own mother, became the father of three boys who were like the three fires by the two wives of Vichitra-virya; and having thus raised up Dhritarashtra, Pandu and Vidura, he returned to his recluse abode to prosecute his religious exercise.

     It was not till after these were born, grown up, and departed on the supreme journey, that the great Rishi Vyasa published the Bharata in this region of mankind; when being solicited by Janameyaya and thoussands of Brahmanas, he instructed his disciple Vaisampayana, who was seated near him; and he, sitting together with the Sadasyas, recited the Bharata, during the intervals of the ceremonies of the sacrifice, being repeatedly urged to proceed.

Vyasa hath fully represented the greatness of the house of Kuru, the virtuous principles of Gandhari, the wisdom of Vidura, and the constancy of Kunti. The noble Rishi hath also described the divinity of Vasudeva, the rectitude of the sons of Pandu, and the evil practices of the sons and partisans of Dhritarashtra.

Vyasa executed the compilation of the Bharata, exclusive of the episodes originally in twenty-four thousand verses; and so much only is called by the learned as the Bharata. Afterwards, he composed an epitome in one hundred and fifty verses, consisting of the introduction with the chapter of contents. This he first taught to his son Suka; and afterwards he gave it to others of his disciples who were possessed of the same qualifications. After that he executed another compilation, consisting of six hundred thousands verses. Of those, thirty hundred thousand are known in the world of the Devas; fifteen  hundred thousand in the world of the Pitris; fourteen hundred thousand among the Gandharvas, and one hundred thousand in the regions of mankind. Narada recited them to the Devas, Devala to the Pitris, and Suka published them to the Gandharvas, Yakshas, and Rakshasas: and in this world they were recited by Vaisampayana, one of the disciples of Vyasa, a man of just principles and the first among all those acquainted with the Vedas. Know that I, Sauti, have also repeated one hundred thousands verses.

Yudhisthira is a vast tree, formed of religion and virtue.

Arjuna is its trunk.

Bhimasena its branches

the two sons of Madri are its full-grown fruit and flowers

its roots are Krishna, Brahma, and the Brahmanas.

PANDU, after having sudued many countries by his wisdom and prowess, took up his abode with the Munis in a certain forest as a sportsman, where he brought upon himself a very severe misfortune for having killed a stag coupling with is mate, which served a a warning for the conduct of the princes of his house as long as they lived.

Their mothers, in order that the ordinances of the law might be fulfilled, admitted as substitutes to their embraces the gods Dharma, Vayu, Sakra, and the divinities the twin Aswins. And when their offspring grew up, under the care of their two mothers, in the society of ascetics, in the midst of sacred groves and holy recluse-abodes  of religious men, they were conducted by Rishis into the presence of Dhritarashtra and his sons, following as students in the habit of Brahmacharis, having their hair tied in knots on their heads. These our pupils', said they, 'are as your sons, your brothers, and your friends; they are Pandavas' Saying this, the Munis disappeared.

When the Kauravas saw them introduced as the sons of Pandu, the distinguished class of citizens shouted exceedingly for joy.  Some, however, said, they were not the sons of Pandu; others said, they were ; while a few asked how they could be his offspring, seeing he had been so long dead. Still on all sides voices were heard crying.' They are on all accounts welcome! Through divine Providence we behold the family of Pandu ! Let their welcome be proclaimed! ' As these acclamations ceased, the plaudits of invisible spirits, causin every point of the heavens to resound, were tremendous. There were showers of sweet-scented flowers, and the sound of shells and kettle-drums. Such were the wonders that happened on the arrival of the young princes . The joyful noise of all the citizens, in expression of their satisfaction on the occasion, was so great that it reachd the very heavens in magnifying plaudits.

     Having studied the whole of the Vedas and sundry other shastras, the Pandavas resided there, respected by all and without apprehension from any one.

     The principal men were pleased with the purity of Yudhishthira, the courage of Arjuna, the submissive attention of Kunti to her superiors, and the humility of the twins, Nakula and Sahadeva; and all the people rejoiced in their heroic virtues.

     After a while, Arjuna obtained the virgin Krishna at the swayamvara, in the midst of a concourse of Rajas, by performing a very difficult feat of archery. And from this time he became very much respected in this world among all bowmen; and in fields of battle also, like the sun, he was hard to behold by foe-men; and in fields of battle also, like the sun, he was hard to behold by foe-men. And having vanquished all the neighbouring princes and every considerable tribe, he accomplished all that was necessary for the Raja ( his eldest brother) to perform the great sacrifice called Rajasuya.

     Yudhishthira, after having, through the wise counsels of Vasudeva and by the valour of Bhimasena and Arjuna, slain Jarasandha ( the king of Magadha) and the proud Chaidya, acquired the right to perform the grand sacrifice of Rajasuya abounding in provisions and offering and fraught with transcendent merits. And Duryodhana came to this sacrifice; and when he beheld the vast wealth of the Pandavas scattered all around, the offerings, the precious stones, gold and jewels; the wealth in cows, elephants, and horses; the curious textures, garments, and mantles; the precious shawls and furs and carpets med of the skin of the Ranku ; he was filled with envy and became exceedingly displeased. And when he beheld the hall of assembly elegantly constructed by Maya (the Asura architect) after the fashion of a celestial court, he was inflamed with rage. And having started in confusion at certain architectural deceptions within this building, he was derided by Bhimasena in the presence of Vasudeva, like one of mean descent.

     And it was represented to Dhritarashtra that his son, while partaking of various objects of enjoyment and diverse precious things, was becoming meagre, wan and pale. And Dhritarashtra, some time after, out of affection for his son, gave his consent to their playing ( with the Pandavas ) at dice. And Vasudeva coming to know of this, became exceedingly wroth. And being dissatisfied, he did nothing to prevent the disputes, but overlooked the gaming and sundry other horried unjustifiable transactions arising therefrom: and in spite of Vidura, Bhishma, Drona, and Kripa, the son of Saradwan, he made the Kshatriyas kill each other in the terrific war that ensued.'

 " And Dhritarashtra hearing the ill news of the success of the Pandavas and recollecting the resolutions of Duryodhana, Karna and Sakuni, pondered for a while and addressed to Sanjaya the following speech: -

' Attend, O Sanjaya, to all I am about to say, and it will not become thee to treat me with contempt. Thou art well-versed in the shastras, intelligent and endowed with wisdom. My inclination was never to war, nor did I delight in the destruction of my race. I made no distinction between my own children and the children of Pandu. My own sons were prone to wil-fulness and despised me because I am old. 

Blind as I am, because of my miserable plight and through paternal affection, I bore it all: I was foolish after the thoughtless Duryodhanaever growing in folly. Having been a spectator of the riches of the mighty sons of Pandu, my son was derided for his awkwardness while ascending the hall. Unable to bear it all and unable himself to overcome the sons of Pandu in the field, and though a soldier, unwilling yet to obtain good fortune by his own exertion, with the help of the king of Gandhara he concerted an unfair game at dice.

     " Hear, O Sanjaya, all that happened thereupon and came to my knowledge. And when thou hast heard all I say, recollecting everything as it fell out, thou shalt then know me for one with a prophetic eye. When I heard that Arjuna having bent the bow, had pierced the curious mark and brought it down to the ground, and bore away in triumph the maiden Krishna, in the sight of the assembled princes, then, O Sanjaya, I had no hope of success. When I heard that Subhadra of the race of Madhu had, after forcible seizure been married by Arjuna in the city of Dwaraka, and that the two heroes of the race of Vrishni ( Krishna and Balarama the brothers of Subhadra) without resenting it had entered Indraprastha as friends, then, O Sanjaya, I had no hope of success.

    

C.G. Jung.

SOUVENIRS, RÊVES, PENSEES, VOYAGES.

Il nous faut toujours un point de vue hors de l'objet de nos préoccupations pour placer efficacement le levier de la critique.

Cela est tout spécialement vrai quand il s'agit de faits psychologiques, car nous y sommes naturellement impliqués, bien plus subjectivement que dans aucune autre science. Comment, en effet, pourrions-nous prendre conscience de particularités nationales, si nous n'avions jamais l'occasion de regarder du dehors notre propre nation?

Regarder du dehors signifie regarder du point de vue d'une autre nation. Pour cela, il nous faut acquérir une connaissance suffisante de l'âme collective étrangère et, dans ce processus d'assimilation, on se heurte toujours à toutes les incompatibiliés qui constituent le préjugé national et la particularité de la nation.

Tout ce qui m'irrite chez lez autres peut servir ma connaissance de moi-même.

L'Europe le plus grand de nos problèmes, je ne la comprends que lorsque je vois où moi, Européen, je suis en marge du monde.

J'ai fait la connaissance de nombreux Américains et j'ai beaucoup voyagé en Amérique; c'est à ces circonstances que je dois une grande part de ma compréhension et de mes critiques à l'adresse du caractère européen; il me semble que rien n'est plus utile pour l'Européen que de regarder l'Europe du haut du toit d'un gratte-ciel.

Quand, pour la première fois, j'avais considéré le spectacle de l'Europe depuis le Sahara, du sein d'une civilisation qui est à la nôtre à peu près ce qu'est l'antiquité romaine à l'époque moderne, je compris combien j'étais enfermé et emprisonné encore, même en Amérique, dans la conscience culturelle de l'homme blanc.

A cette époque a mûri en moi le désir de pousser plus loin les comparaisons historiques en descendant jusqu'à un niveau culturel encore moins évolué.

Mon voyage suivant me conduisit, en compagnie de quelques amis américains, chez les Indiens du Nouveau-Mexique, les Pueblos, bâtisseurs de villes.Parler de "villes", c'est évidemment trop dire. En réalité il s'agit de villages. Mais leurs maisons serrées et bâties les unes au-dessus des autres , éveillent le nom " ville ", de même que leur langage et toute leur manière d'être.C'est là que j'eus pour la première fois la chance de parler à un non Européen, c'est à dire à un homme qui n'était pas de race blanche.Il était chef des Taos Pueblos, homme intelligent de quarante à cinquante ans.Il s'appelait Ochwiay Biano - " Lac des montagnes ".Je pus lui parler comme j'avais rarement encore parlé à un Européen. Evidemment il était enfermé dans son monde tout autant qu'un Européen dans le sien, mais dans quelle sorte de monde !

Parle-t-on avec un Européen, on s'enlise toujours dans le sable de ce qui est connu depuis longtemps et pourtant jamais compris, tandis que là-bas le navire flotte sur des mers étrangères et profondes.On ne sait jamais ce qui nous enchante le plus de la vue des rives nouvelles ou de la découverte de nouveaux accès  à ce qui, connu depuis toujours, est aussi presque oublié.

" Vois, disait Ochwiay Biano, comme les Blancs ont l'air cruels. Leurs lèvres sont minces, leurs nez pointus, leurs visages sont sillonnés de rides et déformés, leurs yeux ont un regard fixe, ils cherchent toujours. Que cherchent-ils?

Les Blancs ne connaissent point le repos. Nous ne savons pas ce qu'ils veulent. Nous ne les comprenons pas, nous croyons qu'ils sont fous !"

Je lui demandai pourquoi donc il pensait que les Blancs sont tous fous.

Il me rétorqua: " Ils disent qu'ils pensent avec leurs têtes."

 - "Mais naturellement ! Avec quoi donc penses-tu?" demandai-je étonné.

- "Nous pensons ici" dit-il en indiquant son coeur.

Je tombai dans une profonde réflexion.

Pour la première fois de ma vie, me sembla-t-il quelqu'un m'avait donné une image du véritable homme blanc.

LA FORÊT, POUMON DE LA TERRE

FORÊT AMAZONIENNE :

Elle est habitée par 34 millions d'habitants.

Cette forêt est habitée depuis 11 000 ans.

MANAUS : 1,8 millions

BELEM : 2 millions

TROIS MILLIONS D'INDIENS:

420 tribus

60 tribus en isolement total

86 langues + 650 dialectes

TRIBU TIKUNA 40 000 personnes: réparties au BRESIL, au PERU ,en COLOMBIE.

RAONI METUKKIRE : chef indien Brésilien de la tribu KAYAPO.

Il voyage depuis 1989 pour la préservation de la forêt et des peuples indigènes.

TRESOR DE BIODIVERSITE

2, 1 millions de Km2 sont des zones protégées.

Biodiversité unique au monde.

1 quart des espèces mondiales.

30 000 espèces de plantes.

2 500 espèces de poissons.

1 500 espèces d'oiseaux

   500 espèces de mammifères.

   550 espèces de reptiles

       2 millions d'insectes.

Depuis 1999 plus de 2 200 espèces de plantes et d'animaux ont été découvertes.

PARIS

Paris est né, comme on sait, dans cette vieille île de la Cité qui a la forme d'un berceau. La grève de cette île fut sa première enceinte, la Seine son premier fossé. Paris demeura plusieurs siècles à l'état d'île, avec deux ponts, l'un au nord, l'autre au midi, et deux têtes de pont, qui étaient à la fois ses portes et ses forteresses: le Grand-Châtelet sur la rive droite, le Petit-Châtelet sur la rive gauche.

Puis, dès les rois de la première race, trop à l'étroit dans son île, et ne pouvant plus s'y retrourner, Paris passa l'eau. Alors ,  au-delà du Grand, au delà du Petit-Châtelet, une première enceinte de murailles et de tours commença à entamer la campagne des deux côtés de la Seine. De cette ancienne clôture il restait encore au siècle dernier quelques vestiges; aujourd'hui, il n'en reste que le souvenir, et çà et là une tradition, la porte Baudets ou Baudoyer, Porta Bagauda. 

Peu à peu le flot des maisons, toujours poussé du coeur de la ville au dehors, déborde, ronge, use et efface cette enceinte. Philippe-Auguste lui fait une nouvelle digue. Il emprisonne Paris dans une chaîne circulaire de grosses tours, hautes et solides. Pendant plus d'un siècle, les maisons se pressent, s'accumulent et haussent leur niveau dans ce bassin, comme l'eau dans un réservoir. Elles commencent à devenir profondes; elles mettent étages sur étages; elles montent les unes sur les autres; elles jaillissent en hauteur comme toute sève comprimée, et c'est à qui passera la tête au-dessus de ses voisines pour avoir un peu d'air.

La rue de plus en plus se creuse et  se rétrécit; toute place se comble et disparaît. Les maisons enfin sautent par-dessus le mur de Philippe-Auguste, et s'éparpillent joyeusement dans la plaine, sans ordre et tout de travers, comme des échappées. Là elles se carrent, se taillent des jardins dans les champs, prennent leurs aises.

     Dès 1367, la ville se répand tellement dans le faubourg qu'il faut une nouvelle clôture, surtout sur la rive droit; Charles V ka bâtit. Mais une ville comme Paris est dans une crue perpétuelle. Il n'y a que ces villes-là qui deviennent capitales. Ce sont des entonnoirs où  viennent aboutir tous les versants géographiques , politiques, moraux, intellectuels d'un pays , toutes les pentes naturelles d'un peuple; des puits de civilisation, pour ainsi dire, et aussi des égouts, où commerce, industrie, intelligence, population, tout ce qui est âme dans une nation, filtre et s'amasse sans cesse, goutte à goutte, siècle après siècle. L'enceinte de Charles V a donc le sort de l'enceinte de Philippe Auguste. Dès la fin du quinzième siècle, elle est enjambée, dépassée, et le faubourg court plus loin.

     Au seizième, il semble qu'elle recule à vue d'oeil et senfonce de plus en plus dans la vieille ville, tant une ville neuve s'épaissit au dehors. Ainsi, dès le quinzième siècle, pour nous arrêter là, Paris avait déjà usé les trois cercles contentriques de murailles qui, du temps de Julien l'Apostat, étaient pour ainsi dire, en germe dans le Grand-Châtelet et le Petit-Châtelet. La puissante ville avait fait craquer successivement ses quatre ceintures de murs, comme un enfant qui grandit et qui crève ses vêtements de l'an passé. sous Louis XI, on voyait, par places, percer, dans cette mer de maisons, quelques groupes de tours en ruine des anciennes enceintes, comme les pitons des collines dans une inondatioin, comme des archipels du vieux Paris submergé sous le nouveau. 

Il y a  aujourd'hui trois cent quarante-huit ans six mois et dix-neuf jours que les Parisiens s'éveillèrent au bruit de toutes les cloches sonnant à grande volée dans la triple enceinte de la Cité, de l'Université et de la Ville.

Pose de la première pierre de la cathédrale Notre Dame de Paris : le 12 décembre mille cent soixante deux : 12.12.1162

Ce n'est cependant pas un jour dont l'histoire ait gardé souvenir que le 6 janvier 1482.

Rien de notable dans l'évènement qui mettait ainsi en branle, dès le matin , les cloches et les bourgeois de Paris.

Ce n'était ni un assaut de Picards ou de Bourguignons, ni une châsse menée en procession, ni une révolte d'écoliers dans la ville de Laas, ni une entrée de notre dit très-redouté seigneur monsieur le roi, ni même une belle pendaison de larrons et de larronnesses à la Justice de Paris. Ce n'était pas non plus la survenue, si fréquente au quinzième siècle, de quelque ambassade chamarée et empanachée. Il y avait à peine deux jours que la dernière cavalcade de ce genre, celle des ambassadeurs flamands chargés de conclure le mariage entre le dauphin et Marguerite de Flandres, avait fait son entrée à Paris, au grand ennui de M. le cardinal de Bourbon, qui, pour plaire au roi, avait dû faire bonne mine à toute cette rustique cohue de bourgmestres flamands, et les régaler, en son hôtel de Bourbon, d'une moulte belle moralité, sotie et farce, tandis qu'une pluie battante inondait à sa porte ses magnifiques tapisseries.

     Le 6 janvier, ce qui mettoit en émotion tout le populaire de Paris, comme dit Jehan de Troyes, c'était la double solennité, réunie depuis un temps imméorial, du jour des Rois et de la fête des Fous.

     Ce jour-là, il devait y avoir feu de joie à la Grève, plantation de mai à la chapelle de Braque, et mystère au Palais-de-Justice. Le cri en avait été fait la veille à son de trompe dans les carrefours, par les gens de M. le prévôt, en beaux hoquetons de camelot violet, avec de grandes croix blanches sur la poitrine.

     La foule des bourgeois et des bourgeoises s'acheminait donc de toutes parts dès le matin, maisons eet boutiques fermées, vers l'un des trois endroits désignés. Chacun avait pris parti, qui pour le feu de joie, qui pour le mai, qui pour le mystère. Il faut dire, à l'éloge de l'antique bon sens des badauds de Paris, que la plus grande partie de cette foule se dirigeait vers le feu de joie, lequel était tout à fait de saison, ou vers le mystère, qui devait être représenté dans la grande salle du Palais bien couverte et bien close; et que les curieux s'accordaient à laisser le pauvre mai mal fleuri grelotter tout seul sous le ciel de janvier, dans le cimetière de Braque.

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